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Optimiser le Dépistage et la prise en charge du retentissement de la maladie chronique sur la sexualité.

Journées Francophones de Sexologie et Santé Sexuelle
JEUDI 26 MARS 2020 de 17h30 à 20h30 – Cité des Congrès de Nantes - SALLE K & L
Réf. ANDPC : N° 12932000006



Avec le vieillissement croissant et continu de la population, les maladies chroniques deviennent de plus en plus préoccupantes au plan mondial, et principalement dans les pays les plus développés comme la France.
Ainsi en France, 20 millions de personnes, soit 35 % de la population couverte par le régime général de l’assurance maladie, souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques. https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2019/2019_14_maladies_chroniques.pdf.

Le site public santé « solidarites-sante.gouv.fr » informe le public de ce que la vie affective et sexuelle peut être fragilisée par des facteurs physiques, psychologiques et relationnels affectés par la pathologie chronique et qu’il est possible d’avoir une action sur eux, néanmoins les conséquences sur la sexualité et plus largement sur la relation de couple des sujets qui en sont atteints sont encore trop souvent sous-évalués et insuffisamment pris en charge par les professionnels de santé.
La sexualité demeure un facteur important de la qualité de vie de nombreux patients atteints d'une maladie chronique et de leurs partenaires. Les médecins doivent reconnaître que les gens peuvent être sexuellement intéressés par leur vie sexuelle même s'ils sont âgés, malades ou handicapés.

On estime en général que les maladies chroniques sont des « affections non transmissibles, de longue durée, qui ne guérissent pas spontanément une fois acquises, et sont rarement curables (CDCP, 2009). Les définitions internationales retiennent habituellement deux paramètres supplémentaires : la notion de l’ancienneté de l’affection, d’au moins trois mois, et appelée à perdurer, ainsi que son impact sur la vie personnelle de l’individu.

En France, les maladies chroniques les plus fréquentes se répartissent en cinq grands groupes. Les affections cardiovasculaires (2,8 millions d’individus), les cancers (1,7 million), le diabète, qui touche aujourd’hui en France près de 3 millions et demi d’individus, ainsi que les affections psychiatriques de longue durée (950 000 personnes). Ces quatre grands groupent regroupent 75% des ALD. Dans les 25 % restant, on place au premier rang les affections respiratoires chroniques graves, puis les insuffisances rénales, le handicap et les maladies dégénératives neurologiques.

Les conséquences sexuelles de la maladie sont parmi les plus difficiles à vivre et à surmonter. Elles sont cependant encore trop souvent sous-estimées et prises en compte par le corps soignant, et s’accompagnent d’une souffrance muette pour le patient.

La qualité de vie est altérée pour les douleurs la fatigue et la limitation de vie, ce qui peut s’accompagner d’un retentissement dépressif, de l’anxiété et des troubles de l’humeur ; lorsqu’il y a un retentissement sur la vie professionnelle on assiste à une rupture de l’anticipation et du positionnement identitaire de la personne malade.
L’examen de la littérature scientifique depuis 1997 (Pubmed, Psych’info, Webscience). Montre que les patients souffrant de maladie chronique sont plus largement atteints de dysfonctions sexuelles qu’une population témoin. La prévalence de troubles de la sexualité s’avère chez eux à la fois plus fréquente mais aussi plus lourde de conséquences sur le plan émotionnel, relationnel et sur la qualité de vie.

L’amélioration ou la meilleure compliance aux contraintes de la maladie ou de ses traitements est bien souvent directement liée à la prise en charge des difficultés sexuelles quand elles existent et à leur amélioration.

OBJECTIFS DE LA FORMATION
Objectif général : améliorer la mise en pratique des recommandations concernant le dépistage et la PEC des troubles de la sexualité́ chez les patients porteurs de maladies chroniques.

Objectifs FMC
  • mieux connaître l’état des lieux de la place tenue par les dysfonctions sexuelles chez les patients souffrant de pathologies chroniques, tant en termes épidémiologiques que de leur impact psychologique, relationnel, et sur la qualité de vie.
  • questionner les patients pour leur permettre d’exprimer leurs problèmes sexuels et le retentissement sur leur couple afin de les dépister et évaluer leur impact sur leur qualité de vie.
  • Savoir les prendre en charge ou les orienter.
Retenir que :
  • La prise en charge des difficultés sexuelles diminue significativement les contraintes associées aux maladies chroniques et permet une observance optimale des traitements.
  • Les patients ont des préoccupations à l’égard de l’impact de leur situation de santé sur leur sexualité : ils souhaiteraient que les professionnels de la santé initient des discussions au sujet de la sexualité, qu’ils soient en bonne santé, qu’ils aient un problème de santé mineur ou majeur.
Faire en même temps que le dépistage :
  • une prise en charge de 1ére intention de ces troubles de la sexualité par une meilleure information du patient.
Moyens :
- En adossant à cette formation continue non présentielle une grille d’évaluation des pratiques des participants et un audit clinique.

Objectifs évaluation des pratiques
  1. En première séquence non présentielle (1h) du programme, mesurer les écarts de pratique par rapport aux recommandations de dépistage et PEC des troubles de la sexualité́ dans les maladies chroniques et leurs écarts par rapport aux recommandations de dépistage et d’annonce en tenant compte de ce que le praticien de santé se trouve souvent devant des situations où sa tâche est complexe du fait de la grande variété́ de présentations des situations cliniques qui ne se prêtent pas immédiatement aux modèles d’annonce et d’évaluation préconisés.
  2. En dernière séquence du programme, mesurer l’amélioration des pratiques des participants en termes de dépistage et PEC des troubles de la sexualité des patients porteurs de maladies chroniques.
Experts
  • Pr Marie-Hélène Colson
  • Dr Rosa Carballeda

En pratique

Optimiser le Dépistage et la prise en charge du retentissement de la maladie chronique sur la sexualité.
Programme Intégré de 8h constitué de 2 phases : Analyse de pratique (1h en présentiel et 2h non présentielle) Formation Continue (2 h en présentiel et 3h non présentielles) : ouverture des inscriptions sur mondpc.fr.

Lieu

Journées Francophones de Sexologie et Santé Sexuelle
Cité des Congrès de Nantes
Salle K & L
5 Rue de Valmy,
44000 Nantes

Date / Heure / durée

26-03-2020 / 17h30-20h30
3h

Indemnisation ANDPC

Médecin libéral: 360€.

S'INSCRIRE

Point1
S'inscrire à "mondpc.fr"
Pour participer à un ou des programmes DPC et recevoir l'indemnisation dans le cadre du budget formation ANDPC annuel qui leur est alloué, les professionnels de santé libérauxs doivent s'inscrire sur le site "mondpc.fr".
Si ce n'est déjà fait, et que :
  • vous avez au moins 50% d'activité libérale : rendez-vous sur le site "mondpc.fr" en vous munissant de votre N° RPPS ou ADELI et d'un RIB. (Guide).
  • vous avez moins de 50% d'activité libérale : contactez l'Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) de votre établissement de santé.
NB: si vous rencontrez des difficultés, contactez- nous à dpc@aius.fr.

Point1
S'inscrire à une action DPC
Une fois votre inscription sur le site "mondpc.fr" réalisée, vous pouvez vous inscrire à un programme DPC :

  • en vous rendant sur "mondpc.fr" muni de votre identifiant (email) et du mot de passe qui vous a été donné par l'ANDPC. Pour en savoir plus veuillez suivre le lien ci-dessous.
  • NB: selon les directives de l'ANDPC du 10/12/2019, "plus aucune pré-inscription ne pourra être faite par un ODPC que ce soit à son initiative ou à la demande du professionnel ".
Pour les professionnels de santé à activité libérale inférieure à 50% contactez l'Organisme Paritaire Collecteur Agréé (OPCA) de votre établissement de santé.

Mise à jour le 12/12/2019