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Décembre 2013

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Des milliers de nuances de gris, pour le bonheur des couples ?

Trois médecins généralistes néo-zélandais ont mené une expérience originale, que le British Medical Journal rapporte dans sa « Christmas edition » traditionnellement consacrée aux « untraditional science papers ».
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Ces praticiens ont en effet été interpellés par le fait que, dans leur pratique quotidienne, de nombreux couples se plaignent des difficultés de la vie à deux. En y regardant de plus près, ils ont constaté que ces « problèmes » viennent souvent de ce que chacun cherche à avoir raison plutôt qu’il ne cherche le bonheur, ce qui crée des situations stressantes. « Essayer de vivre dans le gris », telle leur paraît être la recette du bonheur à deux, plutôt que de vouloir à tout prix affirmer sa position. D’autant qu’entre le blanc et le noir il existe non pas cinquante nuances de gris comme l’affirmait un récent best seller, mais des millions de nuances, et qu’il doit être possible d’y trouver un terrain d’entente et donc le bonheur.

A ce stade de leur réflexion, les auteurs ont pris conscience que l’attitude « raison contre bonheur » faisait intervenir, non pas tant le désir d’être déclaré gagnant ou perdant, que celui de contrôler la situation. Ils ont alors cherché à savoir, de manière « rigoureuse », s’il était préférable d’avoir raison plutôt que d’être heureux.

Pour cela ils ont recruté un couple. Seul l’homme était prévenu de l’objet de l’étude. Ils ont émis, curieusement, comme principe de départ que la femme préfèrerait avoir raison et que l’homme préfèrerait la recherche du bonheur. L’homme devait ainsi acquiescer à toutes les opinions de sa femme et se plier à ses demandes sans jamais rechigner, même s’il était convaincu qu’elle avait tort. La qualité de vie de chacun était évaluée sur une échelle de 1 à 10.

Des effets indésirables graves ont obligé très rapidement à interrompre l’expérience. Au 12ème jour en effet, l’homme excédé, a décidé de tout révéler à sa femme et le comité chargé d’évaluer les effets indésirables s’est vu contraint de stopper immédiatement l’étude.

Les résultats sont toutefois édifiants. En 12 jours, l’estimation de la qualité de vie de l’homme chute de 7/10 à 3/10, pendant que celle de sa femme passe de 8 à 8,5/10. Pour les auteurs cela signifie qu’avoir toujours raison peut être une cause de bonheur mais affecte gravement la qualité de vie de celui qui, en face, doit accepter sans mot dire. Ils mettent toutefois en garde contre toute généralisation et souhaitent que d’autres travaux soient engagés pour vérifier si le résultat serait identique dans la situation inverse, celle où l’homme aurait toujours raison. Gageons que les lectrices soutiendront cette initiative dont les résultats seront scrutés avec un réel intérêt.

Dr Roseline Péluchon

Références : Arroll B. et coll. : Being right or being happy: pilot study. BMJ 2013; 347: f7398

Source:jims.fr


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Orgasme : la vérité sur 7 idées reçues.

C'est la journée mondiale de l'orgasme. Une occasion pour combattre les principales idées reçues, et notamment la prétendue moindre intensité de l'orgasme féminin par rapport à l'orgasme masculin.
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Pour célébrer la journée de l'orgasme, pourquoidocteur bat en brêche les principales idées recçues, en s'appuyant notamment sur l'entretien que le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue et sexologue, nous a accordé le 12 août 2013. Il est l'auteur aux éditions First de « La masturbation rend sourd - 300 idées reçues sur le sexe ».Comme chaque 21 décembre, c'est la journée mondiale de l'orgasme. Beaucoup de couples sont bons pour la pratique, mais beaucoup moins pour la théorie. Et beaucoup d'idées reçues circulent sur le sujet. Il faut tout d'abord savoir que l'orgasme correspond à la réponse physiologique qui a lieu au maximum de la phase d’excitation sexuelle. Par ailleurs, il est généralement associé, chez l’homme, à l’éjaculation. Chez la femme, il est synonyme de contractions musculaires rythmiques des muscles du périnée, d'une rétraction du clitoris, et de contractions musculaires rythmiques périnéales et intra-vaginales. Enfin, l'orgasme libère également deux protéines neurologiques, l'ocytocine et la prolactine, qui provoquent une profonde sensation de bien-être.

1. L'orgasme de la femme est moins intense que celui de l'homme.

C'est faux. « Parfois même, il peut être plus intense, si tant est que cette femme apprend à lâcher prise, à accompagner son orgasme,» affirme le Dr Sylvain Mimoun. Cette idée reçue vient sans doute du fait que que l'homme peut facilement avoir une éjaculation. Ce qui ne signifie pas pour autaut qu'il y a orgasme. « C’est pour cela qu’on pourrait penser que c’est moins intense pour elle. En effet, par nature, un homme peut plus facilement avoir une éjaculation et accompagnée ou non d’orgasme. Et le fait que cela vienne facilement, du coup, il ne se casse plus la tête, et il sait comment cela marche, et il a facilement son orgasme répétitivement, chaque fois qu’il le souhaite, » déclare le sexologue.

2. L'orgasme est moins intense lorsque l'on se masturbe.

C'est plutôt faux. Certes, avec la masturbation on peut, plus directement, se concentrer sur soi-même, et donc sur la montée du plaisir. « Mais si jamais on est complice avec l’autre, en général, le plaisir est beaucoup plus intense. La difficulté aujourd’hui, c’est que malheureusement, la masturbation est soutenue par des images érotiques, voire pornographiques. Donc on se masturbe avec des images très stimulantes. Et le fait d’avoir ces images-là, cela fait qu’il y a, et la stimulation mécanique, manuelle, et la stimulation visuelle. Du coup, il y a une surexcitation qui est loin de l’excitation habituelle lors du rapport sexuel. Et si on compare cela à un rapport sexuel, en effet, le rapport sexuel paraît assez « plan-plan », beaucoup moins intéressant, etc. »

3. L'éjaculation est toujours synonyme d'orgasme.

Contrairement à une idée reçue très répandue, c'est faux. « Mais si on se met du côté des physiologistes, ceux qui font des courbes, mettent des électrodes pour essayer de repérer cela, on sait qu’il y a quelques millisecondes entre les 2 phénomènes. On sait que les yogis tantriques apprennent à mieux gérer leur corps. Ils arrivent très bien à avoir ce qu'on appelle un orgasme « sec », c’est-à-dire où il n’y a pas d’éjaculation. Quel est l’intérêt? Quand un homme a un orgasme sec, c’est-à-dire qu’il a la jouissance sans l’éjaculation, il peut recommencer beaucoup plus facilement. Alors que la plupart du temps, les hommes ont une période réfractaire et ne peuvent pas suivre les femmes multi-orgasmiques. On peut donc avoir un orgasme sans éjaculation, c’est plus rare, et il faut apprendre à le faire…

4. L'orgasme féminin est majoritairement clitoridien.

C'est vrai. 80 % des femmes sont d’abord clitoridiennes. C’est-à-dire qu’elles sont stimulées par le clitoris. « Encore faut-il qu’elles l’acceptent, lâche le Dr Sylvain Mimoun. Beaucoup de femmes ne réagissent pas au clitoris parce qu'elles n’ont pas appris à le faire. Et malgré tout, le plaisir et la sexualité en général, c’est aussi une affaire d’apprentissage, ce n’est pas 1ère leçon, 2e leçon, 3e leçon, mais c’est savoir comment on fonctionne. Et pour ça, il faut faire des gammes. Il y a beaucoup de femmes, par exemple, qui découvrent à 30 ans que c’est par la masturbation qu’elles peuvent découvrir leur plaisir. Et si leur interdit éducationnel fait que c’est impossible qu’il y ait masturbation, elles espèrent toujours que ce soit le partenaire qui le fasse.»

5. L'orgasme vaginal est plus puissant.

Rien ne permet d'affirmer qu'il existe une différence d'intensité entre ces deux formes d'orgasme. Une certitude, l'orgasme vaginal est plus rare, demande une certaine expérience. On peut donc faire l'hypothèse qu'une femme expérimentée est plus à même d'atteindre le plaisir qu'une jeune femme qui découvre son corps. Par ailleurs, l'orgasme vaginal est considéré comme plus long et plus diffus.

6. Un orgasme peut provoquer un infarctus ou un AVC.

C'est vrai mais ce risque est extrêmement faible. La mort par congestion cérébrale de Félix Faure, président de la république, dans les bras de sa maîtresse en est la preuve. Mais, moins de 1% des infarctus auraient une telle origine. Après un infarctus, il est d'ailleurs recommandé d’évoquer la reprise de l’activité sexuelle dès les premières visites de suivi, en tenant compte du genre, de l’âge et de l’orientation sexuelle du patient. En fonction de la pathologie cardiovasculaire, de l’événement survenu et de l’opération subie, les conseils varient quant au temps de convalescence nécessaire et aux positions recommandées. Il peut même être envisagé de réaliser un exercice d’effort sous surveillance médicale pour rassurer le malade sur la capacité de son cœur à tenir. Les physiologistes ont d’ailleurs démontré que l’activité sexuelle n’est pas si terrible que ça pour le cœur. Un rapport avec un partenaire habituel correspond à l’effort nécessaire pour monter deux étages à pieds à bonne allure, trois étages s’il s’agit d’un cardiaque, d’une aventure extra-conjugale ou d’une situation de stress.

7. Le point G relève du fantasme.

Non, le point G existe vraiment. « On peut le repérer très clairement, il est à 2,5-3 cm à l’entrée du vagin, précise le Dr Mimoun. Si un homme introduit un doigt courbé, cela lui fait 2 phalanges de doigt et il est sur le point G. Cela ne veut pas dire que toutes les femmes vont réagir à ce point G. Là aussi, si on compare les femmes qui ont l’habitude d’avoir le point G stimulé, ou stimulé par elles-mêmes, à ce moment-là, elles vont réagir beaucoup plus fortement.» En revanche, il ne faut pas croire que le point est une sorte d'interrupteur sur lequl il suffirait d'appuyer pour déclencher un orgasme chez sa partenaire. C'est « une zone hyper sensualisable et sexualisable » mais messieurs, c'est quand même à vous de jouer.

Référence:

  1. La masturbation rend sourd - 300 idées reçues sur le sexe » Ed. First, 253 p. 17,95 €
Source:pourquoidocteur.com/


b151

Encore des réticences à l’utilisation du DIU en France.

En France, bien qu’étant la deuxième méthode contraceptive la plus populaire, les dispositifs intra-utérins (DIU) restent peu utilisés. Grâce aux données de deux enquêtes nationales sur la santé sexuelle et reproductive des Français, on en sait plus sur les raisons de cette sous-utilisation.
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L’une de ces enquêtes a été réalisée auprès de femmes de 15-49 ans, avec une analyse des réponses de 3 563 femmes potentiellement « à risque de grossesse non désirée ». La seconde concerne un échantillon représentatif de 364 médecins généralistes (MG) et de 401 gynécologues libéraux.

Environ 2 femmes sur 10 (21,4 %) ont un DIU. Les gynécologues en prescrivent quatre fois plus que les MG. L’utilisation du DIU varie de façon importante selon deux paramètres : l’âge et la parité. Seulement 0,9 % des femmes de moins de 25 ans ont adopté cette contraception contre 34,9 % au-delà de 40 ans. Le taux d’utilisation des DIU n’est que de 3 % chez les nullipares, soit 12 fois moins que les femmes ayant deux enfants ou plus (36,9 %).

Les auteurs pointent du doigt la mauvaise perception du DIU, non seulement par les femmes, mais aussi par la communauté médicale. Nombreuses sont les femmes qui croient que le DIU altère la fertilité (d’accord + plutôt d’accord : 18 %) et doit être utilisé uniquement par celles qui ont déjà des enfants (57 %). Qu’ils soient généralistes ou spécialistes, une majorité des médecins interrogés évoquent aussi cette contre-indication supposée chez les nullipares (d’accord + plutôt d’accord : 83 %). L’idée fausse d’un risque d’infection pelvienne persiste également chez quelques médecins, deux fois plus chez les MG (13 %) que chez les gynécologues (6 %). Même constat pour le risque de grossesse ectopique que craignent 14 % des MG et 10 % des gynécologues. Enfin, seulement30 % des médecins pensent qu’il s’agit de la contraception réversible la plus efficace.

Les auteurs tempèrent les données de l’enquête médecins en notant leur faible taux de réponse qui empêche la généralisation de ses résultats. Ils estiment néanmoins que des efforts doivent être réalisés pour améliorer les connaissances sur les risques et les bénéfices des DIU, et optimiser la contraception dans notre pays.

Dr Catherine Faber

RÉFÉRENCES: MOREAU C ET COLL. : IUD USE IN FRANCE: WOMEN'S AND PHYSICIAN'S PERSPECTIVES. CONTRACEPTION. 2014 ; 89: 9-16.

Source:jim.fr


b150

Le cerveau semble pouvoir produire des œstrogènes.

Pendant des décennies, l'existence d'œstrogènes d'origine neuronale était supposée mais la production ou la libération de cette hormone n'avaient jamais été mises en évidence.
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Des scientifiques américains ont aujourd'hui démontré ce phénomène chez le singe rhésus et pensent pouvoir transposer ces résultats à l'homme. L'étude a été présentée dans la revue Journal of Neuroscience.

Trois expériences ont permis aux chercheurs de l'Université du Wisconsin à Madison (États-Unis) de démontrer que cette hormone peut être produite par le cerveau. Dans l'une de ces expériences, la libération d'œstrogènes et de gonadotrophines a été déclenchée par de légères impulsions électriques dans l'hypothalamus.

« Nous avons été surpris de découvrir que l'hypothalamus peut rapidement produire de grandes quantités d'œstradiol et contribuer au contrôle des neurones qui sécrètent l'hormone de libération des gonadotrophines », a déclaré l'auteur référent, Ei Terasawa. « Non seulement ces résultats modifient notre compréhension de la régulation de la fonction de reproduction et du comportement, mais ils ont également un impact réel sur la compréhension et le traitement d'un certain nombre de maladies et de troubles », a déclaré Ei Terasawa.

Référence: Neuroestradiol in the Hypothalamus Contributes to the Regulation of Gonadotropin Releasing Hormone Release.The Journal of Neuroscience, 4 December 2013, 33(49): 19051-19059; doi: 10.1523/JNEUROSCI.3878-13.2013

Source:univadis.fr


b149

L'Église anglicane pourrait bénir des mariages gay.

Un rapport de l'Église d'Angleterre propose d'accorder aux prêtres la liberté de célébrer des unions homosexuelles. La loi sur le mariage gay, qui entrera en vigueur en 2014 en Grande-Bretagne, l'avait exclue de son champ d'application.Correspondant à Londres.
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Dans un retournement dont elle est familière, l'Église d'Angleterre ouvre la porte à la célébration de mariages gay. Un rapport rédigé à sa demande par quatre évêques préconise que les prêtres soient «libres» de célébrer des unions homosexuelles. Il ne s'agit pas pour l'instant, est-il bien précisé, d'une nouvelle politique de l'Église mais d'une piste de travail servant de base à une discussion.

C'est néanmoins un revirement dans la doctrine officielle de l'Église d'Angleterre. La loi sur le mariage pour les couples de même sexe votée l'an dernier, qui entrera en vigueur mi-2014, s'était entourée d'un luxe de précaution pour ne pas braquer l'Église, après un vent de contestation au sein de députés conservateurs au nom du respect la doctrine chrétienne. Le texte avait donc prévu un «triple verrou» juridique excluant de fait l'Église anglicane de la portée de la loi, alors que les autres confessions, comme les protestants unitariens, étaient autorisées à célébrer ces mariages si elles le souhaitent. Ce qui avait aussitôt suscité les protestations de certains prêtres anglicans désireux de bénéficier aussi de cette possibilité.

Évêques gay.

Comme sur la question des femmes évêques, redevenue d'actualité la semaine dernière, ou le remariage après un divorce, l'Église anglicane est très divisée et hésitante sur la doctrine en matière de mœurs. Elle est écartelée entre les tenants de la tradition et les modernistes qui s'inquiètent d'une désaffection des fidèles face à ses difficultés à évoluer. Son nouveau chef, l'archevêque de Canterbury Justin Welby, s'est lui-même timidement montré ouvert à la discussion. Il avait déclaré que sa position personnelle contre le mariage gay n'était pas gravée dans le marbre et invoqué une «révolution» dans l'attitude de l'Église à l'égard de la sexualité.

Dans une décision peu remarquée, l'épiscopat avait autorisé en janvier les prêtres homosexuels unis par un partenariat civil (l'équivalent du Pacs) à devenir évêques… dès lors qu'ils continuaient à affirmer qu'ils étaient célibataires! «On peut faire de l'Église un endroit froid pour les gays et les lesbiennes, ou on peut en faire un endroit plus chaleureux et tolérant», plaide Joseph Pilling, président de la commission, mise en place il y a deux ans.

Se «repentir» sur la façon dont les homosexuels ont été traités.

Le rapport ne prévoit pas une liturgie spécifique aux célébrations d'unions homosexuelles. Dans une déclaration tout en subtilité, il souhaite ouvrir la possibilité «de marquer la formation d'unions permanentes de couples du même sexe» en son sein - une façon d'éviter le mot mariage. Mais le rapport va plus loin en se penchant sur le dogme de la Bible. Il recommande d'éviter «de se prononcer de façon définitive sur les implications des Ecritures pour les homosexuels». Et il souligne un besoin pour l'Église de se «repentir» sur la façon dont gays et lesbiennes ont été traités dans le passé.

Ces conclusions sont de nature à provoquer de vives tensions au sein de la hiérarchie anglicane, ainsi qu'auprès des quelque 80 millions de fidèles de l'Eglise dans le monde. «La majorité des Chrétiens à travers le monde et à travers l'histoire sont respectueux d'un enseignement orthodoxe des préceptes de la Bible sur le mariage et la sexualité», a critiqué Andrea Williams, fondatrice de l'association traditionnaliste Christian Concern.

Source:lefigaro.fr/


b148

Arrêter le THS n’est pas non plus sans inconvénients !

On se souvient du tollé qu’avait suscité la publication, en 2002, des résultats de l’étude américaine WHI (Women’s Health Initiative) selon lesquels le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) augmentait le risque de cancer du sein et de maladies cardiovasculaires.
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C’est ce que rappelle une équipe américaine qui a décidé d’évaluer l’état de santé, la prise de médicaments et la qualité de vie d’une série de New-yorkaises qui ont bénéficié d’un THS estroprogestatif ou estrogénique pendant au moins cinq ans puis l’ont arrêté (1).

Cette étude rétrospective a inclus au total 310 femmes âgées de 56 à 73 ans, réparties en trois groupes : le premier comportait les femmes qui ont poursuivi leur traitement hormonal (n = 159), le second, celles qui l’ont repris après une interruption d’au moins 6 mois (n = 43) et le troisième, celles qui l’ont définitivement arrêté (n = 108). Lors du recrutement, les deux premiers groupes de participantes avaient des caractéristiques similaires ; le groupe 3 se distinguait par un âge plus élevé de 1,5 ans et une durée de prise du THS moins importante de 4,4 mois.

L’analyse des résultats montre que les femmes qui ont arrêté de prendre le THS ont une qualité de vie significativement moins bonne que celle des autres participantes. Cette différence se traduit par un score UQOL (Utian Quality of Life Score) plus bas (83,4 versus 87,6 dans les deux autres groupes ; p < 0,02), en particulier dans le domaine de la satisfaction professionnelle. Il apparaît également que l’incidence de l’hypertension artérielle est significativement plus élevée après l’arrêt définitif du THS : 27,4 % des femmes dans cette situation prenaient un traitement antihypertenseur versus, respectivement, 16,6 % et 16,3 % de celles qui l’avaient poursuivi ou repris (p < 0,04).

Forts de ces résultats, les auteurs concluent que l’arrêt du THS peut prédisposer certaines femmes à un risque d’HTA et altérer leur qualité de vie. Rappelons qu’un consensus international d’experts, publié en avril dernier (2), a réaffirmé l’intérêt de ce traitement tout en précisant ses modalités de prescriptions et les populations de femmes dans lesquelles son rapport bénéfice/risque est le plus favorable.

Dr Catherine Faber

Références:

  1. Warren MP et coll. : Quality of life and hypertension after hormone therapy withdrawal in New York City. Menopause. 2013 ; 20 : 155-63.
  2. de Villiers TJ et coll. : Global Consensus Statement on Menopausal Hormone Therapy. Climacteric. 2013 ; 16 : 203-4.
Source:jim.fr


b147

Masculinisation des naissances. L’avortement sélectif existe aussi en Europe.

L’avortement sélectif des filles n’est pas l’apanage de l’Asie. Beaucoup plus de garçons que de filles naissent dans plusieurs pays d’Europe, à l’Ouest des Balkans et au sud du Caucase. En cause : la préférence pour le masculin dans des pays qui restent inconscients du phénomène.
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LA CHINE ET L’INDE sont réputés pour détenir un rapport de masculinité (ou sex-ratio) déséquilibré, supérieur à la norme de 105 garçons pour 100 filles. Mais le phénomène touche aussi plusieurs pays d’origine orientale et les diasporas d’origine asiatique, souligne le numéro de décembre de« Population et Sociétés », publié par l’Institut national d’études démographiques (INED).

Au Sud du Caucase et à l’Ouest des Balkans, le sex-ratio s’échelonne ces vingt dernières années entre 110 (Albanie, Kosovo) et 120 (Arménie, dans les années 2000). Aujourd’hui, c’est l’Azerbaïdjan qui, avec un ratio de 117 garçons pour 100 filles, est le deuxième pays au monde le plus déséquilibré, derrière la Chine.

Quant aux diasporas, on constate en Angleterre, parmi les migrants d’origine indienne un rapport de masculinité de 113 garçons pour 100 filles parmi les troisièmes naissances. De même en Italie chez les Chinois ou les Albanais, en Norvège, chez les Indiens, et en Grèce chez les Albanais.

Nouvelles technologies.

Selon les chercheurs de l’INED Christophe Guilmoto et Géraldine Duthé, trois facteurs se combinent pour expliquer ce phénomène : la préférence traditionnelle pour les naissances masculines, l’accès à l’échographie et à l’avortement, et l’effet aggravant de la baisse de la fécondité.

Celle-ci est notable dans les pays d’Europe orientale depuis les années 1990, où les femmes font moins de deux enfants. Dans 25 % des cas, elles devraient n’accoucher que de filles. Or « tout porte à croire qu’une part significative de conceptions féminines ne sont pas arrivées à terme en raison d’interruptions volontaires de grossesse », écrivent les auteurs, rappelant que le désenclavement politique des pays d’Europe orientale a permis le développement des équipements d’échographie.

Une préférence traditionnelle pour les garçons reste l’explication principale d’un sex-ratio néfaste pour les filles, dans des sociétés très patriarcales, qui, notamment après l’effondrement du communisme, se sont repliées sur le noyau familial. Elle vaut aussi dans les diasporas, où l’influence des facteurs circonstanciels propres aux pays d’origine (politique de limitation des naissances en Chine, par exemple) a perdu de son importance, tandis que les attitudes culturelles demeurent.

Si l’effet de la masculinisation des naissances est souvent atténué (par l’intégration des diasporas ou les flux migratoires dans Europe orientale), la banalisation du rôle des technologies nouvelles dans les pratiques discriminatoires n’en est pas moins grave. Surtout dans des pays marqués par une absence de prise de conscience endogène, concluent les auteurs.

COLINE GARRÉ

Source:lequotidiendumedecin.fr


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La prise de stéroïdes anabolisants, première étiologie d’hypogonadisme sévère chez les hommes jeunes.

Les stéroïdes androgéniques anabolisants (SAA) sont des dérivés de la testostérone destinés à augmenter les tissus cellulaires (anabolisme), notamment la masse musculaire maigre.
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Interdits par les organisations sportives (dopage), les SAA sont utilisés par certains homme jeunes pour améliorer leur profil musculaire (bodybuilding). Or, ils risquent d’entraîner une atrophie testiculaire (AT) par suppression de la sécrétion de gonadotrophines, d’où effondrement de la sécrétion de testostérone naturelle, cette AT pouvant être transitoire ou définitive. La prolifération des articles sur ce sujet dans la presse grand public a entraîné la multiplication des cas d’hypogonadisme diagnostiqués et traités chez des hommes jeunes, et les SAA en seraient souvent la cause méconnue.

Après une 1ère étude, portant sur 6 033 hommes suivis pour hypogonadisme, les dossiers de 97 d’entre eux ayant une hypotestostéronémie majeure (< 5 nmol/l), et actuellement sous traitement par testostérone ont été repris et il a été demandé à ces patients de remplir un questionnaire portant notamment sur la prise antérieure de SAA.

Sur ces 97 patients (âge moyen 46 ans), 73 consultaient pour AT et 26 pour stérilité. Vingt d’entre eux avaient un hypogonadisme primaire (castration chirurgicale, syndrome de Klinefelter, insuffisance gonadique primitive) et 77 une cause extra-testiculaire (adénome hypophysaire, mais surtout iatrogène, et la 1ère étiologie [42 cas, soit 43 % du total] est l’antécédent de prise de SAA).

Forts de cette prévalence élevée et inattendue, les auteurs ont étudié une cohorte de 382 hommes consultant pour AT : 80 d’entre eux (21 %) ont reconnu avoir utilisé les SAA et étaient en moyenne de 11 ans plus jeunes que leurs 302 congénères qui n’y avaient pas eu recours, et une exposition aux SAA était retrouvée 10 fois plus souvent pour les hommes de moins de 50 ans que pour ceux de plus de 50 ans. Ce sont les célibataires, au niveau socioculturel bas, dont l’addiction est la plus forte pour les SAA, la molécule la plus souvent concernée étant la nandrolone. Outre l’AT, les effets indésirables les plus fréquents étaient la rétention hydrique et l’acné.

La prise de stéroïdes anabolisants est l’étiologie principale de l’hypogonadisme sévère, et doit donc être recherchée prioritairement.

Dr Jean-Fred Warlin

Référence: Coward RM et coll. : Anabolic steroid induced hypogonadism in young men. J Urol., 2013; 190: 1-6

Source:jim.fr


b145

Les 5 erreurs des hommes au lit qui poussent leur partenaire à l’infidélité.

Messieurs, certaines petites erreurs ne pardonnent pas sous la couette ! Liste de celles qui peuvent pousser votre partenaire à l'infidélité selon le sondage du site Victoria Milan.
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Sur plus de 4000 femmes interrogées par le site de rencontres extraconjugales Victoria Milan, 68% ont répondu être infidèles à cause d’un manque de relations sexuelles. En cause : injures, égoïsme, manque de créativité… Voici le top cinq des erreurs masculines qui irritent le plus les femmes au lit.

Ne pas être un gentleman : Prendre toute la couverture, garder ses chaussettes pendant l’acte ou consulter ses sms… On est très loin de l’image de l’homme idéal. Les femmes ont besoin de sentir qu'elles comptent. Un petit effort donc sinon elle risque de regretter d’avoir choisi de partager votre lit.

Etre narcissique : Les femmes interrogées ont révélé qu’un homme qui ne pratique que ce qu’il aime à tendance à faire chuter leur libido. Lorsqu’on demande à l’autre de faire quelque chose, il ne faut pas oublier de lui rendre la pareille.

Langage obscène : Réfléchissez bien avant de lancer : "C’est qui le patron ?" en plein acte. Pourquoi ? Parce que c’est le genre de phrases que l’on peut entendre dans les films pour adultes et qui peut laisser penser à la femme que l’imaginaire de son partenaire est nourri par autre chose qu’elle-même.

Manquer de créativité : La routine c’est LE fléau du couple, surtout sous la couette. Pour éviter l’ennui et la chute de libido, mieux vaut varier les endroits et tenter de nouvelles choses.

Oublier les préliminaires : Les femmes prennent plus de temps pour avoir du plaisir, si l’homme saute les préliminaires, c’est la garantie de laisser leur partenaire insatisfaite et de la pousser dans les bras d'un autre.

Et l’amour dans tout ça ? Rassurez-vous, 65% des femmes interrogées ont admis qu’elles ne tromperaient pas leur conjoint s’ils ne commettaient pas ces erreurs. Elles préfèrent avoir une relation sexuelle avec des sentiments.

Source : Communiqué Victoria Milan, Le top 5 des mauvaises habitudes des hommes au lit, qui poussent les femmes à avoir une aventure, le 9 décembre 2013.

Source:Medisite


b144

Le sexe, un tabou dans les hôpitaux psychiatriques.

Dans les institutions psychiatriques, la sexualité des patients fait l’objet d’un interdit tacite. Pourtant, elle existe, clandestine et dangereuse. Sujet tabou.
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« On a beaucoup discuté avec Sandra, maintenant on aimerait passer à la vitesse supérieure … Mais partager le même lit est interdit à l’hôpital », confie Malik, la trentaine, les traits marqués mais le regard doux, un paquet de cigarettes dans une main, la main de son amie Sandra dans l’autre. Assis dans un coin de la cafétéria, le jeune couple boit un café. Sandra a gardé son bas de pyjama vert. Ils ont fait connaissance il y a trois mois à l’Etablissement public de santé mentale de Ville-Evrard, où ils sont toujours patients.

Sur le site principal de cet hôpital, les patients peuvent séjourner des mois, voire des années. Ils sont près de 200 à vivre dans des pavillons de deux étages répartis dans un parc de 70 hectares. Ils se retrouvent dans une cafétéria qui leur est réservée. La salle bariolée, décorée de leurs œuvres d’art, est pleine d’éclats de rire, de folie, de violence. Les relations s’y tissent.

Source:egora.fr


b143

Capotes special circoncis: est-ce bien nécessaire ?

Depuis plus d’un an, le Circum’Size trône au rayon capote de certaines pharmacies. Ce préservatif spécialement conçu pour les circoncis est censé exacerber la sensibilité et le plaisir au lit grâce à sa forme évasée.
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Moins de plaisir avec un préservatif normal pour les circoncis ? C’est le postulat de Polidis, une petite société qui commercialise des produits pharmaceutiques. A l’époque, la société cherchait un moyen de se différencier des autres marques. Et vu que la circoncision concerne 30 % des hommes dans le monde et 14 % en France, ils y ont vu un marché.

« On a commencé par se demander s’il y avait une différence dans le rapport entre circoncis et non-circoncis », raconte Patrick Pisa, l’un des dirigeants de Polidis. Ils mènent leur enquête auprès de plusieurs médecins et bingo, ils trouvent un argument. « Le gland d’un circoncis est épidermisé contrairement aux non-circoncis qui ont une muqueuse. Donc logiquement une muqueuse est plus sensible qu’une peau », s’enthousiasme le dirigeant.

MANIX POUR TOUS.

Pour la petite boîte de 16 salariés, la capote est un marché particulier. A côté de leurs autres ventes pharmaceutiques (anti-poux, lunettes, etc.), le préservatif est le produit le plus rentable : Il représente 60 à 70 % du chiffre d’affaire. Mais le marché est concurrentiel et certaines marques ont une puissance de frappe bien plus importante que Polidis.

« On était les premiers pour les préservatifs de grande taille avec le MagnumXXL, mais aujourd’hui quand on en parle, les gens pensent au King Size de chez Manix. Même chose pour l’Ultra +, notre préservatif plus épais pour les premières fois. Le Circum’Size c’est un produit différenciant, qui plus est, le premier ! »

La boite a donc décidé de mettre le paquet sur sa capote spéciale circoncis – un des 5 préservatifs qu’elle propose. Non seulement elle s’attaque au marché étranger en l’exportant depuis peu en Tunisie, au Gabon et au Togo. Mais en plus, elle assure faire des « efforts sur les marges ». Les distributeurs – principalement des pharmacies – achèteraient le Circum’Size à 5,48 euros soit 15 à 30 % moins cher que leurs autres préservatifs.

« Le préservatif standard est toujours le plus vendu, 70 à 80 % de la production. Mais parmi les spécifiques le Circum’Size est celui qu’on produit le plus, il atteint environ 13 % du volume total », se félicite Patrick Pisa. La boutique spécialisé le Roi de la capote, ouverte il y a quelques semaines, fait le même constat, « c’est le modèle de la marque Reflex qui fonctionne le mieux », assure Vincent, l’un des vendeurs.

UTILISATEURS

Pourtant du côté des médecins le prépuce est sujet à débat. Joint par StreetPress, Stéphane Beley, le médecin qui a experisé le Circum’Size pour Polidis assure que « effectivement le gland est moins sensible chez les circoncis, en l’absence du plan de glissement que constitue le prépuce. » Mais Pierre Desvaux, sexologue à Paris, le contredit en affirmant qu’il n’y a pas de « différence entre circoncis et non-circoncis ».

Quant aux mecs circoncis, la plupart n’ont jamais entendu parler de cette capote. Guillaume, circoncis à l’enfance en raison d’une infection, trouve « cette idée complètement pipeau. » Les préservatifs ne lui ont jamais posé de problème. Faute de trouver un utilisateur régulier, un lecteur deStreetPress a accepté de faire le test : « J’ai été très déçu… Tu essayes un truc qui est censé être fait pour toi et en fait c’est pire ! » Lui qui n’a « jamais eu de problème avec les capotes classiques » assure qu’avec le Circum’Size la sensibilité n’était pas meilleure, bien au contraire… « C’était peut-être même ma pire expérience ! »

RABBIN ET IMAM

Quant aux dignitaires religieux, le jugement est sévère. Abdallah Haloui, imam à Saint-Etienne, rappelle que la contraception n’a un sens que quand elle est « utilisée pour des raisons valables » :

« C’est-à-dire quand un couple marié souhaite espacer les naissances dans un soucis de santé de la femme. »

Yeshaya Dalsace, rabbin de la communauté DorVador, s’en prend lui à la signification de cette capote :

« Ça sous-entend qu’il y a un changement radical de la morphologie. Est-ce que ce n’est pas une manière d’entretenir les fantasmes autour de la circoncision ? »

Il n’y a bien que Halim, circoncis et militant à Aides, pour voir peut-être un avantage à Circum Size :

«Certains circoncis pourraient être tentés de ne pas se protéger, si effectivement ils éprouvent moins de plaisir avec une capote normale. Au moins avec ce préservatif, ils n’ont plus cet argument. »

Source:streetpress.com


b142

Pénis déformé : un nouveau traitement non chirurgical approuvé.

Une nouvelle option de traitement non chirurgical vient d’être autorisée par la Food and Drug administration (FDA) pour les hommes gênés par une maladie de La Peyronie et souffrant d’une courbure d’au moins 30° du pénis en érection.
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La FDA vient donc d’approuver, le 1er traitement, non chirurgical, indiqué chez les hommes véritablement gênés et souffrant d’une courbure du pénis supérieure à 30° en érection. Il s’agit d’un produit biologique à base de collagenase clostridial histolyticum, administré par injection dans le pénis afin de décomposer l’accumulation de collagène à l’origine de la déformation. Le protocole définit par la FDA est un traitement proposant au maximum 4 cycles de 2 injections de ce produit suivis par une procédure de modélisation du pénis effectuée par un spécialiste formé et expérimenté.

La sécurité et l’efficacité de ce traitement ont été validées au cours de 2 études incluant 832 hommes victimes d’une maladie de La Peyronie. Ces hommes ont été suivis 52 semaines et le médicament a permis de réduire de manière significative la déformation du pénis sans effets secondaires gênants par rapport au placebo. D’après le communiqué de la FDA, les réactions indésirables les plus fréquentes constatées à l'utilisation de ce produit ont été des hématomes et des douleurs du pénis ainsi que des gonflements.

Bien que peu connue, la maladie de La Peyronie est très fréquente puisqu’on estime que 3,2 à 8,9 % des hommes sont touchés par une courbure du pénis plus ou moins importante. Une déformation qui peut se produire dans différentes directions et pour laquelle on ne dispose actuellement que de solutions de correction chirurgicales. Cette intervention offre une bonne correction de la courbure du pénis avec des taux de satisfaction importants, cependant elle n’est réellement indiquée que pour 1 patient sur 10.

Source:egora.fr


b141

Du Viagra contre les règles douloureuses.

Le Viagra permettrait de soulager les femmes souffrant de douleurs menstruelles. Une étude contre placebo publiée dans la revue Human Reproduction révèle qu'il serait efficace administré par voie vaginale.
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Alors que les anti-inflammatoires ne sont pas toujours efficaces pour lutter contre les douleurs menstruelles, ces scientifiques du State College of Medicine de Pennsylvanie ont eu l’idée de tester les propriétés du citrate de sildénafil, plus connu sous le nom de Viagra.

Chez 62 femmes en bonne santé âgées de 18 à 35 ans et souffrant de dysménorrhée, les auteurs de cette étude ont comparé les effets de ce médicament par rapport à un placebo. Des recherches antérieures ayant montré la survenue de nausées ou de migraines chez les femmes prenant ces comprimés de Viagra par voie orale, cette équipe a donc opté pour une administration par voie vaginale. Les femmes ont été divisées en deux groupes, certaines recevant 100 mg de citrate de sildénafil par voie vaginale, les autres un placebo. Le critère principal d’analyse de ces chercheurs était le soulagement total de la douleur 4h après la prise du traitement.

Toutes les femmes volontaires pour cette analyse ont donc été invitées à évaluer leurs douleurs menstruelles 1h, 2h, 3h et 4h après la prise du médicament. Pour des raisons de financement de leur recherche, les auteurs de cette étude n’ont pu collecter leurs résultats que sur 25 femmes, ce qui retire beaucoup de valeur à l’étude. Sans aucun effet indésirable majeur observé, les femmes du groupe Viagra ont déclaré être significativement plus soulagées que celles qui avaient reçu un placebo.

’’Si d’autres études confirment ces résultats préliminaires, le sildénafil pourrait devenir une option de traitement pour ces patientes’’, a déclaré le Pr Richard Legro, gynécologue obstétricien et auteur de cette étude.

Source:egora.fr


b140

Il semble possible de donner de la testostérone après une prostatectomie pour cancer.

Un traitement substitutif par testostérone (TST) peut soulager les malades. Les patients ayant des antécédents de cancer de prostate (KP) représentent classiquement des contre-indications à ce traitement, ....
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Une testostéronémie basse est source de troubles : baisse de la libido et de l’énergie, fonte de la masse musculaire, voire syndrome dépressif. Un traitement substitutif par testostérone (TST) peut soulager les malades. Les patients ayant des antécédents de cancer de prostate (KP) représentent classiquement des contre-indications à ce traitement, du fait du risque que les androgènes stimulent la croissance des cellules cancéreuses, bien que cela n’ait été démontré qu’in vitro.

Les avantages d’un TST sont tels (vitalité, qualité de vie) qu’il a paru utile de réévaluer sa prescription en l’absence de preuves formelles de son danger.

Les auteurs ont donc étudié le TST sur 103 hommes opérés de prostatectomie radicale (PR) ayant des données cliniques et biologiques d’hypogonadisme, en n’incluant que ceux dont le PSA (antigène spécifique de la prostate) était indétectable, et la testostéronémie < 500 ng/dl, soit supérieure à la limite basse classique (300 ng/dl), priorité étant donnée à la clinique (fatigue, insomnie, prise de poids) sur la biologie.

Certains malades avaient en outre eu de la radiothérapie, de la chimiothérapie, de la thérapie génique, voire des analogues de la LH-RH. On a classé comme à haut risque (HR) les opérés ayant un score de Gleason > 8, ou des berges d’exérèse ou des ganglions envahis. Qurante-neuf opérés, sans signes cliniques d’hypogonadisme (dont 15 HR), et donc non traités, ont servi de groupe témoin (GT).

Le TST a été démarré 8 à 16 mois après la PR. On a constaté dans le sérum, comme prévu, une augmentation de la testostérone libre, de l’œstradiol et de la SHBD (sex hormon binding globulin), sans toutefois survenue de polyglobulie. Quant au PSA, il a augmenté modestement (< 0,01 ng/ml) à partir du 6-12ème mois, mais la vélocité de son accroissement était similaire à celle constatée dans le GT.

Une véritable récidive biochimique, obligeant à une radiothérapie de sauvetage, a été observée chez 4 (4 %) des malades traités, vs 8 (16 %) du GT, mais tous étaient du sous-groupe HR ; il est vrai cependant que le suivi moyen n’a pas dépassé 28 mois.

La substitution par testostérone a été efficace, et, même suivie par une augmentation du taux de PSA, elle ne paraît pas exposer à des récidives cliniques de cancer de la prostate ; mais elle ne peut être entreprise que sous une surveillance rigoureuse.

Dr Jean-Fred Warlin

Référence: Pastuszak AW et coll. : Testosterone replacement therapy in patients with prostate cancer after radical prostatectomy. J Urol., 2013; 190: 639-644.

Source:jim.fr


b139

Sexto, pédopiégeage et vidéoagression sont désormais des termes consacrés.

La Commission générale de terminologie et de néologie vient d'intégrer de nouveaux termes pour que chacun puisse conserver en toute circonstance une orthographe correcte.
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Ainsi, sexto, pédopiégeage et vidéoagression peuvent désormais être utilisés. Après vignette active en remplacement de Widget, fibre jusqu'à l'abonné pour FTTH ou encore AVEC pour BYOD, la Commission générale de terminologie et de néologie vient de consacrer de nouveaux termes que l'administration peut désormais utiliser. Selon le Journal Officiel, une quinzaine de mots font donc leur entrée dont certains sont une traduction directe de l'anglais.

Ainsi les sextos peuvent désormais être utilisés, notamment en droit, pour qualifier les messages à caractère érotiques ou pornographiques que peuvent s'envoyer deux interlocuteurs via leur terminal. Notons également que le terme texto pornographique peut également être utilisé. Quant à la pratique du « sexting », elle se définit simplement comme étant relative à la textopornographie.

Comme le souligne le site Numerama, d'autres termes sont également consacrés. Ainsi, le pédopiégeage fait référence aux « agissements d'un individu qui circonvient un enfant à des fins sexuelles, notamment par voie électronique ». Il s'agit donc de la pratique de quelqu'un qui se ferait passer par un mineur pour abuser de lui.

Enfin, la vidéoagression est détaillée comme étant une « captation audiovisuelle effectuée par un complice de l'auteur d'une agression infligée par surprise, en vue d'une diffusion dans un réseau électronique ». Appelé « Happy slapping », la pratique est ainsi traduite dans notre langue.

Source:clubic.com


b138

Vie sexuelle : les frustrés vivent moins vieux !

Des chercheurs américains ont observé chez la mouche drosophile, très utilisée en laboratoire, que les mâles frustrés sexuellement avaient une durée de vie plus courte que les autres.
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Des chercheurs de l’université du Michigan ont exposé les mouches mâles aux phéromones sexuelles des femelles, sans qu’ils puissent s’accoupler. “Nous avons alors observé que les mâles brûlaient plus vite leur réserve calorique, résistaient moins bien à la faim et avait un stress beaucoup plus important”, a indiqué le Dr Scott D. Pletcher, professeur au Département de Physiologie moléculaire et intégrative à la faculté de médecine, et auteur principal de cette étude publiée dans Science. Bilan, ces mâles frustrés vivaient moins longtemps que la moyenne située aux alentours de 60 jours chez ces insectes...

Les chercheurs ont alors réalisé une deuxième expérience lors de laquelle, après avoir soumis les drosophiles mâles à la frustration, ils les ont laissé s’accoupler. Résultat : tous les effets négatifs liés à la frustration ont été annulés.

Est-ce que ces résultats sont transposables aux humains ? Difficile de répondre. Des études chez les hommes et les femmes ont déjà montré que l’activité sexuelle avait des effets bénéfiques sur la santé. Le Pr David Weeks, de l'hôpital d'Edimbourg, a révélé que trois rapports sexuels par semaine permettraient d'allonger la durée de vie de dix ans… Selon une étude portant sur 3 500 personnes de 18 à 102 ans.

Source:egora.fr


b137

Le cerveau a un sexe !

Les femmes auraient une mémoire supérieure, alors que les hommes ne seraient scientifiquement pas capables de faire deux choses à la fois, révèle une étude américaine.
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On connaît la chanson... Les femmes sont « multitâches », alors que les hommes, eux, seraient incapables de faire plusieurs choses à la fois. Et si c’était scientifiquement prouvé ? Une étude américaine publiée dans la prestigieuse revue scientifique Proceedings of National Academy of Sciences, paraît conforter ce vieux stéréotype quant aux aptitudes et comportements, propres à chacun des deux sexes.

Cette recherche (1) affirme que les cerveaux des hommes et des femmes sont branchés de façon dissemblable. « Nos cartes de la connectivité cérébrale montrent des différences frappantes dans l'architecture du cerveau humain, qui fournissent une base neuronale potentielle expliquant pourquoi les hommes excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres », relève Ragini Verma, l’une des auteurs de ces travaux.

Ainsi, chez l’homme, il y aurait une plus grande connectivité entre le devant du cerveau, siège de la coordination de l'action, et l'arrière où se trouve le cervelet, important pour l'intuition.

Une telle connectivité suggère que le cerveau de l’homme est structuré pour faciliter les échanges d'informations entre le centre de la perception et celui de l'action.

Quant aux femmes, les branchements relient l'hémisphère droit, où siège la capacité d'analyse et de traitement de l'information, à l'hémisphère gauche, centre de l'intuition. Ce qui le rend supérieur aux hommes en ce qui concerne la capacité d'attention, la mémoire des mots et des visages. Mais les hommes les surpassent en capacité et vitesse de traitement de l'information.

D’après Ragini Verma, il apparaît que les hommes sont plus aptes à apprendre et à exécuter une seule tâche, comme faire du vélo ou du ski. Les femmes, elles, ont une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale qui leur permettent d’exécuter de multiples tâches. « Les cartes détaillées du connectome (plan complet des branchements cérébraux, NDLR) dans le cerveau vont non seulement nous aider à mieux comprendre les différences dans la manière dont les hommes et les femmes pensent, mais aussi nous donner un plus grand éclairage sur les causes des troubles neurologiques souvent liés au sexe de la personne. » Les prochaines recherches devront identifier plus précisément les connexions neuronales spécifiques à un sexe et celles qui sont communes aux deux.

L'étude ne fait pas l'unanimité.

Si cette étude vient confirmer un certain nombre de travaux et de clichés…elle ne fait pas l’unanimité. Dans le monde scientifique, plusieurs voix s’élèvent déjà pour contester ces résultats, expliquant que le cerveau est trop complexe pour le réduire à de telles généralisations. « On sait depuis longtemps qu’il existe des différences entre les deux sexes dans le fonctionnement du corps humain, le cerveau n’y échappe pas », confirme Heidi Johansen-Berg, spécialiste en neurosciences à l’université d’Oxford. Interrogée par la BBC, elle exhorte cependant les scientifiques « à ne pas tirer de conclusions hâtives car les connexions cérébrales nécessitent des recherches plus poussées ».

Référence:

  1. L'étude menée par l'université de Pennsylvanie a porté sur 949 personnes (521 femmes et 428 hommes) âgées de 9 à 22 ans.


Source:madame.lefigaro.fr


b136

Sexe : les hommes et les femmes ont des regrets différents.

En matière de passé sexuel, les hommes déplorent les occasions manquées, et les femmes les expériences décevantes. Une série d'études menées à l'université de Californie par le Pr Andrew Galperin et ses collègues de plusieurs centres de recherche américains vient confirmer le double standard ...
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À l'évidence, la pression sociale varie selon le genre. La multiplication des expériences est valorisante pour un homme, alors que le même comportement est dévalorisant pour une femme, révèlent ces travaux publiés récemment dans la revue Archives of Sexual Behavior.

Dans une première étude, 200 étudiants (122 femmes, 78 hommes) ont été soumis à deux scénarios différents. Un premier où, par excès d'hésitation (inaction), ils manquaient l'occasion d'une aventure sexuelle avec un ou une nouvelle partenaire attirant(e) et disponible rencontré(e) lors d'une soirée. Et un second où une aventure d'un soir (action) s'avérait sexuellement décevante a posteriori. Résultat: les femmes ont éprouvé des regrets beaucoup plus intenses que les hommes avec le scénario d'une nuit décevante, alors que les hommes en ont ressenti davantage à l'idée d'une occasion manquée. Presque une confirmation du proverbe qui veut que «Pour être infidèle, les femmes ont besoin d'une bonne raison, les hommes d'une bonne occasion»!

Infidélité: les femmes culpabilisent davantage.

Pourtant, regretter une infidélité réelle (et non plus hypothétique) n'est pas l'apanage des femmes. Dans une deuxième expérience, conduite sur une population âgée en moyenne de 40 ans pour les hommes (146 interrogés) et 33 ans pour les femmes (239 interrogées), «avoir trompé son partenaire, actuel ou passé», était le 2e regret le plus fréquent pour les femmes (23 %), juste derrière «avoir perdu sa virginité avec le mauvais partenaire» (24 %) et devant «une relation étant trop vite allée au sexe» (20 %). L'infidélité figurait au 5e rang du hit-parade des regrets masculins. Comme esquissé dans la première étude, les hommes affichaient d'abord des regrets sexuels en lien avec une inaction: «avoir été trop timide pour dire à quelqu'un son attirance sexuelle» (27 %), «ne pas avoir été sexuellement plus entreprenant dans sa jeunesse» (23 %), «ne pas avoir eu plus d'aventures lorsque l'on était seul» (19 %) et «ne pas avoir assez eu assez d'expériences sexuelles» (18 %).

Pression de performance.

Une troisième étude réalisée par les mêmes chercheurs, cette fois par internet, auprès de 24.200 personnes, montre enfin qu'il ne faut pas être trop manichéen. Elle révèle par exemple que 18 % des femmes regrettent de ne pas avoir été sexuellement plus entreprenantes dans leur jeunesse ou lorsqu'elles étaient seules (17 %). A mettre en balance avec le principal regret féminin: «être allée«trop vite» ou s'être engagée dans trop d'activités sexuelles avec son partenaire actuel ou passé» (43 %). Autres regrets fréquents, puisqu'ils concernent plus d'une femme sur trois: avoir eu une expérience sexuelle «avec quelqu'un qu'elle connaissait à peine» (d'autres études montrent qu'il est plus difficile pour une femme que pour un homme d'avoir un orgasme avec un partenaire occasionnel), ou «avec quelqu'un qui s'est avéré un piètre partenaire sexuel», voir même «avec quelqu'un qui n'était pas attirant». Les lesbiennes et bisexuelles, remarquent les auteurs, avaient en revanche globalement moins de regrets pour leurs expériences sexuelles que les hommes.

Cette dernière étude traduisait peut-être une certaine amertume vis-à-vis de la pression de performance à laquelle se soumettent les hommes. Certes, la moitié regrettaient de ne pas avoir réalisé plus d'expériences quand ils en avaient l'opportunité, mais l'un des premiers regrets, concernant 40 % des hommes, était de s'être engagé dans des activités sexuelles avec des partenaires qui n'étaient pas séduisantes.

Et si l'on quitte le sexe pour les sentiments, ce qu'ont fait les chercheurs dans la première étude, on s'aperçoit enfin que les femmes regrettaient plus intensément que leurs homologues masculins les aventures amoureuses ayant échoué. Les hommes seraient-ils culturellement conditionnés à panser leurs blessures plus vite?

Source:sante.lefigaro.fr/


Novembre 2013

b135

Rééducation pelvienne pour prolapsus : ça marche(rait) !

Dans le cadre du traitement conservateur du prolapsus, des exercices de rééducation du plancher pelvien sont fréquemment conseillés mais on dispose de peu de données prouvant leur efficacité.
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La prévalence du prolapsus des organes pelviens augmente avec l’âge et atteint 40 % chez les femmes de plus de 50 ans. C’est l’une des plus fréquentes indications de chirurgie gynécologique chez les femmes âgées. Dans le cadre du traitement conservateur du prolapsus, des exercices de rééducation du plancher pelvien sont fréquemment conseillés mais on dispose de peu de données prouvant leur efficacité. D’où l’intérêt de l’étude POPPY (Pelvic Organ Prolapse PhysiotherapY) qui a évalué les effets d’un entraînement musculaire pelvien individualisé sur les symptômes du prolapsus (1).

Cette étude multicentrique randomisée contrôlée a été réalisée sur 447 femmes âgées en moyenne de 56,8 ans et ayant un prolapsus nouvellement diagnostiqué, symptomatique et de stade 1 à 3. Les patientes du groupe « intervention » ont bénéficié d’un programme individuel d’entraînement des muscles pelviens pendant 16 semaines et celles du groupe contrôle ont reçu un « leaflet » comportant uniquement des conseils d’hygiène de vie.

L’analyse des réponses aux questionnaires renvoyés à 6 mois (84 % des participantes) et à 12 mois (66 %) est en faveur du programme d’intervention individuel. Ce dernier entraîne une réduction significative des symptômes du prolapsus à 12 mois, objectivée par le score POP-SS (Pelvic Organ Prolapse Symptom Score) par rapport aux patientes du groupe contrôle (p = 0,0053) qui ont été également plus nombreuses à avoir recours à un autre traitement et à être adressées à un kinésithérapeute pour des exercices des muscles pelviens (p < 0,0001).

A 12 mois, près de 80 % des femmes du groupe intervention continuaient à pratiquer les exercices recommandés. Ce résultat est d’autant plus encourageant que l’observance à long terme de la rééducation périnéale conditionne son efficacité. Enfin, huit effets indésirables ont été observés dans ce groupe, mais aucun d’entre eux n’était lié à la rééducation.

L’auteur d’un éditorial associé (2) fait remarquer que la supériorité du programme d’intervention englobe aussi plusieurs critères de jugement secondaires, notamment la proportion de femmes notant une amélioration de leur prolapsus tant à 6 mois (52 % versus 17 %) qu’à 12 mois (57 % versus 45 %). Il conclut que les résultats de l’étude POPPY devraient encourager les cliniciens à adresser leurs patientes atteintes de prolapsus des organes pelviens à des kinésithérapeutes et à d’autres professionnels de santé formés aux thérapies comportementales et physiques. Reste à évaluer les bénéfices à long terme du programme ainsi que ses effets dans des sous-groupes de patientes.

Dr Catherine Faber

Références:

  1. Hagen S et coll. : Individualised pelvic floor muscle training in women with pelvic organ prolapse (POPPY): a multicentre randomized controlled trial. Lancet 2013. Publication avancée en ligne le 28 novembre. doi:10.1016/S0140-6736(13)61977-7
  2. Burgio KL. : Pelvic floor muscle training for pelvic organ prolapse. doi:10.1016/S0140-6736(13)62372-7
Source:jim.fr


b134

Suède: les séropositifs doivent être transparents ou risquent la prison.

La loi suédoise oblige les séropositifs à révéler leur infection à chaque partenaire sexuel sous peine d’être poursuivi en justice.
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A l'approche de la Journée mondiale contre le Sida le 1er décembre, les défenseurs des droits des séropositifs mettent en cause cette législation, après un jugement récent acquittant un séropositif.

Destinée à empêcher la propagation du virus, la loi suédoise est l'une des plus sévères du monde en la matière: elle stipule que les personnes séropositives qui auraient des rapports sexuels non protégés en ne révélant pas leur condition aux personnes auxquelles elles risquent de transmettre leur maladie, commettent une agression passible de prison, que le virus ait été transmis ou non.

Une personne séropositive ne peut donc en aucun cas avoir de rapports sexuels non protégés: le consentement d'un partenaire sexuel conscient des risques n'y change rien, car personne ne peut donner son accord à une agression, selon la loi.

Une quarantaine de personnes ont été poursuivies devant les tribunaux pour avoir ainsi mis en danger la vie d'autrui depuis les premiers cas de sida en 1982.

En octobre, la jurisprudence a pourtant semblé changer. La cour d'appel de Malmö a relaxé en appel un séropositif condamné à un an de prison en première instance. Fin novembre, le parquet général a toutefois fait appel devant la Cour suprême.

Le programme de lutte contre le sida de l'Onu Onusida estime pourtant que "ne pas révéler sa séropositivité et son exposition au VIH ne devrait pas être un délit".

Source:jim.fr/


b133

Non, le Viagra ne rend pas les hommes plus heureux.

Une étude publiée par le Journal of Sexual Medicine, montre que la prise de médicaments soignant les troubles de l'érection ne permet pas une amélioration significative des relations, ni de la vie des patients en général.
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Quarante essais cliniques ont été effectués sur des hommes souffrant de troubles de l'érection, testant plusieurs médicaments luttant contre l'impuissance masculine par vasodilatation, dont le Viagra, le plus célèbre.

Leur état psychologique a été mesuré avant et après la prise de médicament. Avant de prendre les comprimés, certains hommes ont affirmé, malgré leurs problèmes d'érection, avoir une qualité de vie et de relations"relativement bonnes", alors que d'autres ont montré un déficit d'estime, voire des signes de dépression. Et pour tous, le résultat est le même après la prise du vasodilatateur : l'érection est bien là, mais le retour à une vie sexuelle épanouie n'influe pas sur la qualité de vie ni des relations.

L'étude en conclue donc que, au-delà du problème mécanique, il est nécessaire de traiter aussi les difficultés psychologiques, souvent issues des difficultés initiales de l'érection. Le Dr Andrew Kramer, urologue à l'Université de Médecine du Maryland, confie à LiveScience : "C'est simpliste de penser que la résolution d'un problème d'érection permettrait de résoudre les problèmes relationnels. Le bonheur est très compliquée, et l'érection y participe pour une petite part... beaucoup de couples ont encore besoin d'un traitement supplémentaire."

Difficile de le faire comprendre aux patients qui voient souvent la panacée dans la pilule bleue. Le rapport finit par proposer des traitements combinés d'une nouvelle génération, "ciblant à la fois les aspects physiques et psychosociaux de la dysfonction érectile".

Source:egora.fr


b132

Un petit doigt pour l’homme…

Patrick est un simulateur pas comme les autres, puisqu’il se propose d’apprendre l’examen de la prostate aux étudiants en médecine !
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C’est aux Docteurs Benjamin Lok et Carla Pugh de l’université du Wisconsin que revient le mérite d’avoir inventé Patrick et l’environnement virtuel qui l’accompagne. L’appareil en lui-même se présente comme des fesses masculines, un écran d’ordinateur servant à modéliser le reste du corps du patient.

Et Patrick parle, notamment pour indiquer ce qu’il ressent et des capteurs de pression renseignent l’étudiant sur la précision de ses gestes.

Interrogé par la revue informatique américaine Geekosystem, l’un des inventeurs déclare : « ce patient virtuel aide les étudiants en médecine à pratiquer le toucher rectal et à réduire l’anxiété causée par un examen si intime. Grâce à Patrick, ils apprennent à communiquer avec le patient ».

Un grand pas pour l’humanité (!) ?

Source:jim.fr


b131

La circoncision ne modifie pas le plaisir sexuel.

Quel est l’impact de la circoncision sur le plaisir sexuel ? Une équipe de chercheurs de l’université de Sydney (Australie) et de l’université de Washington à Seattle (Washington, Etats-Unis) a fait le tri entre les publications disponibles à ce jour.
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Les résultats sont parus dans le numéro de novembre du Journal of Sexual Medicine.

Les scientifiques américains et australiens ont mené une revue systématique de toute la littérature scientifique sur les liens entre circoncision et sexualité. Sur les 2 675 publications analysées, 36 ont été jugées “de haute qualité” par l’équipe. Elles concernent un total de 40 473 hommes dont une moitié a été circoncis. Ces études se sont concentrées sur la sensibilité du pénis, mais aussi la fonction érectile et éjaculatoire, ainsi que les sensations sexuelles. Ils ont conclu que la circoncision – effectuée en milieu médical – n’a aucun effet négatif sur la fonction sexuelle, la sensibilité, les sensations ou la satisfaction.

Les centres de contrôle des maladies (CDC), agences de surveillance sanitaire américaine, concluent également que la circoncision n’a aucun effet sur le plaisir et les sensations sexuelles.

Source:egora.fr


b130

La puberté précoce sème le chaos dans les chorales.

Les sopranos seraient en voie d’extinction à cause d’une épidémie de puberté précoce. Un phénomène qui inquiète beaucoup le très célèbre chœur masculin de l'église Saint-Thomas de Leipzig (Allemagne).
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Selon un article du New York Times Magazine, cet établissement très réputé, dont Jean-Sébastien Bach fut le directeur de 1723 à 1750, fait face à un problème de taille : le déséquilibre croissant entre les ténors et les basses, dont le nombre augmente chaque année, et les sopranos, qui subissent la tendance inverse.

Selon une étude menée par Joshua Goldstein, président du département de démographie de l'université de Californie, la puberté chez les garçons est de plus en plus précoce, intervenant en moyenne deux mois et demi plus tôt que la décennie précédente. A l’époque de Jean-Sébastien Bach, les garçons pouvaient conserver leur voix aigüe jusqu’à l’âge de 17 ans. Aujourd’hui, les garçons ont la voix qui mue vers 12 ans. Ce qui réduit considérablement leur carrière de choriste, sachant que les jeunes chanteurs sont recrutés à 9 ans.

Source:egora.fr


b129

Chirurgie bariatrique, un impact sur la sexualité.

L’objectif principal du traitement de l’obésité est de réduire la morbidité et la mortalité mais l’impact sur la qualité de vie reste un aspect important.
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Les personnes obèses se plaignent souvent de troubles de la fonction sexuelle, sources de détresse psychologique, et présentent des perturbations du taux des hormones sexuelles. L’objectif de cette étude prospective de cohorte est d'évaluer I ‘impact de la chirurgie bariatrique sur la sexualité de la femme, sujet peu étudié jusqu'à présent.

Cent-six femmes de l’étude Longitudinal Assessment of Bariatric Surgery ayant bénéficié d’une chirurgie bariatrique (IMC médian de 44,5 Kg/m²) ont été évaluées entre 2006 et 2012. L'intervention a été faite par des chirurgiens certifiés, 85 femmes ont eu un bypass et 21 un anneau gastrique par laparoscopie.

La fonction sexuelle a été évaluée par le « Female Sexual Function Index » et le taux des hormones mesuré sur un prélèvement sanguin. La qualité de vie, l’image corporelle, les symptômes dépressifs et la vie conjugale ont été évalués par des questionnaires adéquats.

En postopératoire les femmes avaient en moyenne une perte de 32,7 % (intervalle de confiance à 95 % [IC], 30,7 %-34,7 %) de leur poids initial au bout d’un an et de 33,5 % (IC, 31,5 %-35,6 %) après 2 ans. Deux ans après la chirurgie on constate une amélioration significative de la fonction sexuelle globale et de certains domaines particuliers : excitation, lubrification, désir et satisfaction. Il y a aussi un changement significatif des taux des hormones. L'amélioration de la qualité de vie, de l’image corporelle et des symptômes dépressifs a été constatée dès la première année et s’est maintenue durant la deuxième année postopératoire.

Les résultats de cette étude ouverte nécessitent d’être confirmés par une étude contrôlée, cependant elle indique que la chirurgie bariatrique chez la femme, apporte une amélioration significative de la fonction sexuelle globale, des taux des hormones sexuelles, et de l'état psychologique. Cette amélioration de la qualité de vie sexuelle et générale est un élément important à ajouter au crédit de la chirurgie bariatrique.

Dr Rodi Courie

Référence: Sarwer DB et coll. : Changes in Sexual Functioning and Sex Hormone Levels in Women Following Bariatric Surgery. JAMA 2013 : publication avancée en ligne le 4 novembre. doi: 10.1001/jamasurg.2013.5022. Source:jim.fr/


b128

La sexualité des femmes se débride.

Depuis les années 90 il semble que les femmes aient profondément modifié leur approche de la vie sexuelle.
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C’est le résultat d’une grande enquête réalisée par The National Survey of Sexual Attitudes and Lifestyles réalisée sur 15 000 Britanniques toutes les décennies depuis 1990 et publiée dansThe Lancet.

Cette étude révèle des données surprenantes concernant la baisse de la fréquence des rapports sexuels dans les couples hétérosexuels. En effet, les Britanniques interrogés ont fait état de moins de 5 rapports sexuels par mois contre 6 en 1990. Les nouvelles technologies et les problèmes financiers seraient en cause.

Ces résultats mettent également en lumière un changement de comportement vis-à-vis des relations homosexuelles. En effet, le nombre de femmes britanniques ayant eu des rapports sexuels avec une autre femme aurait quadruplé au cours des 20 dernières années (8 % aujourd'hui contre 1,8%). Questionnée sur cette forte augmentation de l’homosexualité des femmes, le Pr Kate Wellings, principale auteur de cette étude résume : “Je pense que c'est trop gros pour être simplement dû au fait que les femmes l’avouent plus facilement aujourd’hui. Dans les médias, on voit bien ce changement de représentation de la femme. Des célébrités ont exposé leur homosexualité, on voit davantage de femmes s’embrasser et ainsi de suite”. Dans la gente masculine, ces chiffres restent plus stables : 4,8% entre 2010 et 2012 contre 3,6% en 1990.

Cette étude révèle par ailleurs que l’écart entre homme et femme concernant le nombre de partenaires sexuels sur une vie a largement diminué. Les femmes âgées de 16-44 ont maintenant une moyenne de 7,7 partenaires contre 3,7 en 1990. Les hommes de leur côté indiquent désormais 11,7 partenaires du sexe opposé contre 8,6 citées en 1990.

Paradoxalement, la proportion de femmes désapprouvant les relations sexuelles hors-mariage a augmenté de 53% à 70% en 20 ans. Et ce changement concerne aussi les hommes puisqu’ils sont 63% de cet avis contre 45% en 1990. “Nous avons tendance à penser que de nos jours, nous vivons dans une société de plus en plus sexuellement libérale, mais la vérité est beaucoup plus complexe”, conclut le Pr Anne Johnson, de l'University College de Londres, qui a également travaillé sur cette étude.

Source:egora.fr


b127

Quelle rééducation sexuelle après prostatectomie radicale ?

« La réhabilitation sexuelle après prostatectomie totale consiste à administrer des traitements ou à utiliser des dispositifs médicaux (vacuum) dans l'objectif de retrouver des érections fonctionnelles », a expliqué le Dr René Yiou (Créteil) lors d'une présentation en séance plénière au congrès annuel del'Association Française d'Urologie (AFU).
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L'altération de la qualité des érections est un problème très préoccupant après prostatectomie totale. La dysfonction érectile après ce type d'intervention est jugée sévère dans 26 à 100% des cas et modérée dans 16 à 48% des cas d'après une étude new-yorkaise [1]. Une rééducation érectile doit donc être proposée aux patients dans les deux à trois mois qui suivent l'intervention.

« La réhabilitation sexuelle après prostatectomie totale consiste à administrer des traitements ou à utiliser des dispositifs médicaux (vacuum) dans l'objectif de retrouver des érections fonctionnelles », a expliqué le Dr René Yiou (Créteil) lors d'une présentation en séance plénière au congrès annuel del'Association Française d'Urologie (AFU) [2].

Elle repose sur la prévention des altérations morphologiques et fonctionnelles du tissu érectile qui surviennent au cours de la période de récupération nerveuse après prostatectomie radicale.

Le concept a été introduit par Francesco Montorsi en 1997 avec les injections intra-caverneuses (IIC) de prostagladine E1 (alprostadil).

A l'époque, son étude, la première de ce type, a permis de démontrer que la réalisation systématique de 3 injections intra-caverneuses d'alprostadil permettait d'atteindre 67% d'érections spontanées permettant des rapports sexuels satisfaisants à 6 mois contre 20% en absence d'IIC [3].

Actuellement, l'administration d'inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (iPDE5), le sildénafil (Viagra®, Pfizer), le tadalafil (Cialis®, Eli Lilly) et le vardénafil (Levita®, Bayer Schering Pharma) a tendance à devenir le traitement de référence mais il a été montré que le taux d'abandon de ces traitements oraux à 18 mois était de 78% en raison du manque d'efficacité. Les injections intra-caverneuses restent donc d'actualité en cas d'échec des iPDE5.

A ce jour, il n'existe pas de recommandations officielles sur la réhabilitation sexuelle après prostatectomie totale mais l'AFU a publié des recommandations d'experts en 2009 [4]. Elles préconisent que « dans l'attente de nouvelles études, […] soit proposée aux patients après prostatectomie totale une rééducation pharmacologique active. Celle-ci repose sur la réalisation régulière d'actes sexuels, idéalement 1 à 3 fois par semaine. Les érections peuvent être déclenchées par des IIC de prostaglandine E1 (PGE1) mais le patient peut également avoir recours à la prise à la demande d'iPDE5. L'utilisation quotidienne d'iPDE5 a fait l'objet de résultats controversés et ne peut être systématiquement recommandée dans l'attente de nouveaux résultats. La durée nécessaire de cette rééducation peut être de deux ans, les résultats s'améliorant avec le temps. »

Les IPDE5 à la demande pour améliorer la qualité des érections.

Il n'existe pas, à ce jour, de recommandations officielles sur le mode d'utilisation des iPDE5 après prostatectomie.

Chez les patients qui ont eu une préservation des bandelettes vasculonerveuses, le traitement oral par IPDE5 en première ligne peut s'avérer suffisant, indiquent les membres du comité d'andrologie de l'AFU.

La prise d'iPDE5 de courte durée d'action, à la demande, lors de rapports sexuels réguliers (2 ou 3 fois par semaine), permet d'améliorer la qualité des érections au cours de la période de récupération qui suit une prostatectomie totale avec préservation nerveuse.

En revanche, les données sont contradictoires concernant l'avantage d'un traitement quotidien par IPDE5 en postopératoire sur plusieurs mois. Cette rééducation passive, sans obligation en matière d'activité sexuelle, a pour but d'optimiser l'oxygénation des corps caverneux lors des érections nocturnes.

Les injections intra-caverneuses peuvent être très efficaces mais parfois mal tolérées.

D'après les experts, la rééducation érectile précoce avec des injections intra-caverneuses de PGE1dans la verge doit être proposée systématiquement chez les patients qui n'ont pas eu de préservation des bandelettes ou qui ont plus de 65 ans.

En France, le produit injecté est l'alprostadil (Edex, Caverject Dual).

Les injections intra-caverneuses d'alprostadil ont montré une certaine efficacité à long terme. Elles permettent d'améliorer la vascularisation pénienne et la fonction érectile basale. D'après les données de la littérature dans d'autres contextes que la prostatectomie radicale, il semble possible de récupérer des érections spontanées lorsqu'on fait régulièrement des IIC dans 2 à 37% des cas. Cependant, les effets à long terme des IIC restent mal connus et des douleurs post-injections ont été rapportées qui peuvent être assez importantes et gêner le processus de réhabilitation. « C'est un problème majeur », a commenté le Dr Yiou.

Ce problème ne touche néanmoins pas tous les patients puisqu'une étude chez des utilisateurs d'IIC pendant 35 mois montre qu'ils sont 70% à être satisfaits ou très satisfaits.

Dans les pays anglo-saxons, aux Etats-Unis notamment, l'injectable de référence est le Trimix® (Alprostadil 10 mg/ml + phentolamine 1 mg/ml + papaverine 30 mg/ml). En France, il n'a pas d'AMM dans cette indication.

Dans le cadre de la prostatectomie radicale, les injections de mélanges de substances vaso-actives de type Trimix® ont également montré leur efficacité : jusqu'à 52% de taux de récupération d'érections naturelles par rapport aux patients non traités.

Il existe à ce jour peu de données sur les associations de comprimés oraux et d'injections intra-caverneuses.

Le vacuum: un dispositif efficace mais, facilement abandonné.

L'érecteur à dépression (vacuum), un système de pompe qui provoque de manière mécanique l'afflux de sang dans la verge, permet d'améliorer la qualité des érections suite à une prostatectomie totale avec préservation nerveuse.

Le dispositif assez peu utilisé en France contrairement aux pays anglo-saxons. « Pourtant, il s'agit d'une option très intéressante qu'il faut peut-être proposer à tous les patients car elle ne coute pas grand-chose et qu'elle est assez efficace », indique le Dr Yiou.

La dernière étude randomisée publiée a montré que la réponse était autour de 92%. Le seul bémol est qu'à 18 mois, l'observance n'était que de 14 %. L'une des raisons est probablement que l'utilisation du dispositif nécessite une formation et la coopération de la partenaire.

Le renfort du sexologue.

En dehors des trois modes de traitements pour tenter d'améliorer les érections, il faut prendre en considération l'aspect psychologique du patient et lui proposer une consultation de sexologie. Sans surprise, plusieurs études ont montré que le risque de dépression est majoré de manière significative par le cancer et les troubles sexuels.

Parmi les problèmes fréquemment rencontrés : l'homme a souvent un sentiment de détresse dû à la dysfonction érectile renforcé par la maladie cancéreuse. Il peut souffrir d'une perte du sentiment d'identité virile. En outre, il a une perte des repères sexuels habituels (problèmes d'érection, éjaculation, douleurs, sensations de gland froid, impression de verge morte, diminuée de volume, d'un organe devenu régressif « urinaire »). Il peut en résulter une chute du désir du patient et de la partenaire.

En pratique, face au patient, il faut dresser le bilan des possibilités et des impossibilités en concertation avec l'urologue. Il faut savoir où en est la récupération, jusqu'où le patient est prêt à aller et le niveau d'implication de la partenaire. A partir de là, il est possible d'établir un programme de reprogrammation sexuelle dans sa globalité.

Très souvent, il faut travailler sur d'autres fonctions que l'érection et la libido. « On travaille souvent sur la libido mais pas souvent sur la fonction orgasmique. Or, les hommes qui ont essayé s'aperçoivent qu'ils peuvent avoir des orgasmes sans érection », rapporte le Dr Antoine Faix(Montpellier).

En conclusion, il souligne l'importance du suivi des patients et celle de redonner de l'espoir. « Il faut voir le patient très souvent, adapter, changer et tester différentes approches pour éviter les situations de rejet et pour qu'il trouve une forme de satisfaction. »

Références

  • Rabbani F, Stapleton AM, Kattan MW, Wheeler TM, Scardino PT. Factors predicting recovery of erections after radical prostatectomy. J Urol 2000;166:634
  • Quelle rééducation érectile après prostatectomie totale ? AFU. 20 novembre 2013.
  • Montorsi F, Guazzoni G, Strambi LF, Da Pozzo LF, Nava L, Barbieri L, et al. Recovery of spontaneous erectile function after nerve-sparing radical retropubic prostatectomy with and without early intracavernous injections of alprostadil: results of a prospective, randomized trial. J Urol 1997;158:1408-10.
  • Droupy S, Giuliano F, Costa P et les membres du comité d'andrologie de l'AFU. Rééducation érectile après prostatectomie totale. Progrès en urologie (2009) 19 Suppl. 4, S193-S197
  • Source:medscape.fr


    b126

    Violences envers les femmes : les étudiants en médecine veulent être formés d’urgence à la prise en charge.

    Confrontés aux violences à titre professionnel et personnel, les étudiants en médecine ont, plus que jamais, besoin d’être formés à cette problématique.
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    C’est ce que révèle une enquête nationale réalisée à l’initiative de l’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), l’Université Pierre et Marie Curie(UPMC-Paris 6) et la Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF)*.

    En France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son partenaire (ou ex-compagnon) et six femmes sur dix sont victimes de violences sexuelles au cours de leur vie. D’aprèsl’OMS, les femmes victimes de violences perdent entre 1 et 4 années de vie en bonne santé. Les autrescomorbidités fréquentes sont la prématurité des nouveaux nés, l’abus de substance psychoactives, la dépression et les problèmes gynécologiques.

    Consciente de ce problème, l’association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) a réalisé une enquête sur le thème - sous forme de questionnaire en ligne - auprès de ses adhérents. Le questionnaire a été envoyé par courriel à plus de 32 000 étudiants entre juin/juillet 2013 puis en septembre/octobre dernier. Les 1 472 étudiants en médecine qui ont accepté de participer, ont répondu à 54 questions regroupées en douze items.

    Jugement sévère.

    Les résultats présentés ce mercredi lors du colloque de la MIPROF montrent que plus de 80 % des étudiants déclarent ne pas avoir reçu de formation sur les violences sexuelles, physiques, verbales ou psychologiques. Pourtant, plus de la moitié d’entre eux affirment avoir été confrontée, durant leur stage, à des patients victimes de violences, notamment des femmes. Deux tiers d’entre eux, connaissent, par ailleurs, dans leur entourage, des victimes de violences.

    Plus de 60 % d’entre eux considèrent que la prise en charge des victimes de violences est inadaptée ou peu adaptée. Leur jugement est également sévère concernant, plus précisément, la prise en charge médicale des patients victimes de violence, des personnes de leur entourage ou d’eux-mêmes lorsqu’ils y ont été confrontés personnellement. En effet, 78 % estiment que la prise en charge médicale est peu ou pas adaptée.

    1er, 2e, 3e cycle et formation continue.

    En tant que médecin, il est, en effet, très difficile de comprendre les mécanismes des violences envers les femmes, d’en faire le repérage et de prendre en charge les victimes sans avoir été sensibilisé à cette problématique sensible et complexe. Ainsi, 95 % des étudiants confient être intéressés par une formation sur les violences pour mieux dépister et traiter leurs conséquences.

    Les résultats de cette enquête confortent ainsi la mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF)* sur la nécessité de la mise en place dans le cursus des études médicales d’un enseignement des violences en 1er, 2eet 3e cycles afin d’améliorer le repérage, la prise en charge et l’accompagnement des victimes. Une formation continue dédiée à cette thématique pour tous les professionnels de santé s’avère également indispensable.

    « La consultation médicale doit permettre de rompre le cycle de la violence. (…) J’ai proposé - dans le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes - que la formation initiale et continue des acteurs les plus confrontés aux violences intègre désormais une formation sur les violencesintrafamiliales, les violences faites aux femmes ainsi que les mécanismes d’emprise psychologique », souligne Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement.

    La MIPROF devrait, d’ailleurs, être en mesure - d’ici fin 2013 - de diffuser le cahier des charges d’un plan de formation interprofessionnel. « Les ressources pédagogiques que nous avons recensées seront rendues accessibles via un site internet dédié. Dès 2014, des outils pédagogiques très concrets (fiche, mémento, support audiovisuel…) seront réalisés pour toutes les professions », précise Najat Vallaud-Belkacem.

    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b125

    Pourquoi les hommes ont-ils un plus grand nez que les femmes ?

    On peut dire qu’ils ont eu du nez. Une étude confirme les intuitions des scientifiques : si les hommes ont un nez 10 % plus grand que celui des femmes, c’est parce qu’ils sont globalement plus musclés.
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    Et donc qu’ils ont besoin de davantage d’oxygène pour alimenter toute cette masse musculaire. Cela expliquerait également pourquoi les Néandertaliens avaient un organe nasal plus développé que le nôtre.

    Long et fin, court et épaté, les narines plus ou moins retroussées : au milieu de notre figure, le nez peut prendre de nombreuses formes. Mais il est une vérité le concernant : celui des hommes est plus long que celui des femmes. Pas étonnant, puisqu’il existe un dimorphisme entre les sexes et que globalement, la gent masculine surpasse en taille la gent féminine. Mais n’y aurait-il pas une explication plus pragmatique ?

    Les scientifiques pensent que oui. La théorie veut que pour des raisons énergétiques du fait d’une musculature plus imposante, les hommes aient des besoins en oxygène plus importants que les femmes, et qu’un nez plus large permette donc un apport plus fourni. Si cette hypothèse paraît logique sur le papier, elle demande quand même à être vérifiée.

    Nathan Holton, chercheur à l’université de l’Iowa (États-Unis), vient d’apporter de nouveaux éléments qui renforcent cette proposition, à travers une publication dans l’American Journal of Physical Anthropology. S’il reste à obtenir des confirmations notamment pour généraliser les données, les pièces apportées semblent assez convaincantes.

    La musculature sculpte le nez.

    Cette étude repose sur le suivi de 38 enfants de 3 ans jusqu’à 20 ans et plus, parmi lesquels 18 filles et 20 garçons, tous d’ascendance européenne. De nombreuses mesures concernant leur taille globale, la longueur de leur nez, leur métabolisme au repos ou encore leur consommation d’oxygène ont été effectuées à intervalles réguliers. Pour des résultats sans appel.

    Jusqu’à l’âge moyen de 11 ans, les scientifiques n’observent aucune différence dans la longueur du nez chez les garçons et les filles. Mais avec la puberté, les premières divergences apparaissent. À cet âge, les jeunes adolescents commencent à développer tout doucement leur masse musculaire puis à gagner en taille, tandis que les filles prennent davantage de masse grasse. En parallèle, les organismes masculins deviennent plus dispendieux en énergie, et exigent donc davantage d’oxygène pour entretenir et développer ces muscles. Et, sans grande surprise, leur nez s’allonge également plus que celui des femmes, de l’ordre de 10 % en moyenne. N’y voyez pas là les signes d’une plus grande aptitude au mensonge : seulement une adaptation morphologique aux exigences physiologiques.

    Même à taille du corps égale, les hommes ont toujours un plus grand organe nasal. Plutôt que de le définir comme une simple composante inhérente à notre visage, les auteurs préfèrent décrire notre nez comme une excroissance pulmonaire.

    Un nez qui en dit long sur notre passé.

    Cette première phase ne concerne qu’un faible nombre d’individus qui, en plus, sont tous liés à une même région géographique. Pour généraliser, il faudrait donc reproduire une telle expérience, mais avec différentes populations du monde entier. Cependant, les chercheurs supposent que les conclusions seront identiques.

    Si ces résultats sont généralisés, ils permettront alors d’expliquer pourquoi certains de nos plus proches cousins disparus, comme les Hommes de Néandertal, disposaient d’un nez semble-t-il plus imposant que le nôtre. Les fossiles retrouvés suggèrent qu’ils possédaient également une cage thoracique, des poumons et une musculature plus importants que chez nous. Il serait donc logique qu’ils aient disposé de plus grandes entrées pour remplir et oxygéner tout cela.

    Source:futura-sciences.com


    b124

    La guerre du prépuce n’aura pas lieu.

    « L'institution ne remettra pas en cause la circoncision », indique finalement dans un communiqué à l'AFP, le rabbin Moché Lewin, directeur de la conférence des rabbins européens, citant le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjoern Jagland.
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    Nous vous informions il y a quelques semaines (Circoncision rituelle : le débat relancé par le Conseil de l’Europe) de la résolution du Conseil de l’Europe qui appelait à lancer un débat public « y compris un dialogue interculturel et interreligieux, visant à parvenir à un large consensus sur les droits des enfants contre les atteintes à leur intégrité physique selon les normes des droits de l’homme » et à « adopter des dispositions juridiques spécifiques visant à assurer que certaines opérations et pratiques ne soient pas effectuées avant que l’enfant ne soit assez âgé pour être consulté ».

    Cela avait provoqué un vif émoi parmi les autorités religieuses juives et musulmanes qui en avaient appelé aux dirigeants politiques pour qu’ils se désolidarisent de cet avis et protègent cette tradition millénaire.

    « L'institution ne remettra pas en cause la circoncision », indique finalement dans un communiqué à l'AFP, le rabbin Moché Lewin, directeur de la conférence des rabbins européens, citant le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjoern Jagland.

    M. Jagland, secrétaire général du Conseil de l’Europe, avait déjà pris ses distances vis-à-vis de cette résolution et il s’est en effet voulu rassurant lundi soir à Berlin dans un discours à la 28e convention de la conférence des rabbins européens.

    « Je voudrais dire une chose sans équivoque de manière claire pour vous, ici et maintenant, en aucun cas le Conseil de l'Europe ne veut interdire la pratique de la circoncision ».

    Selon le rabbin Lewin, toujours dans son communiqué à l’AFP, M. Jagland aurait également « rejeté l'idée que la circoncision pourrait être comparée à l'excision et a décrit l'importance de protéger cette pratique comme un impératif moral ».

    Frédéric Haroche

    Source:jim.fr


    b123

    Google lutte contre la pédopornographie.

    Le PDG de Google Eric Schmidt a annoncé la mise au point d'une nouvelle technologie qui permettra au groupe de bloquer un grand nombre de recherches de pornographie pédophile sur internet, dans un article publié lundi par le quotidien britannique Daily Mail.
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    Selon le PDG du géant d'internet, la pornographie pédophile sera expurgée des résultats de plus de 100.000 types de recherches, grâce à cette nouvelle technologie. Les restrictions s'appliqueront dans un premier temps aux pays de langue anglaise, mais s'étendront dans les six mois au reste du monde et à 158 autres langues.

    L'annonce est faite juste avant le Sommet sur la sécurité d'internet qui se tiendra lundi dans les bureaux du Premier ministre David Cameron à Downing Street, et qui réunira Google, Microsoft et d'autres firmes d'internet. En juillet, M. Cameron avait demandé plus d'efficacité aux moteurs de recherche pour empêcher les internautes d'avoir accès à des images illégales.

    Selon Eric Schmidt, "sans doute la société n'arrivera jamais à éliminer une telle dépravation, mais nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les enfants du mal". Dans sa communication au journal, il indique qu'au cours des trois derniers mois, Google a mobilisé plus de 200 salariés sur le développement d'une nouvelle technologie pour maîtriser le problème.

    "Nous avons réglé Google Search avec précision pour empêcher de faire apparaître dans nos résultats les liens avec les abus sexuels infligés aux enfants", écrit-il. "Même si aucun algorithme n'est parfait, - et Google ne peut pas empêcher des pédophiles d'ajouter de nouvelles images sur le web -, les changements obtenus ont permis de nettoyer les résultats de plus de 100.000 demandes potentiellement liées à des abus sexuels d'enfants", a écrit le PDG. "Bientôt, nous allons étendre ces innovations à plus de 150 langues, de telle sorte que leur impact sera vraiment mondial", a-t-il ajouté.

    Eric Schmidt indique que des avertissements de Google figuraient maintenant en tête des résultats pour plus de 13.000 recherches. Ces alertes indiquent clairement que l'abus sexuel des enfants est illégal et donnent des conseils et des adresses pour obtenir une aide. Il a également annoncé que Google avait développé une technologie qui permettait de taguer les vidéos illégales de telle sorte que toutes les copies dupliquées puissent être retirées d'internet.

    Source:lefigaro.fr


    b122

    Les actes de chirurgie génitale esthétique en hausse.

    Le service de santé britannique, le NHS, lance une alerte concernant les chirurgies génitales esthétiques qui touchent particulièrement les adolescentes.
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    Entre 2008 et 2012, 266 réductions des lèvres ont été effectuées chez des jeunes filles de moins de 14 ans selon les statistiques officielles.

    Tous âges confondus, ce sont 2 000 opérations de ce type qui ont été réalisées en 2010. Au cours de la dernière décennie, le nombre de réductions labiales relevées par le NHS a quintuplé. Selon un rapport du Comité éthique du Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG), ce pourrait n’être que la face émergée de l’iceberg : les cliniques privées ne sont pas incluses dans ces statistiques.

    Une réduction labiale, l’opération la plus courante, est possible pour les femmes qui ont des problèmes d’hygiène, lors de relations sexuelles ou au cours d’une activité physique. Mais dans la plupart des cas, les patientes évoquent des motifs esthétiques selon le rapport du RCOG. Pourtant, les risques à court terme, saignements et infections vaginales, sont bien présents.

    Le RCOG évoque les ravages de la pop culture et de la pornographie. Elles offrent une image distordue du corps de la femme, sans aucune prise en compte des variations qu’offre la nature. La majorité des femmes souhaite être opérée à cause de ces représentations, souligne le Comité éthique. Mais la publicité n’est pas épargnée non plus. Les cliniques privées encouragent les femmes à se faire opérer pour des motifs esthétiques. L’Association britannique des chirurgiens plastiques, reconstructeurs et esthétiques pointe une mauvaise réglementation en la matière. "Nous souhaitons une régulation centrale plus stricte et plus ferme des opérations esthétiques pour aider à freiner quiconque pratique ces opérations sans nécessité et sans considération pour la patiente" affirme Tim Goodacre, directeur du département des normes professionnelles. "Nous utilisons des restrictions strictes avec l’objectif ferme de limiter tout autre matériel que celui destiné à l’information. Les publicités qui pourraient être considérées comme persuasives devraient être interdites".

    Source:egora.fr


    b121

    Le temple du préservatif ouvre à Paris.

    “Le roi de la capote”, connu sur Internet vient d'ouvrir une boutique dans le 11e arrondissement de Paris. Ici on trouve de tout, à tous les goûts et de toutes les tailles.
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    La boutique du roi de la capote ressemble davantage à une pharmacie qu'à un sex shop. "Je voulais à tout prix éviter de faire quelque chose de glauque, qui empêche les gens de rentrer, explique le gérant, Marc Pointel.Le préservatif est un produit de santé publique". Voilà huit ans que cet entrepreneur a monté le site Internet du Roi de la Capote, qui propose en ligne, des centaines de modèles de préservatifs. "Depuis le début, je voulais monter une boutique, explique-t-il. Restait à convaincre les investisseurs". Aujourd'hui, il vend 1,5 million de préservatifs par an et se lance dans le 11e arrondissement de Paris.

    À côté des traditionnels XXL ou "nervurés", on trouve aussi des produits plus insolites, comme ces préservatifs verts fluorescents ("un carton" selon le gérant), d'autres aux goûts exotiques ou des marques qui proposent plus de 95 tailles différentes.

    Source:egora.fr/


    b120

    Peut-on être un bon médecin sans avoir lu La Princesse de Clèves ?

    Lire c’est mieux comprendre les autres. Céline, Renaudot et Rabelais diraient-ils le contraire ? La revue Science le démontre, Mme de La Fayette le prouve. Marie Darrieussecq et Alain Finkielkraut (sans oublier Philippe Sollers) nous le laissent entendre.
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    « Lire Tolstoï ou réviser la patho ? ». C’est le titre d’un petit papier titillant signé Alexandre Mauron et publié il y a peu dans l’excellente Revue Médicale Suisse. En substance ce confrère genevois rapporte la découverte de deux chercheurs de la New School of Social Research de New York. Ces derniers viennent de publier (1) dans la revue Science une étude de psychologie expérimentale sur les effets de la lecture d’œuvres de fiction sur la «théorie de l’esprit» : sur la capacité de « comprendre » les états mentaux d’autrui. « Cette aptitude se décline selon deux dimensions. L’une, cognitive, porte sur les croyances, tandis que la seconde se réfère à l’aptitude à déchiffrer les émotions d’autres que soi-même, aptitude qui représente un ingrédient nécessaire de l’empathie. »

    Lire des extraits de fiction littéraire.

    « Ces aptitudes sont mesurables par divers tests dûment validés, car l’étude de la théorie de l’esprit et de son émergence au cours du développement de l’enfant est un thème de recherche déjà ancien, explique Alexandre Mauron. Les volontaires de Comer-Kidd et Castano devaient lire des extraits de fictions littéraires contemporaines «de qualité», des extraits de best-sellers «populaires» ou encore des textes non fictionnels. »

    Mais encore ? C’est assez simple et rassurant : les résultats montrent que la fiction littéraire augmente les capacités relevant de la théorie de l’esprit, contrairement aux fictions populaires ou aux textes factuels. Hypothèse explicative proposée par les chercheurs : la fiction littéraire entraîne ces aptitudes en mettant le lecteur en situation de déchiffrer la vie mentale de personnages qui ont de « l’épaisseur » et de la « complexité » : «la fiction changerait la manière dont les gens pensent à autrui, pas seulement ce qu’ils en pensent». Ce rôle serait plus actif et créatif s’agissant de textes littéraires que d’extraits de best-sellers dont les situations et les personnages plus convenus et prévisibles.

    Chirurgie, pathologie et empathie.

    Alexandre Mauron confie aux lecteurs de la Revue Médicale Suisse qu’une telle recherche a éveillé son intérêt du fait de son implication dans l’éducation médicale « au titre de disciplines un peu spéciales, un peu plus difficiles à mettre au programme que la pathologie ou la chirurgie ». L’usage de la fiction littéraire dans l’enseignement aux étudiants en médecine est un aspect central des medical humanities.

    Répugnance.

    Y a-t-il dès lors une convergence possible ? Certes, des objections viennent immédiatement à l’esprit. « Il y a quelque répugnance à traiter les productions de la culture de manière platement instrumentale, comme une simple gymnastique utilitaire. Il serait désolant de faire entrer les medical humanities dans le moule d’une éducation médicale encore trop marquée par la dictature des objectifs pédagogiques saucissonnés et évaluables. »

    Dressage des futurs médecins.

    Mais le message de Comer-Kidd et Castano est plus subtil. L’effet qu’ils observent, ils le rattachent au rôle de co-créateur du texte littéraire qu’est celui du lecteur. La fiction exigeante mobilise le lecteur comme personne totale, avec son imaginaire, sa curiosité, son ouverture au plaisir. Or malgré des progrès importants, l’éducation médicale présente encore des aspects de dressage fragmenté et dépersonnalisant. C’est dire l’importance pour ceux d’entre nous qui enseignons les disciplines relevant des sciences humaines en médecine de leur conserver leur potentiel de subversion bienveillante.

    Sadisme aveugle.

    Comment mieux dire tout cela ? Et comment mieux dire ici l’étendue le désert français ? Qui dira à quel point le « dressage fragmenté et dépersonnalisant » a, depuis quarante ans, été développé avec un sadisme aveugle dans les facultés de médecine françaises ? Sciences humaines ou pas. Mieux : parfois même grâce » aux « sciences humaines ». Sans que personne ne sache pourquoi.

    Peut-être y a-t-il ici ou là quelques exceptions (2). Elles ne se font guère connaître. Faire bouger tout cela ? Cela réclame quelques passions pour l’histoire de l’enseignement de la médecine, sujet que traite excellemment le Pr Patrick Berche dans son dernier ouvrage paru aux éditions Decis. Pourquoi ne pas enseigner aux futurs médecins dans quels sentiers ils posent le pied ? Que tout a donc commencé avec le centaure Chiron. Chiron fils de Cronos. Chiron qui dit tout à Asclépios. Asclepios qui tenta de ressusciter les morts et dont nous, médecins, ne nous sommes jamais remis ?

    Imparfaits du subjonctif.

    Un livre avec de l’épaisseur, de la complexité, de la beauté, de l’amour et des imparfaits du subjonctifs comme s’il en pleuvait ? Il en est un qui trouva récemment une nouvelle gloire grâce au précédent président de la République. Il a été publié il y a 335 ans précisément. Sans nom d’auteur. Les spécialistes nous disent qu’il marque la naissance du « roman moderne ». Ils nous disent encore que Madame de Lafayette a voulu ici décrypter les émotions de ses personnages, nous faire entrevoir leur intimité, à travers le récit d’une histoire d’amour qui traverse encore les siècles.

    Deux soupirants, aucun élu.

    De fait la trame est éternelle pour une action qui a pour cadre la cour de France sous le règne d’Henri II. Souvenons-nous. Une jeune fille, Mlle de Chartres, épouse à seize ans (sans en être amoureuse) le Prince de Clèves (qui, lui, l’aime passionnément). Ce mariage (de raison) n’empêchera nullement la nouvelle Princesse de nourrir « un attachement très particulier » envers un autre homme : le duc de Nemours (qui l’aimera plus passionnément encore). Coup de foudre coupable.

    Spoilons : Elle se refusera aux deux. La suite est tragique comme peut l’être le subjonctif, la perversité, le sadisme, l’asexualité voire l’hystérie inversée.

    Ecoutez ces 43 minutes.

    Vous en doutez ? Et vous doutez que la lecture de La Princesse de Clèves n’aiderait pas à mieux comprendre celles et ceux qui se confient à vous ? Ne répondez surtout pas.

    Ecoutez ceci (avec les voix de Marie Darrieussecq et Alain Finkielkraut (archive INA) – Dorothée Mields (soprano) chante « Air de Beltsazer » de Telemann et James Bowman (haute-contre) chante « O mort, berce-moi » (anonyme anglais du XVème siècle).

    Cela ne pourra vous faire de mal. C’est un livre éternel et pourrait peut-être même, qui sait, faire du bien à votre patientèle.

    Références:

    1. Comer Kidd D, Castano E. Reading literary fiction improves theory of mind. Science, prépublication en ligne www.sciencemag.org/content/early/2013/10/02/science.1239918.full
    2. On trouvera ici la proposition d’un enseignement de « médecine narrative » de l’Université Paris-Descartes (formation de médecins à la compétence narrative pour développer : leur capacité d’écoute et améliorer la relation médecin malade ; leur réflexion sur leur pratique professionnelle ( formation pédagogique à l’animation d’ateliers de lecture et d’écriture réflexive). On trouvera ici l’offre de la Colombia University et le programme de son master.
    Source:blog.ehesp.fr


    b119

    Contraception : les Egyptiens avaient tout inventé.

    De la grenade comme contraceptif oral, des préservatifs faits de lin, des spermicides à base de bouse de crocodile… Plusieurs siècles avant l’arrivée de notre pilule, les Egyptiens de l’antiquité avaient déjà à leur disposition de nombreux outils pour contrôler les naissances.
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    Et ils ont même inventé le tout premier test de grossesse naturel qui, en plus, permettait de dévoiler le sexe du bébé ! Soucieux d’en savoir plus sur les pratiques intimes des Egyptiens, un groupe de chercheurs, menés par Lana Williams, chercheuse à l’Université de Floride, sont allés fouiller du côté d’un cimetière de l’oasis de Dakhla, à plus de 700 km au sud-ouest du Caire. Ils ont sorti du sol, près de 800 sépultures. Ils ont estimé l’âge des individus au moment de leur mort. Ils ont également pu déduire le mois du décès. Et au cours des fouilles, les chercheurs ont identifié 124 bébés, dont le décès serait intervenu entre 18 et 45 semaines après leur conception.

    L'été, saison des amours.

    Les résultats des recherches, publiés dans la revue Live Science, ont révélé que la très grande majorité des naissances avaient lieu en mars - avril. Ce qui signifie que les enfants sont majoritairement conçus en juillet – août, ce qui est une spécificité des Égyptiens, étant donné qu’ailleurs, les grosses chaleurs ont plutôt tendance à atténuer la libido et même le nombre de spermatozoïdes.

    Parmi les pistes explorées pour expliquer ce phénomène: la croyance de fertilité imputée au Nil. Les habitants de l’oasis de Dakhla pensaient que la crue subite du Nil qui avait lieu tous les étés était la clé de la fertilité de leurs terres. Toujours est-il que la découverte d’une “saison des amours” chez les Egyptiens, prouve, selon la chercheuse, qu’ils avaient bien recours à la contraception le reste de l’année.

    En réalité, seules quelques Egyptiennes utilisaient les moyens contraceptifs. Il s’agissait des prostituées ou des filles non-mariées qui voulaient éviter un scandale. Les contraceptifs étaient aussi préconisés pour des raisons médicales, quand l’état de santé ou psychique d’une femme rendrait une grossesse trop dangereuse.

    Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, les femmes avaient l’embarras du choix pour maitriser leur corps.

    Préservatifs à partir de membranes intestinales de moutons.

    Le plus courant était certainement le préservatif. On en trouve les premières traces entre 1350 et 1200. Le préservatif était alors composé de lin coloré, trempé dans l’huile d’olive. On sait qu’ils étaient utilisés sur les momies par les embaumeurs, mais nous ne savons pas si c’était pour des raisons sacrées ou sexuelles... On a aussi connaissance de préservatifs fabriqués à partir de membranes intestinales de moutons, ils étaient surtout utilisés contre les maladies infectieuses.

    Des graines de grenades, réduites en poudre, faisaient également partie de l’attirail contraceptif des Egyptiennes. Car les médecins de l’époque, à qui on doit de nombreuses découvertes utiles à la médecine moderne, semblaient avoir compris que les œstrogènes, permettaient d’empêcher le développement du fœtus. Et justement, le fruit du grenadier contient un œstrogène naturel.

    Cependant, la plupart des contraceptifs étaient visiblement utilisés en application locale. On retrouve plusieurs textes anciens, des papyrus, qui prouvent à quel point la connaissance des Egyptiens en pharmacopée était élaborée. Un papyrus évoque un mélange d’“épines d'acacia finement broyées, mélangées à des dattes et du miel et étendues sur un tampon de fibre introduit profondément dans le vagin.” La fermentation des épines d’acacia permet de dégager un acide lactique, qui est aujourd’hui un des composants de certains spermicides modernes.

    Si l’orge poussait, cela signifiait que l’enfant serait un garçon.

    Un autre texte, vieux de 3 800 ans, détaille une autre recette à base de bouse de crocodiles ou d’éléphants fermentées, mélangées à des dattes ou du miel. Une mixture qui permettrait de tuer les spermatozoïdes. Efficace ? “Une solution à base de bouse de crocodile dans le corps de la femme peut probablement dissuader l‘homme et de fait, être en soi un moyen de contraception”, explique la chercheuse Lana Williams. Elle note toutefois qu’il y a certainement, dans la bouse de crocodile, des propriétés contraceptives. “C’est très intéressant d’observer les ingrédients de plus près. L’acidité contenue dans la bouse de crocodile et les propriétés antibactériennes du miel, peuvent en effet agir comme un spermicide.”

    Il y a une autre innovation que l’on doit aux Egyptiennes : le test de grossesse. Dans Le fabuleux héritage de l’Egypte, l’égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt raconte que les femmes humectaient chaque jour un échantillon d’orge et d’amidonnier avec leur urine. Si l’orge poussait, cela signifiait que l’enfant serait un garçon. Et si l’amidonnier poussait, ce serait une fille. Si aucun des deux ne poussait, cela voulait dire que la femme n’était pas enceinte. L’efficacité de ce test a été confirmée par la science moderne. L’urine des femmes qui ne sont pas enceintes empêche en effet l’orge de pousser…

    Source:egora.fr


    b118

    Pilule du lendemain : hausse fulgurante chez les ados.

    Dans son étude sur le “Portrait social de la France” que vient de publier l’Insee, les adolescentes seraient parmi les principales utilisatrices de ce type de pilule.
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    Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain seraient vendues chaque année, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé. Les adolescentes sont 4 fois plus nombreuses qu’il y a 10 ans à utiliser cette contraception d’urgence, selon l'Insee.

    Dans son étude sur le “Portrait social de la France” que vient de publier l’Insee, les adolescentes seraient parmi les principales utilisatrices de ce type de pilule. Elles seraient en effet quatre fois plus nombreuses qu’il y a dix ans à utiliser cette contraception d’urgence. En 2000, 12 % des adolescentes âgées de 15 à 19 ans et 16 % des 20-24 ans avaient déjà eu recours au moins une fois à la pilule du lendemain. En 2010, elles sont respectivement 42 % et 43 %. L’accès gratuit et sans ordonnance pour les mineures depuis 2002 pourrait en partie expliquer cette hausse.

    Cette vente de pilule du lendemain pourrait par ailleurs être l’un des explications de la stabilité du nombre d'IVG en France.

    Source:egora.fr/


    b117

    La substitution en testostérone majore les événements cardiovasculaires.

    Une étude américaine montre que le traitement par testostérone est associé à une augmentation de près de 30% du risque de décès, infarctus du myocarde et AVC ischémique.
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    La substitution androgénique par testostérone est associée à un risque accru de décès, d'infarctus du myocarde et d'AVC ischémique selon une nouvelle étude. Ce risque est d'environ 30% supérieur chez les hommes traités par testostérone par rapport à ceux qui ne le sont pas, selon la cohorte des patients d'anciens combattants (Veterans Affairs) ayant subi une coronarographie [1].

    Une population avec de nombreuses comorbidités

    Publiée dans le JAMA, l'étude a inclus 8709 hommes avec des taux de testostérone bas (< 300 ng/dL) ayant subi une coronarographie entre 2005 et 2011, dont 1223 ont reçu un traitement substitutif par testostérone. Les participants à l'étude avaient un taux élevé de comorbidités, 20 % avec des antécédents d'infarctus du myocarde, 50 % étaient diabétiques et plus de 80% présentaient une pathologie coronarienne. L'âge moyen dans le groupe sans testostérone était de 63,8 ans (vs 60,3 ans dans le groupe avec testostérone).

    Après un suivi de 27 mois, 748 personnes sont décédées, 443 d'un infarctus du myocarde et 519 d'un AVC. Si l'on s'intéresse au critère primaire combiné de l'étude qui comprend les décès, les infarctus du myocarde et les AVC ischémiques, les résultats étaient les suivants :

    Résultats sur le taux absolu d'évènement en fonction de la durée du suivi :

    Résultats à

    Groupe sans testostérone

    Groupe avec testostérone

    Différence des risques

    1 an

    10,1 %

    11,3 %

    1,3 % (IC 95%, -7,1% à 9,7%)

    2 ans

    15,4 %

    18,5 %

    3,1 % (IC 95%, -4,9% à 11,0%)

    3 ans

    19,9 %

    25,7 %

    5,8 % (IC 95%, -1,4% à 13,1%)



    Au final, le traitement par testostérone a été associé à une augmentation de 29% (p = 0,02) de décès, infarctus du myocarde ou AVC ischémique, sans modification du risque après ajustement sur la présence d'une pathologie coronarienne (certifiée par coronarographie, avec ou sans revascularisation).

    L'étude n'a pas mis en évidence de différence significative, à 1 et 2 ans entre les 2 groupes, en matière de pression artérielle systolique, de taux de LDL, d'utilisation des bêtabloquants ou de statines.

    Des résultats divergents

    Jusqu'à présent, les études portant sur les effets CV de la testostérone avaient montré des résultats divergents. Si certaines allaient dans le sens d'une amélioration des facteurs de risque ou de critères intermédiaires cardiaques, il s'agissait toujours d'essais de petites tailles, de durées variables et ayant enrôlé des patients d'âges variés, précisent les auteurs. D'autres, en revanche, étaient plus alarmantes. On se souvient de l'étude Testosterone in Older Men with Mobility Limitations (TOM), chez des hommes de plus de 65 ans à mobilité réduite (74 ans de moyenne d'âge), et qui avait dû être arrêtée en raison d'effets secondaires cardiovasculaires [2].

    Cette étude est donc la première, selon les auteurs, à suggérer que le traitement par testostérone puisse augmenter les événements cardiovasculaires alors que les risques évoqués avec la testostérone portent généralement sur la possibilité d'induire un cancer de la prostate.

    Prudence de rigueur

    Dans un éditorial, le Dr Anne Cappola (endocrinologue, école de médecine de l'Université de Pennsylvanie) se demande si « ces résultats sont généralisables à toute la population d'hommes prenant de la testostérone » [3]? Une question d'autant plus importante que la testostérone est disponible et prescrite à environ 2,9 % des américains de plus de 40 ans dans 3 cas : déficit en testostérone, stratégie antivieillissement ou encore « boost » sur le plan physique. Des chiffres, il va sans dire, sans commune mesure avec la France, où la prescription de testostérone en cas de déficit lié à l'âge, reste marginale.

    De plus amples informations sur les effets cardiovasculaires potentiels de la testostérone sont attendus avec l'étude randomisée Testosterone Trial in Older Men (NCT00799617) qui a inclus plus de 800 hommes âgés de 65 ans et plus, suivis pendant 1 an. Bien que l'étude n'ait pas été configurée spécifiquement pour étudier les évènements CV, elle devrait fournir des pistes, indique le Dr Anne Cappola dans son éditorial. Restera la question du risque sur le long terme. « Etant donné le volume de prescriptions et le marketing agressif des firmes commercialisant la testostérone, les médecins et les patients devraient se méfier », insiste l'éditorialiste. Selon elle, « les preuves de plus en plus flagrantes du risque CV lié à l'utilisation de testostérone, et auxquelles contribue cette nouvelle publication, doivent inciter à la prudence. »

    Ce sujet a fait l'objet d'une publication sur Medscape.com

    L'étude a été financée par des fonds venant du ministère des anciens combattants (Veterans Affairs). Les auteurs n'ont pas rapporté de liens d'intérêt. Le Dr Cappola a mentionné des participations à un programme de FMC sponsorisé par Abbott et à un groupe de gestion de données pour BioSante Pharmaceuticals.

    Références :
    1. Vigen R, O'Donnell, Baron AE, et al. Association of testosterone therapy with mortality, myocardial infarction, and stroke in men with low testosterone levels. JAMA 2013; 310:1829-1835.
    2. Basaria S., Coviello A.D., Travison T.G. Adverse Events Associated with Testosterone Administration. N Engl J Med. Published online June 30, 2010.
    3. Cappola AR. Testosterone therapy and risk of cardiovascular disease in men. JAMA 2013; 310:1805-1806.


    Source:medscape.fr


    b116

    Guinée : 500 exciseuses abandonnent le “couteau”.

    500 exciseuses viennent de décider de ne plus jamais pratiquer l’excision génitale dans la région de N'Zérékoré, située à plus de 1 000 km de la capitale Conakry.
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    Un petit pas dans le monde, un grand pas pour les Guinéennes. 500 exciseuses viennent de décider de ne plus jamais pratiquer l’excision génitale dans la région de N'Zérékoré, située à plus de 1 000 km de Conakry. L’abandon du « couteau », comme on dit là-bas, est le résultat inédit d‘une longue campagne de sensibilisation et d’information sur les dangers liés à cette pratique, a indiqué la télévision nationale guinéenne. Durant plus d’un an, le gouvernement, à travers le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique associé aux organisations non gouvernementales du pays, a enclenché une véritable bataille contre l'excision. En tentant d’expliquer, dans chaque village, l’impact négatif de cette « mutilation arriérée », l’État a souhaité sensibiliser, en priorité, les mères de jeunes filles. Elles sont, dans la plupart des cas, à l’origine de l’opération. Le but était de les « toucher » en leur rappelant les douleurs qui suivent l’excision en tant que telle, mais aussi celles subies par la suite telles que les saignements permanents lors des rapports sexuels ou encore la « déchirure vaginale » lors de la mise au monde. Compte tenu du poids de la religion et de la tradition en Guinée, le geste des exciseuses constitue un symbole fort.

    En Guinée, un grand nombre de femmes souffrent de complications obstétricales, liées aux mutilations, depuis leur plus jeune âge. Les statistiques de l'ONU indiquent que 8 millions de femmes sont victimes dans le monde de problèmes liés à la grossesse, et que 500.000 en décèdent chaque année en Afrique, dont la plupart en Guinée... L’objectif affiché pour le gouvernement guinéen est à présent de parvenir à atteindre le taux de 500 décès seulement pour 100.000 accouchements à l'horizon 2015.

    Source:madame.lefigaro.fr


    b115

    Moins de 30 % d’épisiotomies : objectif atteint !

    L'objectif d'abaisser à 30% le taux d'épisiotomie en France a été atteint. C’est l’enquête Ciane (Collectif interassociatif sur la naissance), lancée en février 2012, qui vient de l’annoncer.
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    Cette réussite permet d’accéder au seuil visé dans les recommandations du Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF).

    La pratique systématique de l'épisiotomie pour les accouchements par voie basse a été remise en question dans les années 1990, mais en France encore 47% des accouchements par voie basse étaient accompagnés de ce geste en 2002-03, rappelle le Ciane. Le CNGOF a pris acte, dans ses recommandations de 2005, de l'absence d'indication prouvée à l'épisiotomie systématique et a fixé un objectif national de 30% pour ce geste.

    Le Ciane a lancé en février 2012 une enquête permanente par internet sur le déroulement des accouchements et la manière dont le vivent les femmes, permettant de suivre l'évolution des pratiques. Cette nouvelle analyse consacrée à l'épisiotomie, publiée lundi, concerne 9 783 accouchements par voie basse en milieu hospitalier, dont 3 000 ont eu lieu entre 2005 et 2009 et 6 260 entre 2010 et 2013.

    Les résultats de l’étude portant sur 9 738 accouchements par voie basse en milieu hospitalier montrent qu'entre 2010 et 2013, le taux d'épisiotomie est tombé à 36%, et atteint 30% après redressement - prenant en compte le fait que la proportion de primipares est plus importante dans l'échantillon du Ciane que dans la population générale.

    Néanmoins, des disparités importantes sont encore constatées, entre primipares et multipares, mais aussi entre établissements. Ainsi, pour un premier accouchement, le taux d'épisiotomie entre 2010 et 2013 est de 47%, contre 16% chez les multipares.

    Ce sont les extractions instrumentales qui s'accompagnent le plus d'épisiotomies mais cette proportion est aussi en baisse depuis 2005: de 90% des accouchements avec extraction instrumentale avant 2005, le taux d'épisiotomie est passé à 75% en 2005-09 et à 69% en 2010-13. Cette évolution répond aussi à une recommandation du CNGOF sur le fait que les forceps n'impliquent pas forcément une épisiotomie, souligne le Ciane.

    Malgré ces améliorations, l'enquête montre que 85% des épisiotomies ont été réalisées sans demande de consentement. Ce taux ne s'améliore pas au fil du temps, puisqu'il était de 88% avant 2005, 84% entre 2005 et 2009 et 85% entre 2010 et 2013.

    Source: egora.fr


    b114

    Bienvenue sur les marchés parallèles du sperme.

    Les donneurs de sperme se font de plus en plus rares en France, alimentant un "marché parallèle", unique solution pour les couples homosexuels.
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    La France manque de donneurs de sperme. C'est aussi simple que ça. Entre 2009 et 2012, leur nombre a presque chuté de moitié, passant de 400 à 233. Une baisse qui inquiète les centres d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humain (Cecos), qui fêtent cette année leurs quarante ans. Contacté par Le Point.fr, le professeur Louis Bujan, président de la confédération des Cecos, pointe du doigt "l'absence de campagnes de publicité à grande échelle." Autre cause, selon lui, le retour sur le devant de la scène politique "du débat sur les lois de bioéthique, et notamment sur la levée de l'anonymat des donneurs." Ce qui en inquiète plus d'un, assure le médecin. Enfin, le rôle joué par la légalisation du mariage gay n'est pas à minimiser. "Plusieurs patients nous ont contactés pour s'opposer à ce que leur don aille à des couples homosexuels", reconnaît-il. Un don pourtant toujours impossible.

    Source:lepoint.fr


    b113

    Faire l’amour est-il un sport efficace ?

    Cinq chercheurs québécois se sont demandé si faire l’amour pouvait être considéré comme un sport, au même titre que la course à pied. Le résultat de leur étude a été publié dans la revue Plos One.
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    Affublés d'un système de mesure standardisé attaché au bras, les 21 couples hétérosexuels participants (de 19 à 25 ans, "francophones et caucasiens", ces deux derniers points faisant explicitement partie des critères d’inclusion de l’étude) ont tout d'abord effectué 30 minutes de course sur tapis roulant, en laboratoire. Puis ils sont repartis, avec pour mission de ne revenir que lorsqu'ils auraient fait quatre fois l'amour. Interdiction formelle leur a été faite de s’adonner aux plaisirs de la chair sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool, ou après prise de médicaments destinés à traiter les dysfonctions érectiles.

    Après analyse du système de mesure, les chercheurs ont constaté que la durée minimum d’une relation sexuelle était 10 minutes et que la durée maximum était de 57 minutes. En moyenne, les couples ont passé 24,7 minutes (avec une marge d’incertitude de 12 minutes) à faire l’amour.

    Les scientifiques québécois ont alors comparé les dépenses d’énergie associées à ces "siestes sportives" avec les mesures de référence "sur tapis roulant". Bilan : la course à pied fait dépenser 9,2 kilocalories par minute pour les hommes et 7,1 kilocalories par minute pour les femmes tandis que l'activité sexuelle ne permet de perdre que 4,2 kCal/min pour les hommes et 3,1 kCal/min pour les femmes.

    Source:egora.fr



    Octobre 2013

    b112

    Col de l'utérus et prostate : les couacs du dépistage.

    Alors que le dépistage du cancer du col reste insuffisant, celui du cancer de la prostate déconseillé par les pouvoirs publics, se porte au mieux. Le cancer du col est la première cause de mortalité par cancer chez la femme dans les pays en voie de développement et le deuxième cancer féminin dans le monde.
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    "En France, grâce au dépistage par frottis, qui divise par dix son incidence, il n’arrive qu’au neuvième rang des cancers féminins", a rappelé le Dr Xavier Carcopino (CHU de Marseille), au cours de la conférence de presse de présentation des Journées internationales de biologie, qui se dérouleront du 13 au 15 novembre prochain au Cnit Paris-La Défense.

    Et pourtant ce dépistage est encore loin d’être optimal puisque le taux de couverture reste inférieur à 60 %, d’après les données de l’Assurance maladie (qui ne prennent en considération que le secteur libéral). Une analyse sur six ans indique que 52 % des femmes ne sont pas ou trop peu souvent dépistées (intervalle entre deux frottis > 3 ans), tandis que 40 % le sont trop fréquemment. Au final, 8 % seulement ont un rythme de suivi adéquat.

    23% des patientes ayant un diagnostic de cancer du col n’avaient jamais eu de dépistage.

    La Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé la mise en place d’un programme national de dépistage en 2010 pour les femmes de 25 à 65 ans. Celui-ci n’est toujours pas instauré, a déploré le Dr Carcopino. En Grande-Bretagne, où un programme national a été organisé en 1988, le taux de dépistage atteint près de 80 % et la fréquence du cancer du col est passée de 15 cas pour 100 000 en 1986 à 8,7 cas pour 100 000 en 2005.

    Quelle place accorder au test HPV ? Une étude menée sur les cytologies réalisées en France en 2006 indique que 23% des patientes ayant un diagnostic de cancer du col n’avaient jamais eu de dépistage, 45% n’avaient pas eu de frottis dans les trois années précédentes et 27 % avaient eu un frottis jugé normal (Boulanger JC et coll. Gynecol.Obstetr.Fertil.2007).

    Ces faux négatifs sont plus fréquents chez les plus jeunes, atteignant 45 % chez les moins de 45 ans. Mais si le test HPV augmente la sensibilité du dépistage, il accroit également le risque de faux-positif. Il n’est remboursé actuellement qu’après un frottis d’interprétation douteuse (Ascus), conformément aux recommandations de la HAS. "On gagnera plus en améliorant le taux de couverture, qu’en augmentant la sensibilité du dépistage", a estimé le Dr Carcopino.

    La vaccination anti-papillomavirus, qui pourrait permettre de prévenir 70 à 80 % des dysplasies cervicales, ne dispense pas du dépistage par frottis. Cependant elle pourrait réduire l’impact des échecs du dépistage, ainsi que le nombre de conisations. Chaque année 25 000 interventions de ce type sont réalisées en France. Celles-ci multiplient par trois le risque de prématurité. Mais on connait les difficultés que rencontre cette vaccination, "liées essentiellement à la crainte des effets secondaires", a précisé le Dr Carcopino. Au 31 décembre 2011, 45,3% des jeunes filles âgées de 15 à 17 ans avaient eu au moins une injection du vaccin contre les papillomavirus. Seules 29,9% avaient reçu les 3 doses recommandées pour cette vaccination (BEH, n°8-9, 2013).

    PSA : des prescriptions non conformes aux recommandations.

    Un constat opposé peut être dressé pour le dépistage du cancer de la prostate. Malgré les mises en garde des autorités sanitaires, la France est l’un des pays au monde où l’on prescrit le plus de dosages de l’antigène prostatique spécifique (PSA). Le nombre de tests est passé de 2,7 millions en 2003 à 4,6 millions en 2010. Les trois quarts des hommes âgés de 55 à 74 ans ont eu au moins un dosage en trois ans, selon une analyse des données recueillies par l’Assurance maladie entre 2009 et 2011. Encore plus étonnant, 76 % des hommes de 75 ans et plus ont eu au moins un dosage en trois ans et 21 % plus de trois dosages, alors qu’il est recommandé de ne pas prescrire de dépistage à cet âge, compte tenu de la très lente évolution de ce cancer. "On peut assimiler les pratiques françaises actuelles à un dépistage de masse, a déclaré le Pr Paul Perrin (Centre hospitalier Lyon-sud). Or le dosage du PSA contredit les règles du dépistage, car il n’a jamais été démontré qu’il diminuait la mortalité globale et un doute subsiste quant à la mortalité spécifique".

    Deux grandes études ont donné des résultats discordants sur ce sujet : l’étude américaine Plco, qui conclue que le dépistage n’a pas d’intérêt, et l’étude européenne Erscp, selon laquelle le dépistage réduit de 20 % la mortalité par cancer de la prostate. C’est la seule étude ayant montré un avantage sur la survie spécifique. Encore faut-il relativiser ce résultat en tenant compte de la fréquence de l’événement. Le groupe d’intervention avait un PSA tous les 4 ans. Après 12 ans, le taux de décès par cancer de la prostate était de 4,1 pour 1000 dans ce groupe et de 5,17 sur 1000 dans le groupe témoin, soit une différence d’un décès pour cinq (20 % de réduction) sur 11 ans, mais qui correspond, en réalité à une vie sauvée sur mille personnes dépistées.

    Déremboursement des dosages du PSA réalisés sans signe d’appel.

    Selon cette étude il faudrait dépister 1500 hommes pendant dix ans, faire des biopsies chez 150 d’entre eux et en traiter 50 pour éviter un décès. En contrepartie, le risque de décès est de 2 pour 1000 biopsies, selon une étude en population générale (Gallina A., Int.J.Cancer, 2008), et de 5 pour 1000 prostatectomies. Le risque d’impuissance est de 80 % après prostatectomie et celui d’incontinence de 3 à 4 %. "Si on regarde le nombre d’événements indésirables on observe que 3,6 années de vie ont été perdues, a observé le Pr Perrin. Donc le solde est négatif. Or, en France, le taux de prostatectomies radicales est plus élevé que dans le bras intervention de l’Erscp".

    Près de 90 % des dosages de PSA sont prescrits par des généralistes. Dans ses recommandations pour le 3é plan cancer, le Pr Jean-Paul Vernant propose le déremboursement des dosages du PSA réalisés sans signe d’appel chez des hommes n’ayant pas de risque particulier, comme c’est déjà le cas en Belgique, en Grande-Bretagne ou en Hollande. "Je ne suis pas sûr que cela soit la meilleure idée, mais entre deux attitudes extrêmes je préfère celle-là", a conclu le Pr Perrin.

    La population française comprend six millions huit cent mille hommes âgés de 50 à 70 ans. Près de 85 % auront un cancer anatomique de la prostate, mais seuls 5 % auront un cancer clinique et 2 % en décèderont, le plus souvent à un âge très avancé. "Au stade clinique il est encore possible d’avoir un traitement efficace, souligne le Pr Perrin, puisque moins de la moitié vont en mourir".

    Source:egora.fr


    b111

    La semaine européenne d’urologie s’ouvre avec le congrès de l’AFU.

    Dans une conférence de presse préparatoire, l’Association Française d’Urologie attire l’attention sur les cancers urologiques (43% des tumeurs de l’adulte, 79 000 nouveaux cas/an, 17 700 décès/an), les facteurs de risque, les messages de prévention pour les patients, les populations à surveiller.
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    Cancers de la vessie

    Les cancers de la vessie font plus de morts que la route (5000 décès/an) et leur fréquence s’accroît de 1 % par an (12 000 nouveaux cas en 2012). Une susceptibilité individuelle interfère avec des toxiques carcinogènes éliminés par le rein qui stagnent au contact de l’urothélium vésical, pour favoriser les mutations. Facteurs de risques validés : le tabagisme (Risque Relatif -2 à 10 - augmente avec les paquets/année) d’où l’importance d’accompagner le sevrage tabagique ; les toxiques professionnels (recommandations sur le chlore, désinfectant des eaux de boisson (des mesures sanitaires sont prises) ; la schistosomiase ; des anticancéreux, la radiothérapie pelvienne(30 à 60Gy).

    Le long délai d’apparition (parfois 20 ans) rend l’interrogatoire du patient fondamental. La cytologie urinaire est l’examen le plus adapté au dépistage : la répéter régulièrement (1 à 3x/an) chez les sujets à risque. Attention : des signes irritatifs (pollakiurie…) liés à un cancer de la vessie peuvent être mis sur le compte d’un adénome de la prostate (qui peut coexister).

    Cancer du rein

    Le cancer du rein (11 500 nouveaux cas /an) est la 7e cause de décès par cancer. Facteurs de risque : tabac (30 % des cas, le sur risque fumeurs/non-fumeurs (+ 50 % chez l’homme, +30 % chez la femme) augmente avec les paquets/année, disparaît après 10 ans d’arrêt) ; trichloréthylène (méta-analyse, Karami, 2012) ; radiations ionisantes (accidents nucléaires) ; prédisposition familiale (rare 1 % des cancers, sujets jeunes, enquête familiale) ; obésité (1/4 des cancers du rein) ; HTA non contrôlée (risque multiplié par 2,5) ; insuffisance rénale.

    Cancers des voies excrétrices supérieures

    Les cancers des voies excrétrices supérieures sont rares, favorisés par le tabac, les toxiques professionnels (cf. vessie), la lithiase urinaire si inflammation chronique, et la néphropathie endémique des Balkans (liée à l’absorption de plantes ou supplémentations contenant de l’acide aristolochique, parfois non indiqué sur internet (phytothérapie, homéopathie amincissante).

    Cancers du testicule

    Les cancers du testicule (2317 nouveaux cas en 2012) : les anomalies de descente des testicules (ectopie et cryptorchidie), favorisés par la prématurité multiplient le risque par 50 à 100 en absence de chirurgie et par 4 seulement après chirurgie. À 1 an, la chirurgie est indiquée si les 2 testicules ne sont pas descendus. Inciter les jeunes et les hommes à palper et comparer leurs testicules (épididyme, canal déférent puis testicule) au calme, après la douche à la recherche d’une anomalie de consistance ou de volume.

    Tumeurs du pénis

    Les tumeurs du pénis sont rares, favorisées par manque d’hygiène locale (phimosis ou manque d’hygiène) et infections chroniques, d’où l’importance de décalotter et d’une toilette complète (homme âgé dépendant).

    Cancer de la prostate

    Le cancer de la prostate, 3e cause de décès de l’homme est favorisé par l’âge avancé, l’ethnie (Afrique subsaharienne, Antilles), les antécédents familiaux ; Sont suspects : la chlordécone (pesticide de cultures de bananes), l’alimentation riche en graisse et pauvre en fruits et légumes.

    L’exercice physique régulier et le régime méditerranéen riche en fruits et légumes protègent. Pourraient protéger : poissons gras, légumes crucifères, ail, curcuma, café, graisses végétales, extraits de grenade et thé vert. Attention aux compléments alimentaires : au mieux sans intérêt (carotène, vitamine C), peu probants (lycopène) voire à risque (vitamine E) ! Une supplémentation a fait l’objet d’une publication intéressante.

    › Dr SOPHIE PARIENTÉ

    D’après la conférence de presse de l’Association Française d’Urologie le 19 septembre 2013

    Source:lequotidiendumedecin.fr/


    b110

    Coupes menstruelles : des cas d’expulsion de stérilet.

    L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm)attire l’attention, dans son dernier bulletin « Vigilances » d’octobre 2013, sur des « risques potentiels » concernant l’utilisation des coupes menstruelles.
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    Ces dispositifs sont des coupelles en silicone en forme d’entonnoir, placées dans le vagin pendant la durée des règles, et qui permettent de recueillir directement le ?ux menstruel. Les femmes peuvent l’utiliser pour un motif écologique ou économique.

    L’Ansm rapporte le signalement, en mai 2013 de déplacements, de ruptures, voire d’expulsion de dispositifs intra-utérins au cuivre, chez certaines utilisatrices de ces produits. « Il n’y a pas de certitude quant au lien entre les coupes et les incidents signalés, détaille l’Ansm, mais la possibilité d’un effet ventouse sur le stérilet lors du retrait des coupes est évoquée. Les conséquences pourraient être une perte de l’ef?cacité du stérilet entraînant des grossesses non désirées, des saignements en cas de rupture ou encore un déplacement du stérilet ».

    L’agence a informé la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (Dgccrf) et s’est rapprochée des organisations professionnelles de gynécologues et de sages-femmes a?n de les informer de ce phénomène.

    Source:egora.fr


    b109

    La voix de son genre, le genre de sa voix.

    Plusieurs articles ont paru récemment sur prise en charge vocale lors de la transformation transgenre (Homme vers femmes, HVF), la voix faisant partie intégrante de la présentation de soi dans les interactions de la vie quotidienne.
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    Ces articles relatent les résultats à cours et long terme de la rééducation vocale (rééducation de huit semaines, comme définie par les contrats d’assurance aux USA – ces rééducations peuvent être bien plus longues en France et prendre en charge des aspects linguistiques et pragmatiques du genre dans la communication), ainsi que la recherche des critères vraiment discriminants.
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    Gelfer et Tice (1) publient une étude portant sur cinq sujets transgenre HVF, comparés à 5 sujets féminins et 5 sujets masculins. Les enregistrements, très calibrés ont été effectués avant, juste après et 15 mois après une rééducation orthophonique intensive de huit semaines.
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    Les exercices de rééducation utilisés sont très « mécaniques » et ont recours à des énoncés de plus en plus longs commençant par une consonne vibrée (m, n, d, etc…). Un feed back via Multispeech (mesure du fondamental en temps réel) est utilisé en séance pour calibrer plus justement la hauteur et améliorer le retour à l’oreille du patient.
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    Les 5 sujets transgenre ont été perçus par un jury d’écoute « en aveugle » (donc pas d’indices visuels) comme ayant une « voix féminine » 1,98 % du temps avant la rééducation, 50,8 % du temps juste après et 33,1 % à long terme. Comparés à eux-mêmes les sujets ont tous été perçus comme vocalement plus féminins après la rééducation. Tout ceci a été corroboré par des mesures acoustiques de hauteur.
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    Les résultats dans la littérature sont très variables. Les auteurs concluent que des comparaisons entre méthodes seraient souhaitables, et que travailler la seule hauteur de la voix n’est pas suffisant pour la féminiser. Un travail sur le timbre (les cavités de résonance) serait souhaitable.
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    C’est bien ce qu’explore le même auteur (Gelfer) dans le même Journal of Voice. Huit sujets mâles de grande taille et 8 sujets féminins de petite taille, 7 sujets masculins et 7 sujets féminins de taille moyenne ont été enregistrés (corpus riches en « a » et « i ».) Les échantillons ont ensuite été manipulés pour obtenir les fréquences fondamentales de 116, 145, 155,165 et 207 Hertz, typiques de fréquences masculines, féminines et « ambiguës ».
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    Les résultats indiquent que les voix des femmes ont été perçues comme féminines même aux fréquences « mâles ». Pour les voix masculines, la reconnaissance du genre a été moins précise à 165 Hz et au-delà. Les voix obtenues ont été analysées grâce au Logiciel Praat (logiciel libre utilisé par toute la communauté scientifique) : tracés sonagraphiques, recherche de formants.
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    Les formants constituent le timbre de la voix et sont la trace sonore de la conformation et des transformations durant l’émission vocale du tractus vocal. Anatomiquement les tractus vocaux sont plus courts et plus étroits chez la femme. Les 3 premiers formants dépendent de la nature de la voyelle (vocalique).
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    Ces formants sont significativement différents chez l’homme de chez la femme, même s’il y a parfois recouvrement. Mais ils paraissent permettre de distinguer le genre du locuteur. La taille ne semble pas avoir d’effet et dans le groupe mixte de taille moyenne, le genre a été perçu chaque fois correctement. L’analyse des fondamentaux les plus extrêmes a corroboré cette différence significative. C’est le premier formant (trace sonore des déplacements de la langue) qui était le plus distinctif.
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    Comparés aux résultats déjà publiés dans la littérature, ceux de cette seconde étude sont parfaitement valides. L’auteur insiste sur la nécessité de travailler sur d’autres paramètres prosodiques comme les variations rapides de hauteur et les contours mélodiques dans la parole courante. Ces résultats permettent d’affiner l’identification des locuteurs (valeur d’expertise) et d’améliorer la prise en charge des sujets transgenre.
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    Dr Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel
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    Références:

    1. Gelfer MP,Tice RM : Perceptual and Acoustic Outcomes of Voice Therapy for Male-to-Female Transgender Individuals Immediately After Therapy and 15 Months Later. J Voice, 2013; 27: 335–347.
    2. Gelfer MP, Bennett QE : Speaking Fundamental Frequency and Vowel Formant Frequencies: Effects on Perception of Gender. J Voice, 2013; 27: 556–566.

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    Source:jim.fr


    b108

    La vie sexuelle des jeunes, de plus en plus influencée par le X.

    Les pratiques des films X (fellation, sodomie, bi-sexualité etc.), facilement accessibles sur le net et les réseaux sociaux, occupent-elles une place de plus en plus grande dans le répertoire sexuel des jeunes ?
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    La réponse est oui, si l’on suit les résultats de l’enquête menée par Cam4, le numéro 1 des sites de webcam, et l’institut de sondage IFOP qui ont voulu mesurer l’influence de la généralisation du haut débit et des terminaux mobiles sur la vie sexuelle des jeunes, qui leur offrent un accès plus aisé et plus discret au web.

    Riche en surprises et en enseignements, selon Cam 4, cette enquête réalisée auprès de 1 000 jeunes âgés 15 à 24 ans montre que leurs comportements sexuels ont profondément changé au cours des 20 dernières années et qu'ils intègrent de plus en plus les nouveaux modes de communication.

    Trois grandes tendances sont mises en avant : un essor des pratiques masturbatoires et de la fréquentation des sites pornographiques et une sexualité de plus en plus diversifiée et ouverte aux pratiques issues de l'univers du X avec, notamment, la tendance à la bisexualité qui apparaît de plus en plus marquée parmi les filles, même si le passage du fantasme à la réalité reste plus limité. Enfin une intégration des nouveaux modes de communication dans la vie sexuelle des jeunes (sites de rencontre, conversations érotiques, amour virtuel ou show sexuel via une webcam) est constatée.

    Pour l’IFOP, la banalisation de la consommation de pornographie chez les jeunes a considérablement changé leur vie sexuelle en favorisant l'intégration dès le plus jeune âge de pratiques associées à l'univers du X, car le contenu de leurs rapports sexuels apparaissant de plus en plus influencé par les codes de la pornographie. “Près d'une douzaine d'années après l'apparition des premiers sites de rencontre en France, leur usage s'est donc largement banalisé dans une jeunesse née ou en tous cas élevée avec Internet dès le plus jeune âge” commente l’institut de sondage. Dans ce cadre, on observe aussi le développement d'échanges sexuels purement virtuels via des plateformes offrant à des jeunes qui ne disposent pas toujours d'espace propre la possibilité de se livrer à des jeux de séduction ou à des jeux sexuels qu'ils n'oseraient pas réaliser en face-à face, ajoute l’IFOP. Source:egora.fr/


    b107

    A 6 ans le petit garçon devient officiellement une fille.

    A 6 ans, Manuel a obtenu ses nouveaux papiers des autorités argentines. L'enfant s'appelle aujourd'hui Luana et est considéré officiellement comme une fille.
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    Luana, un petit garçon de 6 ans, est désormais le premier enfant trans reconnu officiellement dans le monde. Révélée par Libération, cette histoire qui a failli tourner au drame familial s'est passée en Argentine dans un pays où la loi sur l'identité de genre est très progressiste.

    Gabriela, trente ans, a accouché il y a six ans de deux petits garçons faux-jumeaux. Mais alors que l'un des deux enfants se développe sans troubles, les premiers mots de Manuel dès ses 20 mois sont “Moi, fille”. Les années passent et le mal-être du petit Manuel empire. Le petit garçon passe “des heures caché sous son lit, à lisser sur sa tête une serviette de bain comme s'il s'agissait d'un longue chevelure”, raconte sa mère dansLibération.

    Face à une affirmation aussi prononcée d'une identité en contradiction avec son sexe de naissance, les psychologues argentins préconisent aux parents de peindre la chambre de Manuel en bleu, de renforcer le rôle du père, et de fermer à clé le placard à vêtements de la mère pour que Manuel n'y emprunte plus de robes ou accessoires.

    Le petit Manuel vit très mal cette méthode. “Il allait même jusqu'à vouloir repousser son sexe à l'intérieur”confie sa mère. C'est alors que Gabriela entend parler d'un service de prise en charge intégral et gratuit des personnes trans, à l'hôpital public Durand de Buenos Aires. Là-bas le petit garçon bénéficie d'une nouvelle méthode basée sur l'acceptation du choix de l'enfant. Manuel qui souhaite désormais qu'on l'appelle “Lulu”, vit une véritable renaissance.

    Mieux dans sa peau, notamment grâce à ses tenues de petite fille, Luana fait sa première rentrée scolaire il y a deux ans. Pourtant, les jugements négatifs sont toujours là et sa maman, doit constamment se justifier auprès des parents d'élèves. “C'est pour désamorcer ces regards violents et couper court aux justifications que j'ai demandé à ce que Luana change officiellement de genre.” Une demande entendue par les autorités argentines puisque Manuel a déjà reçu ses nouveaux papiers d'identité avec son nouveau prénom Luana.
    Source:egora.fr


    b106

    Éjaculation précoce : un homme sur deux serait concerné.

    D’après une étude d'OpinionWay réalisée pour les laboratoires Menarini sur la sexualité des Français, un homme sur deux serait concerné par l’éjaculation précoce.
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    50% des hommes et 43% des femmes (en parlant de leur partenaire) disent être concernés par l'éjaculation précoce. Un chiffre qui atteint respectivement les 69% et 63% d'individus concernés lorsqu'on évoque les dix dernières années de l'activité sexuelle. Potentiellement, suppose l'étude, on atteindrait les 100% en augmentant encore le nombre des années.

    Malgré ces chiffres, les Français se refusent à consulter un praticien. Moins de 15% des personnes concernées ont déjà fait la démarche. Principale raison évoquée: l'EP est un sujet tabou dont on ne parle pas facilement à un tiers mais aussi très difficilement en couple. "50% des hommes concernés déclarent n’en avoir jamais parlé avec leur partenaire", peut-on lire dans l'étude. Au final, deux tiers des hommes interrogés ont avoué n'avoir aucune idée sur ce que pourrait être la prise en charge idéale.

    Selon les auteurs de l’étude, l'éjaculation précoce (EP) est, ou est devenu, le trouble sexuel le plus fréquent parmi la population masculine, devant la dysfonction érectile. L'EP s'accompagne en général d'effets secondaires : gêne, culpabilité, tensions dans le couple, dépression, baisse du désir sexuel, etc.

    L'étude a été réalisée sur internet auprès d'un panel de 750 hommes et 750 femmes sexuellement actifs.

    Source:egora.fr


    b105

    Absence VIH-1 détectable à 30 mois chez le bébé traité très tôt.

    À la CROI en mars 2013 était publié le cas d’un nouveau né de mère infectée par le VIH-1, traité dès 30 heures après la naissance par antirétroviraux, et chez qui la présence du virus n’était plus détectable à un contrôle à distance, alors que le traitement avait été interrompu.
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    Une publication dans le « New England Journal of Medicine » portant sur le suivi de cet enfant, montre qu’à l’âge de 30 mois, l’enfant demeure indemne de la présence du virus aux examens biologiques.

    Au moment de la publication du cas, les auteurs (Deborah Persaud et Catherine Luzuriaga) ont évoqué une « guérison fonctionnelle », c’est-à-dire que « il n’y a plus de virus détectable ni de signe de la maladie en l’absence de traitement antirétroviral. »

    Empêcher la formation d’un réservoir.

    Ce constat laissait augurer que donner un traitement antirétroviral dès les premiers jours de la vie à des enfants infectés par leur mère (au cours de la grossesse ou de l’accouchement) pourrait peut-être empêcher la formation d’un réservoir du virus.

    Avec le recul, cette notion semble se confirmer, comme en témoigne la publication du NEJM par la même équipe qui le suit. À l’âge de 30 mois, les taux d’ARN plasmatique du VIH-1, ceux d’ADN proviral dans les mononucléaires périphériques, et les anticorps suscités par le VIH-1, qui ont été évalués au moyen des tests de dosage ultrasensibles, sont demeurés indétectables.

    L’histoire est celle d’un nouveau-né d’une mère séropositive pour le VIH-1, né à 35 semaines de grossesse, qui a reçu un traitement antirétroviral (ARV combinaison de zidovudine, lamivudine et névirapine sous forme liquide), 30 heures après la naissance, à titre préventif étant donné le risque élevé d’avoir contracté le virus. La prophylaxie antirétrovirale n’avait pas été administrée à la mère lors de l’accouchement.

    Traitement interrompu à 18 mois.

    Les tests de détection de l’ARN viral ont par la suite montré à plusieurs reprises la présence de l’infection chez l’enfant. À un mois, la charge virale avait chuté à moins de 50 copies/ml. Le traitement a été poursuivi jusqu’à l’âge de 18 mois, puis interrompu pour des raisons peu claires. À 23 mois, le bébé est revu en consultation. La PCR a alors montré un ARN VIH-1 indétectable. Maintenant, à 30 mois, au jours où l’observation a été recueillie pour être publiée dans le NEJM, l’enfant n’a toujours pas reçu d’antirétroviraux et la présence de l’ARN du virus est demeurée constamment indétectable.

    Le Pr Jean-François Delfraissy (directeur de l’Agence National de Recherche sur le Sida), commentant la première publication à la CROI, avait évoqué la possibilité que l’enfant soit un « post treatment controler », dont il y a une cohorte d’une vingtaine de patients à l’étude en France.

    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b104

    Vulvodynies : de nouveaux traitements locaux.

    Autrefois peu évoquées en cabinet, les vulvodynies tendent à être plus fréquentes aujourd'hui, en particulier chez les femmes jeunes.
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    Cet inconfort périnéal, qui a des répercussions sur la vie sexuelle, est désormais à considérer comme une pathologie et doit faire l'objet d'une prise en charge pluridisciplinaire, a affirmé le Dr Pierre Marès (pôle gynéco-obstétrique, CHU de Nîmes), au cours d'une présentation, lors des 27èmes Journées Infogyn, à Tarbes. Selon lui, un traitement local combiné à une rééducation périnéale permet d'obtenir une nette amélioration.

    La vulvodynie se caractérise par un inconfort périnéal persistant ou des douleurs vulvaires chroniques, qui se manifestent le plus souvent par des sensations de brûlures ou de piqûres d'intensité variable, constantes ou occasionnelles. C'est une cause majeure de dyspareunie, qui se traduit par une douleur persistante lors de la pénétration.

    Jusqu'alors peu évoquée en cabinet, « la vulvodynie est devenue plus fréquente », a indiqué le Dr Marès. Cet inconfort pouvant être gênant au quotidien, au point d'altérer la qualité de vie, n'est pas pour autant nouveau. Si plusieurs facteurs comme le stress pourraient expliquer cette hausse, cet inconfort est surtout mieux assumé par les femmes. La vulvodynie tend également à être « reconnu et accepté » par le milieu médical, estime-t-il.

    En France, 15% des femmes présenteraient une dyspareunie. Et, contrairement à ce qui est communément admis, ce ne sont pas les plus de 50 ans qui sont les seules concernées. Une récente enquête a en effet montré qu'une dyspareunie était rapportée par 35% des femmes âgées de 20 à 24 ans, a souligné le gynécologue.

    « Prise en charge complexe »

    « Sa prise en charge reste complexe », le principal problème diagnostique étant l'absence de critère objectif. Il ne s'agit plus de relativiser en évoquant le facteur psychologique ou d'envisager de retirer les lésions douloureuses. « Il faut trouver le moyen d'effectuer un bilan », en faisant le tri entre les diverses causes possibles, notamment infectieuses, et en reléguant la chirurgie en dernier plan, a souligné le gynécologue.

    Au sein des zones vestibulaires douloureuses, se retrouve généralement une inflammation, avec une prolifération des nerfs périphériques provoquant une hypersensibilité. La douleur peut être alors d'origine neuropathique et serait renforcée par une élévation quantitative des récepteurs à la douleur dans le vestibule. Des anomalies dans la régulation de la douleur peuvent aussi survenir.

    Lors de la consultation, il est conseillé d'effectuer un examen « à l'aveugle » pour identifier la zone douloureuse « en recherchant une sensibilité à l'aide d'un stylet métallique », tout en vérifiant l'absence de lésions secondaires. « Il faut savoir repérer la douleur locale et éventuellement revoir les patientes après un rapport sexuel pour voir si des lésions apparaissent » sur la zone identifiée, souligne le Dr Marès.

    « Avant tout examen, il est nécessaire de vérifier que la patiente respire bien par l'abdomen pour obtenir un relâchement du périnée », conseille le gynécologue. Avec un gel neutre et sans s'approcher du périnée, les lésions sont à rechercher « au niveau des glandes de Bartholin ».

    L'acide hyaluronique bénéfique

    La sangle musculaire présente sous la muqueuse est également à prendre en considération. « Le système nerveux autonome étant en cause, la douleur provoque un blocage de ces muscles de la sangle pelvi-périnéale, ce qui limite la vascularisation de la muqueuse et entretient un cercle vicieux en empêchant la cicatrisation des lésions », explique-t-il.

    La prise en charge passe donc par des traitements locaux et une rééducation des muscles. En traitement local, « il faut à la fois un traitement lubrifiant et hydratant ». Combinant ces deux propriétés, en plus d'aider à la cicatrisation, l'acide hyaluronique est recommandé avant l'application locale d'œstrogène pour éviter une néovascularisation soudaine douloureuse.

    L'acide hyaluronique est particulièrement bénéfique en première intention en cas d'atrophie vaginale, indique le Dr Mars. Appliqué avec de la vitamine E, « il permet un traitement plus doux sur les muqueuses, leur permettant de retrouver dans un premier temps de l'épaisseur, avant application d'estriol ou de promestriène ».

    Une rééducation périnéale est ensuite à envisager. Elle consiste dans un premier temps à effectuer des exercices respiratoires, des étirements des muscles superficiels, un massage léger de la muqueuse. Une deuxième phase plus ou moins longue se concentre notamment sur les adducteurs du périnée et intègre l'utilisation de dilatateur vaginal.

    En plus des traitements locaux, qui comprennent également l'utilisation de probiotiques pour équilibrer la flore vaginale, « il faut aussi savoir s'aider de toutes les solutions de traitement à visée générale comme l'acupuncture ou l'hypnose », estime le Dr Marès.

    En ce qui concerne l'utilisation d'antidépresseurs, le gynécologue conseille de rester prudent car « ils augmentent la sécheresse vaginale et réduisent orgasme et libido ».

    « En effectuant cette prise en charge progressive et pluridisciplinaire et en plaçant la patiente comme actrice de son traitement, on peut obtenir jusqu'à 70% d'amélioration », a conclu le médecin.

    Reférences: 1. Marès P, Nouvelle thérapies locales des vulvodynie, 27èmes journées Infogyn, 4 octobre 2013. Source:medscape.fr


    b103

    Un lien entre cancer des testicules et production de mélanine.

    Une mutation génétique serait impliquée à la fois dans le cancer du testicule et dans la facilité à bronzer. Ces résultats proviennent d'une étude scientifique publiée le 10 octobre 2013, dans la revue Cell.
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    Cette découverte pourrait expliquer pourquoi les Causasiens sont quatre à cinq fois plus touchés par ce cancer que les Africains. Elle ouvre également la voie dans le diagnostic et le choix du traitement à donner pour combattre cette maladie.

    Les chercheurs du National Institute of Health Sciences (NIH) et de l'Université d'Oxford se sont concentrés sur l'étude d'un gène qui intervient dans la régulation de la prolifération des cellules produisant les spermatozoïdes (les cellules germinales). En comparant minutieusement les séquences d'ADN, ils se sont aperçus qu'une simple mutation de la séquence de ce gène multiplie par trois le risque d'entraîner une prolifération anormale des cellules germinales et donc de provoquer un cancer du testicule.

    Mais cette mutation a un second effet, bénéfique cette fois. Elle protège des dommages du soleil les personnes qui la portent. En effet, cette même variation dans la séquence de ce gène induit une augmentation de la production de mélanine des cellules de la peau lorsqu'elles sont exposées aux rayons UV.

    Les chercheurs y voient la raison de la plus forte fréquence de cette mutation chez les Européens caucasiens (80%) que chez les Africains (24%). Justement, les populations à peau blanche possédant cette mutation se seraient vues avantagées par cette mutation car mieux protégées des rayons du soleil qui causent des lésions de la peau et de l'ADN... provoquant des cancers. Transmises au fil des générations, cette mutation s'est répandue dans la population blanche. En revanche, cette variation ne conférant pas de bénéfice aux peaux noires, naturellement protégées, a été peu conservée au cours de l'évolution.

    Cette découverte expliquerait par la même occasion "pourquoi le cancer du testicule est quatre à cinq fois plus fréquent chez les Caucasiens que chez les Africains", indique le Dr Gareth Bond de l'Université d'Oxford, l'un des auteurs de l’étude.

    La compréhension du rôle de cette mutation dans le risque de développer un cancer du testicule pourrait aider au"développement de test de prédisposition pour évaluer la probabilité pour un individu de développer un cancer du testicule. Ces tests pourraient aussi guider les médecins dans le choix du traitement à donner pour combattre le cancer, apportant par la même occasion un sérieux coup de pouce au développement d'une thérapie personnalisée du traitement de ce type de cancer", explique le chercheur.

    Source:egora.fr/


    b102

    3 ans ferme et deux avec sursis pour viol conjugal.

    Un homme vient d’être condamné à trois ans de prison ferme, deux ans avec sursis et inscription au fichier des auteurs de violences sexuelles par la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir violé son épouse.
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    "C'est une victoire car la société a reconnu le viol conjugal, maintenant je dois vous avouer qu'on attendait un peu plus", a réagi juste après le verdict Me Nathalie Tomasini, l'une des avocates de la victime. La peine est inférieure aux réquisitions de l'avocate générale qui avait demandé entre huit et dix années d'emprisonnement.

    Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 décembre 2010. Cette nuit-là, Fred, 31 ans à l'époque, agresse physiquement son épouse, Samia. Sous les yeux de leur fille de 4 ans, il lui assène coups de pieds, coups de poings et coups de tête. Puis, selon l'accusation, il la contraint par deux fois à un rapport sexuel. L’accusé a partiellement reconnu les faits de violence mais a toujours nié le viol. Selon lui, leurs relations sexuelles le soir des faits étaient consenties.

    A la question de l'avocate générale: "Ce rapport, c'était pour vous faire plaisir ?", il répond : "C'était pour me faire pardonner". "C'était notre façon de se réconcilier", "Nos rapports, c'était comme ça", a-t-il expliqué avant d'admettre: "Apparemment, si je suis là, c'est qu'elle l'a fait à contre-coeur".

    L'accusé, qui comparaissait libre, encourait vingt ans de prison.

    Source:egora.fr


    b101

    Les médecins québecois diront "non" aux demandes de test de virginité.

    C’est "une pratique scandaleuse, répugnante et inacceptable”. Dans le quotidien Montreal Gazette, Charles Bernard, président du Collège des médecins, appelle ses confrères à ne plus pratiquer d’examens de virginité.
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    Au cours des dix-huit derniers mois, au moins quatre demandes de ce type ont été formulées auprès des établissements de santé de Montréal, rapportent deux chercheuses de l’Université de Montréal. Ces examens étant "tabous et souvent cachés", difficile d’établir des statistiques fiables, explique une des universitaires, Marie-Ève Bouthillier. "Mais c’est un problème et il ne s’agit pas de cas isolés", ajoute sa collègue Claire Faucher. Les deux chercheuses s’accordent sur un point : "Un médecin devrait s'abstenir de délivrer un certificat de virginité", ont-elles martelé dans La Presse.

    Pour l’Organisation mondiale de la santé, les tests de virginité sont considérés comme une forme de violence à l’égard des femmes. "C’est dégradant pour les femmes", affirme le président du Collège des médecins, Charles Bernard. Selon lui, lorsqu’ils sont sollicités pour ce type d’examens, les médecins ont la responsabilité d’évaluer si la patiente est en danger. “Si vous trouvez que quelque chose est anormal, vous pouvez orienter la patiente vers un travailleur social ou un psychologue”, a-t-il recommandé dans une interview à CTV Montréal.

    Les examens de virginité ne suscitent pas seulement le débat au Québec. En août dernier, un responsable éducatif indonésien a proposé que l’hymen des lycéennes soit contrôlé “pour protéger les enfants de la prostitution et du libertinage”. En Géorgie, l’Institut national de la médecine légale à Tbilissi pratiquerait également ce genre de test.

    Source:egora.fr


    b100

    Un test médical pour "détecter" les gays : ils y pensent sérieusement.

    Bahreïn, l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, Oman et le Qatar souhaitent mettre en place un test médical visant à détecter les expatriés homosexuels, lesquels se verraient alors renvoyés chez eux. Le projet pourrait devenir réalité en novembre.
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    Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) entend mettre en place un test médical qui prétend pouvoir détecter l'homosexualité des expatriés qui séjournent dans ces différents pays.

    C'est le très sérieux Yousouf Mindkar, directeur de la santé publique au sein du ministère koweïtien de la Santé, qui l'a annoncé, lundi dans un entretien accordé au journal Al-Raï. "Les établissements de santé mènent les tests médicaux de routine pour évaluer la santé des expatriés quand ces derniers souhaitent entrer dans un pays du CCG. Cependant, nous allons prendre des mesures plus strictes qui nous aideront à détecter les gays, qui seront alors interdits d'entrer sur le territoire du Koweït et de tous les pays membres du CCG", a-t-il fait savoir.

    Comment les six pays du CCG entendent s'y prendre pour déterminer l'orientation sexuelle de leurs visiteurs ? Aucune idée. Mais le projet sera étudié lors d'un comité central du CCG, le 11 novembre prochain. Illégale dans 78 pays, l'homosexualité est actuellement passible de la peine de mort dans cinq pays : l'Iran, le Soudan, le Yémen, la Mauritanie et l'Arabie saoudite.

    Source:egora.fr/


    b99

    Taille du pénis : un homme sur 3 est complexé.

    D’après une étude publiée récemment par le Journal of Sexual Medicine, l'anxiété des hommes au sujet de la taille de leur sexe ne correspond en général pas à la réalité de leur anatomie.
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    Cette étude menée par des chercheurs du King's College à Londres révèle que si certains hommes bien pourvus ont honte de leur organe sexuel, beaucoup d'autres avec des pénis plus petits sont toutefois plus confiants. « Ce sentiment est en réalité émotionnel », a confié le psychiatre David Veale, principal auteur de l'étude, au magazine LiveScience.

    Pour arriver à cette conclusion, 173 hommes ont rempli un nouveau questionnaire de dix questions au sujet de leur image corporelle, de leur fonction érectile et de leur anxiété. Résultat, 30 % des hommes étaient mécontents de la taille de leur sexe, alors que 35 % d'entre eux ont déclaré vivre très bien avec l'organe dont ils étaient dotés. S'agissant du reste des participants, ils ont déclaré, pour leur part, n'être ni vraiment malheureux, ni tout à fait heureux.

    Parmi les principales inquiétudes des hommes, beaucoup se sont dits inquiets à l'idée qu'on connaisse la taille de leur attribut, rien qu'en jetant un oeil sur leur pantalon !

    Enfin, les chercheurs ont également trouvé que la taille du sexe était une préoccupation uniquement pour les hommes. Même si le questionnaire n'a été soumis qu'à ces messieurs, d'après les réponses des participants, l'équipe a pu estimer que les femmes, quant à elles, se moquaient en général de la taille du pénis de leur conjoint.

    Source:egora.fr


    b98

    Le Conseil de l’Europe condamne la circoncision rituelle.

    Dans une résolution, le Conseil de l’Europe assimile la circoncision à une violation des droits de l'enfant. Les organisations juives et musulmanes protestent.
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    « L’Assemblée invite donc les Etats-membres à définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s’agissant des pratiques qui sont aujourd’hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telles que la circoncision médicalement non justifiée des jeunes garçons (…) et à adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines interventions et pratiques ne soient pas réalisées avant qu’un enfant soit en âge d’être consulté ». Cette résolution pour « le droit des enfants à l’intégrité physique » a été adoptée le 1er octobre dernier par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe par 78 voix pour, 13 contre et 15 abstentions. Ce texte demande aussi l’interdiction en Europe des mutilations génitales féminines telles que l’excision, des interventions chirurgicales sur les enfants intersexués, des chirurgies esthétiques chez les mineurs ainsi que des tatouages et pose de piercings à des enfants.

    Juifs et Musulmans protestent

    Cette résolution du Conseil de l’Europe est vivement condamnée. « Toute comparaison de cette tradition (de la circoncision des enfants de sexe masculin, NDLR) avec la pratique barbare et condamnable de la mutilation génitale féminine relève au mieux d’une ignorance profonde et au pire de la diffamation et de la haine anti-religieuse », a condamné vendredi le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué, demandant l’annulation de ce texte qui alimente « les tendances racistes et haineuses en Europe ». Même indignation du côté du Conseil français du culte musulman. Evoquant les études en faveur de la circoncision contre la propagation de l’infection par le VIH, Abdallah Zekri, l’un des représentants des Musulmans de France a justifié à l’AFP qu’« il s’agit d’un rite religieux millénaire dont les bienfaits sont scientifiquement démontrés et non d’une atteinte à l’intégrité physique des garçons, à distinguer de l’excision des jeunes filles qui constitue effectivement une mutilation ».

    Pas d’amalgame entre excision et circoncision

    En réponse à ces critiques, la rapporteure de cette résolution, la sociale-démocrate allemande Marlene Rupprecht a dû souligner qu’aucun parallèle ou amalgame n’était fait entre excision et circoncision et que « la résolution ne cherchait à stigmatiser aucune communauté religieuse ». Le texte s'attaque à toutes les violations d'intégrité physique faites aux enfants et préconise en effet aux Etats membres de condamner publiquement et de légiférer pour l’interdiction de l’excision tandis qu’elle recommande au sujet de la circoncision d’attendre que l’enfant soit en âge d’être consulté.

    En France, la Société française d’anesthésie et de réanimation s’était penchée en 2011 sur cette pratique concernant, selon l’Organisation mondiale de la santé, 30% de la population masculine de la planète, pour des motifs religieux ou hygiénistes. Elle préconisait un acte chirurgical à n’envisager qu’après 3 mois (en dehors des cas d’urgence médicale), avec une bonne prise en charge analgésique pour éviter le risque de mémorisation de la douleur. Elle soulignait qu’« une prise en charge anesthésique en milieu hospitalier reste préférable ». Dans la culture juive, la circoncision est réalisée le 8e jour après la naissance, en dehors des établissements de santé. Tandis que le rite musulman pratiqué en France prévoit dans la majorité des cas la circoncision des petits garçons en milieu hospitalier avant l'entrée à l'école primaire.

    Source:nouvelobs.com


    b97

    Insolite: Testicules et pénis d'animaux en ragoût: le succès du viagra asiatique.

    Les organes génitaux des animaux, cuisinés en bouillon ou en ragoût, remplacent le viagra "Tant la texture que le goût du pénis de cheval sont agréables".
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    C'est également bon pour la santé", confie le chefXiao Shan, héritier d'une longue tradition familiale asiatique. Le cuisinier ajoute qu'il est l'ingrédient le plus délicat de son bouillon d'organes génitaux: un régime "vergétarien" auquel on prête souvent, en Asie, des vertus aphrodisiaques.

    Phallus et testicules d'âne, de bouc, de chien, de taureau et de cerf complètent le ragoût proposé pour 200 dollars dans son restaurant pékinois. On peut y déguster aussi les parties du bélier, du yak, mais aussi du serpent et du phoque, pourvus de deux pénis chacun.

    "Les Chinois croient qu'on peut revitaliser certaines parties du corps en les nourrissant avec le même organe"

    Les organes sont découpés avant d'être joliment disposés sur un lit de laitue dans un plat en verre. Selon une responsable de Guolizhuang, l'unique chaîne derestaurants chinoise spécialisée, sa carte insolite est très populaire auprès des hommes d'affaires et des fonctionnaires. L'immense majorité des clients sont des hommes en quête de virilité qui espèrent améliorer leurs performances sexuelles.

    "Les Chinois croient qu'on peut revitaliser certaines parties du corps en les nourrissant avec le même organe" pris sur un animal, justifie Li Yanzhi. "Manger des pénis et des testicules rend un homme plus fort et lui garantit une vie sexuelle épanouie". Ces croyances n'ont jamais été étayées scientifiquement mais elles restent vives en Asie.

    "Les hommes le consomment pour être vigoureux au lit"

    A Lahore, la capitale économique du Pakistan, on consomme le Takatak, sorte de ragoût composé de coeur, de cervelle, de reins et de gonades de bouc et de bélier. "Les hommes le consomment pour être vigoureux au lit", raconte le chef Faher Hayat, qui rehausse le tout d'oignons, tomates, gingembre, poivre et coriandre. En Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, on affectionne pour les mêmes raisons le sang frais de serpent.

    Dans la vieille ville de Jakarta, les clients choisissent pour 70.000 roupies (environ 4,5 euros) un reptile vivant. Le vendeur lui coupe la tête et récupère le sang dans une tasse de thé ou un verre. Une cuillère de miel est ajoutée au breuvage pour en adoucir l'amertume. Prescrit pour la libido, le sang de serpent serait aussi bénéfique dans le traitement du diabète et de la tension artérielle.

    A Pékin, Wei Jingsheng, 47 ans, est un client régulier de la cuisine... testiculaire. "Ca marche très bien", assure cet entrepreneur en BTP. "Depuis que j'en consomme, je ne perds plus mes cheveux et maintenant je me sens plein d'énergie du matin au soir. Avant, je devais me coucher à minuit pour être en forme. C'est fini. Chaque aspect de ma vie est devenu fantastique".

    "Un pénis de cerf a le même pouvoir que trois pénis de taureau"

    Réputé pour avoir de multiples partenaires sexuels, le cerf est particulièrement prisé. "Un pénis de cerf a le même pouvoir que trois pénis de taureau", assure Du Yuemei. Nutritionniste attitrée du restaurant, elle va d'une table à l'autre informer les commensaux des propriétés de chaque organe, évoquant malicieusement les exploits sexuels de la faune sauvage.

    Une fois les clients avisés, une serveuse plonge les appendices émincés dans une soupe de coeur de cerf et de bouillon de canard. Les verges de taureau et de bouc sont les premières sorties du pot fumant sur le feu.

    Alors, quel est le goût de la verge?

    Celle du taureau rappelle simplement la viande de boeuf, n'était sa texture plus ferme qui la rend difficile à avaler. La verge de bouc est à la fois flasque, caoutchouteuse et légèrement filandreuse, un peu comme un bâton de réglisse sans saveur. L'âne est fade, alors que le cheval est dense et de fait l'élément le plus fort du plat. Le cerf est lui aussi pénible à la mastication tandis que le chien sauvage deRussie s'avère nettement plus épicé.

    Les testicules en revanche se révèlent moelleux, entre tofu et pâté. Le chien est le seul produit importé du restaurant pékinois. C'est aussi le seul animal doté d'un os pénien: celui-ci, retiré de la viande servie, est offert aux clients à la fin du repas dans une petite boîte rouge...

    Source: lexpress.fr


    b96

    Insolite: Où ai-je garé ma clitoris ?

    La revue numérique Le Gorafi a publié l’analyse d’un sondage « TNS Sofres » selon lequel 89 % des personnes interrogées déclaraient que le clitoris était le nom d’un modèle de Toyota.
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    Au total 100 % des sondés ignoraient ce qu’était le clitoris, puisque outre ces 89 %, 7 % pensaient à une divinité égyptienne, quand 4 % des répondeurs déclaraient n’en avoir jamais entendu parler. L’analyse de cette enquête était accompagnée de réactions enflammées de féministes : « nous restons convaincues que c’est la conséquence de centaines d’années de patriarcat et de courants religieux machistes encore bien trop tolérés aujourd’hui » s’indignait dans ces colonnes, Inna Schevchenko, chef de file du mouvement Femen.

    Le nom du journal (anagramme de Figaro), son slogan « depuis 1826, toute l’information de sources contradictoires », son fondateur qualifié de journaliste dyslexique dans l'ours et les résultats surprenant de cette enquête, n’ont pas alerté la sagacité de l’ANSA (Agenzia Nazionale Stampa Associata l’équivalent de notre Agence France presse) qui a relayé l’information. Pire, le très sérieux Corriere Della Sera (équivalent italien du Monde) a rapporté l’information, se délectant peut-être d'un occasion de se moquer des "french lovers" !

    Rappelons qu’un précédent sondage BVA Nouvel observateur publié par le très sérieux Le Gorafi faisait état que 45 % des garçons de 12 à 18 ans étaient convaincus que l'utérus était le nom d'une planète du système solaire.
    La rédaction du Gorafi a dû encore s’en payer une bonne tranche !

    Source:jim.fr.fr


    b95

    Pénis courbé : un homme sur 10 concerné.

    La maladie de Lapeyronie, qui consiste en une courbure de la verge visible lors de l'érection assortie de douleurs, touche 3 à 9 % des hommes. Une étude relativise fortement l’intérêt de la lithotripsie, méthode testée récemment pour traiter cette pathologie.
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    La maladie de Lapeyronie, du nom du chirurgien de Louis XIV qui la décrivit en 1743, est une courbure de la verge, visible lors de l'érection. Le traitement de référence implique la chirurgie et les espoirs placés dans une technique moins agressive appelée lithotripsie viennent d'être déçus après la publication d'une étude allemande.

    Jusqu'à maintenant, les médicaments testés n'ont pas été très convaincants et différentes techniques de chirurgie visant à détruire les plaques fibreuses sont proposées pour réduire la déformation de la verge. Contre la douleur initiale, les antalgiques et anti-inflammatoires sont habituellement proposés, sachant qu'elle disparaît neuf fois sur dix dans les dix-huit mois. Une technique consistant à tenter de détruire les plaques grâce à des appareils de lithotripsie par ondes de choc ou ultrasons semblait avoir une certaine efficacité.

    Une étude allemande, à paraître dans le Journal of Sexual Medicine, vient de doucher les enthousiasmes. La méthode aurait même tendance à aggraver la déformation chez certains patients traités.

    La maladie de Lapeyronie est due à la constitution de plaques indurées dans les corps caverneux du pénis. La cause de la maladie reste encore mystérieuse mais l'hypothèse la plus communément admise est que ce sont des microtraumatismes répétés, notamment au cours du coït, qui déclencheraient des phénomènes immuno-inflammatoires cicatriciels. Ceux-ci seraient responsables des indurations, parfois palpables dans la verge, sous forme de plaques fibreuses avec perte d'élasticité.

    La courbure du pénis est variable, le plus souvent vers le haut mais elle est possible dans toutes les directions de l'espace, et peut même dépasser 90° dans certains cas. Un homme atteint sur deux se plaint de douleurs lors de l'érection. Habituellement, la douleur tend à disparaître dans les six à dix-huit mois qui suivent le début de la maladie mais la déformation, en revanche, a plutôt tendance à persister. Une étude menée chez 246 hommes récemment atteints montre qu'ils avaient retrouvé, après un an, une amélioration de la déformation pour 12 % d'entre eux, une stabilisation pour 40 % et une détérioration pour 48 %.

    Source:egora.fr


    Septembre 2013

    b94

    UroLift : 1er implant intra-prostatique autorisé par la FDA dans l'HBP.

    Les Etats-Unis autorisent Urolift®, premier traitement par implant intra-prostatique dans l'hyperplasie bénigne de la prostate. Cette technique mini-invasive agit en élargissant le canal de l'urètre..
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    L'agence du médicament américaine, la Food and Drug Administration (FDA), vient d'autoriser la mise sur le marché du premier implant intra-prostatique permanent UroLift® (NeoTract, Inc.) comme traitement de l'hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) [1].

    Le dispositif UroLift® agit en repoussant mécaniquement le tissu prostatique qui appuie de chaque côté du canal de l'urètre ce qui permet de l'élargir pour améliorer le débit urinaire.

    Il est indiqué chez les hommes à partir de 50 ans.

    La FDA rappelle l'HBP est un problème de santé publique : plus de la moitié des hommes de plus de 60 ans et jusqu'à 90% des hommes de plus de 70 ans ont des symptômes d'HBP (difficultés à uriner, gouttes retardataires, rétention urinaire...).

    Une nouvelle alternative thérapeutique

    Les traitements classiques de l'HBP sont les médicaments qui ne sont pas toujours bien tolérés et, en cas d'échec, la chirurgie mais, la morbidité de la résection prostatique est significative tant sur le plan urinaire que sexuel.

    De nouvelles techniques dites "mini-invasives" ont été développées pour pallier ces inconvénients comme la thermothérapie par micro-ondes (TUMT) ou par radiofréquences (TUNA). Mais, elles présentent, elles aussi des risques, notamment hémorragiques et sont associées à des irritations post-opératoires.

    Le développement de techniques mécaniques comme UroLift® devraient permettre d'offrir au patient des options thérapeutiques moins délétères.

    « UroLift® est une alternative moins invasive que la chirurgie et peut être une solution pour soulager les hommes qui ne tolèrent pas les médicaments », commente la responsable du bureau d'évaluation des dispositifs médicaux de la FDA, Christy Foreman.

    Une diminution des symptômes et une amélioration de la qualité de vie à 2 ans

    L'évaluation de la FDA a porté sur deux essais cliniques. Le premier a enrôlé 64 hommes âgés de 53 à 83 ans, et le second 210 hommes âgés de 49 à 86 ans. Les deux études ont montré que le dispositif UroLift® a été implanté avec succès chez 98% des patients. Après la mise en place du dispositif, le débit urinaire des patients a augmenté de 30% et la quantité de résidu post-mictionnel était constante.

    Après deux ans de suivi du traitement, les participants ont rapporté une diminution de leurs symptômes et une amélioration de leur qualité de vie.

    Des effets secondaires mineurs ont été signalés, notamment, des douleurs, une sensation de brûlure pendant la miction, du sang dans les urines, des mictions fréquentes ou une urgence mictionnelle, une rétention vésicale incomplète et une baisse du débit urinaire. Aucun effet secondaire grave n'a été rapporté.

    En France, à ce jour 16 dispositifs UroLift® ont été implantés par le Dr Nicolas Barry Delongchamps (Hôpital Cochin, Paris). Une étude pilote chez les 4 premiers patients a montré un bon rapport bénéfice-risque du dispositif [2].

    Références

    1. Communiqué de presse FDA. New medical device treats urinary symptoms related to enlarged prostate. Sept. 13, 2013
    2. Delongchamps NB, Conquy S, Defontaines J et coll. Pose dfimplants UroLift® intra-prostatiques pour hyperplasie bénigne de la prostate : résultats préliminaires des quatre premiers cas réalisés en France. Progrès en urologie. Volume 22, Issue 10, September 2012, Pages 590-597

      Source:medscape.fr


    b93

    Dress Code: Cambridge autorise les jupes pour les hommes.

    La prestigieuse université britannique a renoncé à la tenue traditionnelle, pantalon pour les hommes, jupe pour les femmes, lors de la remise de diplôme. Une victoire pour l’association des transsexuels de Cambridge.
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    L’université de Cambridge fait sa mini-révolution. Réputé pour son règlement strict, l’établissement va mettre en place un code vestimentaire neutre pour sa cérémonie de remise de diplôme. Pantalon pour les femmes ou jupes pour les hommes, les étudiants seront désormais libres de porter les vêtements de leur choix. «Après consultation et avec l’accord des hautes autorités de l’université, cet amendement remplace la référence au costume masculin par une description à présent neutre», a officiellement confirmé un porte-parole de l’université. Une décision qui permet avant tout aux étudiants transgenre de choisir leur tenue en toute liberté. Le nouveau code devrait entrer en vigueur en octobre,rapporte The Telegraph.

    Selon les anciennes règles, les hommes devaient porter un costume sombre avec une chemise et un nœud papillon blanc. Aux pieds, chaussures et chaussettes noires étaient obligatoires. Quant aux femmes, elles étaient tenues d’assortir une jupe noire avec une chemise blanche, ou pouvaient opter pour une robe noire. Si un étudiant venait à enfreindre ces règles, il pouvait ne pas obtenir son diplôme.

    Si le genre est balayé, le sérieux reste de mise. Les couleurs vives sont toujours bannies pour la cérémonie de remise de diplômes. Le blanc et le noir sont encore les deux seules autorisées. Au-dessus de leurs nouvelles tenues, les vêtements seront toujours surmontés de la traditionnelle robe universitaire et sa capuche de couleur blanc. Une règle encore stricte, qui peut entraîner un renvoi en cas de non respect.

    Un an après Oxford

    Cette décision est le fruit d’une intense campagne menée par les associations de lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) de Cambridge. «La facilité avec laquelle nous avons pu nous faire entendre montre à quel point l’université est censée», se félicite Charlie Bell, président de l’Union des étudiants LGBT .«Je suis ravi que cela ait changé, et fier de faire partie d’une université qui voit l’importance de ces questions», ajoute ce diplômé en médecine âgé de 24 ans. Pour, Sarah Gibson, autre représentante LGBT, cette décision était attendue depuis longtemps. «Nous espérons que Cambridge nous aidera à dissiper les mythes et la désinformation qui entourent les personnes transgenres», espère-t-elle.

    En modifiant son code vestimentaire, Cambridge s’aligne sur son éternelle rivale, Oxford. Selon le nouveau règlement adopté en 2012 ,les étudiants ne sont plus contraints de porter des vêtements spécifiques à leur sexe, à la demande des associations LGBT qui estimaient ces anciennes lois, «injustes pour les élèves transgenres».

    Source:etudiant.lefigaro.fr


    b92

    Pilule contraceptive : France qu’as-tu fait de Descartes ?

    La France a demandé à l’Agence européenne du médicament (EMA) de procéder à une réévaluation du bénéfice/risque des pilules contraceptives de troisième et quatrième génération.
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     Il s'agissait notamment de déterminer si des changements d’indications étaient nécessaires face au risque accru d’accidents thrombo-emboliques.

    Après avoir initialement fait part de son refus de répondre à une telle requête, l’EMA l’a finalement accepté en application d’une nouvelle procédure récemment mise en place pour améliorer la sécurité des produits de santé.

    Vingt-cinq étrangers et un Français

    Comme le suggère le premier mouvement de l’EMA, les experts européens ne paraissent pas partager l’inquiétude des autorités françaises concernant les pilules contraceptives. Cette position ne s’arrête pas uniquement aux responsables sanitaires, mais également aux praticiens spécialistes. Ainsi, le Journal of Family planning and reproductive health vient-il de publier la tribune de vingt-six gynécologues exerçant dans plusieurs pays d’Europe (de la Belgique au Portugal en passant par la Suisse ou l’Allemagne) et aux Etats-Unis qui se montrent assez sévères vis-à-vis de la réaction des autorités françaises sur ce dossier. Un médecin français, le docteur David Serfaty auteur entre autres d’un ouvrage sur l’avenir de la contraception, s’est associé à ses confrères étrangers pour signer ce texte. Mieux vaut prendre la pilule que de faire le tour de France !

    Intitulé « Une nouvelle panique à la pilule ? Comment en sommes nous arrivés là et comment y faire face » cette tribune considère que le climat émotionnel et passionnel (voire « idéologique ») qui s’est installé en France rend très difficile l’exercice de toute « pensée critique » et « censée ». Or rappelle-t-il, les données disponibles sur le risque thrombo-embolique associé aux pilules de troisième et quatrième génération sont « incomplètes ou controversés ». En tout état de cause, notent-ils : « Le risque de mort par un accident thrombo-embolique veineux est faible (…) inférieur au risque associé à des activités courantes comme le cyclisme » observent-ils. Ils insistent par ailleurs sur le fait que de « nombreux facteurs peuvent augmenter le risque d’AVC ce qui rend difficile les études épidémiologiques et ce qui peut expliquer les résultats contradictoires ». Dès lors, estiment-ils que plutôt qu’une réaction épidermique, les femmes ont besoin d’un suivi attentif reposant sur la prise en considération au cas par cas de leurs facteurs de risque et qui permette une évaluation pour chacune d’elles du bénéfice/risque de la prescription. A contrario, la position française a entraîné une crise au « détriment de tous, et notamment des femmes » concluent les auteurs.

    La voix de l’étranger

    Voilà une analyse qui confortera la majorité des professionnels de santé Français qui sur le site JIM ont été 85 % à considérer que la réaction du ministère dans « l’affaire » des pilules de troisième génération avait été disproportionnée. Cette position de ces praticiens étrangers va également dans le sens des commentaires de plusieurs gynécologues français, dont les professeurs Israël Nisand et le docteur Brigitte Letombe qui ont durement regretté le manque de discernement des autorités sur ce dossier. Autant de contestations qui n’ont été nullement prises en compte par les autorités.

    Reste à savoir si cet appel venu d’ailleurs aura plus de succès.

    Source:jim.fr/


    b91

    Pilules: la classification par génération est-elle dépassée ?

    Le premier cas de thrombose veineuse sous contraceptif combiné a été décrit en 1961, très vite après la commercialisation des premières pilules contraceptives. Depuis, leur composition a plusieurs fois été modifiée dans le but de limiter les effets secondaires.
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    De 150 à 100 µg d’éthinylestradiol contenus dans les premières pilules, les contenus sont passés à 50 µg puis 30 µg et 20 µg. Cette réduction des doses d’œstrogènes s’est traduite par une diminution du risque thrombo-embolique. Parallèlement, le progestatif était lui aussi modifié, toujours dans l’objectif de diminuer le risque, mais, on le sait maintenant, avec moins de succès. A la première génération de progestatif (noréthistérone et lynestrol) a succédé la deuxième génération (lévonorgestrel) puis la troisième (gestodène, désogestrel, norgestimate). Il s’est avéré que les utilisatrices des pilules dites de « troisième génération » avaient en réalité un risque plus élevé d’accident thrombo-embolique que celles qui utilisaient la deuxième génération. Enfin en 2001 était introduit un autre progestatif, le drospirénone, qui n’a pas lui non plus permis la réduction de risque attendue.

    Le British Medical Journal publie les résultats d’une méta-analyse qui, non seulement fait le point sur le risque associé aux différents contraceptifs œstroprogestatifs, mais aussi met en lumière la complexité de la relation unissant les deux composants. Il s’agit d’une méta-analyse en réseau à partir de 26 études. Quel que soit le type de contraceptif oral combiné, le risque thrombo-embolique est au moins le double de celui des femmes n’utilisant pas ce type de contraception et il est en moyenne 3 à 4 fois fois plus élevé (risque realtif [RR] 3,5 ; intervalle de confiance à 95 % : IC : 2,9 à 4,3). Tous les progestatifs sont associés à une augmentation du risque, qui, comme prévu, est en moyenne légèrement supérieur avec les troisièmes générations. Ce sont les femmes prenant un contraceptif associant 50 µg d’éthinylestradiol + lévonorgestrel qui sont les plus exposées au risque thrombo-embolique, alors que le risque le plus faible est pour celles qui sont sous contraceptif associant 30 µg + lévonorgestrel, 20 µg + lévonorgestrel ou 20 µg +gestodène.

    Cette étude soulève un autre point particulièrement intéressant. Car si elle confirme que le risque thrombo-embolique augmente globalement avec la dose d’éthinylestradiol, cet élément ne suffit pas à lui seul car cet effet semble dépendre du progestatif. S’il n’y a pas de différence de risque avec les pilules associant 20 µg ou 30 µg d’éthinylestradiol et lévonorgestrel, une différence de risque est observée par exemple entre 20 et 30 µg d’éthinylestradiol quand ils sont combinés au désogestrel. Selon les auteurs, cela pourrait s’expliquer par des différences de l’action inhibitrice du progestatif sur l’effet procoagulant de l’œstrogène.

    Les auteurs estiment que cette interaction complexe justifie une autre approche du classement des contraceptifs oraux combinés : plutôt que de les classer par génération, ils proposent en effet de les hiérarchiser exclusivement par leur risque thrombo-embolique.

    Source:jim.fr


    b90

    Les hommes en hypogonadisme ont aussi besoin d’œstrogènes.

    Certains symptômes liés à l’hypogonadisme masculin, tels que la baisse de libido et l’augmentation de la masse adipeuse, seraient dus à un déficit en œstrogènes. Ce qui devrait avoir des conséquences pratiques sur la substitution hormonale en testostérone..
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    Masculin et féminin ne sont pas diamétralement opposés, la biologie nous le prouve une fois de plus. Lors d’un hypogonadisme ou du vieillissement, tous les symptômes liés au déficit en androgènes ne sont pas expliqués par la seule testostérone en berne. Un déficit en œstrogènes aurait aussi sa part de responsabilité pour certains d’entre eux, selon une étuderandomisée, contrôlée du Massachusetts General Hospital. Comme l’explique le Dr Joel Finkelstein, l’auteur correspondant de l’étude : « La plus grande surprise était que certains symptômes habituellement attribués au déficit en testostérone sont en réalité dus, partiellement voire quasiment exclusivement, au déficit en estrogènes qui est indissociable de faible taux detestostérone ».

    Muscle, masse grasse, sexualité.

    Plus de 80 % de l’œstradiol circulant chez les hommes provient de l’aromatisation de la testostérone. Ce qui explique qu’un déficit en testostérone s’accompagne d’un déficit concomitant enœstradiol. Et si la responsabilité de l’hypoestrogénie est connue dans la perte osseuse, le rôle dans la composition corporelle et la fonction sexuelle, était largement méconnu. En comparant deux groupes d’environ 200 sujets sains âgés de 20 à 50 ans, l’un recevant une castration chimique bloquant l’aromatisation de la testostérone (goséréline +anastrozole), l’autre non (goséréline seule), l’étude américaine a permis de faire la part des choses entre les deux hormones. L’hypoandrogénie entraînerait la fonte de la masse maigre, du volume musculaire et de la force, tandis que le déficit en œstrogène expliquerait totalement l’augmentation de la masse adipeuse. Les deux hormones déficitaires contribuent à l’altération de la fonction sexuelle, à savoir la baisse de la libido et les troubles de l’érection, l’hypoestrogénie donnant une atteinte plus marquée et plus précoce.

    Ces résultats pourraient avoir des conséquences pour la prise en charge de l’andropause et de l’hypogonadisme. Pour les auteurs, la substitution en testostérone devrait être décidée sur les symptômes cliniques et pas seulement sur les chiffres de testostéronémie. La testostérone administrée devrait pouvoir être aromatisée en œstrogène. « Il est nécessaire également d’évaluer les effets de la substitution en testostérone sur la prostate, à la fois le cancer et l’hypertrophie bénigne, et sur la santé cardio-vasculaire », ajoute le Dr Finkelstein. Comme la célèbre étude sur le traitement hormonal chez la femme, la Women’s Health Initiative, a découvert des effets inattendus, « nous avons besoin d’une Men’s Health Initiative pour explorer ces questions avant de donner des recommandations à large échelle pour la substitution en testostérone ».

    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b89

    Les zones érogènes classées scientifiquement.

    Les hommes et les femmes partagent une grande diversité des zones érogènes. Elles sont cependant plus sensibles chez les femmes.
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    Curieusement, les données scientifiques sur les zones érogènes sont rares. Il s'agit pourtant d'un sujet important en sexologie pour aborder le cas des personnes qui n'arrivent pas à développer un érotisme sensoriel au-delà des régions génitales. L'étude publiée dans la revue internationale de neurosciences Cortex ce mardi confirme, sans surprise l'importance de ces zones érogènes primaires: pénis et testicules chez les hommes ; clitoris et vagin chez les femmes.

    Le Pr Oliver Turnbull, neuropsychologue de l'université de Bangor et ses collègues de l'université de Swansea (pays de Galles) et de l'université de Johannesburg (Afrique du Sud) ont interrogé 300 hommes et 500 femmes en leur demandant de noter sur 10 l'intensité de l'excitation sexuelle que leur procuraient 41 zones de leur corps. La plupart des personnes interrogées venaient d'Afrique sub-saharienne (53 %) et des îles britanniques (33 %), et une majorité se déclaraient hétérosexuelles (84 %).

    Pour les femmes, six zones s'avéraient intensément érogènes (le clitoris, le vagin, la bouche et les lèvres, le haut de la nuque, les seins et les mamelons) avec une note supérieure à 7/10, alors ce n'était le cas que pour deux régions masculines (le pénis, la bouche et les lèvres). «C'est sans doute de là que provient l'affirmation selon laquelle les femmes ont plus de zones fortement érogènes que les hommes», écrivent les auteurs de l'étude. Pourtant, le classement des zones érogènes des hommes - hors différences anatomiques - diffère finalement peu de celui des femmes. Tout est donc question d'intensité. Les femmes seraient érotiquement plus réactives que les hommes. Bien sûr, il ne s'agit que de moyennes et des variations individuelles sont possibles. On trouve des hommes plus sensibles que des femmes à zones érogènes équivalentes.

    Une seule région du corps, le périnée, est jugée plus érogène par les hommes (4,8/10) que par les femmes (3/10). En revanche, les femmes ont dix régions nettement plus érogènes que les hommes: «le dos, la nuque, les hanches, l'intérieur des cuisses, la bouche et les lèvres, les épaules, le ventre et les poignets», précise les auteurs. Cette étude confirme finalement le potentiel érogène de nombreuses parties du corps masculin contrairement à l'idée reçue qui veut que ce soit là un privilège féminin. Elle montre aussi une stabilité du classement lorsque l'on compare les réponses selon des critères binaires: hommes-femmes, Britanniques-Africains, hétérosexuels-homosexuels, moins de 25 ans-plus de 25 ans.

    L'une des surprises de l'étude vient du mauvais classement des pieds! Les femmes et les hommes ne lui attribuent que 1,3/10 en moyenne. Il faut souligner que cette étude ne portait que sur le toucher et non sur la vue. A l'évidence, les massages ou caresses des pieds n'ont qu'un faible pouvoir érotique pour la majorité. A l'inverse, les témoignages ne manquent pas d'hommes se disant fortement excités par la vue d'une voûte plantaire délicieusement courbée, à fortiori dans l'écrin d'une chaussure à haut talon.

    Le pied féminin, signal érotique?

    En 2007, des chercheurs de l'université de Stockholm et de deux universités italiennes, Bologne et L'Aquila, avaient évalué les principaux centres d'intérêt érotiques «inhabituels» d'utilisateurs des groupes qui existent sur internet (http://groups.yahoo.com). Sans appel, les amateurs de pieds/chaussures constituaient la moitié des groupes actifs formés (44 722 membres), loin devant les amateurs de fluides corporels (8376), de tailles ou corpulences particulières (8241), de cheveux (6707), de muscles (5515), ou de modifications corporelles types tatouages ou piercing (4102).

    Top 10 des femmes: le clitoris (9,1/10), le vagin (8,4), la bouche et les lèvres (7,9), le haut de la nuque (7,5), les seins (7,3) et les mamelons (7,3), l'intérieur des cuisses (6,7), la nuque (6,2), les oreilles (5), le bas du dos (4,7).

    Top 10 des hommes : le pénis (9/10), la bouche et les lèvres (7), les testicules (6,5), l'intérieur des cuisses (5,8), le haut de la nuque (5,6), les mamelons (4,8), le périnée (4,8), la nuque (4,5) et les oreilles (4,3).

    Source:lefigaro.fr/


    b88

    En Italie, le changement de sexe n’est plus tabou.

    « L’avenir est bisexuel. » C’est signé Umberto Veronesi, oncologue mondialement connu et ancien ministre de la Santé du gouvernement de Romano Prodi.
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    S’il va peut-être un peu vite en besogne, une chose est sûre, le praticien met le doigt sur une tendance forte : l’Italie est en train de vivre une révolution dans le domaine du changement de sexe qui n’est plus un tabou.

    Pour preuve, les chiffres publiés par la direction de l’hôpital San Camillo-Forlanini à Rome, spécialisé dans ce type d’intervention chirurgicale. Durant les vingt dernières années, deux mille opérations ont été effectuées dont 596 dans les blocs opératoires de l’hôpital San Camillo-Forlanini. Depuis 1992, plus de 1 100 personnes ont déposé une demande de changement de sexe auprès de cette structure. Au niveau national enfin, le nombre de demandes a augmenté de 20 % durant les cinq dernières années. Une donnée toutefois contestée par l’urologue Massimiliano Timpano. « Auparavant, les Italiens devaient se faire opérer à l’étranger, les hôpitaux italiens n’étant pas équipés pour ce type d’intervention. Avec l’ouverture de services spécialisées dans le changement de sexe et la reconnaissance du dysfonctionnement de l’identité sexuelle, les personnes qui veulent changer de "genre" ont acquis une bonne visibilité », estime ce spécialiste qui opère à Turin.

    Deux ans d’attente

    « Chaque mois, une dizaine de personnes au moins nous contacte pour un changement de sexe dont 91 % d’Italiens. Généralement, ils sont âgés en moyenne de 29 ans et ont un bon niveau d’éducation. La plupart des patients veulent devenir femme ! », confie Aldo Moroni, directeur général de l’hôpital San Camillo-Forlanini.

    Si le changement de sexe n’est plus un tabou en Italie, dans la pratique, les choses ne sont pas simples. Le parcours pré-intervention prévoit une série d’examens approfondis notamment au niveau hormonal. Avant d’arriver au bloc, les adultes doivent suivre un parcours juridique pour obtenir un document établissant un trouble de l’identité de genre qui leur permettra d’obtenir le droit de changer de sexe sur leur acte de naissance. Une formalité introduite pour protéger les droits des personnes sur le plan légal et pour faciliter leur insertion dans la société.

    Sur le plan médical en revanche, les patients doivent rencontrer un psychologue qui dressera un profil psychiatrique tenant compte de leurs problèmes d’identité sexuelle. Cette partie n’est pas prise en charge contrairement à l’opération et aux examens. Puis, ils devront s’armer de patience car les listes d’attente sont longues compte tenu du manque de structures spécialisées. « La période d’attente varie entre deux et deux ans et demi, ces opérations n’étant pas considérées comme indispensables sur le plan médical », estime Aldo Moroni.

    Les associations ont saisi le ministère de la Parité en demandant le remboursement des visites psychologiques, « un passage essentiel en cas de changement de sexe », estime le psychiatre Natale Poggia. « Nous utilisons des étudiants boursiers. Nous ne pouvons pas refuser d’aider les personnes qui ont besoin de trouver leur véritable identité sexuelle », estime Aldo Morone.

    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b87

    Petits testicules, meilleurs papas.

    Les hommes avec de plus petits testicules seraient plus paternels, se montrant plus attentifs et engagés dans les soins de leurs enfants en bas âge que ceux dotés de gonades plus volumineuses, avancent des anthropologues américains.
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    Alors que de nombreux facteurs économiques, sociaux et culturels influencent probablement le degré d'engagement du père dans l'éducation de ses enfants, ces chercheurs se sont penchés sur la possibilité de l'existence de déterminations biologiques dans l'instinct paternel. Des études précédentes ont montré que des hommes avec de bas niveaux de testostérone étaient plus paternels et que ceux avec des teneurs élevées de cette hormone mâle divorçaient plus ou se livraient à la polygamie, rappellent-ils dans cette recherche menée par des anthropologues de l'université Emory (Géorgie).

    "Nos données suggèrent que la biologie du mâle humain reflète un compromis entre l'énergie mobilisée pour la reproduction et celle consacrée à élever sa progéniture", explique James Rilling, dont le laboratoire a conduit cette recherche. "Notre étude est la première à se pencher sur le fait de savoir si l'anatomie humaine et les fonctions du cerveau peuvent expliquer cette variation de l'instinct paternel chez les hommes", ajoute Jennifer Mascaro, le principal auteur. La recherche a porté sur 70 pères biologiques de 21 à 55 ans qui avaient un enfant âgé de un à deux ans et vivaient avec la mère.

    Les auteurs ont constaté que les niveaux de testostérone et la taille des testicules étaient inversement proportionnels à l'engagement paternel dans les soins de l'enfant indiqué dans les réponses au questionnaire. De plus, les pères avec les plus petits testicules avaient une activité plus intense dans la partie du cerveau liée au plaisir et à la motivation parentale révélée par l'IRM quand ils regardaient des photos de leur enfant.

    Source:egora.fr


    b86

    La ménopause, sans conséquence sur la sexualité.

    Une étude remet en cause une vieille croyance qui attribue à la ménopause une baisse de la qualité de la sexualité..
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    Les spécialistes français de l'équipe Inserm-Ined "Genre, santé sexuelle et reproductive" l'affirment, chiffres à l'appui, dans un article à paraître du Journal of Sexual Medicine : "Les modifications biologiques et hormonales qui caractérisent la ménopause n'affectent pas négativement la vie sexuelle des femmes d'âge moyen qui sont au début de la ménopause." Il s'agirait donc d'une fausse croyance.

    Pourtant les anecdotes ne manquent pas de femmes ayant vécu la ménopause comme un tournant catastrophique dans leur vie sexuelle. Il est vrai que les témoignages rapportant au contraire une transition heureuse sont tout aussi nombreux.

    Puisque pour démêler le vrai du faux, rien ne vaut des statistiques solides, le Dr Virginie Ringa et ses collègues ont eu l'idée de reprendre les données concernant les femmes âgées de 45 à 55 ans dans la dernière grande étude sur la sexualité des Français réalisée en 2006. Concernant les pratiques sexuelles relationnelles au cours de l'année écoulée, aucune différence n'apparaissait entre les femmes ménopausées et les autres, qu'il s'agisse de la pénétration vaginale (95 %), anale (12 %), de la fellation (65 %) ou du cunnilingus (71 %).

    Les auteurs identifiaient seulement deux différences : "La masturbation était rapportée moins souvent (13 %) par les femmes ménopausées que par les autres (23 %) ; les rapports sexuels sans pénétration étaient significativement plus fréquents dans le groupe des femmes ménopausées qui ne prenaient pas de traitement hormonal (34 %) qu'en l'absence de ménopause (28 %)."

    Au-delà de ces deux situations, aucune différence concernant les difficultés sexuelles rencontrées par ces femmes ou leurs partenaires : 60 % en avaient eu au cours de l'année écoulée, essentiellement des troubles du désir ou de l'excitation. La satisfaction sexuelle était également similaire.

    Pour les chercheurs, "il est très important d'informer les femmes qui vont entrer dans le début de la ménopause, ainsi que leurs partenaires et les professionnels de santé, que toute difficulté sexuelle signalée est plus probablement due à une anticipation ou des représentations négatives qu'à des effets biologiques ou hormonaux".

    Source: egora.fr


    b85

    Alopécie androgénétique et cancer de la prostate, y a-t-il un lien ?

    L’alopécie androgénétique (AA) et le cancer de la prostate partagent certains facteurs de risque biologiques et épidémiologiques : l’âge de survenue, l’hérédité génétique et l’influence des androgènes.
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    Ceci a conduit de nombreux auteurs à rechercher une association entre AA et cancer de la prostate, qui si elle était démontrée, pourrait jouer un rôle appréciable dans l’identification des sujets exposés à un risque accru pour ce cancer.

    Une équipe de Cleveland (Ohio) s’est attelée à réunir en vu d’une méta-analyse, les études ayant examiné le lien entre AA et cancer prostatique. Parmi les 64 travaux identifiés dans différentes bases de données seules 7, de type cas contrôle, remplissaient les critères d’inclusion : elles totalisent 4 078 cas d’AA et 4 916 contrôles.

    Globalement, il n’a pas été constaté d’association significative entre AA de tout type et cancer de la prostate. En revanche, lorsque les différentes formes d’alopécie était distinguées, on retrouvait une association significative entre alopécie au niveau du vertex, quel que soit l’âge de survenue, et risque accru de cancer de la prostate (odd ratio : 1,25 pour un intervalle de confiance à 95 % compris entre 1,09 et 1,44). Il faut donc, peut-être, prêter attention à cet accroissement possible du risque de cancer prostatique chez les patients présentant ce type d’alopécie mais la confirmation de cette association par une étude prospective serait tout de même bienvenue !

    Références: Amoretti A et coll. : Androgenetic alopecia and risk of prostate cancer : a systematic review and meta-analysis. J Am Acad Dermatol 2013; 68: 397-43

    Source:jim.fr.fr


    b84

    VIH : la circoncision réduit la transmission « dans la vraie vie ».

    Un groupe de chercheurs français, conduit par Bertran Auvert(hôpital Ambroise-Paré) et ses collègues (Université JohnsHopkins et hôpital Bichat) montre dans un groupe d’hommes circoncis, une réduction de 57 à 61 % du taux des nouvelles infections par le VIH, comparativement à des hommes non circoncis..
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    Cette étude en « vie réelle », nommée Bophelo Pele, a été réalisée avec la participation de l’ANRS, dans une communauté d’un bidonville d’Orange Farm en Afrique du Sud où une circoncision a été proposée à des hommes dans le cadre d’un programme de prévention.

    Un programme de prévention

    Les résultats prouvent « qu’un programme de circoncision peut être efficacement et rapidement implanté dans des communautés africaines où cette pratique ne constitue pas une norme sociale», soulignent les auteurs. Elle confirme par ailleurs l’efficacité de la circoncision pratiquée à l’échelle d’une population, pour diminuer sensiblement la transmission du VIH parmi les hommes. Et que ce résultat peut être obtenu en seulement quelques années. « Ces résultats publiés dans «PLOS Medicine » incitent à accélérer la mise en œuvre de programmes de circoncision volontaire sur le continent africain afin d’améliorer la prévention de la transmission du VIH. »

    L’étude a consisté à proposer une circoncision gratuite et médicalisée à tous les hommes volontaires âgés de 15 à 49 ans, vivant dans la population d’environ 110 000 adultes du bidonville d’Orange Farm en Afrique du Sud.

    Questionnaire et dépistage

    Plus de 20 000 circoncisions ont ainsi été réalisées, dans le cadre d’un programme d’information et de prévention.

    Par ailleurs, un échantillon de 3 338 hommes a été recruté dans la population du bidonville. Ils ont été invités à répondre à un questionnaire et à réaliser un dépistage du VIH.

    La proportion d’hommes circoncis est passée de 12 % au départ (en 2007) à 53 % à la fin de l’étude (2012). Elle atteint 58 % chez les 15-29 ans. L’usage du préservatif n’est pas significativement différent entre les deux groupes (circoncis ou non).

    Les résultats montrent une diminution importante à la fois de l’incidence et de la prévalence des infections par le VIH chez les hommes circoncis.

    Les hommes les plus jeunes

    Les chercheurs ont calculé qu’en l’absence du programme de circoncision volontaire, laprévalence du VIH aurait été de 19 % plus élevée dans la population étudiée. L’effet est plus marqué chez les hommes les plus jeunes : la prévalence aurait été de 28 % plus élevée chez les 15-29 ans.

    Parallèlement, il est observé une diminution de 57 % du nombre des contaminations récentes parmi les hommes circoncis. « La circoncision est ainsi associée à une réduction de 57 à 61 % du taux des nouvelles infections », indiquent Auvert et coll.

    Le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, à la source de ce travail, estime que compte tenu de l’impact observé dans cette étude, « la généralisation de la circoncision doit plus que jamais être une priorité de santé publique en Afrique australe et de l’Est ».

    L’étude se poursuit pour connaître l’impact de la circoncision sur la population générale et sur la population féminine.



    Source:lequotidiendumedecin.fr


    Août 2013

    b83

    Éjaculation précoce : vers une prise en charge combinée.

    L’origine de l’éjaculation précoce étant multifactorielle, un consensus semble se dégager en faveur d’une double intervention, sexologique et pharmacologique, le traitement médicamenteux étant considéré comme l’allié de la reprise d’un bien-être sexuel.
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    La définition, les étiologies et la prise en charge de l’éjaculation précoce restent encore aujourd’hui soumises à de nombreuses controverses. « Les difficultés commencent, souligne le Dr Marie-Hélène Colson, dès que l’on cherche à s’accorder sur la définition même de l’éjaculation précoce. Faut-il privilégier la notion de permanence de la difficulté ainsi que celle de la souffrance ressentie ou doit-on plutôt mettre l’accent sur la durée du temps de pénétration et la notion de perception du contrôle de l’éjaculation?? ». Le DSM V à paraître prochainement dégagera probablement un consensus.

    Un point semble toutefois mettre tout le monde d’accord, c’est la prévalence du trouble : un homme sur trois en serait atteint. Quant à sa physiopathologie, elle est complexe et multifactorielle, d’autant que les réactions de chacun des partenaires peuvent l’exacerber et perpétuer la dysfonction (1). Si les hypothèses sont nombreuses pour expliquer les difficultés masculines de contrôle de l’éjaculation, les théories basées sur l’anxiété prévalent aujourd’hui. Elles assimilent l’éjaculation précoce à une réaction phobique (vagin obscur et dangereux), à une réaction à des pulsions contradictoires (hostilité et culpabilité), ou à une angoisse de performance. Des recherches récentes utilisant des échelles validées ont mis en évidence la grande prévalence de troubles anxieux chez les hommes souffrant d’éjaculation précoce (2,3).

    « Ces théories, alliées à celles qui se réfèrent à l’impulsivité, à la neurobiologie, à une hypersensibilité tactile génitale et à la génétique pointent toutes en direction de l’implication de la sérotonine dans l’éjaculation précoce, résume le Dr Colson ».

    La partenaire impliquée.

    À partir des recommandations rédigées en 2012 par la société internationale de médecine sexuelle, on constate qu’un consensus semble se dégager en faveur d’une prise en charge combinée associant éventuellement un traitement pharmacologique à une intervention sexologique. Ces recommandations précisent que chaque patient doit bénéficier d’une éducation psychosexuelle de base, que la partenaire doit être engagée dans la démarche de soins si le couple est en crise ou si son implication est nécessaire dans la mise en place d’une thérapie comportementale. Au thérapeute d’établir une relation de confiance, d’évaluer les motivations du couple et ses résistances.

    « L’arrivée d’un traitement pharmacologique ayant une AMM, souligne le Dr André Corman, loin de rendre obsolète le traitement sexologique de l’éjaculation précoce, emphatise au contraire sa pertinence et permet de mieux définir sa place, une fois mieux connues les différentes formes clinique de cette pathologie… Le médicament crée les conditions d’une possible remise en mouvement et, par là-même, devient l’allié de la reprise d’un bien-être sexuel ».

    Les deux phases de l’éjaculation (émission et expulsion), sont commandées par des centres spinaux coordonnés par un générateur situé dans la moelle lombaire. « Ce générateur, rappelle le Pr François Giulano, est lui-même inhibé ou activé par les voies nerveuses d’origine cérébrale ou périphérique issues en particulier du gland. La sérotonine, neuromédiateur central, joue un rôle important en modulant la réponse éjaculatoire ».

    La dapoxétine, inhibiteur de la recapture de la sérotonine à demi-vie courte, est le premier traitement pharmacologique ayant obtenu une AMM dans le traitement de l’éjaculation prématurée. Ce n’est pas un antidépresseur. Des travaux expérimentaux ont permis de situer son probable site d’action au niveau cérébral.

    › Dr Brigitte MARTIN

    Communications des Drs Marie-Hélène Colson (Marseille) et André Corman (Toulouse) et du Pr François Giulano (Graches) lors d’une table ronde parrainée par les Laboratoires Ménarini.

    1. Buvat J. Pathophysiology of premature ejaculation. J Sex Med. 2011 Oct;8 Suppl 4:316-27
    2. Buna JS. et al. Sexual dysfunctions induced by stress of timed intercourse and medical treatment. BJU Int. 2013 Apr;111(4 Pt B):E227-34.
    3. Kempeneers P. et al. Functional and psychological characteristics of belgian men with premature ejaculation and their partners. 2013 Jan;42(1):51-66.


    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b82

    Les préservatifs bons pour la santé des vagins.

    Selon une étude chinoise publiée dans la revue Plos one, le latex permettrait d’augmenter la présence dans le vagin de bactéries positives, les lactobacilles.
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    Ces bactéries limitent le développement de la vaginose bactérienne, ce déséquilibre de la flore vaginale qui provoque des infections, des démangeaisons, des pertes et des odeurs désagréables.

    Pour mener à bien cette étude, 164 femmes mariées et sexuellement actives ont été observées. Parmi elles 43,9% ont toujours utilisé des préservatifs, 34,8% un stérilet et 21,3% ont utilisé la méthode ogino.

    Les chercheurs ont découvert des taux de Lactobacilles différents dans chaque groupe de femmes. 95,8 % de celles qui avaient utilisé le préservatif étaient colonisées contre 84,2% chez celles sous stérilet et 88,6% chez celles qui n’avaient rien utilisé.

    L’étude prend tout son sens en Chine où, racontent les auteurs de l’étude, de par la politique de restriction des naissances, 90% des femmes utilisent des moyens contraceptifs. Et sur ces 90%, plus de la moitié utilisent des contraceptions non hormonales (préservatif, stérilet et méthode ogino). Un chiffre élevé comparé à d’autres pays qui s’explique notamment par la facilité d’accès à ces moyens de contraception en Chine.



    Source:egora.fr


    b81

    Désir masculin : la part de la testostérone.

    Trouble du désir et diminution de testostéronémie étant statistiquement associés, il est recommandé de rechercher un hypogonadisme devant un trouble du désir de l’homme.
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    La diminution du désir chez l’homme, ou désir sexuel hypoactif (DSH), est un motif relativement fréquent de consultation et est souvent associé à une dysfonction érectile, voire à un trouble de l’éjaculation. En France, sa prévalence serait de 3% et varierait de 3 à 16% dans les autres pays européens. Mais il est souvent difficile pour les hommes de parler de leur désir, ce qui explique le temps qu’ils mettent à consulter et peut-être une sous-estimation de la prévalence.

    Le DSH peut être dû à plusieurs facteurs qui s’intriquent entre eux et dont la détermination est essentielle lors du bilan clinique qui doit prendre en compte les facteurs « psychologiques, endocriniens, toxiques et psychiatriques ». Ceci complexifie l’approche diagnostique et thérapeutique, la problématique principale étant alors difficile à déterminer.

    La recherche d’un hypogonadisme

    Nous n’envisagerons ici que les relations entre DSH et testostérone. Celle-ci stimule physiologiquement le désirsexuel.Trouble du désir et diminution de testostéronémie étant statistiquement associés, il est recommandé de rechercher un hypogonadisme devant un trouble du désir. Des études expérimentales conduites chez l’homme ont montré que la relation entre concentration de testostérone circulante et désir sexuel se fait selon un modèle à seuil chez l’homme jeune normal et un modèle plus progressif chez l’homme âgé.

    En cas d’hypogonadisme complet, les valeurs de la testostérone sont effondrées. Le traitement substitutif corrige signes et symptômes, faisant apparaître le désir sexuel lors du traitement de l’impubérisme et le rétablissant en cas d’hypogonadisme acquis de l’adulte. L’association d’un trouble du désir sexuel et de valeurs de testostérone inférieures à celles qui sont normales chez les hommes jeunes évoque un hypogonadisme de survenue tardive. Il devra être confirmé par une seconde détermination et confronté à un dosage de LH et de prolactine si la LH est basse.

    L’effet du traitement substitutif sera plus net si la testostérone est plus basse et s’il n’y a pas d’autres cause d’altération du désir sexuel.

    Il ne faut pas méconnaître les autres causes du DSH, en particulier chez l’homme avançant en âge, chez lequel la prise en charge devra tenir compte, outre d’un possible hypogonadisme de survenue tardive, des autres facteurs étiologiques d’altération du désir sexuel (santé, partenaire, facteurs socio-économiques et psychologiques) et les autres troubles sexuels (dont la dysfonction érectile, fréquemment intriquée avec le trouble du désir).

    A noter : il n’y a pas de preuve que le traitement par testostérone augmente le risque de cancer de la prostate, d’hyperplasie bénigne de la prostate ou favorise l’expression clinique de cancers de la prostate infracliniques.

    Communication du Pr Lejeune (CHU Lyon).

    Source:lequotidiendumedecin.fr/


    b80

    Etude sur les nymphoplasties.

    La demande de chirurgie cosmétique de la vulve est en constante augmentation. Les patientes semblent satisfaites. Quel est l’impact de cette intervention sur leur sexualité ?
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    L’intervention la plus demandée sur la vulve est la nymphoplastie de réduction (NDR), le « gold standard » des pays occidentaux étant l’obtention d’une vulve proche de celle de l’enfance.

    En France, 3?200 NDR ont été pratiquées en 2011 (1), ce qui représente un budget de 346?000 euros pour la Sécurité Sociale qui rembourse sans restriction cette intervention, pour le moment.

    « Il existe plusieurs techniques pour réduire la taille des petites lèvres, précise le DrSophieBerville-Lévy?; personnellement, je suis adepte de la nymphoplastie la plus simple en ligne droite (NDR de Hodgkinson) car, la demande augmentant, je pense que cette intervention doit être reproductible et accessible à tout type d’opérateurs ».

    Comment évaluer sérieusement les résultats post-opératoires en termes de satisfaction globale, de qualité de vie et de sexualité ? Les études médicales menées, toutes rétrospectives, ne permettent pas, pour le moment, de répondre de façon satisfaisante à ces questions.

    Des patientes demandeuses d’une NDR ont donc été sollicitées pour répondre avant l’intervention à des questionnaires (2) sur leurs motivations, leur qualité de vie, leur fonction sexuelle et leur estime d’elles-mêmes puis, après l’intervention, sur leur satisfaction esthétique et fonctionnelle post-opératoire. Des entretiens avec une psychologue (toujours la même) se déroulaient en parallèle. 71 patientes ont été sollicitées, 28 ont accepté de participer à l’étude et 19/28 ont été opérées. Douze patientes seulement ont répondu aux questionnaires, ce qui ne permet pas de dégager de résultats statistiques pertinents mais uniquement des tendances. Les douleurs post-opératoires étaient absentes dans 40 % des cas ou peu importantes, la satisfaction globale atteignait 90 % et aucune patiente n’a rapporté de conséquence sexuelle négative.

    Malgré le faible échantillon de réponse, on note qu’un tiers des patientes se sont contentées d’une information et sont sorties de consultation rassurées par le fait qu’elles étaient normales. Cette étude a également eu le mérite de cerner les patientes auxquelles il faut savoir dire non. « Il existe, à mon avis, conclut le DrBerville-Lévy, trois cas où il est déconseillé d’opérer : la dysmorphophobie, les cas par procuration des adolescentes emmenées par leur mère gênée par l’anatomie de leur fille et les patientes qui ne savent pas exactement ce qu’elles veulent, dont les motivations sont confuses et qui généralement seront insatisfaites ».

    Communication du Dr Sophie Berville-Lévy (gynécologue, Paris).

    1. CNAM
    2. Etude menée par SophieBerville-Lévy, SaraPiazza, Micheline MoyalBarracco, SophieWylomanski, Roman Rouzier


    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b79

    Quand le thérapeute abuse…

    Toute relation sexualisée thérapeute-patient(e) est éthiquement déplorable, quelles que soient les argumentations du thérapeute, seul coupable.
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    La sexualisation du lien thérapeutique est plus fréquente dans le sens thérapeute-homme/patiente-femme, même si la symétrique existe. Le dérapage est souvent justifié par les thérapeutes de deux façons : soit en prétextant réconforter une patiente bouleversée?; soit en attribuant la faute à celle-ci qui aurait abusé d’arguments de séduction, ce qui atténuerait voire annulerait la responsabilité du thérapeute. Le thérapeute peut également s’exonérer de toute culpabilité en évoquant le fait que la relation sexualisée ne se déroulerait pas pendant une séance mais en dehors de celle-ci, voire après la fin de la thérapie. « Cette argumentation, souligne le Dr Christophe Marx, est techniquement invalide et éthiquement déplorable. »

    En effet, dans la fonction de re-père, le thérapeute doit à sa patiente la protection qu’un père doit à sa fille : celle de ne pas la considérer comme une partenaire sexuelle. Interdire l’inceste, c’est récuser l’abus de pouvoir, c’est protéger le plus faible, c’est nommer la violence au lieu de la cacher ou de la justifier. Il en découle que la relation thérapeutique doit être radicalement débarrassée de toute connotation sexuelle. « Mais, estime le Dr Marx, il existe heureusement des hommes qui savent canaliser leur sexualité et qui se bornent, modestement, à recruter leurs partenaires sexuelles en dehors de leur clientèle. »

    Il incombe donc au thérapeute de tenir la relation à l’écart de tout jeu sexuel. Une patiente qui se révélerait séductrice ne ferait que rejouer dans le transfert le drame de sa souffrance d’enfant. Elle manifeste dans ce cas la croyance qu’elle ne peut recevoir d’un homme une attention protectrice qu’en l’attirant sexuellement. Le but de la thérapie est d’aider la patiente à découvrir qu’elle peut bénéficier d’un lien protecteur sans avoir besoin de se soumettre à cet abus de pouvoir. Si le thérapeute « tombe dans le panneau », c’est l’Enfant intérieur de sa patiente qu’il fracasse.

    En admettant que la sexualisation de la relation existe, le thérapeute peut sortir de cette situation de deux façons qui ne font qu’aggraver la situation. La première est de récuser l’accusation de manipulation et de se montrer, ou de se croire, réellement amoureux. La patiente est alors affublée d’un prétendant encombrant, empêtré dans ses promesses d’aide thérapeutique dans laquelle il était question de considérer sa patiente comme prioritaire et qui se met tout à coup à jouer sa propre partition de partenaire, donc à parité. La seconde est de stopper une relation ingérable en abandonnant sa patiente. « Le comble de la mauvaise foi, déplore le Dr Marx, est de jouer sur la question de l’argent, soit en faisant régler les séances à sa patiente pour maintenir un masque pathétique de lien thérapeutique, soit en interrompant les règlements pour se réfugier derrière l’idée fallacieuse que la patiente n’est est plus une et que la relation a évolué. »

    Concernant la question du délai de la fin de la thérapie qui ré-ouvrirait les portes d’une sexualisation enfin autorisée, il faut garder à l’esprit que tout patient peut revenir vers son thérapeute un jour ou l’autre et que, insiste le Dr Marx, « la fille, devenue une adulte, reste symboliquement dans la filiation de son père, sans question de délai. L’appeler à retourner sexuellement vers son origine, équivaut non seulement à lui barrer la route de la croissance, mais aussi à lui interdire d’être sujet de sa vie, en la cantonnant au rôle d’objet consommable par le plus fort. » La patiente, dans le cadre du transfert, n’a aucun moyen de se rendre compte de tous ces pièges. En cas de dérapage, elle n’est que victime et le thérapeute assume à 100 % la totalité de la faute. Tous les codes de déontologie de toutes les associations de thérapeutes affirment, sans aucune exception, ce positionnement éthique.

    À noter que la sexualisation du lien thérapeutique n’est pas qualifiée uniquement par le coït mais également par certains comportements équivoques comme les caresses, l’implication émotionnelle du thérapeute, l’évocation par celui-ci de ses propres sentiments, des invitations extra-thérapeutiques pouvant sembler anodines (concert, restaurant…).

    « En outre, conclut C. Marx, les méthodes thérapeutiques qui recommandent d’utiliser la dimension du toucher et de l’approche corporelle ont développé des garde-fous explicites. Se référer à ces méthodes pour justifier un dérapage trahit une méconnaissance coupable et donc professionnellement condamnable. »

    › Dr BRIGITTE MARTIN

    Communication du Dr Christophe Marx (psychiatre sexologue, président de la commission Déontologie de l’association EMDR France).



    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b78

    Plaisir, désir et contraception.

    Rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que la pilule peut altérer la fonction sexuelle par le biais d’un impact sur les androgènes et rien ne permet de penser que la pilule puisse altérer la fonction sexuelle tout court.
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    L’arrivée de la pilule, a fait naître la sexualité en tant que jeu de plaisir et de désir. Bizarrement, aujourd’hui, le problème du plaisir et du désir de la femme en relation avec la contraception est mal connu car très peu d’études ont été faites de manière irréprochable. Et pourtant des centaines de millions de femmes utilisent la pilule?; en France, c’est la méthode contraceptive la plus utilisée (plus de 50 % des femmes).

    Côté masculin, on sait que les travaux sur la pilule contraceptive masculine se sont arrêtés à cause de problèmes importants et incontournables sur la fonction sexuelle. Quant aux effets négatifs des préservatifs masculins sur le plaisir, on ne peut nier qu’ils existent chez l’homme comme chez la femme et peuvent entraîner un éventuel changement de la méthode contraceptive. La stérilisation masculine ne change pas grand-chose au désir de la femme et de l’homme, « elle aurait même, selon le Dr Francis Collier, une influence plutôt positive ».

    « Il faut insister sur le fait qu’il n’y a aucun effet significatif des dispositifs intra-utérins (DIU) sur la libido. Énormément de fantasmes leur prêtent une efficacité moindre que celle de la pilule. C’est faux et archi faux, insiste-t-il?! Ils sont aussi efficaces que celle-ci, la pilule étant rarement prise de façon correcte… ».

    La diminution de la crainte de la grossesse est le facteur important d’une sexualité harmonieuse?; ceci est prouvé depuis une dizaine d’années. Mais les autres bénéfices secondaires, disparition des douleurs, de l’acné… n’ont jamais été appréciés quant à leur influence sur la sexualité.

    Testostérone.

    Les mécanismes somatiques par lesquels la pilule pourrait, dans un certain nombre de cas, interférer sur la sexualité ont été décrits mais n’ont jamais été confirmés. L’hypothèse la plus à la mode est l’intervention sur le taux de testostérone. Logiquement, les estroprogestatifs (EP) devraient avoir un effet néfaste sur le désir puisque l’augmentation de la production de la protéine de liaison de la testostérone qui apparaît avec la prise d’EP entraîne une diminution du taux de testostérone libre, la seule biologiquement active. « Ce raisonnement n’est pas vraiment confirmé par les quelques travaux publiés, remarque le Dr Collier. Certes, les taux de testostérone libre diminuent sous EP, mais cela ne semble pas affecter la libido de façon évidente. Au contraire, la fréquence et la qualité des rapports semblent supérieures à celles des groupes témoins ».

    On ne peut donc pas affirmer que la pilule peut altérer la fonction sexuelle tout court, tout au moins sur le plan statistique.

    « Certaines patientes se plaignent d’une altération de leur désir, qu’il est plus logique d’expliquer par des mécanismes psychologiques, sociaux ou conjugaux. Et peut-être aussi par l’énorme pression médiatique qui existe autour de la pilule depuis 6 mois… La plainte de ces patientes doit être explorée car la souffrance est réelle et aussi parce que l’apparente mauvaise tolérance sexuelle d’une contraception est l’un des facteurs de mauvaise observance ».

    › Dr BRIGITTE MARTIN

    Communication du Dr Francis Collier (gynécologue-obstétricien, Chru de Lille).

    Source:lequotidiendumedecin.fr/


    b77

    Dysfonction érectile : la taille des testicules pour prédire le risque cardiovasculaire ?

    Le volume testiculaire (VT) est-il une variable douée d’une valeur pronostique similaire quant à la survenue d’évènements cardiovasculaires majeurs (ECVM)?
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    La prévalence du dysfonctionnement érectile augmente (DE) avec l’âge. Ce dernier n’est pas qu’un syndrome propre à altérer la qualité de vie, tout au moins chez certains sujets âgés. Il constitue aussi un marqueur du risque cardiovasculaire, une notion suggérée par des études de cohorte prospective, au demeurant peu nombreuses, mais pour certaines concluantes. Le volume testiculaire (VT) est-il une variable douée d’une valeur pronostique similaire quant à la survenue d’évènements cardiovasculaires majeurs (ECVM)? Aucune étude ne s’était encore penchée sur cette question, l’estimation du VT étant plutôt réalisée dans le bilan d’une fertilité médiocre ou d’une stérilité avérée.
    C’est chose faite avec ce travail à la fois rétrospectif et prospectif qui a inclus 2 809 sujets relativement âgés (51,2±13,1 ans) qui consultaient en raison d’un DE. Aucun des participants ne souffrait d’une pathologie testiculaire connue.

    L’objectif de cette étude s’est avéré double : (1) préciser les variables corrélées au VT dans une approche transversale; (2) vérifier la valeur prédictive du VT et des taux plasmatiques de LH (luteinizing hormone) quant au risque d’ECVM. Cette étude longitudinale n’a concerné que 1 395 sujets choisis au sein de la cohorte initiale.

    L’approche transversale a reposé sur une analyse multivariée prenant en compte les facteurs de confusion potentiels. Le VT estimé par échographie a été négativement corrélé aux variables biologiques suivantes : LH (r =?-0,234 ; p?<?0,0001) et FSH (follicle-stimulating hormone) (r?=?-0,326 ; p?<?0,0001). En outre, une association positive significative a été mise en évidence entre le VT et les facteurs de risque suivants : surcharge pondérale ou obésité (p < 0,0001), tabagisme (p = 0,012) et alcoolisme (p = 0,009). La pression artérielle moyenne, pour sa part, a été positivement corrélée au VT (r?=?0,157; p?
    Au terme du suivi longitudinal, le VT a été associé à la survenue d’ECVM, après prise en compte des facteurs de confusion potentiels ; le risque relatif correspondant étant en effet de 1,066 (p < 0,014).
    Cette association a été cependant quelque peu lissée par l’introduction de certaines variables dans le modèle de Cox, qu’il s’agisse des facteurs hygiéno-diététiques, de la PA moyenne et de l’indice de masse corporelle. Au bout du compte, elle a fini par perdre toute signification statistique, dès lors que l’ajustement statistique s’est avéré complet. Tel n’a pas été le cas d’une variable biologique, en l’occurrence la LH, dont les taux plasmatiques sont restés inversement corrélés au risque d’ECVM, même après intégration d’un maximum de facteurs de confusion.

    En bref, il semble que le VT et la LH soient reliés au pronostic cardiovasculaire, tout au moins chez les sujets relativement âgés, indemnes de toute pathologie testiculaire connue, mais atteints d’un DE avéré. Cependant, des deux variables évoquées, c’est la LH qui apparaît comme la plus prédictive du risque d’ECVM, indépendamment des autres facteurs de confusion. A ce stade de la démonstration, il est clair que d’autres études prospectives sont nécessaires pour comprendre les tenants et les aboutissants du cas de figure traité dans cet article original.

    Référence: Rastrelli G et coll. : Relationship of Testis Size and LH Levels with Incidence of Major Adverse Cardiovascular Events in Older Men with Sexual Dysfunction. J Sex Med. 2013. Publication avancée en ligne le 11 juillet 2013.

    Source:jim.fr


    b76

    Du côté des gynécologues.

    Les gynécologues sont souvent démunis face aux plaintes sexuelles des femmes, d’autant que, dans près de la moitié des cas, la sexologie ne les intéresse pas… Seulement le quart des gynécologues interrogés se disent compétents pour prendre en charge les problèmes de sexualité.
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    Le gynécologue est le premier interlocuteur de la femme en cas de dysfonction sexuelle. Comment celui-ci prend-il en charge les troubles?? Se sent-il suffisamment formé?? Quels sont ses correspondants dans ce domaine?? Autant de questions que le docteur Anne Gicquel* a soumis aux gynécologues de toute la France, salariés ou libéraux, exerçant ou non l’obstétrique ou encore obstétriciens, via une enquête internet de 58 questions.

    Manque de formation.

    275 gynécologues ont répondu, en majorité des femmes, les deux tiers ayant plus de 50 ans. 74 % d’entre eux, y compris les plus jeunes, n’ont pas été formés à la sexologie pendant leurs études. 46 % ont tenté de se former après leur diplôme via des congrès et des réunions de FMC, et 12 % sont titulaires d’un DIU de sexologie. Celui-ci est connu par 91 % des gynécologues interrogés. Les obstacles à l’inscription sont généralement le temps, le fait de repasser des examens?; des formations courtes, de type réunions de FMC, sont préférées au DIU. 81 % souhaitent un enseignement de sexologie au cours du cursus médical avant spécialisation et 98 % au cours des études de gynécologie. Près de la moitié est peu intéressée par la sexologie et les deux tiers ne ressentent aucune difficulté devant une plainte sexuelle. Mais seuls 25 % se jugent compétents pour la prendre en charge. À noter qu’il n’y a pas de différence entre les réponses des hommes et des femmes. Et qu’il n’y a aucune attitude standard des gynécologues face à la plainte sexuelle. Certains sans formation se disent compétents?; d’autres, titulaires du DIU de sexologie, ne prennent pas leurs patientes en charge et, même, ne sont pas intéressés par la sexologie?!

    72 % des gynécologues prennent en charge le vaginisme, 89 % les dyspareunies, 56 % les troubles du désir et 44 % les troubles du plaisir. 27 % conseillent des livres, des films ou des sites internet. 53 % abordent la sexualité systématiquement en cours de consultation, souvent en cas de grossesse. 13 % seulement interrogent sur un éventuel abus sexuel lorsque la patiente consulte pour un autre motif : la question est difficile à poser autant pour les hommes que pour les femmes. 90 % ont un ou plusieurs correspondants et plus de la moitié préfèrent que le correspondant soit un médecin. Dans les questions proposant des commentaires libres, les gynécologues ont confié leur impuissance face à leurs patientes, parfois même leur agacement et le temps nécessaire à l’écoute d’autant que les femmes abordent souvent leurs troubles sexuels en fin de consultation.

    › Dr BRIGITTE MARTIN

    Communication du Dr Anne Gicquel (médecin sexologue, Carquefou).

    Source: : Le gynécologue face à la plainte sexuelle (enquête auprès de 275 gynécologues) - Mémoire du Dr Anne Gicquel


    b75

    Délinquants sexuels:Quels moyens médicaux efficaces ?

    En réponse à ces agressions sexuelles sur les enfants, la société réclame une condamnation des criminels et des sanctions judiciaires dissuasives. Mais souvent l’institution judiciaire confie aussi les délinquants sexuels à des professionnels de la santé.
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    Selon certaines statistiques, à travers le monde 18 à 20 % des femmes et 7 à 8 % des hommes seraient victimes d’abus sexuels avant l’âge de 18 ans, chiffres variables selon les régions du monde. En réponse à ces agressions sexuelles sur les enfants, la société réclame une condamnation des criminels et des sanctions judiciaires dissuasives. Mais souvent l’institution judiciaire confie aussi les délinquants sexuels à des professionnels de la santé. Ces professionnels disposent-ils de traitements ayant fait la preuve de leur efficacité ?

    Une revue de la littérature publiée récemment souligne le manque d’essais thérapeutiques consacrés à ce sujet. Les auteurs ont cherché à évaluer l’efficacité des interventions médicales et psychologiques, actuellement proposées à des individus à risque de commettre des délits sexuels sur des enfants, qu’ils soient déjà passés à l’acte et risquent de récidiver, ou qu’ils soient considérés comme à risque (pulsions pédophiles avouées). Il est peu de dire que les données ne sont pas très nombreuses. Car, malgré l’ampleur du phénomène, et malgré les graves conséquences de ces agressions, peu d’études ont été jusqu’à présent menées pour définir les mesures préventives efficaces.

    Seuls 3 essais randomisés ont été retenus, l’un mené sur des adultes, un autre sur des adolescents et le troisième sur des enfants à conduites sexuelles déviantes vis à vis d’autres enfants. Cinq études observationnelles viennent compléter les sources.

    Concernant les adultes, aucune intervention de type psychologique, thérapie cognitive ou autre, ne parvient à faire la preuve de son efficacité. Et malgré une demande pressante de l’opinion publique concernant la « castration chimique », les auteurs ne peuvent que déplorer un manque criant d’études visant à prouver son efficacité.

    Un seul essai consacré à la prise en charge des adolescents coupables d’agressions sexuelles sur des enfants suggère l’efficacité d’une thérapie multisystémique pour la prévention des récidives (RR [risque relatif] = 0,18, intervalle de confiance à 95 % de 0,04 à 0,73), mais aucun autre essai n’a pu être retenu concernant l’efficacité des autres types de traitements chez les adolescents.

    Quant à la prise en charge des enfants ayant des conduites sexuelles inappropriées vis à vis d’autres enfants, un seul essai a été pris en compte, qui ne prouve pas l’efficacité des prises en charge actuellement proposées.

    Les auteurs ont cherché, sans résultat, des essais fiables évaluant les prises en charge possibles des sujets repérés comme à risque d’agressions sexuelles sur des enfants. Il est vrai que dans de nombreux pays l’évocation par un patient de ses pulsions pédophiles délivre le médecin du secret médical, ce qui ne favorise pas une prise en charge médicale de ces personnes.

    En 2007, le Conseil européen adoptait la Convention sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels, ratifiée actuellement par 27 pays. Cette convention crée l’obligation pour les pays signataires de proposer un traitement efficace à tous les agresseurs sexuels d’enfants, aux individus à haut risque de commettre ce type d’abus et aux enfants présentant des problèmes de conduite sexuelle vis à vis d’autres enfants. Les pays qui ont ratifié cette convention doivent, en outre, attester de la mise en place de programmes de soins efficaces.

    Nul doute que cela devrait favoriser la collaboration entre pays de l’Union pour la mise en place d’essais thérapeutiques à même de prouver l’efficacité des moyens proposés pour éviter à ces sujets de passer à l’acte, et protéger les enfants sans se limiter au tout judiciaire.

    Référence: Långström N et coll.: Preventing sexual abusers of children from reoffending: systematic review of medical and psychological interventions. BMJ 2013;347:f4630. Publication le 9 août 2013.

    Source: jim.fr


    b74

    Retirer une fourchette d'un pénis : opération inédite en Australie.

    Des médecins en Australie ont opéré d'urgence un homme qui avait introduit dans son pénis une fourchette en métal, une intervention médicale si peu habituelle qu'elle a fait l'objet d'un long article dans la revue International Journal of Surgery...
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    Selon l'article "Un corps étranger inhabituel dans l'urètre" publié dans l'International Journal of Surgery, l'homme de 70 ans s'est présenté aux urgences de l'hôpital de Canberra avec un pénis en sang, "après s'être introduit une fourchette dans l'urètre pour stimuler le plaisir sexuel". L'homme avait introduit la fourchette de 10 cm, en métal, douze heures auparavant, mais ne parvenait plus à la retirer, poursuit l'article, qui ne précise pas la date des faits.

    Les docteurs, confrontés pour la première fois à un cas pareil, "ont discuté de plusieurs opérations possibles", avant de retirer l'objet avec un forceps et beaucoup de lubrifiant, alors que le patient était sous anesthésie générale. "Ce cas méritait discussion étant donné le défi présenté par une affaire aussi inhabituelle, d'une fourchette coincée dans l'urètre d'un pénis", relève leJournal of Surgery.



    Source:egora.fr


    b73

    Et si l'addiction au sexe n'existait pas ?

    En mesurant l'activité cérébrale de volontaires présentant une hypersexualité et en la comparant à un modèle établi pour la toxicomanie, des chercheurs américains suggèrent que cette recherche continue et compulsive du plaisir sexuel serait plus lié au désir qu'à une forme de dépendance.
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    Selon les auteurs de l'étude, publiée dans Socioaffective Neuroscience and Psychology [1], la réponse du cerveau de volontaires à des images à connotations sexuelles était associée au désir sexuel, « pas du tout » à l'intensité d'une sexualité compulsive.

    Une mesure de l'activité cérébrale par électro-encéphalographie (EEG) a montré chez un groupe d'hommes et de femmes déclarant une hypersexualité que l'onde d'amplitude P300 - une réponse du cerveau évaluée 300 milliseconde après stimulation - était plus élevée après visionnage des photos lorsque le désir sexuel était lui-même élevé.

    Les chercheurs s'attendaient à ce que les réponses P300 soient également corrélées à l'intensité de l'hypersexualité, mais finalement, l'activité cérébrale associée n'affichait ni hausse, ni baisse, pour les quelque 200 images présentées.

    « En d'autres termes, ce n'est pas l'hypersexualité qui explique la réaction du cerveau aux images, mais seulement une libido élevée », a souligné auprès de Medscape Medical News, l'auteur principal de l'étude, le Dr Nicole Prause, de l'Institut Semel for Neuroscience and Human Behavior (Université de Californie, Los Angeles).

    Selon elle, si cette étude en vient à être reproduite, les résultats pourraient à termes remettre en question les théories actuelles concernant la dépendance au sexe.

    225 images catégorisées

    Pour vérifier si les interactions propres à la dépendance se retrouvent dans le cas de l'hypersexualité, les chercheurs ont observé l'activité cérébrale de personnes disant souffrir d'addictions au sexe, face à des images à connotations sexuelles. « Nous l'avons ensuite comparé à celle de toxicomanes face à la substance source de leur addiction », a indiqué le Dr Prause.

    Au total, 52 volontaires (39 hommes et 13 femmes), âgés de 18 à 39 ans, ont été recrutés. Tous ont déclaré avoir des difficultés à contenir leur envie de consulter des images à connotations sexuelles. Ils ont été invités à remplir un questionnaire sur leur désir et leurs comportements sexuels, et à évaluer divers indices, tels que le Sexual Desire Inventory (SDI) ou le Pornography Consumption Effects Scale.

    Un EEG a ensuite mesuré l'activité de leurs cerveaux lors de la visualisation de 225 images catégorisées comme neutre, désagréable, agréable et sexuelle ou agréable et non sexuelle. Une onde d'amplitude P300 a été enregistrée pour chaque image.

    La seule corrélation significative trouvée entre les réponses aux questionnaires et l'intensité des ondes était entre le désir pour des relations sexuelles avec un partenaire, évaluée par le test SDI, et les scores d'amplitude P300 dans les conditions catégorisées comme neutres, ainsi que agréables et sexuelles.

    Un problème d'impulsivité ?

    « Les scores plus élevés relatifs à une hypersexualité n'étaient pas du tout associé à des réponses cérébrales plus intenses, contrairement à ce que qui est observé dans le cas de conduites addictives. Les problèmes d'hypersexualité ne peuvent donc être caractérisés en se basant sur un modèle établie pour l'addiction », a affirmé le Dr Prause.

    Les chercheurs précisent que la dépendance sexuelle a été diagnostiquée chez des personnes présentant des symptômes, qui peuvent aussi « être considérés comme une variation non pathologique d'un intense désir sexuel ».

    Par conséquent, selon eux, « la gestion du désir sexuel, sans forcément tenir compte de ce qui caractérise également l'hypersexualité, pourrait être une méthode efficace pour réduire les comportements sexuels anxiogènes ».

    Dans un communiqué, ils ont rappelé que l'hypersexualité ne figure pas dans la dernière édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), la bible des psychiatres américains, alors que celle-ci est critiquée en raison de la multiplication des pathologies recensées.

    Pour le Dr Prause, il convient de rester prudent face aux patients en leur rappelant que « le diagnostic de l'hypersexualité n'est pas correctement caractérisée et que les traitements sont par conséquent très controversés ». Elle suppose que l'hypersexualité serait davantage liée à une impulsivité ou à un simple problème de comportement.

    De nouveaux protocoles à imaginer

    « Cette étude est excellente car elle mesure l'amplitude de l'activité cérébrale en lien avec le désir sexuel », a affirmé auprès de Medscape Medical News, le Dr Kenneth Paul Rosenberg, directeur et fondateur du Upper East Health Behavioral Medicine, à New York, professeur en psychiatrie clinique (Weill Cornell Medical College Hospital, New York).

    « C'est la première fois à ma connaissance qu'une étude s'intéresse à ce sujet. Elle contribue au débat sur l'existence de la dépendance au sexe, lancé depuis 100 ans ou plus, mais nous ne pouvons pour autant en tirer de conclusion sans conduire de nouvelles recherches », a assuré le médecin, également membre de la Society for Sex Therapy.

    « Parler aux patients et mener des études épidémiologiques reste, selon moi, le meilleur moyen d'évaluer la dépendance au sexe », a ajouté le Dr Rosenberg, qui se déclare favorable au diagnostic de l'addiction au sexe, tout en reconnaissant que l'étude pose d'importantes questions.

    Interrogé au sujet des commentaires des auteurs affirmant que les réactions du cerveau des participants ne pouvaient se calquer à un modèle de toxicomanie, le Dr Rosenberg a ajouté que les drogués du sexe « ne sont pas seulement excités par le sexe ».

    « Une nouvelle étude pourrait donc se pencher sur ce qui excite vraiment les participants et leur montrer les images correspondantes. Les accros au sexe peuvent être tellement excités par quelque chose en particulier, qu'ils se retrouvent sans émotion face à d'autres images, même à connotations sexuelles », affirme-t-il.

    Selon lui, « même si aucune étude physiologique ne pourra confirmer ou nier la dépendance au sexe, ces travaux représentent toutefois une avancée ».

    L'étude a été financée par l'université de l'Idaho. Les auteurs n'ont déclaré aucun lien d'intérêt.

    RÉFÉRENCE: Steele V, Staley C, Prause N, Sexual desire, not hypersexuality, is related to neurophysiological responses elicited by sexual images, Socioaffective Neuroscience and Psychology, publication en ligne du 16 juillet 2013.

    Source:medscape.fr


    Juillet 2013

    b72

    Violences sexuelles : ils veulent vacciner contre ce virus.

    Des médecins et des parlementaires ont constitué une association qui vise à éradiquer les violences sexuelles en France, en s’y attaquant sous l’angle de la santé publique. Leur programme repose sur l’analogie que l’on peut faire entre ces agressions et une épidémie virale.
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    Que vous le sachiez ou non, quelqu’un de votre entourage, plusieurs de vos patients, ont, un jour, été victimes de violences sexuelles. Environ un homme sur six et une femme sur quatre sont victimes de telles violences dans leur vie, des milliers d’enfants tous les jours.

    Ces violences engendrent de nombreux maux, conscients ou inconscients, le plus souvent non ou mal traités. Elles sont bien souvent la racine d’autres agressions. Pour le Dr Violaine Guérin (Paris), endocrinologue et gynécologue médicale,"il est temps que les choses changent, que la planète et notre pays en particulier disent stop aux violences sexuelles, de façon déterminée, avec une vraie stratégie d’éradication, et prennent soin des personnes en souffrance pour les conduire à la guérison, une vraie guérison grâce à des protocoles de soins pertinents".

    L’association "Stop aux violences sexuelles" (SVS), qui réunit médecins et paramédicaux, politiques, magistrats, témoins et intervenants dans le monde scolaire et sportif, se propose de s’attaquer à ce problème de manière originale et innovante, avec une stratégie de santé publique. Sa présidente, le Dr Violaine Guérin, a souligné, lors d’une conférence de presse le 6 juin dernier, que "tout se passe comme si les violences sexuelles étaient une épidémie virale. Tel un virus, l’infection détourne les ressources de l’être atteint pour faire progresser le mal dans des aspects multiformes" :

    • une fragilisation psychologique ayant des répercussions dans tous les domaines de la vie, avec au centre le manque de confiance en soi ;
    • des troubles psychiatriques plus ou moins sévères ;
    • des maladies, dont les racines sont le plus souvent occultées par la formation insuffisante des médecins sur les violences sexuelles.
    Le potentiel infectant peut être dirigé contre la victime ou contre un tiers. Outre la pathologie suicidaire, de nombreux malades sont des victimes ayant activé leur potentiel auto-infectant, d’où la fréquence des maladies auto-immunes chez les personnes victimes de violences sexuelles (endométrioses, dysthyroïdies, maladies de Crohn, psoriasis localisés aux parties génitales, …) ou des cancers en lien avec les traumatismes subis. Dans d’autres cas, la victime devient agresseur de tiers. D’où l’idée de mettre sur pied une campagne d’éradication des violences sexuelles, comme s’il s’agissait d’un virus et d’une stratégie vaccinale.

    Le programme SVS a débuté officiellement le 11 mars 2013 avec une réunion multidisciplinaire dans l’enceinte du Sénat. L’association prépare aujourd’hui des Assises Nationales qui se dérouleront en janvier 2014 et qui entérineront le programme de lutte qui s’attaque à tous les aspects de l’épidémie :
    • Prévention : information, éducation sexuelle, formation des encadrants (notamment dans le sport ou les internats), rappel des limites (respect de l’intimité des enfants) ;
    • " Vaccination" : faire voter l’imprescriptibilité et la tolérance zéro pour tout type d’agression sexuelle ;
    • Lutte contre la contagion : prise en charge des agresseurs, enfants ou adultes, dans des réseaux de soin qu’il convient de développer et de structurer ;
    • Soin des sujets malades : mise en place d’une ALD 30 pour les victimes de violence sexuelle, avec un remboursement à 100% des traitements. "Le soin fait appel à de multiples thérapeutes et reste inaccessible pour la plupart des victimes. Nous travaillons avec des médecins, psychiatres, kinésithérapeutes, ostéopathes mais aussi la thérapie corporelle (nous avons par exemple mis en place un programme avec la fédération française d’escrime), ou les coach en réinsertion professionnelle", précise le Dr Guérin ;
    • Dépistage : faire en sorte que "avez-vous subi des violences sexuelles ?" entre dans le questionnaire de base proposé aux étudiants en médecine lors de la consultation. Cette question est pour l’instant évacuée des grandes études de cohortes, malgré la prévalence de ces violences.
    L’association va mettre à disposition des médecins, sur son site internet www.stopauxviolencessexuelles.com, des protocoles de soins validés. "Après le diagnostic de ce qui s’est passé, il faut faire l’état des lieux des dégâts, puis mettre en place un protocole de réparation", résume le Dr Violaine Guérin, qui précise aussi que des recommandations seront édictées pour aider les ex-victimes demandeuses de conseils pour leurs propres enfants.

    Note : Le Dr Violaine Guérin est l’auteur de "STOP aux violences sexuelles, Écoutons donc ces corps qui parlent !". Auto Edition, 2011.

    Cinq erreurs à ne pas commettre

    Pour bien comprendre les violences sexuelles, il ne faut pas…
    1. méconnaitre les dégâts d’un attouchement : il conduit souvent aux mêmes dégâts qu’un viol.
    2. méconnaitre l’ampleur des dégâts : colossaux et aux multiples facettes, de manière immédiate ou retardée.
    3. méconnaitre le refoulement et les délais d’émergence du traumatisme, d’où la recherche de l’imprescriptibilité sur le plan juridique.
    4. faire des violences sexuelles un problème essentiellement féminin : la violence sexuelle concerne hommes et femmes dans des proportions très proche, ses racines se situent dans l’enfance.
    5. méconnaitre la nature d’un agresseur : qu’il soit agresseur adulte ou enfant, c’est un malade à prendre en charge.

      Source:egora.fr


    b71

    Après des soins intensifs, elle prend son pied six fois par jour.

    La médecine vient de se pencher sur un cas d'orgasme du pied. Une femme expérimenterait en effet une jouissance toute particulière à l'intérieur de son pied gauche. Et ce, cinq à six fois par jour.
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    La situation serait apparue à la suite de soins intensifs dans cette partie du corps il y a un an et demi. D'après les médecins, le traitement aurait pu perturber les messages nerveux puis amener le cerveau à interpréter une stimulation du pied comme si elle était localisée au niveau du vagin.

    Les auteurs du compte-rendu de l'étude menée sur "Mrs A", publiée par le National Centre for Biological Treatment, affirment que la "théorie neurobiologique sous-jacente d'une possible relation entre le pied et les parties génitales n'a, pour le moment, pas été formulée".

    Cependant, ils ont remarqué la chose suivante: "En général, les gens sont attirés par de belles jambes et de beaux pieds. Le pied est un symbole érotique, apprécié différemment par chacun".

    Le compte-rendu précise par ailleurs que cet orgasme particulier est différent d'un orgasme classique en plusieurs points: l'orgasme peut se produire sans stimulation sexuelle quelconque, l'apparition de l'orgasme est très soudaine et inattendue. Sa durée est relativement courte, environ 5 à 6 secondes, il se produit entre 5 et 6 fois par jour, il n'est ressenti que de façon unilatérale, le point de départ étant le pied gauche en remontant parfois derrière le genou ou jusqu'au vagin.

    Des caractéristiques si particulières que le phénomène à d'ores et déjà hérité d'une appellation scientifique très sérieuse: le "foot orgasm syndrome" (qu'il sera même possible d'abréger en "FOS" pour les intimes).

    Source:egora.fr


    b70

    Des papilles gustatives sur les testicules !

    Dans une étude qui vient d'être publiée dans la revue scientifique Proceedings Of The National Academy of Sciences, des chercheurs du Monell Chemical Senses Center assurent que les testicules seraient dotés de récepteurs gustatifs, comme ceux que l'on trouve plus communément sur la langue.
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    Même si ces récepteurs ont la particularité de ne pas détecter un panel de goûts très large, ils sont tout de même sensibles aux saveurs sucrées et aux glutamates. Découverte par erreur, la présence de tels récepteurs dans les organes génitaux masculins est pour le moins surprenante mais n'est pas unique. Les chercheurs en ont aussi trouvé dans l'estomac, le pancréas et l'anus.

    Ces récepteurs pourraient même jouer un rôle important au cours de la reproduction. L'article publié dans la revue scientifique explique que lorsque les récepteurs découverts sur les souris ont été inhibés, il leur est devenu impossible de procréer. Les auteurs de l'étude avouent ne pas comprendre pourquoi.

    Robert Margolskee, directeur du Monell Chemical Senses Center, estime maintenant devoir "identifier les chemins et mécanismes dans les testicules qu'utilisent ces récepteurs gustatifs afin de comprendre comment leur disparition entraîne une infertilité."

    Ces résultats contribuent ainsi à expliquer l'augmentation globale de l'incidence de l'infertilité masculine et à concevoir des traitements pour la production et la qualité des spermatozoïdes. A contrario, ils pourraient aussi être la base d’un prochain mode de contraception masculine.

    Source:www.egora.fr/


    b69

    Des accouchements plus difficiles pour les victimes d’abus sexuel.

    Plusieurs travaux ont montré que les abus sexuel subits lors de l'enfance (CSA) et les viols subits à l'âge adulte (RA) pourraient être à l’origine de dysfonctionnements sexuels,.....
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    .....d'angoisse, de dépression, de stress post-traumatique, de troubles du sommeil, de troubles alimentaires et de douleurs chroniques telles que maux de tête, fibromyalgie et douleurs pelviennes.

    Rares sont les études qui ont examiné les conséquences possibles d’une agression sexuelle antérieure sur le déroulement d’un accouchement ultérieur, et leurs résultats sont ambigus. Une nouvelle étude cas-témoins sur une cohorte clinique a été effectuée dans un hôpital universitaire du Nord de la Norvège pour examiner la durée et le déroulement du premier accouchement de femmes victimes de CSA, de femmes victimes de RA et de témoins.

    Les deux groupes de femmes abusées sexuellement ont été recrutés à partir d’une cohorte de 808 femmes parturientes ayant consulté dans des centres de santé mentale entre 2000 et 2007 pour divers troubles psychologiques tels qu’anxiété, dépression, troubles du sommeil et de l’alimentation, peur face à la naissance… Parmi elles 185, qui avaient été victimes de CSA et 47 de RA (après l’âge de 16 ans) et dont c’était la première grossesse ont été incluses dans l’étude. Pour aucune, la présente grossesse n’était liée à un abus sexuel. Cent quarante et une femmes enceintes nullipares sans antécédent d’abus sexuels, suivies dans le même hôpital ont constitué le groupe témoin.

    Les données sur le déroulement des accouchements ont été extraites des dossiers des patientes. L'information sur la nature des abus sexuel a été obtenue à partir des consultations avec les sages-femmes spécialisées en santé mentale. Les critères de jugements principaux étaient les accouchements vaginaux, les accouchements par césarienne, les accouchements vaginaux « opératoires » (assistés par forceps ou ventouse) et la durée du travail.

    Par rapport aux témoins, le groupe RA avait un risque significativement plus important de césarienne (Odds ratio ajusté [ORaj] = 9,9 ; intervalle de confiance à 95 % [IC à 95 %] : 3,4-29,4) et d’accouchement vaginal opératoire (ORaj=12,2 ; IC à 95 % : 4,4-33,7). Il n'y avait pas de différence significative entre le groupe CSA et le groupe témoins. La durée de travail a été significativement plus longue pour toutes les phases chez les femmes du groupe RA par rapport aux témoins et au groupe CSA.

    En conclusion, les résultats de cette étude suggèrent d’importantes différences entre les victimes de CSA et celles victimes de RA quant à la durée de travail et au déroulement de l’accouchement. Il reste à étudier les causes de ces différences. Il est important à déterminer la meilleure prise en charge des grossesses et des accouchements des femmes ayant subi un abus sexuel.

    Reference:Nerum H et coll. : Different labour outcomes in primiparous women that have been subjected to childhood sexual abuse or rape in adulthood: a case–control study in a clinical cohort. BJOG 2013; 120: 487–495.

    Source:jim.fr


    b68

    Altération des performances sexuelles après curiethérapie prostatique.

    Dans le cancer de la prostate localisé, les résultats des différentes stratégies thérapeutiques semblent similaires sur la survie. La qualité de vie et notamment la préservation de la fonction sexuelle peut alors devenir un élément déterminant du choix entre les différentes options.
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    En ce qui concerne la curiethérapie (Cth) le taux de maintien de la vigueur sexuelle varie selon les auteurs de 32 à 85 % (!). Si certains pointent du doigt l’irradiation bulbaire, le consensus se fait pour incriminer l’hypovascularisation. Une équipe japonaise a eu recours, pour apprécier la dysfonction érectile (DE) après Cth, le questionnaire IIEF-15 (index international de la fonction érectile, le plus complet pour évaluer le degré de DE), chez des hommes (dont la prostate ne dépassait pas 40 g sur l’échographie préopératoire) traités par implantation d’I125, et qui n’ont reçu ni radiothérapie externe, ni traitement hormonal ni inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase.

    Il s’est agi de 119 hommes suivis en moyenne pendant 3 ans après Cth (145 ou 160 Gy) ; le questionnaire IIEF-15 explorant la fonction érectile (divisée en 5 classes), la libido, la pénétration, l’orgasme et la satisfaction globale, a été rempli après 3, 6, 12, 18, 24 et 36 mois, cependant qu’on dosait régulièrement le PSA (antigène spécifique de la prostate).

    Aucun sujet n’a eu de récidive biologique (ascension du PSA à 2 ng/ml) au cours du suivi. Il faut noter que 47 patients (40 %) avaient plus de 70 ans et que 70 (59 %) présentaient des pathologies lourdes associées (hypertension, diabète, coronarites). Surtout, 60 % des hommes souffraient avant la Cth de DE qualifiée de sévère, et seulement 13 % n’avaient aucun trouble. Avec un recul d’un an, la proportion des premiers avait augmenté à 74 % cependant que celle des seconds n’étaient plus que 6 %.

    Quant aux scores qui mesurent la fonction érectile, ils se sont littéralement effondrés à 3 mois, et de façon définitive. Des constatations similaires ont été faites en ce qui concerne la libido, la fonction orgasmique, la pénétration et la satisfaction sexuelle globale, toutes moindres après qu’avant la Cth. Le taux de détérioration des scores sexuels s’aggrave avec l’âge (50, 60 et 87 % pour les 6ème, 7ème et 8ème décennies). Le seul facteur prédictif de dommage lourd sur la vigueur sexuelle à1 an est l’âge > 70 ans lors de la Cth.

    Au total, la curiethérapie entraîne une détérioration sévère des performances sexuelles, notamment après 70 ans.

    Reference: Matsushima M et coll. : A prospective longitudinal survey of erectile dysfunction in patients with localized prostate cancer treated with permanent prostate brachytherapy. J Urol., 2013; 189: 1014-1018.

    Source:jim.fr


    b67

    Le sexe oral peu impliqué dans l'épidémie de cancers oro-pharyngés.

    Coup sur coup, deux informations -l'une people, l'autre scientifique - ont relancé le questionnement sur le lien entre papillomavirus humain 16 (HPV 16), cancer oro-pharyngé et pratiques sexuelles.
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    En effet, dans le même laps de temps, l'acteur Mickael Douglas attribuait son cancer de la gorge à sa pratique du « sexe oral », tandis que deux études, l'une présentée au congrès de l'ASCO [1], l'autre publiée ces jours derniers dans le Lancet [2], montraient des résultats en faveur d'une faible implication des HPV (supposément transmis lors de pratiques sexuelles orales) dans l'incidence croissante des cancers oro-pharyngés.
    Comme les HPV se transmettent par voie sexuelle et que le HPV16 est oncogène, il est logique de se poser la question de savoir quel est le risque en cas d'infection du partenaire et quelle est la nécessité de modifier ses pratiques sexuelles orales ?

    Quand la rubrique people croise l'actu santé

    Il y a un mois, l'acteur américain, Mickael Douglas, a élégamment déclaré au Guardian qu'il devait son cancer de la gorge à la pratique du « sexe oral » comme disent les anglo-saxons. Une affirmation qui n'avait pas été du goût de sa femme, Catherine Zeta-Jones et de son ex-femme, qui se sont vus obligées de déclarer publiquement qu'elles n'étaient pas infectées par le HPV !
    L'acteur de 68 ans a donc fait machine arrière et s'est rattrapé, plus tard dans la journée, en plaisantant lors d'une célébration de l'American Cancer Society sur le fait qu'il était devenu une sorte de réclame vivante (« poster boy ») du sexe oral, se justifiant car « chacun a envie de savoir l'origine de son cancer » et affirmant qu'il avait voulu en quelque sorte, « attirer l'attention sur ce type de cancer qui peut être prévenu et qu'il existe des vaccins pour les jeunes »…

    Suivi prospectif de plus de 4000 hommes

    Au début du mois est parue la vaste étude HIM s'intéressant à la survenue d'infections orales HPV chez les hommes dont les conclusions sont rassurantes.
    « Aucune association significative n'a pu être retrouvée entre les pratiques sexuelles orales et l'acquisition d'HPV oncogènes après ajustement sur différents facteurs confondants » selon la chercheuse et première auteure de l'étude, Aimée Kreimer (National Cancer Institute, Bethesda, Maryland).
    La HIM Study a inclus 4072 hommes n'ayant jamais rapporté de condylomes génitaux ou anaux, ni de diagnostic de cancers, de symptômes ou de traitement pour une infection sexuellement transmissibles (IST), HIV inclus. Tous avaient entre 18 à 73 ans, étaient issus du Brésil, du Mexique et des Etats-Unis. Le recrutement a été large de façon à inclure différents âges, comportements sexuels et risque d'infection.

    A l'inclusion, les échantillons ont été récupérés après gargarisme et rinçage de bouche (rinse-and-gargle) et l'ADN, extrait, amplifié par PCR et génotypé. Les patients étaient revus tous les 6 mois lors d'une visite où ils complétaient un questionnaire (données socio-démographiques, consommation d'alcool, de tabac et pratiques sexuelles, nombre de partenaires , etc).

    Des infections beaucoup plus rares en localisation oro-pharyngée

    Au final, 1626 hommes ont été suivis sur 12,7 mois en moyenne. Résultats : après 1 an de suivi, 4,4 % des hommes avaient acquis une infection orale à HPV, 1,7 % un HPV oncogène, 0,6%, un HPV16 et 3, 4% un HPV non oncogène.
    Mais de façon intéressante, ces infections orales étaient transitoires puisque la plupart avait disparu au bout d'un an.

    L'acquisition d'une infection était plus élevée :

    • chez les hommes célibataires, divorcés, séparés ou veuf que chez ceux qui étaient en couple ;
    • chez les fumeurs et ex-fumeurs que chez ceux qui n'avaient jamais fumé ;
    • chez les bisexuels que chez les hétérosexuels ;
    • chez ceux qui avaient fait des études plus longues (16 années versus 12).
    D'autres facteurs comme la consommation d'alcool, des relations sexuelles orales dans les 6 derniers mois, le nombre de partenaires n'ont pas été retrouvés comme étant associés à un risque élevé d'infection.
    Les auteurs concluent donc que si les HPV sont à l'origine de cancers à différentes localisations du corps, l'histoire naturelle de la maladie diffère néanmoins d'un site à l'autre : l'acquisition d'infections orales à HPV apparait bien plus rare que les infections génitales, bien qu'elles semblent disparaitre au même rythme.
    A noter : cette étude ne montre pas de recrudescence des infections chez les seniors comme d'autres essais, les auteurs proposent donc que, chez les plus âgés, ce ne soit pas l'incidence de l'infection qui soit plus élevée mais bien sa durée.

    Une étude pilote chez des sujets avec un cancer oro-pharyngé à HPV

    Une étude pilote, présentée à l'ASCO 2013, portait sur 166 patients ayant un cancer oro-pharyngé à HPV et 94 partenaires « durables ». Elle n'a pas retrouvé pas de risque accru d'infection à HPV après 1 an de suivi [2].
    Un constat plutôt rassurant a déclaré le premier auteur de l'étude Gypsyamber D'Souza du John Hopkins Bloomberg School of Public Health à Baltimore qui a rapporté lors d'un point presse que le sujet était tellement angoissant qu'il en devenait parfois une cause de divorce. Précisons que l'âge moyen des patients était de 56 ans, probablement proche de celui des partenaires.
    « Les couples qui sont ensemble depuis plusieurs années ont déjà probablement partagé plusieurs infections à transmission sexuelle. De fait, aucune modification de leur vie intime n'est nécessaire » indique le Dr D'Souza.

    Cancers de l'oropharynx : une incidence en hausse

    Un fait est sûr : ces dernières années, l'incidence des cancers de l'oropharynx a fortement augmenté. Le Pr Eric Deutsch de l'Institut Gustave Roussy l'affirmait à EuroCancer en 2011: « une proportion de plus en plus importante de cancers ORL, principalement de l'oropharynx (amygdale, voile du palais, base de la langue, vallécule), est liée à une infection à HPV, en l'absence d'intoxication tabagique ». Les virus HPV en cause sont les mêmes que ceux qui colonisent le col utérin, transmis par voie sexuelle. De fait, l'HPV doit être considéré comme « un facteur de risque de cancers oropharyngés indépendant de l'intoxication alcoolo-tabagique » [3].

    Aux Etats-Unis, 30 % des cancers ORL seraient associés à l'infection HPV et cette prévalence est en constante augmentation. En France, on observe des données épidémiologiques comparables. Les auteurs de l'article du Lancet indiquent qu'aux Etats-Unis, Suède et Australie, le HPV16 serait même retrouvé dans plus de 50 % des cas [2]. Par ailleurs, la prévalence des infections (et des cancers oro-pharyngés) est trois fois plus élevées chez les hommes que chez les femmes [2].
    La petite étude présentée à l'ASCO a été financée par le Fonds de l'innovation John Hopkins et la bourse de prévention du Cancer Richard Gelb. La HIM Study est financée par une bourse du National Cancer Institute (NCI), National Institutes of Health (NIH). L'un des auteurs ont reçu des bourses de recherche de Merck et GlaxoSmithKline et deux sont consultants pour Merck Sharp & Dohme sur les vaccins HPV. Les détails des liens d'intérêt sont consultables dans la publication.

    RÉFÉRENCES

    1. 2013 Annual Meeting of the American Society of Clinical Oncology, Abstract CRA6031, présenté le 1er juin 2013.
    2. Kreimer AR, Pierce Campbell CM, Lin H-Y and coll, Incidence and clearance of oral human papillomavirus infection in men: the HIM cohort study. The Lancet, Early Online Publication, 2 July 2013 doi:10.1016/S0140-6736(13)60809-0
    3. Conférence de presse EuroCancer 2011.


    Source: medscape.fr


    Juin 2013

    b66

    Toujours « prêts » grâce à une faible dose quotidienne de mirodénafil.

    Parmi les nombreux inhibiteurs de la 5-phosphodiestérase (5-PD) qui combattent la DE, le mirodénafil (MDF) est l’un des plus récents. Sa concentration maximale plasmatique est obtenue après 1h25, il se maintient pendant 6 h avec une demi-vie de 2,5 heures et il se montre efficace en administration « à la demande » pour pallier une DE, à la dose de 100 mg mais aussi de 50 mg..
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    Cependant, un tiers environ des hommes disent avoir des rapports non programmés et souhaiteraient être « prêts » sans avoir à le prévoir, ce qui peut être possible grâce à une administration quotidienne de faibles doses de 5-PD.

    Des auteurs coréens ont donc évalué l’innocuité et l’efficacité d’une dose de 50 mg/j per os chez des patients souffrant de DE (score < 18 sur l’échelle internationale de la fonction érectile), sans troubles prostatiques, cardiaques ni infectieux, n’ayant pas pris d’autres 5-PD ni nitrites depuis un mois et sans anomalie anatomique ni chirurgie du pénis. Un bilan a été fait après 4, 8 et 12 semaines de traitement.

    Les questionnaires ont porté sur la qualité des rapports (érection, pénétration, orgasme) et sur celle de la vidange vésicale (score international des symptômes prostatiques IPSS). Une débitmétrie et un examen cardiaque complet ont aussi été pratiqués à chaque consultation.

    Cent quatre-vingt hommes ont été inclus, dont 90 ont été assignés après tirage au sort dans le groupe MDF et 90 dans le groupe placebo (groupe PCB). Après avoir éliminé ceux victimes d’effets indésirables, suivant mal leur traitements ou perdus de vue, il restait 71 sujets dans le groupe MDF et 63 dans le groupe PCB, les 2 groupes étant comparables (âge, indice de masse corporelle, causes de la DE, maladies associées).

    Il a été constaté une amélioration spectaculaire des scores de la DE et du délai de l’éjaculation dans le groupe MDF par rapport au PCB. Le taux de pénétrations vaginales passe ainsi de 30 à 70 % à 12 semaines vs de 30 à 45 % pour le groupe PCB, et un « rapport réussi » est obtenu dans 58 % des cas à 12 semaines (vs 29 % avec le PCB).

    On note aussi une amélioration significative du score IPSS et de la débitmétrie à 12 semaines dans le seul groupe MDF.
    Par ailleurs, il n’a été observé aucune modification du pouls, de la pression artérielle ni de l’électrocardiogramme , et les 2 effets indésirables (céphalées) ont été transitoires et bénins. Il n’y a eu aucun incident coronarien ni aucun décès.
    Le mirodénafil à la dose de 50 mg/ j se révèle donc efficace dans les troubles de l’érection et ne présente pas de dangers.

    Source:jim.fr


    b65

    Se lécher les globes oculaires: la nouvelle pratique sexuelle à risques.

    Une épidémie de conjonctivites dans les écoles japonaises du pays a levé le voile sur l'ampleur du phénomène....
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    Au Japon, les adolescents (environ 12 ans) seraient de plus en plus nombreux à se lécher le globe oculaire. La pratique aussi baptisée “oculolinctus” a éclaté au grand jour en raison de la multiplication du nombre d’enfant arborant un patch sur l’œil pour cause de conjonctivites à répétition.

    Dans une enquête publiée par le Huffington Post américain, un ophtalmologiste met en garde ses adeptes. “Cela ne peut apporter rien de bon: Il y a des arrêtes sur la langue qui peuvent irriter la cornée. Et si la personne n’a pas lavé sa bouche, elle peut introduire des produits acides ou des épices dans l’œil” s’alarme-t-il.

    Malgré les risques, cette pratique est de plus en plus rependue au Japon. Une jeune femme de 29 ans a confié:"mon petit ami a commencé à me lécher les yeux il y a quelques années et j'ai juste adoré. Je ne suis plus avec lui aujourd'hui mais j'aime toujours que des hommes me lèchent les globes oculaires. J'aime tout simplement ça parce que ça m'excite, comme sucer les orteils. Ça me fait des picotements." Selon elle, il s'agit d'un acte très intime lors duquel il faut bien soulever la paupière: "je ne demande pas à n'importe qui de me le faire".



    Source:Egora.fr


    téléréalité

    Téléréalité : un impact sur le comportement des adolescentes ?

    Les différentes émissions de téléréalité sont basées sur divers concepts : filmer des candidats dans un espace clos pendant une durée déterminée, inviter des participants à vivre dans un milieu qu’ils ne connaissent pas, éventuellement dans des situations difficiles, favoriser des relations amoureuses à l’intérieur d’un groupe ou d’un couple, réorganiser le mode de vie à l’aide d’experts, changer l’espace de vie (rénovation) etc.
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    Aux USA, comme ailleurs, elles se situent dans le top 10 des émissions les plus regardées. Mais leur impact sur le comportement des adolescents est très mal connu. Des investigateurs du Texas et de New York ont réalisé une enquête auprès de 1 141 adolescentes âgées de 11 à 17 ans, en moyenne 14,3 ans ± 2,1. Les participantes ont été recrutées par internet, de façon à représenter la société du point de vue géographique, ethnique et lieu d’habitation (urbain ou non). Les questions ont porté sur le type de programme regardé : concours de talents, émissions sur les relations sentimentales, émissions se référant à la « vie réelle » et interventions de rénovation type « Les Maçons du Cœur ». Le nombre d’heures passées à regarder la télévision et dévolues à chacun de ces types de programme a été précisé.

    Le degré de scepticisme face à ce qui est réel dans ces émissions a été précisé pour chacune des adolescentes ainsi que les traits de personnalité (recherche d’attention, superficialité émotionnelle etc). De même, des indices composés de plusieurs items ont été mis au point pour évaluer l’estime de soi, l’importance attachée à l’apparence, l’attitude dans les relations, le désir de parvenir à la célébrité et les compromis envisagés pour y parvenir. Tous ces paramètres ont fait l’objet d’une analyse par régression linéaire. Seulement 12,1 % des adolescentes déclaraient regarder rarement ou jamais les émissions de téléréalité, 77,3 % voyaient celles de concours de talent, 28,7 % les émissions sentimentales, 60,9 % les séries de « vie réelle » et 58 % celles de rénovation charitable.

    Les résultats de l’analyse en fonction des différents paramètres examinés indiquent que les influences de la téléréalité sur le comportement des adolescentes sont complexes et en relation avec les gratifications attendues. Ainsi, ces programmes ont un impact positif sur l’estime de soi et les attentes de respect lors des relations sentimentales. En revanche, elles favorisent l’importance de l’apparence et les compromissions pour parvenir au renom. L’appétence pour ces émissions ne semble cependant pas prédictive d’une attitude plus agressive dans les relations avec autrui. Au total, les influences potentielles des émissions de téléréalité sur les adolescentes sont à la fois positives et négatives… ce qui défie toute systématisation.

    Pr Jean-Jacques Baudon

    Source:jim.fr


    b63

    Les pénis de plus en plus petits.

    Selon une étude britannique, la taille du pénis en érection des Anglais serait passée de 15,4 cm à 12,95 cm en dix ans..
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    Selon une étude britannique réalisée par le site Theyfit (site de vente en ligne de plus de 90 tailles de préservatifs) la taille du sexe en érection des Anglais serait passée de 15,4 cm à 12,95 cm en dix ans. Cette enquête a été reprise en France par Gentside qui indique qu'elle a été réalisée auprès de 20 000 personnes. Selon les scientifiques, il existerait un lien possible entre taille du pénis et baisse de la fertilité. Une des causes serait aussi les polluants et les changements environnementaux qui perturbent le système endocrinien.

    Theyfit propose un classement des pays en fonction de la taille moyenne des pénis. Celui-ci se base sur un certain nombre d'études menées à travers le monde entre 1953 et 2007. Les Français ne s'en sortent pas trop mal. La taille moyenne de leur pénis en érection est de 16 cm. En comparaison, les champions du monde sont les Équatoriens avec une verge en plein effort de 17,77 cm en moyenne. A l'opposé, en bas du classement, on retrouve les pays asiatiques. Par exemple, les Chinois et les Japonais ont en moyenne en sexe en érection de 10,9 cm, les Sud-Coréens une moyenne de 9,66 cm.

    Source:egora.fr


    b62

    Chérie, j’ai la migraine et pour notre couple mieux vaut éviter de la soigner !

    Des chercheurs de l’INSERM publient dans la revue Human Reproduction les résultats d’une observation de la culture in vitro d’échantillons de tissus testiculaires d’hommes en contact avec du paracétamol et des anti-inflammatoires.
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    Ce « traitement » a entraîné une diminution de la production de testostérone et d’insulin-like factor 3 en vingt quatre heures. « À des concentrations équivalentes à celles retrouvées dans le plasma en cas de prise de ces molécules, chacune d'elles perturbe la production d'hormones stéroïdiennes et d'autres facteurs nécessaires à la masculinisation et la fertilité», analyse Bernard Jégou, chercheur à l'INSERM. Cette perturbation endocrine des antalgiques avait déjà été suggérée par des études chez l’animal. Faut-il pour autant renoncer à soigner ses douleurs ? Pour Bernard Jégou, point n’est besoin de s’inquiéter des prises occasionnelles, faites dans les limites des doses recommandées.

    Source:jim.fr


    b61

    Troubles bipolaires chez la femme : traiter selon les événements de vie.

    Les grandes étapes de la vie génitale (puberté, grossesse, post-partum, ménopause) influencent le trouble bipolaire et ses modalités thérapeutiques. Le retard apporté au diagnostic de bipolarité est favorisé par l’individualisation difficile des phases d’hypomanie et par la diversité du spectre bipolaire.
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    Caractéristiques féminines

    La prévalence de la bipolarité est équivalente dans les deux sexes, mais la bipolarité féminine présente les caractéristiques suivantes :

    • La survenue d’un premier épisode dépressif caractérisé en post-partum serait en faveur d’une bipolarité,
    • Une durée significativement plus importante avec des symptômes dépressifs résiduels par rapport aux hommes,
    • Une mauvaise tolérance des antidépresseurs chez certaines femmes déprimées avec induction d’un tableau se compliquant d’impulsivité, d’agitation et d’un risque suicidaire accru (« dépression agitée »). Le traitement repose alors sur les thymorégulateurs, notamment lesantipsychotiques voire l’électroconvulsivothérapie.
    Modalités évolutives : états mixtes et cycles rapides

    Les manies dysphoriques et plus globalement les états mixtes, associant symptômes dépressifs et maniaques sont une expression clinique plus volontiers observée chez la femme. De même, les cycles rapides, définis par la succession d’au moins 4 épisodes thymiques (maniaque ou dépressif) par an surviennent dans 80 % des cas chez des femmes, avec souvent la mise en évidence d’un dysfonctionnement thyroïdien, clinique ou biologique. Un recours excessif aux antidépresseurs par rapport aux thymorégulateurs est incriminé dans la survenue accrue de ces deux formes symptomatiques. Il faut donc faire très attention au maniement des antidépresseurs pour traiter une dépression bipolaire, même sous couverture thymorégulatrice.

    L’influence de la vie génitale

    La découverte de la bipolarité se fait volontiers au cours de la grossesse et le post-partum. Les effets de la grossesse sur le cours naturel de la bipolarité restent encore mal caractérisés mais le risque de récidive et de chronicité est jugé élevé en cas d’arrêt du traitement thymorégulateur. Le taux de récidive dépressive ou maniaque du post-partum concernerait au moins une femmebipolaire sur deux. L’existence d’un antécédent familial de psychose du post partum constituerait un facteur de risque majeur. La femme bipolaire doit être particulièrement surveillée dans ces circonstances.

    Périménopause et ménopause sont également considérées comme des périodes d’instabilité émotionnelle voire de décompensations thymiques. Les comorbidités

    Certains troubles anxieux sont plus fréquents chez la femme bipolaire : phobies spécifiques, trouble obsessionnel compulsif, et état de stress post-traumatique.
    Le risque d’alcoolisme/vie entière est multiplié par 7,35 chez la femme bipolaire comparée à la population générale féminine.

    Les particularités thérapeutiques: Les thymorégulateurs.

    L’efficacité globale des thymorégulateurs ne semble pas varier entre les deux sexes. Ceci conduit encore aujourd’hui à considérer les sels de lithium comme le traitement le plus efficace avec la surveillance planifiée de sa bonne tolérance clinique et biologique.

    La stratégie thérapeutique sera donc tributaire des contre-indications et précautions d’usage des trois types de thymorégulateurs, eu égard aux grandes périodes de la vie génitale.

    Le risque tératogène du divalproate et de la carbamazépine est supérieur à celui des sels delithium, avec un taux de maladie d’Ebstein revu à la baisse en cas d’administration au cours du premier trimestre. Le risque est moindre sans être nul avec la lamotrigine, dont l’indication actuelle se limite à la prévention des accès uniquement dépressifs. Des cas rares d’intoxication néonatale au lithium ont été rapportés chez le nouveau-né.

    Selon les recommandations de l’Afssaps, la prescription de certains antipsychotiques de deuxième génération comme l’olanzapine serait envisageable durant la grossesse, en prenant garde au risque accru de syndrome métabolique.

    Le risque de syndrome des ovaires polykystiques contre-indique l’usage du valproate chez la jeune fille de moins de 18 ans.

    Bipolarité et grossesse

    L’intérêt d’une grossesse planifiée est évident. Elle intègre au cas par cas, le risque dedécompensation thymique face au risque tératogène potentiel du ou des thymorégulateursprescrits. Elle permet de tenter un arrêt progressif des produits utilisés : 4 semaines pour ledivalproate ou la carbamazépine, 6 semaines minimum à 3 mois pour le lithium. Toutes les décisions doivent être notées dans le dossier médical, y compris l’information délivrée.

    L’allaitement est contre-indiqué avec ces divers traitements.

    Bipolarité et contraception

    Si le lithium et le valproate n’interfèrent pas pharmacologiquement avec une contraception hormonale, l’attention doit être attirée sur l’association avec la carbamazépine qui diminue l’efficacité contraceptive des œstroprogestatifs et progestatifs. Des cas de thrombose veineuse ont été aussi rapportés sous carbamazépine. Quelle durée de traitement??

    Un consensus international s’accorde à instaurer un traitement thymorégulateur à visée préventive dès le premier accès maniaque sévère, c’est-à-dire aux conséquences sociales, familiales et professionnelles indubitables. Selon certains auteurs, un accès maniaque franc relève d’un traitement préventif à vie. Tout en constatant le peu de données en la matière, d’autres posent la question d’un arrêt possible après trois ou cinq années de lithiothérapie efficace.

    Entretiens de Bichat. D’après la communication du Pr Jean- Marie Vanelle (service de psychiatrie, CHU de Nantes, Hôpital Saint-Jacques)

    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b59

    Une érection de 8 mois : aléa ou faute médicale ?

    Un procès oppose un patient à son chirurgien, qu’il accuse de lui avoir fait subir des mois de calvaire.
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    Le procès, qui va se tenir cette semaine à Wilmington, en Caroline du Nord (USA), passionne déjà le public. Il va en effet opposer un patient, David Metzgar, un camionneur de 44 ans à son chirurgien urologue, à qui il reproche de lui avoir fait vivre un enfer pendant huit mois : une érection permanente liée à la pose d’une prothèse.

    En 2009, le plaignant s'est fait poser une prothèse constituée de trois éléments gonflables, implantés dans le pénis. Mais l'opération a visiblement mal tourné et David Metzgar demeura pendant huit mois en érection. Estimant qu’il était victime d’une erreur médicale, l’homme a porté plainte contre le chirurgien, rapporte le Daily Mail.

    Mais ce dernier, le Docteur Desperito, rejette les accusations, prétextant qu’il s’agit d’un alea et non d’une faute médicale. Lui et sa défense estiment de plus que le patient est personnellement responsable car il n'aurait pas voulu faire enlever la prothèse malgré des signes d’infection et une érection qui ne cessait pas quatre mois après l'opération. Le Dr Desperito aurait alors conseillé au patient de réopérer. Sans suite.

    David Metzgar présentera un dossier à charge car durant cette période douloureuse, il a dû s'abstenir de rouler à moto et il lui était même difficile de ramasser son journal devant sa maison, le matin... Mais c'est évidemment le contact avec autrui qui était pratiquement réduit à néant. "Je pouvais à peine danser, avec l’érection qui touchait ma partenaire", a-t-il ainsi déclaré à la presse.

    Après 8 mois de calvaire, David Metzgar s'est tout de même décidé à faire enlever la prothèse.

    Source:egora.fr


    b58

    Connaissez-vous l’orgasmic birth ?

    La journaliste Emma Defaud, auteur d’œuvres impérissables aux titres aussi évocateurs que « Mauvaises mères, la vérité sur le premier bébé » (paru en 2008) se décide à aborder le sujet sous un angle assez inattendu : l’orgasme pendant l’accouchement.
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    Parmi les adeptes de la blogosphère, les jeunes mamans forment une communauté particulière. A longueur de sites, elles évoquent, avec plus ou moins de verve, les progrès de leurs touts petits, leurs débats cornéliens (allaitement ou lait maternisé ? porte bébé ou écharpe ?) et leurs priorités éducatives. Dans cette large panoplie de posts, la question de l’accouchement n’est pas si fréquemment abordée. Deux cas de figure offrent un panorama assez fidèle de la représentation du moment de la naissance sur les blogs de « maman » : soit il a été marqué par de graves complications et il est très largement décrit (notamment pour fustiger d’éventuelles erreurs médicales !), soit il s’est passé normalement et il est passé sous silence ; la très grande majorité des blogueuses appartenant heureusement à cette seconde catégorie.

    Les sages femmes en ont majoritairement fait l’expérience

    Mais voilà que la journaliste Emma Defaud, auteur d’œuvres impérissables aux titres aussi évocateurs que « Mauvaises mères, la vérité sur le premier bébé » (paru en 2008) se décide à aborder le sujet sous un angle assez inattendu : l’orgasme pendant l’accouchement. Cette « vieille marotte » selon son expression vient en effet d’être remise au goût du jour par la publication en mai dans la revue Sexologies d’une étude du psychologue français Thierry Postel. Une centaine de sages-femmes (sur 956 sollicitées) ont accepté de répondre à ses questions portant sur 206 000 accouchements. Il est apparu tout d’abord que la possibilité de connaître un orgasme durant l’accouchement était connue de 85 % de ces professionnelles. En outre, la majorité de ces praticiennes affirme avoir déjà observé des manifestations de plaisir (autre qu’affectif) chez leurs parturientes, puisque seules 31 % n’ont jamais relevé de cas. Surtout, l’analyse de leurs réponses permet de conclure que « dans 668 cas (…), les femmes ont ressenti du plaisir, soit un pourcentage de 0,3 % » résume Emma Defaud. L’article de Thierry Postel est par ailleurs accompagné du témoignage de neuf femmes, dont le point commun est de ne pas avoir bénéficié de péridurale.

    A l’italienne

    C’est la production d’ocytocine par certaines femmes durant l’accouchement qui pourrait expliquer ce phénomène. L’explication que propose le docteur Christiane Northrup interrogée par le Daily Mail et citée par Emma Defaud est plus pragmatique : « Quand le bébé descend, souvenez-vous, il passe par le même endroit que quand quelque chose entre (un pénis dans le vagin donne souvent un orgasme) ». Ne pouvant laisser passer cette « hilarante » déclaration, Emma Defaud donne par ailleurs à ses lecteurs (trices) quelques astuces pour celles qui voudraient tenter « l’orgasmic birth ». Eviter la péridurale donc, avoir une relation sexuelle très peu de temps avant l’accouchement (ce que l’on appellerait selon Emma Defaud la méthode « italienne »), « se relaxer et faire des massages des tétons et du clitoris (…) dans une ambiance détendue (…) en installant des bougies un peu partout » détaille la blogueuse, ricanante, qui pour sa part remarque : « Je me vois mal avec la poche des eaux qui fuit en train d’installer des bougies dans la salle de naissance avant de monter sur la table pour me caresser devant l’équipe médicale ».

    Source: jim.fr


    Mai 2013

    b57

    Les Grecs, champion d’Europe du nombre de rapports sexuels.

    Dans l’Atlas mondial des sexualités (Autrement), les géographes Nadine Cattan et Stéphane Leroy dressent, en chiffres et en diagrammes, un panorama des pratiques sexuelles selon les pays et les régions du monde.
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    Les Grecs sont les champions d'Europe du nombre de rapports sexuels par mois(11,5) devant les Français qui se classent sixièmes avec 10 rapports mensuels. Un Norvégien sur quatre a déjà expérimenté le triolisme (sexe à trois). Telles sont les données que l’ont peut glaner dans L'Atlas mondial des sexualités qui vient de paraître aux éditions Autrement.

    On y apprend notamment que les jeunes Islandais sont les plus précoces sexuellement, l’âge moyen du premier rapport étant d’à peine plus de 15 ans là où la plupart des Européens connaissent leur première fois entre 16 et 17 ans et demi (à plus de 18 ans, les Italiens sont les retardataires du classement).

    Le livre dévoile aussi des informations sur les pratiques permissives ou non des Etats. On y découvre ainsi que les Philippins n’ont toujours pas droit au divorce ou que le Danemark avait dépénalisé l’homosexualité des 1930.

    Source: egora.fr


    b56

    Première prostatectomie prophylactique pour cause de mutation BRCA2.

    Ayant appris qu'il était porteur de la mutation BRCA2, qui augmente le risque de cancer agressif, un britannique de 53 ans a subi une prostatectomie à sa demande.
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    Dans le contexte de la « révélation » par l'actrice Angelina Jolie de sa double mastectomie préventive [2], l'information a eu un écho particulier outre-Manche et outre-Atlantique jusqu'à faire la Une du Sunday Times. Cette option est-elle anecdotique ou figure-t-elle la médecine de demain ? Le point de vue du Dr Patrick Coloby, président de l'Association Française d'Urologie (AFU).

    Le choix d'Angelina

    La mention de la prostatectomie de cet anonyme serait probablement passé inaperçu sans la révélation très médiatique faite par l'actrice Angelina Jolie de sa double mastectomie. Sa tribune intitulée « Mon choix médical » publiée mardi 14 mai dans le New York Times, a apporté un éclairage sur les mutations BRCA1 et 2 probablement inconnues pour un grand nombre de personnes jusqu'à récemment [2]. L'actrice - qui s'était rendue célèbre en interprétant à l'écran le rôle de la pulpeuse Lara Croft du jeu vidéo Tomb Raider - a, en effet, expliqué être porteuse du gène défectueux BRCA1, ce qui lui conférait avant l'opération un risque de 87 % de développer un cancer du sein et de 50 % un cancer de l'ovaire. Sa mère est d'ailleurs décédée à l'âge de 56 ans d'un cancer. Rappelons que la mastectomie est une technique plus usitée outre-Atlantique qu'en Europe, qui lui préfère la surveillance active.

    Un anonyme issu d'une famille avec un risque de cancer héréditaire

    L'homme qui a demandé à ce qu'on lui retire la prostate n'a, en revanche, rien d'une star - il a d'ailleurs souhaité rester anonyme -, c'est un homme d'affaire londonien de 53 ans marié avec des enfants, dont plusieurs membres de la famille sont atteints de cancers du sein ou de la prostate. Il participait, avec 20 000 autres hommes, à un essai clinique, conduit par l'Institut de Recherche sur le Cancer (ICR), s'intéressant à définir le risque conféré par un cancer héréditaire sur l'agressivité et la mortalité des cancers de la prostate. Il a, en effet, été précédemment montré qu'un homme avec une mutation génétique de type BRCA 2 a un risque beaucoup plus important de développer un cancer de la prostate et que ce cancer est aussi beaucoup plus agressif et susceptible d'être létal qu'en cas de cancer sans mutation BRCA [3].

    La mutation BRCA associée à un cancer plus agressif

    L'équipe de l'ICR s'est penché sur les données médicales de 61 porteurs de la mutation BRCA2, 18 porteurs de BRCA1 et 1940 non porteurs de la mutation [3].

    Les chercheurs ont établi que les porteurs de la mutation BRCA1/2 étaient plus susceptibles que les non porteurs d'être diagnostiqués avec un cancer avancé de la prostate (37 vs 28 %) ou avec un cancer déjà étendu (18% vs 9%). Et des métastases à 5 ans ont plus fréquemment été retrouvées chez les porteurs de la mutation (23% vs 7%) si l'on considère les patients dont le cancer n'était pas étendu au-delà de la prostate au moment du diagnostic. Etant donné que la survie était plus réduite chez les porteurs de BRCA2 + (6,5 vs 12,9 ans), les chercheurs ont conclu à la nécessité d'utiliser le test BRCA2 en association avec les autres facteurs de risque. A noter que les hommes porteurs de BRCA1 ont aussi une survie réduite (10,5 ans) mais la différence est non significative avec les non-porteurs.

    Epée de Damoclès

    Dès qu'il s'est su porteur de la mutation, l'homme a demandé à ce que l'on procède à une ablation de sa prostate. Les chercheurs de l'ICR ont d'abord été réticents car l'IRM et le dosage du PSA (Prostatic specific antigen) ne montraient rien d'inquiétant, si ce n'est qu'une biopsie avait montré des modifications tumorales microscopiques. En temps normal, dans ces conditions, le Dr Roger Kirby,directeur du Centre du cancer de la prostate à Londres, n'aurait pas procédé à l'ablation de la prostate. Mais voilà, l'homme était porteur du gène défectueux et « savoir que l'on est porteur de la mutation est comme avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Vous vivez avec un sentiment permanent de peur. Je suis sûr que d'autres hommes vont suivre » a expliqué au Sunday Times le Dr Kirby qui, pour la petite histoire, a, lui-même, subi une prostatectomie totale suite à un cancer.

    L'avis de l'urologue

    L'ablation prophylactique est-elle une bonne réponse en cas de mutation génétique avéré ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c'est que « cette attitude ne repose sur rien en termes d'« evidence-based medicine » rappelle le Dr Patrick Coloby, urologue au CHU de Pontoise et président de l'AFU. « A ce jour, personne n'a la capacité de savoir comment agir en présence de tel ou tel gène. Il n'y a aucun moyen de connaitre la balance bénéfice/risque d'un tel geste (prolonger éventuellement la vie du patient versus les effets secondaires de la chirurgie) et de savoir si l'on va rendre service au patient ».

    Peut-on comparer ce cas d'ablation prophylactique avec la double mastectomie d'Angelina Jolie ? « Non, car la prostatectomie a été pratiquée après biopsie, sur un petit cancer (des modifications microscopiques ont été rapportées), si l'on ajoute le facteur de risque que constitue la mutation BRCA2, cela a emporté la décision d'opérer le patient. D'autant que ce dernier a décidé de cette option car des membres de sa famille présentent des cancers, lesquels ont un caractère agressif en raison de la mutation. Si ces 2 cas ne sont pas équivalents, ils nous font tout de même réfléchir sur ce que va être la médecine dans 30 et 40 ans.»

    Ce type de situation pourrait-il néanmoins se présenter dès à présent ? « Bien sûr, il existe désormais des consultations d'onco-génétique qui permette aux patients de connaître leur statut. On peut donc être confronté à un patient porteur d'une mutation génétique. A titre personnel, en l'absence de signe de cancer de la prostate, je m'opposerai à l'ablation. En revanche, après réalisation d'une biopsie, la discussion peut s'engager, et ce d'autant que l'on est en présence de plusieurs facteurs de risque. Dans tous les cas, ce sera toujours d'une décision individuelle à discuter avec le médecin. »

    Effets secondaires de la prostatectomie : « on ne peut rien promettre »

    Si la prostatectomie n'a pas le même impact « physique » que la mastectomie, elle n'en est pas moins dénuée d'effets secondaires, principalement l'incontinence et l'impuissance.

    « En ce qui concerne l'impuissance, tout dépend de l'âge et de l'état sexuel avant chirurgie. Dans le meilleur des cas, on peut attendre une reprise des érections dans 80% des cas, quant à l'impuissance à l'effort (ne nécessitant pas de protections), elle ne concerne que 20% des hommes opérés. Ce qui est compliqué c'est qu'on ne peut jamais rien promettre » considère le Dr Coloby.



    RÉFÉRENCES

    1. Jolie gene flaw - now first man has surgery; Sunday Times, 19 mai 2013.
    2. My medical choice. Angelina Jolie. New York Times. 14 mai 2013.
    3. Castro E, Goh C, Olmos D. Germline BRCA Mutations Are Associated With Higher Risk of Nodal Involvement, Distant Metastasis, and Poor Survival Outcomes in Prostate Cancer. J Clin Oncol. 2013;31:1748-1757


    Source: medscape.fr.fr


    b55

    L’interdiction des poppers annulée par le Conseil d’Etat.

    En juin 2011, le ministère de la Santé interdisait totalement la commercialisation des produits, contenant des nitrites d’alkyle. Le Conseil d’Etat,a estimé qu’aucune « étude scientifique ou enquête n’est produite » confirmant le risque de pharmacodépendance ou d’abus des « poppers ».
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    Paris, le mercredi 5 juin 2013 - En juin 2011, le ministère de la Santé interdisait totalement la commercialisation des produits, (en dehors des médicaments), contenant des nitrites d’alkyle, arguant d’un « risque de pharmacodépendance ou d’abus ». Le Conseil d’Etat, saisi par le Syndicat national des entreprises gaies (SNEG), a estimé qu’aucune « étude scientifique ou enquête n’est produite » confirmant le risque de pharmacodépendance ou d’abus des « poppers ». Les magistrats estiment même qu’ils ont « une toxicité faible aux doses inhalées habituelles ». Le patron du SNEG s’est félicité de cette décision d’annulation visant l’une des réglementations les plus restrictives au monde et a rappelé que l’interdiction des poppers avait conduit nombre de consommateurs vers des substances « bien plus dangereuses ».

    Source:jim.fr


    b54

    Le "Viagra® féminin" rendrait-il nympho ?

    Des chercheurs et industriels travaillent à élaborer une pilule qui booste la libido féminine, mais certains craignent de créer "la femme sexuellement agressive"!
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    Ce nouveau médicament, Lybrido, est censé accroitre la libido chez les femmes. Encore en cours de développement, le Lybrido est pourtant déjà remis en question par certains scientifiques. Ils craignent que ce viagra féminin soit "trop efficace".

    C’est ce qu’explique le journaliste spécialiste du désir féminin Daniel Bergner dans les colonnes du New York Times: "Plusieurs consultants dans le domaine m’ont confié que les laboratoires pharmaceutiques s’inquiétaient de leurs résultats, qui seraient trop bons. Et surtout, que la Food and Drug Administration (FDA) risquait de rejeter le produit, craignant que les femmes débordent de libido et deviennent des infidèles frénétiques, bouleversant l’ordre de la société." On n’a cependant jamais entendu formuler de telles craintes pour la paix des ménages, lors de la commercialisation initiale de la pilule bleue …

    Concernant le rejet, le risque est bien là. En 2004, un comité d'experts de la FDA avait jugé à l'unanimité qu'il ne fallait pas commercialiser une telle substance. Ils se sont prononcés sur un cas précis: l'Intrinsa, un médicament hormonal destiné à pallier la baisse du désir chez les femmes ayant subi une ablation des ovaires et une ménopause induite. Si le médicament est accessible en France, la FDA n’a encore approuvé aucun médicament de ce type aux USA.

    Les équipes de recherche s’emploient donc à limiter l’effet du Lybrido, histoire de "lester le désir de ces femmes folles de sexe, vous savez, celles qui font ça 20 fois par jour", ironise la journaliste du San Francisco Gate. En 2016, la marque Emotional Brain a prévu d’envahir le marché avec ce médicament. En attendant, priorité à la précaution.

    C’est ce que défend le directeur de la recherche, Anrew Goldstein: "Il y a eu énormément de discussions autour de ce sujet... [Il y avait] le besoin de montrer que vous ne transformez les femmes en nymphomanes. Il y a un biais, une peur de créer la femme sexuellement agressive."

    Source:egora.fr


    b53

    CERVARIX et GARDASIL : évolution des modalités de remboursement selon le calendrier vaccinal en vigueur.

    Les vaccins contre certains papillomavirus impliqués dans la survenue du cancer du col de l'utérus sont désormais remboursables chez les jeunes filles dès l'âge de 11 ans.
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    Les modalités de prise en charge des vaccins contre les papillomavirus humains (HPV) évoluent afin d'être en cohérence avec le schéma vaccinal défini par le nouveau calendrier vaccinal.

    Désormais, ces vaccins sont remboursés pour la prévention des infections dues à certains HPV* :

    • chez les jeunes filles dont l'âge est compris entre 11 et 14 ans,
    • et, dans le cadre du rattrapage vaccinal, pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans révolus.
    *NB. La vaccin quadrivalent GARDASIL est indiqué pour la prévention des dysplasies de haut grade du col de l'utérus (CIN 2/3), des cancers du col de l'utérus, des dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et des verrues génitales externes (condylomes acuminés) dus aux HPV de types 6, 11, 16 et 18.
    Le vaccin bivalent CERVARIX est indiqué pour la prévention des néoplasies intraépithéliales cervicales de haut grade (CIN de grades 2 et 3) et du cancer du col de l'utérus dus aux HPV de types 16 et 18.

    Simplification du calendrier vaccinal 2013
    Selon les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), l’âge de la vaccination contre les infections à HPV, ainsi que celui du rattrapage vaccinal, ont été avancés.

    Comme indiqué dans le calendrier vaccinal 2013, la vaccination des filles contre le HPV est désormais recommandée entre 11 et 14 ans. Ceci doit permettre de co-administrer une dose de ce vaccin avec le rappel diphtérie, tétanos, polio et coqueluche prévu à cet âge.
    Par ailleurs, le rattrapage vaccinal est désormais recommandé jusqu’à l’âge de 20 ans (19 ans révolus), la vaccination étant d’autant plus efficace que les jeunes filles n’ont pas encore été exposées au risque d’infection par le HPV.

    Rappel du schéma vaccinal contre les HPV
    Les schémas vaccinaux diffèrent selon le vaccin utilisé :
    • vaccin quadrivalent (GARDASIL) : 3 injections administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois (respectant un intervalle de 2 mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de 4 mois entre la deuxième et la troisième injection) ;
    • vaccin bivalent (CERVARIX) : 3 injections administrées selon un schéma 0, 1 et 6 mois (respectant un intervalle de 1 mois après la première injection et de 5 mois après la deuxième injection).
    Cette vaccination peut être effectuée indifféremment avec l’un ou l’autre des deux vaccins existants.
    Cependant, ces deux vaccins ne sont pas interchangeables et toute vaccination initiée avec l’un d’eux doit être menée à son terme avec le même vaccin.

    Recommandations particulières
    Chez les jeunes filles devant bénéficier d’une greffe, la vaccination contre les HPV peut être proposée dès l’âge de 9 ans, en accord avec l’AMM (Autorisation de mise sur le marché) des deux vaccins.

    A rappeler aux patientes
    Le vaccin contre les infections à papillomavirus ne protégeant que contre 70% des papillomavirus oncogènes pour le col de l’utérus, la vaccination ne se substitue pas au dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par le frottis cervico-utérin, y compris chez les femmes vaccinées, mais vient renforcer les mesures de prévention.

    À partir de 25 ans, toutes les jeunes femmes vaccinées ou non vaccinées doivent continuer à bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur

    Sources et ressources complémentaires
    Arrêté du 30 avril 2013, Journal officiel (7 mai 2013)
    Le calendrier des vaccinations et les recommandations vaccinales 2013 selon l’avis du Haut Conseil de la santé publique, BEH n° 14-15 (16 avril 2013)
    Monographie VIDAL de GARDASIL


    Source:Vidal.fr


    b52

    Homophobie: "Si tu te suicidais, ça soulagerait ta mère !".

    Créée en 2003, l’association le Refuge accueille et héberge de jeunes homosexuels rejetés par leur famille. Alors qu’elle fête ses 10 ans, elle constate que l’homophobie n’a pas faibli en France. Au contraire, elle s’exprime davantage, libérée par le débat sur le mariage pour tous, comme l’explique le directeur de l’association, Frédéric Gal.
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    Une étude considérait en 2007 que les jeunes homosexuel(le)s ont treize fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels.

    Egora.fr :L’association Le Refuge fête cette semaine ses 10 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler quelle est sa raison d’être et quelles sont vos missions ?
    Frédéric Gal : Le refuge a été créé en 2003 pour aider de jeunes homosexuels se retrouvaient exclus de chez eux du fait de leur orientation sexuelle. L’idée était de créer une structure qui pourrait les héberger, les accompagner et les aider à retrouver une autonomie. En 2006 nous avons ouvert le premier appartement. Puis des délégations se sont créées à Montpellier, puis Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. En tout nous avons aujourd’hui 50 places d’hébergement. Qui ont toujours été occupées. L’année dernière, on a eu 930 demandes d’aides, et nous avons hébergé 114 personnes.

    L’association SOS homophobie vient de publier un rapport indiquant que les agressions homophobes ont augmenté de 27 % en 2012 (voir encadré). Est-ce quelque-chose que vous avez-vous constaté sur le terrain ?
    Bien-sûr. C’est quelque chose que nous avons vérifié. Entre décembre 2011 et janvier 2012, nous avons reçu environ 80 appels. Sur la même période un an plus tard, c’est-à-dire entre décembre 2012 et janvier 2013, on en eu 460. Le débat sur le mariage pour tous a bien-sûr eu un effet. Mais au delà du débat, ce sont surtout les propos qui ont pu être écrits ou dits durant ces derniers mois qui ont révélé l’homophobie. Nous avons aussi été surpris de recevoir plusieurs mails de jeunes qui ont participé aux manifestations contre le mariage, qui étaient eux-mêmes homosexuels, mais qui ont été entrainés, et fortement incités à y aller. Pour eux, cela a été une grande souffrance.

    Comment expliquer cette hausse ?
    Ce n’est pas qu’il y a une hausse de l’homophobie. Nous n’avons pas découvert en 2013 que des gens homophobes existaient en France. Par contre, nous avons constaté qu’en 2013 les personnes homophobes s’exprimaient de manière plus claire et libérée qu’avant. Cela n’était pas le cas auparavant où on hésitait, on avait presque honte à exprimer son homophobie. On ne dit pas que toutes les personnes qui sont contre le mariage sont homophobes. Mais dans ce débat, les propos tenus ont très souvent été dirigés très clairement contre l’homosexualité. A savoir, la question n’a pas été de se dire "est-ce que le mariage est bien ou pas ?", mais "est-ce que les personnes homosexuelles sont assez normales pour avoir droit au mariage ?"

    Comment ce manifeste cette homophobie ?
    Elle a plusieurs niveaux. La plus classique, on va se faire insulter ou frapper. Mais il y a une autre homophobie, plus insidieuse, qui consiste à mettre à l’écart. Souvent un jeune qui révèle son homosexualité constate que ses camarades vont s’éloigner, vont moins lui parler, vont changer d’attitude. Du coup, cela créé un isolement qui est très mal vécu pour des personnes qui sont déjà peu à l’aise. Alors comment imaginer qu’un garçon qui a une vie sociale « normale » peut continuer à être bien dans sa peau à partir du moment où les personnes qui sont les plus proches de lui ne lui apportent pas le soutien dont il a besoin ?

    Quel est le parcours de vie des jeunes qui arrivent au Refuge ?
    Tous les cas que nous rencontrons sont marquants et symptomatiques. Nous avons des jeunes qui cachent leur homosexualité, mais les parents la découvrent car ils sont allés sur des sites gays ou ont parlé à de jeunes hommes sur Internet. C’est un choc ! A 20h, leur vie est normale, à 20h30 les parents découvrent tout et ils sont dehors avec la valise. On a eu l’exemple d’un beau-père qui a dit à son beau-fils : "Si tu pouvais te suicider ca soulagerait ta mère." Une mère qui dit, "Si je l’avais su pendant la grossesse j’aurais avorté." Ces propos sont le couperet de nombreux jeunes qui doivent supporter cela au jour le jour. C’est particulièrement violent pour eux. Mais à côté des mots, ce sont les actes qui sont terribles. Quand un père met son fils à la porte, le ressenti est insurmontable.

    En dix ans d’existence, n’avez-vous quand-même pas constaté une évolution positive de la façon dont est perçue l’homosexualité ?
    Nous avons plus de demandes chaque année. Cela coïncide au fait que nous sommes plus connus. L’homophobie s’exprime davantage, certes. Mais il y a aussi une évolution positive. Il y a 10 ans, l’homosexualité était assimilée soit au Sida, soit à la gaypride. On en avait une vision très caricaturale. Avec le temps, on a expliqué ce qu’était l’homosexualité, que ce n’était pas une maladie, ni une déviance. Et que les homosexuels étaient des personnes comme tout le monde. Aujourd’hui, lorsque nous allons dans les lycées faire de la sensibilisation on constate que ces idées sont encore présentes dans les esprits, mais qu’il y a la possibilité d’engager une réflexion sur le sujet. C’est positif.

    Les médecins ou les infirmières scolaires notamment peuvent rencontrer des jeunes touchés par l’homophobie. Comment peuvent-ils agir ?
    Il faut qu’ils soient sensibilisés. Qu’ils aient une réflexion sur le sujet en comprenant les problèmes de ces jeunes. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. C’est pourquoi nous sommes là aussi à ce niveau pour les accompagner s’ils sont confrontés à des cas qu’ils ne parviennent pas à gérer.

    27% d’actes homophobes en plus en 2012

    A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, qui se tient ce vendredi 17 mai, l’association SOS Homophobie vient de publier son bilan "pas très encourageant", indique la président Elisabeth Ronzier. L’association a recueilli l’année passée, avec un net pic entre octobre et décembre, 1.977 témoignages de personnes rapportant un fait homophobe, soit 27% de plus qu’en 2011. Chaque jour, un peu plus de cinq récits en moyenne sont parvenus à SOS Homophobie pour signaler des insultes (44% des cas), de la discrimination (16%), des menaces ou du chantage (14%). Les agressions physiques constituent quant à elles 8% des faits rapportés, les "outings" 2% et les agressions sexuelles 1%. Les agressions sur Internet représentent 35 % des récits recueillis par l’association, tandis que l’homophobie "de proximité" concerne 36% des faits. Il s’agit de cas recensés sur le lieu de travail, dans la famille et l’entourage proche, dans les lieux publics ou dans le voisinage. Difficile pour autant d’affirmer que les actes homophobes ont augmenté en 2012. Le rapport de SOS Homophobie, s’il constitue le seul outil d’analyse quantitative en France sur le sujet, n’a pas de valeur statistique, puisqu’il se base uniquement sur des témoignages, un suivi de l’actualité et une analyse de la presse.

    Source: egora.fr


    b51

    La "superbactérie du sexe", plus agressive que le Sida.

    Les autorités américaines sont en alerte après la découverte de deux cas d'infection liés à la bactérie H041. Surnommée la "superbactérie du sexe", elle est potentiellement aussi mortelle que le virus du sida.
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    Résistante aux traitements déjà en vigueur, cette souche de gonorrhée découverte au Japon en 2011, pourrait être un vrai danger pour la santé au niveau mondial. "Cette bactérie pourrait se révéler bien pire que le sida à court terme parce qu’elle est plus agressive et touchera plus de gens et ce, beaucoup plus rapidement", a alerté le docteur Alan Christianson.

    Les autorités sanitaires américaines ont officiellement demandé au Congrès 50 millions de dollars (38 millions d'euros) pour développer au plus vite un nouvel antibiotique après la découverte de nouveaux cas à Hawaï et en Californie. D'autres cas auraient également été détectés en Norvège.

    "Les gens qui contracteront cette souche de gonorrhée pourraient développer un choc septique mortel en quelques jours. Elle est donc extrêmement dangereuse", ajoute le docteur Christianson. Pour le moment, aucun cas mortel n'a été détecté sur la planète. Un état de fait qui pousse tout de même les autorités sanitaires à appeler à la prudence en conseillant "de se protéger et de faire un test en début de toute nouvelle relation."

    Source:egora.fr


    b50

    Un viagra pour femmes vendu aux Etats-Unis.

    Un médicament qui promet d’aider les femmes ménopausées à retrouver leur libido vient d’être approuvée par l’administration américaine..
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    Ce "Viagra pour femmes" n'est pas le premier à être mis en vente, explique le site d'information Slate, mais c'est le seul a avoir été approuvé, début avril, par la Food and Drug Administration américaine. Selon le laboratoire qui commercialise ce médicament, Shionogi, la moitié des Américaines ménopausées ressentent le besoin de retrouver leur libido.

    Cet argument a été sévèrement critiqué par des spécialistes qui regrettent le message "la ménopause est une maladie" et accusent la compagnie pharmaceutique de diffuser de fausses informations. "Selon l’obstétricienne-gynécologue et bioéthicienne Lorena Wissner-Greene, seules 10% des femmes qui ont eu la ménopause ont réellement besoin d’un traitement", rapporte Slate.

    Source: egora.fr


    b49

    Les asexuels sortent de l’ombre.

    Une association française veut faire accepter un nouveau type d'orientation sexuelle : l'asexualité. Ils n’ont aucune attirance sexuelle, ni aucune pulsion physique… ils se nomment les asexuels et veulent se faire connaître, et revendiquer leur place alors que la loi sur le mariage pour tous met en lumière les orientations sexuelles.
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    Le mouvement rassemblant les asexuels est né il y a quelques années aux Etats-Unis, puis s’est développé par la suite en France.
    "Pour nous, le sexe c'est un peu comme se brosser les dents, ce n'est ni un plaisir ni une corvée, s'il faut le faire alors on le fait. Enfin, contrairement à l'abstinence, l'asexualité n'est pas un choix", témoigne Olivier, 24 ans, dans un dossier réalisé par l'Association pour la visibilité asexuelle (AVA).

    Les asexuels avaient déjà été repérés par Alfred Kinsey, qui, entre 1948 et 1953, qui avait lancé l'étude scientifique de la sexualité. Mais ce n'est qu'en 2004 qu'un chercheur s'est penché de près sur cette catégorie très atypique. Grâce à des chiffres sortis d'une étude menée sur quelques milliers de Britanniques. Anthony Bogaert, psychologue spécialisé dans l'étude de la sexualité à l'université Brock au Canada, a ainsi publié dans leJournal of Sex Research qu'un pour-cent de la population en Grande-Bretagne pouvait être qualifié d'asexuel.

    Le chercheur remarqua aussi que même en l'absence d'attirance sexuelle, certains asexuels vivaient en couple, et avaient des rapports avec leur partenaire, principalement pour le satisfaire. En 2006, Anthony Bogaert a établi que les asexuels étaient bien différents des hommes ou des femmes ayant une baisse de la libido à un moment ou à un autre de leur existence. Leurs comportements peuvent paraître proches, mais certains asexuels ressentent tout de même des pulsions sexuelles, mais jamais vers quelqu'un d'autre. Des pulsions que les asexuels peuvent d'ailleurs combler par la masturbation. À la différence des personnes soufrant de frigidité, les asexuels ne se plaignent en général pas de leur condition, et arrivent à s'en accommoder.

    Le mouvement rassemblant les asexuels est né il y a quelques années aux Etats-Unis, puis s’est développé par la suite en France.

    Source: egora.fr


    Avril 2013

    b48

    Porter le kilt est bon pour les spermatozoïdes.

    Une étude menée par les chercheurs de l'université Erasme aux Pays-Bas révèle que le port d’une jupe sans sous-vêtements permettrait d'améliorer la fertilité masculine....
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    Une étude publiée dans le Scottish medical journal, révèle que les Écossais, portant le kilt sans sous-vêtements comme le veut la tradition, seraient plus fertiles que les hommes portant des pantalons et slips moulants. En effet, pour favoriser un sperme de qualité, les testicules devraient être maintenues à 34°C. A cette température, la spermatogenèse, c’est-à-dire la production des spermatozoïdes, est meilleure. Or les sous-vêtements, moulants notamment, réchauffent les testicules de 3,5°C.

    “Ce type d’étude est quelque peu anecdotique car à moins d’une volonté mondiale de faire porter le kilt à tous les hommes, ce ne sont pas ces préconisations qui véritablement permettront d’augmenter la fertilité des hommes. En revanche, ces études un peu "spéciales " ont le mérite de faire prendre conscience de la baisse de la fertilité des hommes”, analyse Sylvain Mimoun, andrologue gynécologue et directeur du centre d’andrologie de l’hôpital Cochin.

    Il y a 30 ans, on considérait qu’un homme était normalement fertile quand son sperme contenait 60 millions de spermatozoïdes par millilitre. Aujourd’hui, la concentration est entre deux et trois fois moins importante.

    Source:egora.fr


    b47

    Dépistage du cancer de prostate par PSA : proposition d'un nouveau paradigme.

    Le dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA (Prostate Specific Antigen) est l’un des sujets de controverse les plus vifs dans la communauté médicale. Le dépistage s’est pourtant répandu, bien avant que des essais randomisés ne parviennent à montrer son intérêt.
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    Il semble maintenant acquis que, si le dépistage est associé à une réduction de la mortalité par cancer de prostate, c’est au prix d’effets indésirables importants. Le nombre d’hommes à dépister, à biopsier et à traiter est en effet disproportionné, pour éviter un seul cancer métastasé ou un décès. Notons que plusieurs aspects des recommandations actuellement en circulation ne sont basés sur aucune preuve scientifique, notamment en ce qui concerne l’âge auquel commencer le dépistage, ou la fréquence des tests.

    Le PSA, facteur prédictif de risque ?

    Mais le taux de PSA n’indique pas seulement le risque de la présence d’un cancer. Certains travaux récents ont en effet suggéré qu’un taux élevé pouvait augurer d’un risque à long terme de cancer prostatique. Dès lors, il est peut-être possible d’imaginer un protocole de dépistage innovant, dont le rythme serait fixé par un taux initial de PSA.

    C’est l’hypothèse qu’a émise une équipe du Royaume-Uni. Et pour l’étayer, les auteurs ont utilisé une cohorte de plus de 20 000 suédois âgés de 27 à 52 ans, qui avaient accepté d’être testés entre 1974 et 1984. Six ans après, 5 000 d’entre eux s’étaient prêtés à un second contrôle. Le suivi s’est prolongé jusqu’en 2006 et les cas de cancers prostatiques ont tous été répertoriés. Le taux de PSA initial est significativement associé à l’apparition d’un cancer prostatique métastasé documenté, ou au décès par cancer prostatique : 44 % des décès surviennent chez des patients dont le taux de PSA était = 1,6 µg/l à 45-59 ans et dans les mêmes proportions chez ceux dont le PSA était = 2,40 µg/l à 51-55 ans. Chez les patients qui se sont soumis à 2 dosages à 6 ans d’intervalle, les deux taux successifs sont fortement corrélés.

    Pas de dépistage avant 45 ans

    Les auteurs ont cherché à savoir s’il était préférable de réaliser le premier dosage à 40 ans, vers 45 ans ou à 50 ans. Il semble que même pour les hommes ayant les taux les plus élevés à l’âge de 40 ans (= 1,3 µg/l), le risque de cancer métastasé dans un délai de 15 ans est bas (0,6). Il paraît alors difficile de recommander de commencer le dépistage à 40 ans, sauf pour les hommes ayant des facteurs de risque identifiés tels qu’une mutation des gènes BRCA2, BRCA1 ou HOXB13. En revanche, le risque de cancer métastasé à 15 ans est 3 fois plus élevés chez les hommes dont le taux de PSA est = 1,60 µg/l à 45-49 ans (1,6 %), et 10 fois plus élevé (5,2 %) pour les 51-55 ans dont le taux est = 2,40 µg/l.

    Puis un suivi individualisé

    L ‘étude avait un second objectif, celui de déterminer si un taux de PSA initial bas (<0,68 µg/l) entre 45 et 49 ans pouvait dispenser d’autres dosages. Il semble en réalité que non, le risque de cancer métastasé à 25 ans étant de 0,85 % pour ces hommes, et de 1,63 % quand le taux est < 0,85 µg/l à 51-55 ans. Au total 28 % des hommes ayant présenté un cancer métastasé au cours des 27 ans de suivi moyen avaient un taux de PSA < 0,68 µg/l à 45-49 ans, et 18 % un taux < 0,85 µg/l à 51-55 ans, chiffres trop élevés pour que ces sujets soient dispensés de suivi.

    Mais alors, à quel rythme organiser le suivi ? Selon les observations, le risque de cancer métastasé reste bas pendant les 15 ans de suivi pour les hommes ayant les taux les plus bas. Les auteurs estiment qu’un taux de PSA = 1,0 µg/l pourrait être le seuil définissant un suivi plus ou moins soutenu : le taux de cancer métastasé dans les 15 ans ne dépasse 0,4 % pour aucune des classes d’âge, suggérant qu’un intervalle de suivi inférieur à 5 ans est inutile pour ces sujets. Cela concerne 73 % des 45-49 et 59 % des 51-55, et 56 % des individus qui ont été testés deux fois.

    Un algorithme pour la pratique

    En se basant sur ces données, les auteurs ont élaboré un algorithme relativement simple. Les hommes ayant une espérance de vie « raisonnable » devraient être invités à faire un premier dosage de PSA entre 40 et 45 ans. Ceux dont le taux est = 1,0 µg/l seraient incités à faire un autre dosage vers 50-55 ans puis à 60 ans. Ceux dont le taux est = 1,0 g/l devraient être dépistés plus souvent, les auteurs suggèrant de répéter le test tous les 2 à 4 ans. A l’âge de 60 ans, les hommes dont le taux serait toujours = 1,0 g/l pourraient être dispensés de poursuivre le dépistage, les autres le prolongeraient jusqu’à 70 ans.

    Les auteurs estiment qu’une attention particulière doit être accordée aux hommes dont le taux est = 1,60 µg/l à 45-49 ans ou = 2,40 µg/l à 51-55 ans, parmi lesquels surviennent plus de la moitié des décès par cancer de prostate observés avant 70-75 ans. Certains d’entre eux dépasseront le seuil établi pour une biopsie, les autres doivent être informés de l’importance d’un suivi régulier.

    Cette approche stratifiée, se focalisant sur les hommes les plus à risque, limiterait à 3 les dosages de PSA entre 45 et 60 pour au moins la moitié de la population masculine. Cela pourrait selon les auteurs améliorer le rapport bénéfice-risque du dépistage par dosage des PSA, diminuant le risque de surdiagnostic tout en améliorant le dépistage de cancers précoces. Reste toutefois un point essentiel, celui de la validation du PSA comme marqueur prédictif du risque.

    Rappelons qu’en France, la Haute Autorité de Santé concluait en avril 2012 à l’absence de preuves suffisantes pour recommander le dépistage par PSA, même chez les hommes à risque.

    Source:jim.fr


    b46

    Orgasmes douloureux après prostatectomie radicale.

    Des recherches européennes suggèrent qu’une prostatectomie radicale épargnant les vésicules séminales peut conduire à des orgasmes douloureux.
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    Des difficultés orgasmiques sont bien connues après ce type de chirurgie. Etant donné l’importance du facteur orgasmique dans la satisfaction sexuelle, Des recherches menées en Grèce, Italie et Suède ont tenté de mieux comprendre la prévalence et les facteurs de risques de l’orgasme algique post-prostatectomie.

    Ces recherches ont inclus 1288 patients ayant bénéficié d’une prostatectomie classique ou robotisée. Il leur était demandé de remplir un questionnaire spécialement développé pour l’étude et de fournir des éléments sur leur qualité de vie et plus particulièrement dans le domaine sexuel. Un groupe de 442 hommes servait de contrôle.

    18% des homes ayant été prostatectomisés présentaient des orgasms douloureux versus 6% dans le groupe témoin.

    Les facteurs les plus souvent associés à ces algies étaient la conservation des vésicules séminales et l’âge de l’individu.

    Certains chirurgiens tentent habituellement de conserver l’extrémité des vésicules séminales afin d’éviter les fuites urinaires et les troubles érectiles en épargnant le plus possible les badelettes. Il est possible que cette conservation puisse se traduire par une rémanence de sécrétion partielle et par des contractions spontanées induisant une douleur durant l’orgasme.

    Le fait que les patients les plus jeunes (60 ans) présentent des syndromes algiques lors de l’orgasme plus fréquemment que les patients plus âgés pourrait s’expliquer par une conservation plus fréquente des extrémités vésicales chez les premiers.

    Cette étude a été publiée dans le Journal of Sexual Medicine Online en Février 2013.

    Source: issm.info


    b45

    Génériques du Viagra® : 15 versions attendues en juin !.

    « En France, Pfizer perdra l'exclusivité pour la spécialité Viagra® à compter du 22 juin 2013 », a confirmé le laboratoire auprès de Medscape France. A partir de cette date, les 15 versions génériques qui ont obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM), pourront être commercialisées.
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    Une situation qui diffère de celle observée outre-Atlantique où le laboratoire a recherché à retarder au maximum la perte d'exclusivité. Une procédure réussie aux Etats-Unis, où le laboratoire a fait en sorte que le brevet soit étendu jusqu'en 2019, mais qui a capoté au Canada puisque le marché s'est déjà ouvert aux génériques du Viagra®, après annulation du brevet fin 2012, par décision de justice.

    Echéance proche du brevet

    Le citrate de sildénafil est le premier traitement oral des troubles de l'érection mis sur le marché. Elaboré par Pfizer, il a été breveté en 1996, puis a obtenu une AMM en Europe et aux Etats-Unis en 1998. Le Viagra est un traitement délivré uniquement sur prescription. Après avoir dominé le marché, il a laissé progressivement la place au taladafil (Cialis®, Lilly), une molécule à l'action similaire, mais avec une durée plus longue.

    L'échéance du brevet étant proche, plusieurs fabricants se sont attelés à développer des génériques. Etant donné qu'une demande de mise sur le marché d'un générique peut être effectuée longtemps avant expiration du brevet, certains laboratoires, comme Teva [1], ont obtenu leur AMM dès 2009, selon le répertoire des médicaments de l'Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM).

    Après la perte d'exclusivité, Pfizer « va continuer à commercialiser Viagra® et va mettre à disposition le Sildénafil Pfizer, son propre générique », qui a obtenu son AMM en février 2013, a précisé le laboratoire.

    « Deux à trois euros la pilule »

    Même si la molécule est délaissée par les prescripteurs, « les fabricants se doivent de proposer leur version générique sur le marché le jour J », a souligné auprès de Medscape France, Stéphane Joly, président fondateur du laboratoire Cristers et, par ailleurs, président du Gemme, une association regroupant les industriels français du médicament générique.

    Selon lui, malgré la popularité de la pilule bleue, « le générique du Viagra® ne devrait pas pour autant représenter un produit majeur » pour son laboratoire, qui comme tous les autres laboratoires a prévu des formulations à 25, 50 et 100 mg de sildénafil par comprimé, la dose standard étant celle de 50 mg.

    « Tout dépend de la capacité des médecins à reconsidérer ce produit », ajoute-t-il. Mais, avec un prix qui passera de 8 euros en moyenne la pilule de Viagra® à « 2, à 3 euros » le générique, un regain d'intérêt ne serait pas surprenant. Les génériques pourraient ainsi être « jusqu'à 70% moins cher ».

    Le sildénafil étant également vendu par Pfizer pour le traitement de l'hypertension pulmonaire, sous le nom de Revatio®, une extension d'indication en pédiatrique, permettant un sursis de six mois à expiration du brevet, est redoutée. « La procédure, dénommée PIPE pour 'Pediatric Indication Pattern Extension', fait partie des stratégies couramment employée pour étendre un brevet », a précisé Stéphane Joly, qui ne serait pas étonné de la voir appliquée pour le sildénafil.

    Interrogé sur ce point, Pfizer a démenti l'application d'une telle procédure pour cette molécule. « Bien que Revatio® ait le même principe actif que Viagra® (…), ces médicaments ont une autorisation de mise sur le marché pour une utilisation différente, dans des populations de patients différentes et suivant des schémas posologiques différents », a souligné le laboratoire.

    Aux Etats-Unis, tout pour retarder l'arrivée des génériques

    Si l'arrivée des génériques du Viagra® en France et en Europe semble donc se préparer sereinement, il n'en est pas de même outre-Atlantique où des procédures judiciaires lancées par Pfizer à l'encontre des fabricants de génériques ont suscités quelques crispations, en particulier aux Etats-Unis, qui ne verra pas de génériques arriver sur son marché avant 2019.

    En 2010, le laboratoire israélien Teva, leader dans la production de générique, a en effet été poursuivi aux Etats-Unis par Pfizer pour contrefaçon sur un deuxième brevet du Viagra®. Le tribunal de Virginie a émis un jugement en faveur de Pfizer et validé l'extension du brevet, alors que le brevet initial devait expirer en 2012 et que la Food and Drug Administration (FDA) avait accordé une AMM pour le générique de Teva.

    Au Canada par contre, une autre procédure menée contre Teva, a abouti fin 2012 à une annulation du brevet par la cour suprême. Celle-ci a donné raison au fabricant de générique, qui plaidait que Pfizer avais omis de divulguer dans sa demande de brevet l'ingrédient actif de son médicament. Un cas sans précédent, qui a permis au Canada d'ouvrir son marché aux génériques du Viagra®, bien avant l'expiration du brevet prévue initialement pour 2014.

    Viagra® sous forme de chewing-gum

    En Europe, aucune procédure ne semble envisagée pour tenter de retarder l'arrivée des génériques du Viagra®. Pour faire face à la concurrence, Pfizer commercialisera son propre générique et pourrait envisager de se démarquer en proposant son médicament phare contre l'impuissance masculine sous forme de chewing-gum, une alternative testée depuis plusieurs années au Mexique sous le nom de Viagra jet®.

    Le Viagra® est disponible dans 120 pays. Selon Pfizer, 37 millions de patients dans le monde l'ont utilisé depuis son lancement en 1998, dont un million en France. Près d'un milliard de comprimés ont été distribués.


    Source: medscape.fr


    b44

    Oui, la taille du pénis compte(rait).

    La taille du pénis est un des traits anatomiques qui contribue à séduire les femmes, selon des biologistes australiens, qui apportent lundi leur contribution à un débat qui obsède la gent masculine depuis la nuit des temps.
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    De précédentes études avaient déjà montré que les femmes préfèrent les hommes plus grands et ceux avec des épaules larges et des hanches étroites, relève Michael Jennions, professeur de biologie à l'Australian National University à Canberra, un des principaux auteurs de ces travaux publiés dans les Actes de l'Académie américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Sciences). Les chercheurs australiens se sont également intéressés à la taille du phallus, comme critère de séduction. "Les biologistes pensent que chez les hommes modernes, les homo sapiens, avant qu'ils ne portent des vêtements, les femelles utilisaient la taille du pénis comme un des facteurs pour choisir le meilleur partenaire potentiel pour la reproduction, mais peu de données pouvaient jusqu'alors appuyer cette hypothèse", explique-t-il.

    Pour parvenir à leur conclusion, ces chercheurs ont montré sur un grand écran à 105 jeunes femmes de 26 ans en moyenne une cinquantaine d'images numériques de silhouettes d'hommes aux tailles et aux anatomies - pénis au repos compris- différentes. Face à ces images, les participantes devaient réagir anonymement en appuyant sur des touches. "En moyenne le temps de réponse des femmes pour chaque image a été très rapide, avec moins de trois secondes", a précisé Bob Wong, un biologiste à l'University Monash en Australie selon qui les réactions tenaient plus du réflexe que de la réflexion.

    Ainsi, à rapport épaules-hanches égal, les sexes plus longs étaient jugés plus attirants sur les hommes de grande taille. Soit parce qu'ils apparaissaient plus petits sur les hommes grands, ou en raison d'une discrimination à l'encontre des hommes plus petits, avancent les chercheurs. Mais, à partir d'une certaine taille (estimée selon leurs calculs à 7,6 cm au repos), l'intérêt marginal d'un grand sexe diminue.

    Selon l'académie nationale française de chirurgie, la longueur moyenne de l'organe masculin au repos est de 9 à 9,5 cm et de 12,8 à 14,5 cm en érection.

    Source: egora.fr


    b43

    Mariage : les femmes heureuses prennent du poids.

    Une chercheuse à l'université SMU de Dallas Andrea Meltzer vient de publier une étude dans le journal scientifique Health Psychology aux conclusions surprenantes. Lorsqu'elles sont heureuses en mariage, les femmes auraient tendance à prendre du poids.
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    Pour arriver à cette conclusion, Andrea Meltzer a interrogé, pendant quatre ans, 169 couples nouvellement mariés et dont c'était le premier mariage. Deux fois par an, les époux ont dû répondre à un questionnaire sur leur satisfaction maritale et la possibilité d'un divorce. En parallèle, leurs poids et taille étaient pris en compte pour calculer leur Indice de masse corporelle (IMC). Au final, la moyenne sur 4 ans indique une prise de poids proportionnelle à l'indice de satisfaction.

    Andrea Meltzer a une explication : "les épouses les plus satisfaites de leur mariage avaient moins tendance à envisager la séparation, et avec le temps elles gagnaient du poids. En revanche, les moins satisfaites étaient plus enclines à faire attention à leur ligne pour continuer à plaire à d'autres hommes."

    A noter qu'une précédente étude avait déjà établi que le mariage est souvent associé à la prise de poids et le divorce à l'amincissement.



    Source:egora.fr


    b42

    Priligy, premier traitement de l'éjaculation précoce, arrive à temps.

    Pour faire face à l'éjaculation précoce (EP) qui concernerait pas moins de 30% des hommes, il y avait jusqu'à présent la sexothérapie et des solutions pharmacologiques hors AMM. Désormais, les hommes atteints de ce trouble pourront utiliser la dapoxétine, un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine à demi-vie courte.
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    En effet, depuis la fin du mois de mars, Priligy® (laboratoire Ménarini), premier comprimé spécifiquement indiqué pour le plus fréquent des troubles sexuels, est présent en pharmacie : pas trop tôt ! pourrait-on dire. D'autant que l'impact sur la qualité de vie des sujets concernés n'est pas négligeable. La plupart des études réalisées montrent un niveau élevé de souffrance pour les hommes, leurs partenaires et des difficultés dans le couple.

    Ejaculation précoce : de quoi parle-t-on ?

    Plusieurs définitions de l'éjaculation précoce ont été proposées par les Sociétés savantes de Médecine Sexuelle. « La plus utilisée est celle issue du manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-IV) publiée en 2000. Il y est question d'un trouble de l'éjaculation permanent ou récurrent, survenant après un stimulus sexuel minime, avant ou peu après la pénétration, avant que le sujet ne le souhaite, s'accompagnant d'un sentiment de détresse.

    La définition de la Société Internationale de Médecine sexuelle (ISSM) datant de 2008 intègre pour la première fois la notion de temps - l'éjaculation qui intervient avant ou au plus tard environ une minute après la pénétration vaginale - et fait intervenir la notion du manque de contrôle » a expliqué le Dr Marie-Hélène Colson, médecin sexologue, hôpital Sainte Marguerite (Marseille) lors de la conférence de lancement du produit [1].

    Ejaculation prématurée : un fait de nature « Pour les anthropologues, la programmation de l'espèce détermine le temps du coït » rappelle la sexologue marseillaise. Les hommes sont, de fait, des éjaculateurs précoces :

    • Lémur < 10 secondes
    • Chimpanzé : 10 secondes
    • Homme : 2 minutes
    • Orang Outan : 10 minutes
    Toujours tabou, le sujet n'a pourtant rien d'anecdotique. « Les différentes prévalences de l'éjaculation précoce montrent qu'il s'agit d'une affection fréquente touchant 21 à 33% des hommes tout venant et quelle que soit la tranche d'âge concernée, l'orientation sexuelle (hétéro ou homosexuelle) ou le fait d'être circoncis ou non » ajoute le Dr Colson.

    Un phénomène complexe neurobiologique

    Comment expliquer ce trouble sexuel ? « Les premières hypothèses d'ordre psycho-dynamiques (hostilité envers les femmes, narcissisme excessif non résolu et problèmes psychosomatiques) élaborés au début du siècle ont peu à peu laissés place à d'autres théories mentionnant des troubles de l'apprentissage, un manque de communication, d'habileté sexuelle, d'habitude… » commente le Dr Colson.

    D'un point de vue physiopathologique, les études menées ces dernières années suggèrent une origine neurobiologique à l'éjaculation précoce. En effet, le cerveau exerce un contrôle sur le centre de l'éjaculation situé dans la moelle épinière via des neuromédiateurs. « Parmi eux, la sérotonine est considérée comme le neuromédiateur-clé impliqué dans la régulation de la réponse éjaculatoire après stimulation périphérique » considère le Pr François Giuliano, neuro-uro-andrologue à l'hôpital Raymond-Poincaré (Garches). Empêcher la recapture de la sérotonine dans le neurone augmente alors le taux synaptique de sérotonine et prolonge ainsi le délai avant l'éjaculation. C'est là tout l'intérêt des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et cela explique leur utilisation actuelle -totalement hors AMM-, pour leur effet retardeur de l'éjaculation. Ce qui n'est sans inconvénients car on retrouve les effets indésirables classiques des anti-dépresseurs comme la pharmacodépendance, sécheresse buccale, syndrome de sevrage ou encore la dysfonction érectile et la baisse de la libido, pas l'idéal quand on souffre déjà d'éjaculation précoce….

    Autre solution hors AMM

    « Se tartiner le gland avec une crème anesthésiante, 30 minutes avant le rapport sexuel, fait partie des autres stratégies mises en place par les éjaculateurs précoces. D'ailleurs, ça marche » reconnait le Pr Giuliano. Mais là encore, la solution n'a rien d'idéal, surtout si l'on considère que la crème diffuse dans le vagin de la partenaire, anesthésiant toute sensation par la même occasion !

    Une demi-vie courte pour une action longue !

    En quoi la dapoxétine est-elle différente des autres ISRS ? Son profil pharmacocinétique est très particulier : « sa demi-vie très courte (1h30) et son pic plasmatique atteint très rapidement (entre 1 à 2 heures après l'administration orale) ont deux conséquences. D'abord, la molécule n'a pas d'effet antidépresseur, ensuite elle est adapté à une prise à la demande 1 à 2 heures avant le rapport » explique l'urologue.

    La molécule a fait l'objet d'un développement clinique classique et a obtenu son AMM sur la base de 5 études cliniques randomisées en double aveugle, contrôlées versus placebo. Un total de 6081 patients avec une EP primaire (depuis le début de la vie sexuelle) ou secondaire ont été randomisés. Le critère primaire était le délai d'éjaculation intravaginale (contrôlée avec un chronomètre par la partenaire !). Résultat : Priligy®, quel que soit le dosage, allonge significativement le délai de l'éjaculation et le multiplie par 3 à 4 (même si, à lui seul, le placebo multiplie le délai par 2). En parallèle, il améliore le contrôle de l'éjaculation, la satisfaction (du patient et de la partenaire), la qualité de la relation et la souffrance psychologique. L'évaluation de la tolérance des 2 doses disponibles s'est révélée bonne, avec des effets secondaires légers à type de nausées, céphalées, vertige, diarrhée, insomnie et fatigue.

    A noter que Priligy® s'accompagne d'un plan de gestion des risques (PGR) et que lors de la prescription, le médecin devra rechercher une hypotension orthostatique.

    Priligy® en pratique

    Priligy® existe en deux dosages (30 et 60 mg). C'est un comprimé à la demande, à prendre 1 à 3 heures avant l'activité sexuelle. La dose initiale recommandée est de 30 mg et ne doit pas être pris plus d'une fois par 24 heures. Le traitement est délivré uniquement sur prescription médicale (liste I) et n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie. La prescription sera accompagnée d'un livret d'information à destination du patient, à remettre lors de la prescription. Evidemment, ce nouveau « confort » a un coût : environ 8 euros le comprimé de 30 mg. Mais il parait que quand on aime, on ne compte pas…

    Pas antagonistes avec les méthodes comportementales

    Il ne faut cependant pas voir dans ce médicament la pilule-miracle. Les solutions non pharmacologiques comme les thérapies comportementales et psychologiques restent d'actualité. Le Dr Colson préconise ainsi d'agir sur les comportements inadaptés en insistant sur la sensualité. Le « Stop and go » et les compressions ou « squeeze » ont aussi toute leur place. Il est aussi important d'apprendre à gérer l'anxiété et les perturbations émotionnelles (informer, communiquer dans le couple, prendre en charge timidité et phobies). « Il n'y a pas d'antagonismes entre les méthodes comportementales et le médicament, qu'il peut, au contraire, renforcer et fidéliser. »

    Peut-on associer les traitements de l'érection de type IPDE-5 et dapoxétine ?

    « Souvent, le traitement de la dysfonction érectile résout le problème de l'éjaculation précoce. Si ce n'est pas le cas, il est aujourd'hui demandé de ne pas associer les 2 molécules, mais une étude publiée prochainement devrait faire évoluer la réglementation. Et on peut dire, dès à présent, qu'il est sans danger de le faire » affirme le Pr Giuliano.

    Le Pr Giuliano travaille avec les laboratoires Lilly, Ménarini, GSK, Allergan et Bayer-Schering. comme orateur, avec Lilly, Pfizer et Vivus comme consultant et Lilly, GSK et Johnson & Johnson comme investigateur.
    Le Dr Colson a eu une activité de consultant, expert et orateur de congrès pour Bayer HealthCare, Boehringer Ingelheim, Ferring, Ménarini, Lilly SA, Novartis et Phytea. Son activité de recherche, travaux scientifiques ont pu être sponsorisés par Bayer HealthCare, Boehringer Ingelheim, Ferring, Ménarini,, Novartis, Ipsen-Biotech, Janssen-Cilag, Lilly SA, Prostrakan et Therabel. Elle a participé aux advisory boards de Bayer HealthCare, Ferring, Ménarini, Lilly SA, Novartis.



    Source:medscape.fr


    b41

    La contraception devient gratuite pour les 15-18 ans.

    Depuis dimanche, les mineures de plus de 15 ans peuvent obtenir gratuitement, en pharmacie, une pilule de première et deuxième génération, mais aussi un stérilet ou un implant contraceptif.
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    Cette mesure était promise par Marisol Touraine, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale voté à l’automne 2012. Elle vise à faciliter l’accès à la contraception aux mineures et à réduire le nombre d’IVG qui est d’environ 12 000 par an.

    Jusqu'à présent, la pilule ne pouvait être délivrée gratuitement et de façon anonyme aux mineures, que dans les centres de plannings familiaux, trop peu nombreux et réservés souvent aux zones moyennes et aux villes. En pharmacies, elle était remboursée à 65%.

    Désormais, pour pouvoir obtenir leur contraceptif, les jeunes filles devront présenter une ordonnance d’un médecin généraliste et la carte vitale des parents, ou une attestation d’affiliation à un régime de sécurité sociale.

    Un « dispositif anonymat » est également prévu. Dans ce cas, si la cliente le demande, l’achat de la pilule n’apparaîtra pas dans le décompte des remboursements.

    En 2011, le remboursement à 65% de contraceptifs aux mineures a coûté 6 millions d'euros. La prise en charge à 100% devrait entraîner un coût additionnel de 5 millions d'euros, selon l'estimation du gouvernement.

    Source:Egora.fr


    b40

    Prescription de pilules : fin de l’obligation des mentions manuscrites.

    Intervenant aux Assises du Centre nationale de professions de santé (CNPS), la Ministre de la Santé a annoncé qu’elle avait demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), de ne pas imposer aux prescripteurs de pilules de 3èmeet 4ème générations, de mention manuscrite confirmant la bonne information de la patiente et que l’état de santé de celle-ci était compatible avec cette prescription.
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    Cette disposition, imaginée au décours de l’affaire des accidents thrombo-emboliques liés à la pilule, révélés au grand public, avait suscité un tollé parmi les syndicats médicaux, la CSMF et MG France lançant même un mot d’ordre de cette obligation.

    Aujourd’hui, les syndicats libéraux se félicitent d’avoir été entendus par Marisol Touraine, qui a reconnu au CNPS qu’il n’y a “aucune raison de différencier la pilule des autres médicaments, tout médicament comportant un risque”. La CSMF approuve cet arbitrage quoi qu’un peu “tardif” et MG France prend acte du fait que la prescription des autres générations de contraceptifs oraux sera encadrée par une information spécifique “informatisée, et donc plus simple”.

    Source:egora.fr


    b39

    Où la violence psychologique s’exerce dans le pré et le postpartum.

    Les violences infligées aux femmes par leur partenaire intime (VPI) pendant la période de la grossesse ont fait l’objet d’un certain nombre de recherches, mais les informations manquent en ce qui concerne celle qui suit la naissance.
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    La plupart des études ayant analysé ces phénomènes étaient de type transversal et tentaient d’établir la prévalence de diverses formes d'abus (physique, sexuel ou psychologique) pendant et après la grossesse. Au cours de la dernière décennie, plusieurs travaux ont également abordé ces phénomènes en utilisant une approche longitudinale. Mais les discordances de résultats n’ont pas permis d’aboutir à un consensus concernant les facteurs de VPI pendant et après la grossesse.

    Une nouvelle étude de cohorte longitudinale a été effectuée en Espagne dans le but d’évaluer l'incidence des VPI pendant la grossesse puis à 5 et à 12 mois après l’accouchement et d’identifier leurs facteurs de risque.

    Neuf centres de soins primaires dans la région de Valence ont participé à cette étude. Elle a porté sur un échantillon consécutif de 1 400 femmes incluses en premier trimestre de grossesse puis suivies au cours de leur troisième trimestre de la grossesse, et à 5 et 12 mois du postpartum. Au total 888 femmes (66,5 %) ont participé aux quatre phases de l’étude.

    Un modèle de régression logistique a été adapté pour évaluer les effets des comportements violents antérieurs des partenaires, de leur consommation d'alcool ou de drogues illicites sur la violence psychologique domestique ultérieure.

    La prévalence des VPI psychologiques isolées au cours de 12 mois précédents était de 1,7 %.

    Ces femmes, victimes de VPI psychologique isolée présentaient souvent un ensemble de caractéristiques commun : par rapport aux femmes n’ayant pas eu à subir de VPI psychologique, les membres de leur famille consommaient plus souvent de l'alcool ou des drogues illicites (69,6 %), elles avaient consommé elles-mêmes de l'alcool ou des drogues illicites pendant les 3 mois avant la grossesse ou pendant la grossesse (40,9 %), elles avaient manqué d’un appui social, affectif et émotionnel, elles étaient célibataires, divorcées ou veuves (69,6 %) au moment de l'étude, elles avaient un faible niveau d'éducation (91,3 %) ou elles étaient nées en dehors de l'Espagne (52,2 %).

    Une augmentation de l'incidence de VPI psychologique a été observée après la naissance, en particulier à 5 mois de postpartum. Le facteur prédictif le plus fort de VPI psychologique était un abus psychologique subi 12 mois avant la grossesse (odds ratio [OR] = 10,46 ; intervalle de confiance à 95 % [IC à 95%] : 2,40 - 45,61). Ensuite venaient deux autres facteurs prédictifs : la consommation d'alcool ou de drogues illicites par le partenaire ou un membre de la famille (OR = 3,50 ; IC à 95% : 1,38 - 8,85) et le manque d'appui social et affectif (OR = 2,83 ; IC à 95% : 1,31 - 6,11).

    En conclusion, cette étude constate que dans une population des femmes à bas risque de VPI, la première année après l’accouchement représente une période de risque d'abus psychologique, en particulier pendant les 5 premiers mois du postpartum. Les abus antérieurs et les facteurs de risque psychosociaux favorisent les violences psychologiques après l’accouchement. On sait d’ailleurs que l’attention portée à ces phénomènes et les interventions extérieures sont utiles non seulement pendant la grossesse mais également au cours de la période puerpérale. Ces résultats illustrent la nécessité de protéger les femmes des VPI psychologiques avant, pendant et après la grossesse.



    Références:Escriba V et coll. Personal and psychosocial predictors of psychological abuse by partners during and after pregnancy: a longitudinal cohort study in a community sample. BJOG, 2013; 120 : 576-82. doi: 10.1111/1471-0528.12051.

    Source:jim.fr


    b38

    Ménopause : consensus international sur l'hormonothérapie substitutive.

    Un nouveau consensus international d'experts sur le traitement hormonal de la ménopause (THM) confirme l'importance du « timing » précoce de la prescription. La nouvelle feuille de route en onze points est publiée dans l'édition d'avril du journal Climateric et dans Maturitas.
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    Pour les 7 sociétés savantes internationales spécialistes de la ménopause et de la santé de la femme qui ont compilé l'état des connaissances sur le THM, le traitement hormonal est « le traitement le plus efficace des symptômes de la ménopause » et « son rapport bénéfice-risque est positif s'il est prescrit avant 60 ans ou pendant les 10 ans qui suivent la ménopause.»

    Les auteurs, Tobie J. de Villiers (MediClinic Panorama, Stellenbosch University, Cape Town, Afrique du Sud) et coll. insistent également sur l'importance de l'individualisation du traitement concernant la dose et la durée. Ils rappellent, aussi, que les facteurs de risques comme « le risque thromboembolique veineux, d'AVC, de maladie cardiaque ischémique ou de cancer du sein » doivent guider la décision de traiter.

    Les principales conclusions du consensus d'experts

    Ce consensus international est le fruit d'un travail collaboratif des sociétés savantes suivantes :

    • The American Society for Reproductive Medicine;
    • The Asia Pacific Menopause Federation ;
    • The Endocrine Society ;
    • The European Menopause and Andropause Society ;
    • The International Menopause Society ;
    • The International Osteoporosis Foundation ;
    • The North American Menopause Society.
    Des recommandations en onze points :
    • Les bénéfices du traitement hormonal substitutif dépassent les risques s'il est prescrit avant 60 ans ou pendant les dix ans qui suivent la ménopause.
    • Le THM a montré un intérêt dans la prévention des fractures ostéoporotiques chez les femmes à risque avant l'âge de 60 ans ou pendant les dix ans qui suivent la ménopause.
    • La revue de la littérature des essais cliniques randomisés et des études observationnelles montre qu'une monothérapie à base d'oestrogènes aux doses classiques peut abaisser le risque de maladie coronarienne et la mortalité toute cause chez les femmes de moins de 60 ans ou dans les 10 ans qui suivent la ménopause.
    • Une oestrogénothérapie locale à faible dose est préférée chez les femmes dont les symptômes sont limités à une sécheresse vaginale ou à un inconfort pendant les rapports sexuels.
    • Une bithérapie associant des œstrogènes et un progestatif est requise, mais en cas d'hystérectomie, une monothérapie à base d'oestrogènes suffit.
    • La décision d'opter pour un THM est propre à chaque femme. Elle repose sur les priorités en termes de qualité de vie et de santé et sur les facteurs de risques personnels comme l'âge, le délai depuis la ménopause, les risques thromboemboliques veineux, d'AVC, de maladie cardiaque ischémique et de cancer du sein.
    • Le THM oral augmente le risque thromboembolique veineux et le risque d'AVC ischémique mais il est rare chez les femmes de moins de 60 ans.
    • L'utilisation de THM associant des œstrogènes et un progestatif a été associée à un sur-risque de cancer du sein. Le risque semble lié à la durée du traitement. Il est faible et diminue après l'arrêt du traitement.
    • L'utilisation de l'hormonothérapie bio-identique issue de préparations magistrales personnalisées n'est pas recommandée.
    • Chez les femmes qui souffrent d'une insuffisance ovarienne précoce, un THM par voie orale est recommandé au moins jusqu'à l'âge moyen de la ménopause naturelle (entre 50 et 52 ans).
    • Le THM ne devrait pas être prescrit aux femmes qui ont un antécédent de cancer du sein.
    Les auteurs ont indiqué que les recommandations seraient actualisées en fonction des résultats des études.

    En France, l'actualisation 2008 des recommandations Anaes (HAS) / Afssaps de 2004 [2], rejoint, dans les grandes lignes, les conclusions de ce consensus international : « le THM reste indiqué chez la femme ménopausée présentant des troubles fonctionnels liés à la ménopause et altérant sa qualité de vie. Il doit être prescrit à la dose minimale efficace, pour la durée la plus courte possible, dans le respect des précautions d'emploi et des contre-indications. » Dans tous les cas, l'agence française rappelle que toutes les femmes traitées par THM doivent bénéficier d'une ré-évaluation régulière de leur traitement, au moins une fois par an.

    Références:
    • http://www.urofrance.org/outils-et-recommandations/fiches-dinformation.html
    • T. J. de Villiers , M. L. S. Gass , C. J. Haines et coll. Global Consensus Statement on Menopausal Hormone Therapy. CLIMACTERIC 2013;16:203-204
    • Rapport Traitement hormonal substitutif de la ménopause. Anaes (HAS) / Afssaps, argumentaire mai 2004.li>


    Source: medscape.fr.fr

     

    Mars 2013

    b36

    Vaccin HPV : moins d'un tiers des adolescentes françaises vaccinées.

    Selon une étude de l'Institut de Veille Sanitaire, moins de la moitié des jeunes filles initient une vaccination anti HPV et moins d'un tiers reçoivent les 3 doses recommandées.
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    Selon une enquête de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), la couverture vaccinale complète contre les papillomavirus humain (HPV), les virus responsables du cancer du col de l'utérus, « reste faible » [1]. Moins de la moitié des jeunes filles qui avaient entre 15 et 17 ans entre le 11 juillet 2007, date du remboursement du premier vaccin anti HPV, et fin 2011 ont initié une vaccination contre les papillomavirus et moins d'un tiers ont reçu les 3 doses recommandées, rapportent les auteurs, Laurence Fonteneau et coll. (InVS, France).
    En France, la vaccination anti HPV n'est pas obligatoire mais elle est recommandée aux jeunes filles âgées de 14 ans avec un rattrapage pour certaines jeunes filles de 15 à 23 ans qui n'auraient pas eu de rapports sexuels ou, au plus tard, dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle. Une jeune fille est considérée à jour de sa vaccination lorsqu'elle a reçu 3 doses de vaccin anti HPV.

    Moins d'un tiers des jeunes filles ont reçu une vaccination complète

    Sur le plan méthodologique, la couverture vaccinale contre les HPV a été estimée à partir de l'Échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB), un échantillon représentatif de l'ensemble des personnes couvertes par l'assurance maladie.

    Les résultats de l'enquête montrent que moins d'un tiers des jeunes filles ont reçu les 3 doses recommandées au 31 décembre 2011 (29,9% ; IC95%:[28,9-30,9]), et moins de la moitié ont initié une vaccination contre les papillomavirus (45,3% ; IC95%:[44,2-46,4]).

    « Notre estimation est inférieure mais reste comparable à celle de l'enquête Vaccinoscopie®, dans laquelle 34% des jeunes filles de 15 ans en 2011 étaient complètement vaccinées contre le HPV [2]. Ces couvertures vaccinales basses montrent un suivi des recommandations vaccinales insuffisant et posent la question de la faible adhésion à cette vaccination », notent les auteurs.

    Un article paru récemment dans le Journal of the National Cancer Institute montre que le même phénomène est observé aux Etats-Unis avec 32% des jeunes filles âgées de 13 à 17 ans en 2010 qui ont reçu les trois doses de vaccin anti HPV [3].

    Une couverture vaccinale anti HPV en baisse

    Le suivi de la couverture HPV à partir des données ECB a permis de mettre rapidement en évidence une tendance à la baisse de la couverture des jeunes filles de 14 ans en 2011. La couverture vaccinale à 14 ans a progressé jusqu'en 2010 et diminué dans toutes les cohortes au cours de l'année 2011 par rapport aux niveaux qu'elle avait atteint depuis 2008.

    « La publication, au printemps 2010, de plusieurs articles dans la presse nationale mettant en cause la sécurité d'emploi du vaccin explique vraisemblablement cette tendance », indique l'InVS.

    Notons que le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) avait pourtant recommandé, fin 2011, la poursuite de la vaccination contre le papillomavirus humain, après la remise en cause de son efficacité par un collectif de médecins.

    Pas assez pour rétablir la confiance, semble-t-il.

    Les auteurs n'ont pas déclaré de liens d'intérêt en rapport avec le sujet.

    Références

    1. Fonteneau L, Guthmann JP, Lévy-Bruhl D. Estimation des couvertures vaccinales en France à partir de l'Échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) : exemples de la rougeole, de l'hépatite B et de la vaccination HPV. BEH 8-9 2013. Numéro thématique - De nouveaux outils pour améliorer la mesure de la couverture vaccinale en France.
    2. Cohen R, Denis F, Gaudelus J, Lery T, Lepetit H, Martinot A, et al; Le Groupe d'étude Vaccinoscopie®. Couverture vaccinale : les ados en danger… Le point à l'occasion de la semaine de la vaccination. Med Mal Infect. 2012;42:139-40.
    3. Jemal A, Simard EP, Dorell C, Noone AM, et coll. Annual Report to the Nation on the Status of Cancer, 1975-2009, Featuring the Burden and Trends in Human Papillomavirus (HPV)-Associated Cancers and HPV Vaccination Coverage Levels. J Natl Cancer Inst. 2013 Feb 6;105(3):175-201. doi: 10.1093/jnci/djs491. Epub 2013 Jan 7.


    Source:medscape.fr


    b35

    La fermeture Eclair est responsable d’environ 2 000 blessures aux parties génitales.

    La fermeture Eclair est responsable d’environ 2 000 blessures aux parties génitales chaque année aux Etats-Unis, selon une étude du département d’urologie de l’université de Californie à San Francisco.
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    Pour leur étude, les chercheurs ont recensé les données (de 2002 à 2010) du National Electronic Injury Surveillance System qui collecte les causes d’arrivées aux urgences. Au total, la fermeture éclair représente 21,6% des blessures au pénis, l’âge moyen des victimes étant de 22 ans. Si l’on rentre un peu plus dans les détails, chez la population adulte c’est même 29,8% des cas, ce qui en fait la blessure la plus courante.

    Que les hommes se rassurent, 98% des patients qui se présentent aux urgences avec ce type de blessure ont pu être traités sur place et n’ont pas eu besoin d’intervention lourde. Deux fois seulement, il a fallu une opération chirurgicale pour retirer la braguette, lors de la période étudiée par les médecins.

    Comme le précisent les auteurs, les personnes non-circoncises sont les principales victimes, le prépuce étant le plus vulnérable. Parfois le scrotum est aussi touché, c’est le cas dans moins de 1% des cas. En neuf ans, sur 17 616 cas observés, seules cinq femmes ont été touchées dont quatre pour une rencontre non désirée entre une braguette et les lèvres externes. Et pour la dernière ? Apparemment, un des éléments de la fermeture Eclair a été utilisé comme “corps étranger”dans le vagin...

    Source:egora.fr


    b34

    Adolescents : l’allergie au baiser trop peu détectée.

    Les jeunes ne respecteraient que très peu les recommandations médicales relatives aux allergies et ces dernières leur serait taboue, révèle l'Association Asthme et Allergies à l'occasion de la 7e journée française de l'allergie mardi 19 mars et lance une campagne, Allergie, j'agis !, afin de sensibiliser au problème.
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    La campagne a pour but d'aider à "prendre en main l'allergie des adolescents, qu'elle soit alimentaire, respiratoire ou de contact" en les invitant à se faire diagnostiquer. Une personne sur trois née après 1980 y serait sujette aux allergies, affirme l'association.

    Seuls 30% des adolescents respecteraient les recommandations médicales comme la prise de médicaments, la surveillance de l'asthme ou la mise à l'écart des allergènes, contre 50% des adultes. De plus, 40% des jeunes n'oseraient pas parler de leur allergie à leur entourage.

    Pourtant, l'allergie peut prendre une part prépondérante dans la vie des adolescents puisqu'elle peut interférer avec la sexualité. L'association Asthme et Allergies évoque par exemple "l'allergie au baiser" due à la salive du partenaire, l'allergie au latex (problématique lors de l'usage d'un préservatif), voire l'allergie au sperme.

    Source: egora.fr


    b33

    Un mouvement anti-ronflement appelle à la grève du sexe.

    Le Mouvement anti-ronflement (MAR) a été créé l’an dernier par un groupe de femmes (et quelques hommes) épuisé(e)s de ne plus pouvoir dormir à cause des ronflements de leur conjoint (e).
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    "Nous représentons les 15 millions d'insomniaques, les 15 millions d'épouses victimes de la ronchopathie quotidienne de ces messieursles ronfleurs", clament les membres du MAR sur leur site internet. "Nous considérons quedormir est un droit pour touset quele manque sommeil est un problème de santénationalqui mérite qu’on s’y attarde", déclare la porte-parole du mouvement dans un communiqué. D’après le MAR entre 25% et 45% d'adultes ronfleraient, et la proportion grimpe à 60% chez les plus de 60 ans.

    Un ronflement peut atteindre un niveau sonore de 100 décibels, alerte le MAR. "Cela équivaut à passer nos nuits en discothèque ou sur un chantier de construction."Les membres du MAR demandent donc que leronflement soit reconnu "cause nationale 2013" par le gouvernement, un rendez-vous avec la ministre de la Santé, des solutions efficaces contre le ronflement (remboursée par la Sécurité sociale, de préférence !)

    Et pour se faire entendre, les insomniaques ont lancé une grève générale du sexe. Leur slogan ? "Tant qu'il y aura de la ronflette, pas de galipette. No sleep, no sex".

    Cette campagne de communication est orchestrée pour le compte de la société Oniris, PME française qui cherche à faire connaître une nouvelle solution anti-ronflement, qu'elle présente comme plus efficace et moins coûteuse que les appareillages existants. La société se targue de proposer "la 1ère solution anti-ronflement avec une efficacité prouvée cliniquement".


    Source: egora.fr


    b32

    Faut-il légaliser les assistants sexuels ?

    Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) n'est pas favorable à la légalisation des services d'aide sexuelle pour les personnes en situation de handicap. Il a rendu son avis hier, lundi 12 mars, suite à une saisine adressée fin 2011 par Roselyne Bachelot, alors ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.
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    Dans son avis, le CCNE écarte l'idée d'une indemnisation par l'État de l'assistance sexuelle. Il souligne les difficultés à légaliser cette activité assimilée à de la prostitution dès lors que le professionnel est rémunéré. « Si une chose est interdite pour tout le monde, pour des raisons éthiques, il semble difficile d’envisager qu’elle soit autorisée dans le cadre d’initiatives individuelles et seulement au profit de certaines personnes » explicite le CCNE.

    Pour autant, la question fait débat et des associations de patients rappellent que l'assistance sexuelle est autorisée dans de nombreux pays dont l'Allemagne, le Danemark, la Suisse, les Pays-Bas et même aux États-Unis. Elles espèrent une évolution des mentalités sur le sujet alors qu'un film américain, « The Sessions », mettant en scène un handicapé choisissant de recourir à une assistante sexuelle, est à l'affiche depuis la semaine dernière. Qu'en pensent les médecins, qui sont à même de mesurer la souffrance morale de leurs patients handicapés ?

    Êtes-vous favorable aux assistants sexuels pour les handicapés ? Faut-il leur donner un statut légal ? Comment encadrer cette activité ? L'État doit-il l'indemniser ?

    À vous de débattre...

    Source: lequotidiendumedecin.fr


    b31

    Troubles psychiatriques et violence domestique, un lien sans doute.

    Définie comme une problématique de « comportements menaçants, agressivité ou abus (physique, psychologique, sexuel, ou autre) entre adultes en situation de cohabitation », la violence domestique est souvent rattachée à divers problèmes psychiatriques.
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    Ces troubles vont des troubles anxieux ou dépressifs à une psychose, en passant par des troubles du comportement alimentaire, une addiction ou un stress post-traumatique.

    Portant sur 42 études sur ce thème, une enquête britannique vise à évaluer la prévalence de différents types de violence domestique touchant des hommes et des femmes recevant un traitement contre une affection psychiatrique. Surprise : cette prévalence (qui concerne environ un patient sur trois) se révèle comparable pour les deux sexes, et analogue chez les sujets hospitalisés en psychiatrie ou traités sur un mode ambulatoire. Notons cependant que l’absence de groupe-témoin dans ces études peut limiter leur portée, puisqu’on ignore ainsi quelle part d’accroissement du risque de violence semble spécifiquement imputable aux maladies mentales, par rapport à des sujets-contrôles.

    La fréquence d’une victimisation par un membre de la famille suggère cependant que la violence perpétrée en famille constitue un sujet préoccupant pour certains malades mentaux, comme d’ailleurs pour toute la population en général. Une statistique à ce sujet est ainsi édifiante : « en 2010-2011, un cinquième (22 %) de tous les homicides commis à Londres étaient liés à une situation de violences familiales », le parricide (ou le matricide) se révélant alors la forme de meurtre la plus répandue. Pour les auteurs, une attention plus soutenue devrait donc être portée à ce problème des violences conjugales (et plus généralement familiales), en particulier dans le suivi des malades mentaux, afin d’identifier les situations à risque et de répondre à temps de façon appropriée (dans l’intérêt des patients comme de leurs proches) aux situations de crise susceptibles de dégénérer violemment.

    Source:jim.fr


    b30

    Pour 85% des hommes, le sexe peut remplacer le sport.

    D'après un sondage réalisé par le site de rencontres becoquin.com, une large majorité d'hommes (85%) considère que la pratique d'une activité sexuelle quotidienne peut remplacer l'activité sportive.
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    Un résultat qui n'empêche pas les sondés de pratiquer un sport, en plus de leurs activités sexuelles. Plus des deux tiers des hommes inscrits sur ce site de rencontres (70%) s'adonnent ainsi à une activité sportive.

    Ce sondage a été réalisé entre le 19 et le 24 février derniers, auprès de 800 hommes inscrits sur le site becoquin.com.

    Source:egora.fr


    b29

    Le sexe, nouvel antalgique contre la migraine.

    Une étude montre que contrairement aux idées reçues, l’activité sexuelle constituerait un remède contre la migraine.
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    L’excuse couramment répandue qui consiste à invoquer une migraine plutôt qu’avoir un rapport sexuel, pourrait bien être mise à mal par les résultats d’une étude réalisée par des neurologues allemands, qui vient d’être publiée.

    Basé sur un questionnaire envoyé à environ 1000 patients souffrant de céphalée ou de migraine, ce travail a montré que 60% des sujets migraineux ayant eu des relations sexuelles pendant une crise ont constaté une amélioration de leur symptômes. Et un patient sur cinq n’avait plus aucune douleur. Pour autant, un patient sur trois rapportait une aggravation de leur migraine (l’excuse reste donc valable !). Certains participants, en particulier des hommes, utilisaient même le sexe comme moyen thérapeutique.

    Pour les auteurs, cet effet serait lié aux endorphines libérées pendant l’acte sexuel.

    Source:Egora.fr - Cephalalgia. Février 2013


    b28

    Le porno rend-il les adolescents violents ? Pas évident.

    « Cinq écrans par foyer. Onze ans : âge moyen de première exposition à la pornographie. Les nouvelles technologies d'information et de communication ont modifié l'approche adolescente de la sexualité. Quel sera l'impact de la consommation de pornographie chez les adolescents agresseurs sexuels ?
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    La consommation de pornographie va-t-elle conduire au passage à l'acte ? Ou au contraire permettre de canaliser des pulsions ou des fantasmes sexuels ? Quelles sont les expériences sexuelles et amoureuses de ces adolescents consommateurs de pornographie ? ». Ce sont les questions qu'a posé à l'assistance le Dr Amélie Joffroy (CHRU Montpellier) à l'occasion du11e congrès de l'Encéphale [1].

    Le lien entre pornographie et agressions sexuelles n'est pas clairement établi

    Aujourd'hui, les adolescents sont impliqués dans près d'un tiers des viols et attentas et dans la moitié des viols sur mineurs de moins de 15 ans (Ministère de la justice 2009). L'incidence de ces actes a été multipliée par 3 entre 1974 et 2006 et, de ce fait, c'est dans la tranche d'âge 13-16 ans, que le taux de condamnation pour faits de violences sexuelles est le plus important, par rapport aux autres crimes et délits.

    Et une fois la peine purgée, le risque de récidive de ces adolescents est estimé de 8 à 30 % pour les actes sexuels et 16 à 54 % pour les délits non sexuels.

    Même si instinctivement, il est facile de penser que la généralisation de l'accès à la pornographie par le biais des nouvelles technologies pourrait avoir influé sur cette augmentation des passages à l'acte des adolescents, le lien entre consommation de pornographie et agressions sexuelles n'est pas clairement établi. Certaines études laissent à penser que la pornographie pourrait influencer les adolescents les plus vulnérables [2], mais d'autres apportent des résultats différents voire contradictoires [3].

    D'autres facteurs de risque essentiellement sociaux

    Il semble que d'autres facteurs de risque aient plus d'influence sur le risque de passage à l'acte : antécédents de victimisation sexuelle, intérêts sexuels atypiques, isolement social, abus ou négligences, anxiété et faible estime de soi [2].

    Un travail mené en 2009 aux Etats-Unis [3] conclut à une faible corrélation entre exposition à la pornographie et agression sexuelle en mettant en avant une augmentation de l'accessibilité à Internet qui a été corrélée à une diminution du taux des viols dans ce pays. Les auteurs soulignaient aussi que ces données ne permettaient pas de conclure à un effet cathartique de la pornographie puisque c'est dans les médias en général que la confrontation à la violence a augmenté.

    L'éducation sexuelle par les films pornos

    La place de la pornographie dans le développement sexuel de la jeunesse augmente d'années en années.

    Certes, les jeunes reçoivent à l'école une éducation sexuelle d'ordre « technique » (contraception, SIDA), mais, pour beaucoup d'adolescents le film pornographique a été la seule représentation de la sexualité humaine qui leur a été proposée avant la découverte d'une sexualité personnelle ! Il faut dire que 58 % des garçons et 45 % des filles ont vu leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans.

    Le film pornographique, utilisé comme vecteur de découverte de la sexualité, pose problème dans la mesure où il n'est qu'une métaphore de la réalité de l'acte qui met en scène une sexualité marquée par la perversité de l'acte.

    Une dérive violente qui influe sur les ados vulnérables

    En outre, depuis le début des années 1990, la pornographie a entamé une métamorphose nette : images chocs, plus violentes, actes sexuels déshumanisés, non-respect de l'altérité, humiliations… Cette nouvelle vague de la pornographie interroge sur les effets du contenu de ces images violentes chez les enfants et les adolescents.

    En effet, l'adolescent vulnérable, cantonné dans son développement psycho-sexuel par son entourage familial serait tenté de se tourner vers la pornographie pour assouvir sa curiosité sexuelle. Le porno devient alors le principal vecteur d'information sexuelle et d'initiation à la sexualité. Cette exposition précoce et régulière interroge sur l'émergence de distorsions cognitives.

    Il est encore impossible d'affirmer si la désensibilisation aux images, la banalisation de la violence dans les pratiques sexuelles peut favoriser le passage à l'acte violent.

    Le Dr Joffroy se propose d'étudier l'impact de la pornographie chez des jeunes délinquants sexuels actuellement emprisonnés afin de préciser ce point. Elle suivra aussi leur évolution à la sortie d'incarcération dans le but d'analyser les déterminants d'une éventuelle récidive sur le mode violent, sexuel ou non.

    RÉFÉRENCES

    1. Joffroy A ; Baïs C et coll. Ados et porno : impact de la consommation de pornographie chez les adolescents agresseurs sexuels.
    2. Michael C. Seto, Martin L. Lalumière. What is so special about male adolescent sexual offending? A review and test of explanations through meta-analysis. Psychological Bulletin, 2010; 136 (4): 526 DOI:10.1037/a0019700
    3. Blachere P. Mergyu A. Impact de la pornographie dans la génèse des crimes et délits sexuels L'agression sexuelle, coopérer au-delà des frontières - Cifas 2005?
    4. Ferguson C, Hartley R. The pleasure is momentary… the expense damnable ? Influence of pornography on rape and sexual assault. Aggression and Violence Behavior 2009; 14(5): 323-329.


    Source: medscape.fr


    b27

    94% des femmes abstinentes six mois après l’accouchement.

    Une étude menée par des chercheurs australiens, qui ont utilisé les données de l'institut de rechercheMaternal Health Study a évalué la durée d’abstinence des femmes après la naissance de leur premier enfant. Ils ont pu avoir accès à une cohorte de 1 507 femmes enceintes à qui ils ont soumis un questionnaire avant et après accouchement.
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    Les scientifiques ont cherché à connaître la date de reprise d'une activité sexuelle par voie vaginale, et à évaluer l'impact du mode de naissance, de lésions du périnée et d'autres facteurs obstétricaux et sociaux.

    41% des femmes ont déclaré avoir repris une activité sexuelle au bout de 6 semaines ; 65% au bout de 8 semaines ; 78% d'entre elles ont attendu 12 semaines et 94% ont déclaré avoir fait l'amour avec leur partenaire, six mois après l'accouchement. Cependant, la plupart d'entre elles (53%), signalent une activité sexuelle non vaginale (masturbation) au bout de 6 semaines.

    L'âge serait un facteur important dans cette reprise d'activité. En effet, plus on est jeune, c'est-à-dire entre 18 et 24 ans, plus on revient vite à un rapport sexuel. 63% des jeunes femmes ont repris une activité au bout de 6 semaines. Alors qu'elles ne sont que 40% à faire de même quand elles ont 30-34 ans.

    6 semaines est une moyenne. Elles sont 41% à déclarer ce laps de temps entre l'accouchement et la reprise d'activité sexuelle avec leur partenaire. Quand il n'y a pas eu d'épisiotomie, le taux s'élève à 60%. A l'inverse, il chute à 32% en cas d'utilisation de forceps ou d'épisiotomie, à 35% en cas de plaie suturée, et à 45% en cas de césarienne.

    Pour Ellie McDonald, co-auteur de l'étude, "cette étude apporte la preuve que la méthode d'accouchement et les traumatismes liés à l'acte, jouent un rôle dans la reprise de sexe après l'accouchement".

    Source:egora.fr


    b26

    Dosage du PSA : vous avez dit consentement éclairé ?

    Les avantages et les inconvénients du dépistage du cancer de la prostate (CP) sont l'objet de nombreux débats, et un désaccord sur le dosage du PSA persiste : aux États-Unis, la U.S. Preventive Services Task Force et en Europe, l'Association européenne d'urologie, ont plutôt conclu contre le dépistage systématisé.
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    Cependant, ce dépistage peut permettre un diagnostic plus précoce d'au moins 10 ans, ce qui pourrait diminuer la mortalité de 20 à 44 %, avec une réduction du risque absolu de 0,07 % et 0,5 %. Toutefois, il a également été suggéré que 23 à 42 % des CP détectés sont des « sur-diagnostics ».
    Bien que les principales « guidelines » déconseillent le dépistage, un homme asymptomatique peut choisir de le pratiquer malgré les inconvénients potentiels du sur-diagnostic et du sur-traitement. Les hommes ont donc besoin d'être bien informés avant le dosage du PSA.

    Une étude a cherché à évaluer en Suède la proportion d'hommes qui avaient reçu une information écrite ou orale avant la prise de sang, sur les conséquences possibles de la mesure de la concentration sérique du PSA. Pour ce faire, 600 hommes par année ont été choisis au hasard dans le Registre national du CP pour les années 2006, 2007, 2008. Ils devaient indiquer s'ils avaient été informés, et comment.
    Au total, 1621 sur 1800 hommes (90,1 %) ont répondu à un questionnaire sur l’existence et la modalité de l’information reçue avant le dosage de PSA ; 2,5 % d’entre eux ont indiqué avoir seulement eu une information écrite, 11,5 % une information orale et écrite, 48,8 % seulement des informations orales ; 27,1 % ont déclaré n’avoir eu aucune information et 10,2 % ignoraient même qu'un dosage de PSA avait été exécuté. La proportion d'hommes qui avaient reçu des informations écrites sur les avantages et les inconvénients d'un dosage du PSA était donc faible (14 %).

    La principale force de l'étude est le taux élevé de réponse au questionnaire, mais seuls les hommes ayant un CP ont été inclus et il existe un biais de mémorisation, car une longue période a séparé le dosage du PSA de la collecte de données.

    On peut se demander quels auraient été les résultats d'une telle étude en France, d'autant que l'Association Française d'Urologie ne semble pas avoir élaboré d'outil d'information en ce sens parmi la centaine de fiches qu'elle publie (1) et alors qu'elle a émis une recommandation sur la prise en charge du CP (2), pas plus que ne l'ont fait la Haute Autorité de Santé ou l'Institut National du Cancer également à l’origine de recommandations sur la prise en charge du CP. (3, 4)

    Fridriksson J et coll. : Information on pros and cons of prostate-specific antigen testing to men prior to blood draw: a study from the National Prostate Cancer Register (NPCR) of Sweden. Scand J Urol Nephrol., 2012; 46: 326-31. doi: 10.3109/00365599.2012.691110.

    1. http://www.urofrance.org/outils-et-recommandations/fiches-dinformation.html
    2. http://www.urofrance.org/fileadmin/documents/data/FI/2011/cancer-prostate/main.pdf
    3. http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2010-09/ald_30_gp_prostate_web_2010-09-28 10-51-52_20.pdf
    4. http://www.e-cancer.fr/dmdocuments/Guide-Les-traitements-du-cancer-de-la-prostate2011.pdf.pdf


    Source: jim.fr.fr


    b25

    Pilules et risques sanitaires : une notification manuscrite sur ordonnance obligatoire.

    Face à la montée des inquiétudes, l'Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) va demander aux médecins de notifier sur l'ordonnance de pilules contraceptives de nouvelles générations qu'ils ont bien indiqué les risques encourus à leur patiente.
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    Depuis le 23 janvier, 14 600 appels ont été enregistrés sur la plateforme téléphonique mise en place par les pouvoirs publicspour répondre aux questions des femmes sur leurs pilules contraceptives. 37% d'entre elles ont moins de 30 ans, 47% entre 30 et 50 ans. "A quelle génération appartient ma pilule ? "et "quels sont les risques ? "sont les principales interrogations des patientes.

    Pour tenter de rassurer les utilisatrices de pilules contraceptives, l'Ansm a pris deux décisions. A partir de la fin mars, le médecin prescripteur d'une pilule de nouvelle génération devra obligatoirement notifier de manière manuscrite sur l'ordonnance que sa patiente a été informée des risques potentiels de thrombose qu'elle encourait. C'est à cette condition que le pharmacien pourra délivrer le médicament.

    En juin 2013, toutes les boîtes de pilules de nouvelles générations devront contenir, en plus de la notice, une fiche explicative.

    La CSMF a immédiatement réagi à cette annonce, en s’élevant contre l'"institutionnalisation de la méfiance" et critiquant "l’absurdité d’une telle mesure, qui rend aujourd’hui plus facile de prescrire des produits opiacés qu’un contraceptif", tout en ajoutant aux lourdeurs administratives dont les médecins se plaignent quotidiennement. Demandant à l’ANSM de prendre ses responsabilités plutôt que de porter atteinte à la relation médecin-malade, le syndicat estime qu’il s’agit en l’occurrence d’une "remise en cause profonde de la prescription en général". Le syndicat refuse d'"entrer dans ce cycle infernal" et redoute que les agences de santé, "cédant à la panique, ne cherchent d’abord à se protéger eux même au lieu de faire assumer des choix."

    Source: egora.fr


    Février 2013

    b24

    Une tendance à la baisse du taux des hormones sexuelles !

    Les taux sériques des hormones sexuelles diminuent avec l'âge : ceci est tout à fait net chez la femme au moment de la ménopause. Chez l’homme, une diminution progressive du taux de testostérone est également notée, mais sans conséquence clinique claire.
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    Par ailleurs, une étude prospective conduite chez des Américains de 45 à 79 ans a noté au cours des 17 années de suivi, une baisse du taux de testostérone indépendante de l’âge et attribuable à des facteurs environnementaux (1). Une étude danoise récente a fait les mêmes constatations. (2) L'augmentation du poids corporel et l'adiposité pourraient jouer ici un rôle important. (3,4)

    Une étude a été entreprise en Suède pour vérifier ces données grâce à l’analyse (en 1995 et en 2008) d’un échantillon aléatoire de 2 400 hommes et femmes âgés de 25 à 64 ans (participants effectifs : 1 616, soit 67 %) issus de l'étude MONICA (5). Le nombre de fractures radiologiques, le taux des hormones sériques et les résultats de l'échographie du calcanéum ont été comparés dans les mêmes groupes d’âge en 1995 et 2008.
    En 2008, les hommes avaient une testostéronémie sérique libre significativement plus faible que les hommes de même âge en 1995 (p < 0,001), avec une corrélation négative entre testostéronémie et poids corporel (testostéronémie corrigée pour le poids, p < 0,005 entre 55 et 64 ans). La composition corporelle, l'activité physique et l'incidence des fractures étaient similaires. Pour les femmes, l'œstradiolémie en 2008 était plus basse que celles ayant le même âge en 1995, le traitement hormonal substitutif était plus rarement utilisé, le recours aux tranquillisants et l'activité physique de loisir étaient plus fréquents ; l'incidence des fractures était plus élevée chez les femmes ménopausées (29,2 % vs 16,9 % ; odds-ratio [OR] 2,05, intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,48–2,85 ; p < 0,001), et les tassements vertébraux en représentaient une proportion plus élevée (18,9 % au lieu de 7,7 % ; OR 2,73, IC 1,02–8,50 ; p = 0,031). Le cholestérol et les triglycérides sériques étaient plus bas chez tous les sujets en 2008 par rapport à ceux de même âge en 1995.

    Une tendance à la baisse à long terme de la testostérone sérique masculine a donc été confirmée, sans effet apparent sur l'incidence des fractures chez ces hommes relativement jeunes. Chez les femmes ménopausées, l'incidence de fractures apparaît plus élevée, en particulier pour les tassements vertébraux, ce qui pourrait s'expliquer par la baisse de l'œstradiol sérique et par l'augmentation du risque de chute en raison de l'augmentation de l'utilisation des tranquillisants et de l'activité physique. L'échantillon populationnel faible en 2008 est la principale limitation de l'étude.

    1. Trimpou P et coll. Secular trends in sex hormones and fractures in men and women. Eur J Endocrinol 2012; 166: 887-95.
    2. Travison TG et coll. A population-level decline in serum testosterone levels in American men. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2007; 92:196–202.
    3. Andersson AM et coll. Secular decline in male testosterone and sex hormone binding globulin serum levels in Danish population surveys. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2007; 92: 4696–705.
    4. Sorensen K et coll. Recent changes in pubertal timing in healthy Danish boys: associations with body mass index. Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 2010; 95: 263–70.
    5. Travison TG et coll. Temporal trends in testosterone levels and treatment in older men. Current Opinion in Endocrinology, Diabetes & Obesity 2009;16: 211–17.
    6. Wilhelmsen L et coll. Risk factors for cardiovascular disease during the period 1985–1995 in Goteborg, Sweden. The GOT-MONICA Project. Journal of Internal Medicine 1997; 242: 199–211.



    Source: jim.fr


    b23

    Fertilité chez les jeunes patients atteints de cancer : sensibiliser les soignants.

    L'Institut national du cancer (INCa) et l'Agence de la biomédecine publient un rapport sur "Les conséquences des traitements des cancers et la préservation de la fertilité".
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    Il part de la constatation que l’information des personnes malades sur les risques d’infertilité ultérieure mais aussi la formation du personnel soignant sur les stratégies existant grâce au progrès scientifiques pour préserver la fertilité, font défaut. "Ce rapport a pour objectif de sensibiliser l'ensemble des professionnels de santé aux dernières avancées en matière de préservation et de restauration de la fertilité pour améliorer la prise en charge et l'avenir des jeunes patients atteints de cancer", explique l’INCa et l’agence de biomédecine dans un communiqué.

    Parmi les pistes d’amélioration les deux agences souhaitent rendre systématique l'information des patients sur les risques connus d'infertilité, avec l’aide de psychologues et d’associations de patients en particulier pour les plus jeunes ; faciliter à tous l'accès aux structures spécialisées et sensibiliser les équipes médicales en amélioration le niveau de connaissances des acteurs amenés à prendre en charge les patients jeunes atteints de cancer, par des actions de formation et d'information ; et enfin développer l'acquisition de nouvelles connaissances par la promotion de la recherche et le suivi clinique des patients après leur guérison.
    voir le rapport

    < Source:egora.fr


    b22

    Yohimbine 2 mg arrêt de commercialisation début mars 2013.

    Le laboratoire sanofi-aventis France annonce l'arrêt de commercialisation de YOHIMBINE HOUDE 2 mg comprimé à compter de début mars 2013. Le laboratoire précise que des alternatives thérapeutiques sont disponibles.
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    YOHIMBINE HOUDE 2 mg comprimé, arrêt de commercialisation début mars 2013Chlorhydrate de yohimbine : antagoniste des récepteurs alpha-2-adrénergiques.
    Pour mémoire :YOHIMBINE HOUDE 2 mg comprimé est indiqué dans le traitement d'appoint :
    - de l'hypotension orthostatique en particulier celle induite par les antidépresseurs tricycliques;
    - de l'impuissance masculine.


    Source: L'OFFICIEL DU MÉDICAMENT / Arrêt de commercialisation


    b21

    Amoureux ? Un scanner pour savoir si ça va durer.

    Selon des chercheurs américains, il serait possible de prédire la longévité d'un couple en examinant l'activité du cerveau lorsque chaque partenaire pense à son conjoint.
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    Selon une étude publiée dans la revue Neuroscience Letters, des chercheurs de la Brown University de Rhode Island affirment avoir découvert le secret du grand amour : le cerveau.
    Selon eux, il serait possible de prédire quel couple a des chances de perdurer de nombreuses années ou au contraire rompre d'ici peu de temps, simplement grâce à un scanner de cet organe. Pour en arriver à cette conclusion, douze volontaires ont été sollicités. Tous devaient être en couple depuis environ un an et être profondément amoureux(ses) de leur partenaire.

    Les participants ont passé une IRM tandis qu'ils devaient regarder des photos de leur conjoint et penser à un souvenir agréable. L'opération a ensuite été réitérée mais avec des photos de connaissance lambda. Les scientifiques ont alors constaté que plusieurs zones du cerveau s'activaient à chaque fois, mais avec une plus grande intensité lorsqu'il s'agissait du visage de la personne aimée.
    Trois ans plus tard, les résultats des scanners ont été repris et mis en corrélation avec la situation sentimentale des participants : seulement la moitié d'entre eux était encore en couple avec le même partenaire. Or il s'avère que les cerveaux de ces personnes présentaient des niveaux d’activité plus élevés dans une zone précise : le noyau caudé, une aire cérébrale associée à la réponse émotionnelle liée à la beauté visuelle.

    À l'inverse, les chercheurs de la Brown University ont relevé une activité moindre au niveau de zones du cerveau liées à l'addiction et à la recherche de récompense. De plus, l'activité se faisait également moins importante au niveau du cortex orbito-frontal, une zone liée à la critique. Ce qui signifierait, aux yeux des scientifiques, que ces volontaires seraient donc moins enclins à juger leur conjoint.

    Référence:
    Jonathan L. Blitstein, W. Douglas Evans, Kevin C. Davis, Kian Kamyab. Repeated Exposure to Media Messages Encouraging Parent-Child Communication About Sex: Differential Trajectories for Mothers and Fathers. American Journal of Health Promotion, 2012; 27 (1): 43

    Source: egora.fr


    b20

    Etre élevé par un transsexuel n’est pas un problème pour la santé !

    Le Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS) de l’hôpital Cochin est le seul centre en France à répondre favorablement aux demandes de don de sperme émises par des couples où le futur père est…une femme devenue homme.
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    Aux enfants nés de ces dons de sperme, le CECOS propose un examen psychiatrique et psychologique annuel.

    C’est grâce aux données obtenues dans ce cadre et en collaboration avec l’unité de transsexualisme de l’hôpital Foch (Suresnes) qu’a pu être menée une enquête inédite sur le devenir des enfants élevés par des transsexuels, dont les résultats ont été révélés cette semaine par le Quotidien du médecin.

    Un secret trop souvent gardé.

    Il apparaît tout d’abord que sur une cohorte de 266 personnes ayant souhaité bénéficier d’une chirurgie de réattribution sexuelle (dont deux tiers sont passées d’un sexe féminin à un sexe masculin), plus de la moitié vivent en couple (54 %) et 35 % avec des enfants. C’est plus souvent le cas des femmes devenues hommes. Des situations très diverses peuvent exister : les enfants peuvent avoir été conçus avant l’intervention de changement de sexe, ils peuvent être nés après PMA grâce à un don de sperme ou encore ils peuvent être les beaux enfants ou les enfants adoptés de la personne transgenre.
    En tout état de cause, les conclusions de l’hôpital Foch et du CECOS de Cochin sont parfaitement rassurantes quant à l’absence d’impact délétère de cette situation sur les jeunes enfants. Suivis ici jusqu’à douze ans, ces derniers présentent un développement psychomoteur et cognitif normal et ne souffrent « pas de trouble de l’identité sexuée ». br />
    Si des résultats complémentaires devraient permettre de mieux renseigner le devenir de ces enfants à l’adolescence, les responsables de l’enquête peuvent déjà mettre en exergue un élément : l’importance de ne pas cacher aux enfants le transsexualisme d’un des adultes vivant avec lui. Cependant, pour l’heure dans 48 % des cas, le secret prime.

    Source: jim.fr


    b19

    Les hommes viennent de Mars et les femmes... aussi.

    Une étude publiée dans l’édition du mois de février du Journal of Personality and Social Psychology et menée par les chercheurs en psychologie Bobbi Carothers et Harry Reis de l’Université de Rochester, démontre que, concernant une série de traits de personnalités qu'on estime typiquement spécifiques au genre, homme et femmes ne seraient pas différents..
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    "Ce n’est pas l’idée d’une différence fondamentale entre les genres qui est remise en question mais plutôt le fait d’imaginer que le genre formate nécessairement et invariablement un individu", assurent les chercheurs. "De ce fait, il n’y aurait pas deux genres distincts mais plutôt des gradations linéaires de variables associées au sexe, présentes chez chacun".

    Pour en arriver là, Carothers et Reis ont analysé les données récoltées pour 13 études antérieures qui mettaient en évidence les différences sociales entre hommes et femmes. Au total, ils ont rassemblé les éléments fournis par 13.000 individus, parmi lesquels un se trouvait un échantillon de 109 hommes et 167 femmes que les chercheurs ont interrogés eux-mêmes.

    Ils ont tout examiné: de la force physique au comportement sexuel, en passant par les critères de sélection d’un partenaire ou encore les traits de personnalité principaux. Ils ont ensuite comparé ces données grâce à trois procédures statistiques différentes dans le but de trouver des caractéristiques qui pourraient indiquer de façon pertinente si un individu était un homme ou une femme. Et au final, il y en a bien peu.

    Ces données montrent que les hommes et les femmes, en tant que groupes, possèdent des caractéristiques physiques distinctes qu’ils partagent peu: les hommes sont, par exemple, en majorité plus grands et ont tendance à avoir des épaules plus larges. Tout le contraire de ce que l’on constate sur le plan psychologique où rares sont les traits présents uniquement chez un genre ou l’autre.

    Ainsi, on dit régulièrement aux femmes qu'elles ont un problème si elles ont des attitudes “masculines” à propos du sexe, et aux hommes qu'ils sont émasculés s'ils n'ont pas envie de sexe tout le temps ou s'ils désirent une intimité avec leurs aventures sexuelles. Et pourtant, les deux genres ont tendance à ressentir un mélange de tendresse et d'esprit d'aventure en ce qui concerne le sexe.

    "[Nous avons] tendance à tout catégoriser, il est plus facile de penser à deux choses distinctes (les hommes sont comme ci et les femmes comme ça) plutôt que de réfléchir à toutes les nuances qu’il peut exister entre les deux", affirme Bobbi Carothers. Ce dernier estime d’ailleurs que les différences entre les individus ont souvent peu de rapport avec le genre: "Notre sexe ne nous enferme pas dans une catégorie aussi restreinte que certains stéréotypes et même certaines études voudraient nous le faire croire".

    Source:egora.fr


    b18

    L’excision et les mutilations génitales commencent à reculer.

    À l’occasion de la journée mondiale de « tolérance zéro » contre les coupures et mutilations génitales féminines (C/MGF), l’Organisation des Nations Unies constate, chiffres à l’appui, que l’excision est moins répandue, notamment chez la jeune génération.
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    Dans les 29 pays de l’Afrique et du Moyen-Orient où se concentrent ces pratiques, 36 % des jeunes filles de 15 à 19 ans en sont victimes, contre 53 % des femmes âgées de 45 à 49 ans. Au Kenya, ces dernières sont même trois fois plus nombreuses à être excisées que leurs filles. Mais encore 120 millions de femmes d’Afrique et du Moyen-Orient (et 140 millions dans le monde) ont subi des mutilations génitales. Le fonds des Nations Unies pour les populations (UNFPA) et l’UNICEF estiment que 30 millions de jeunes filles de moins de 15 ans peuvent y être exposées.

    Changement des mentalités

    Ces nouvelles évaluations font suite à l’adoption unanime, par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 20 décembre 2012, d’une résolution invitant les États à éliminer les mutilations génitales féminines. Une analyse plus approfondie sera publiée mi-2013 par l’UNICEF.

    Avec l’UNFPA, l’association d’aide à l’enfance mène depuis 2008 un programme qui a conduit 10 000 communautés, soit 8 millions de personnes réparties dans 15 pays, à renoncer à l’excision. L’an dernier encore, 1 775 communautés africaines ont pris l’engagement public d’éliminer les MGF.

    Les mentalités tendent à changer. En Égypte, 90 % des femmes sont excisées. Mais elles sont 28 % à penser qu’il faut éradiquer cette tradition, contre13 % en 1995.

    « Les femmes et les filles ayant accédé à l’autonomie sont celles qui briseront le cycle de la discrimination et de la violence et assureront la promotion et la protection des droits fondamentaux » assure le Dr Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l’UNFPA.

    50 000 femmes en France

    La loi d’avril 2006 réprime les excisions commises à l’étranger à l’encontre d’une victime résidant en France et permet aux femmes de porter plainte jusqu’à 20 ans après sa majorité. Mais le risque demeure pour les fillettes qui repartent dans leurs familles à l’étranger l’été.

    « On peut penser que l’excision est encore pratiquée en dehors de France, lors d’un retour au pays, même si le nombre de femmes concernées reste mal connu », souligne Richard Matis, vice-président de Gynécologie sans frontières (GSF).

    La sociologue et directrice du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (GAMS), Isabelle Gillette-Faye, partage cette inquiétude : « grâce à la surveillance des protections maternelles et infantiles (PMI), les petites filles vivant en France sont protégées de l’excision entre 0 et 6 ans, mais le risque existe quand elles repartent au pays », précise-t-elle.

    Quelque 50 000 femmes adultes seraient excisées, ainsi que 11 % de leurs filles, contre 70 à 80 % dans les années 1990 : selon Isabelle Gillette-Faye, l’évolution de la législation, les procès, l’augmentation du niveau d’instruction ont eu une influence positive. « Mais si on questionne les parents sur leurs intentions, on estime que 3 filles sur 10 sont encore menacées », nuance-t-elle.

    Le site «excisionparlonsen.org» a été lancé la semaine dernière. Il aborde tous les aspects de cette pratique, souvent perpétuée pour des raisons d’ordre sociologique, religieux, ou coutumier. « Ma mère ne m’a pas mutilée, elle m’a excisée pour me mettre dans les normes de ma société », y témoigne par exemple la rappeuse d’origine sénégalaise Sister Fa.



    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b17

    Le personnel infirmier confronté aux fantasmes des patients.

    Le personnel infirmier confronté aux fantasmes qu’il provoque et aux envies des patients, n'est pas préparé à y réagir, selon une étude française. Quelle place les infirmières accordent à la question de la sexualité ? Comment font-elles chaque jour pour ne pas mélanger la question des soins intimes nécessaires à celle de l’érotisation du patient, involontaire ou non ?
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    Alain Giami, directeur de recherche à l’Inserm, Pierre Moulin de l’université de Lorraine et Émilie Moreau de Paris VIII se sont posé ces questions en menant des entretiens qualitatifs avec 64 infirmiers (dont 85% de femmes, à l’image de la profession) entre 2007 et 2008.
    «Cette pratique professionnelle reste placée sous le signe d’une forte ambivalence entre l’image du dévouement, souvent rattaché à ses origines religieuses et qui renvoie à l’histoire de cette profession d’une part, et celle de la figure érotique, abondamment illustrée dans la culture populaire et dans la pornographie» , jugent-ils dans «La place de la sexualité dans le travail infirmier, l’érotisation de la relation de soins» , étude publiée dans la revue Sociologie du Travail, en janvier 2013.

    «Voyez, j’avais un mot vulgaire qui me venait à l’esprit : l’infirmière "chaudasse"» , confie A., infirmière de 33 ans, lors de l’un des entretiens. «Hein, voyez, l’infirmière chaude... l’infirmière qu’on voit dans les pornos, quoi... ». Elle n’est pas la seule à avoir cette image de la profession qui pousse certains patients à l’exhibitionnisme ou à des avances.

    Dans les témoignages recueillis par les chercheurs, plusieurs femmes racontent des expériences désagréables. «Ce qui est déjà arrivé, c’est des patients qui mettent mal à l’aise parce qu’il n’y a pas de pathologie localement, mais ils sont tout le temps tous nus dans le lit», note P., 35 ans. «Des fois, je me demande si le patient, il ne fait pas exprès de nous pousser un peu à bout pour qu’on aborde le sujet (...) enfin, je trouve que c’est malsain.»

    Ou une autre, P., 32 ans, qui se souvient d’une expérience arrivée à une collègue : «Un homme, je m’en rappelle, s’était carrément... il s’est carrément branlé... quand elle était en train de lui masser le dos, quoi !» Le patient a été surnommé «gros cochon» et «plus personne ne voulait entrer dans sa chambre». «Dans de très nombreux cas, nous trouvons une érotisation qui s’exprime essentiellement à travers des scènes de séduction lourdes, des avances trop insistantes, des blagues vulgaires, des propos et des gestes déplacés (insultes, mains aux fesses)», analyse les auteurs. L’une se souvient d’une demande de «gâteries» alors qu’elle est encore étudiante, l’autre de ceux qui regardent le porno de Canal+ pendant les soins, une troisième de ces «pervers pépères» – du nom de ce personnage de BD obsédé de Marcel Gotlib – qui passent leurs journées à faire des commentaires salaces.

    Une certaine compréhension

    L’étude a été réalisée dans des services d’oncologie médicale. «Ces comportements sont expliqués tour à tour par les infirmières comme le symptôme d’un manque, par le fait que ces hommes veulent se prouver à euxmêmes qu’ils sont encore des hommes malgré le cancer (affirmation d’une identité virile chancelante car mise à mal par la maladie et les traitements), et tentent ainsi de masquer leurs angoisses ou bien comme une volonté de se prouver que l’on est toujours séduisant », décryptent les auteurs.
    Car, audelà de la gêne qu’elles peuvent ressentir, elles semblent tout de même «avoir une attitude de compréhension compassionnelle envers ce type de demande et de situation» face à des patients souvent en fin de vie, dont il est nécessaire de s’occuper au mieux. «Souvent, c’est plutôt des compliments gentils, très simples. Genre : "Ah ben, y’a que des top models dans cette équipe !"», explique P., 27 ans. « Ça détend. Ah oui, oui, ça détend et on en rigole.» Selon les auteurs, nous sommes dans le cas typique de ce qu’explique le sociologue américain John Gagnon, auteur de la théorie des scripts de la sexualité, «le sexuel reste ce qui est considéré comme sexuel par les acteurs d’une situation ». Ainsi, des réactions peuvent être bien acceptées par les infirmières si elles paraissent difficilement évitables ou dues aux médicaments.

    Alors qu’on leur a enseigné à toujours dresser des barrières vis à vis du patient, elles se rendent compte dans la pratique du métier qu’une proximité peut être bénéfique pour le malade et pour elle. «Il y a une collègue qui me disait justement qu’elle posait un Péniflo, un étuit pénien pour récupérer les urines, et il a eu une érection parce que ben... avec le toucher, quoi, logique, réflexe. Du coup, elle lui a dit : "Vous inquiétez pas, prenez votre temps", enfin, elle a souri, ils ont discuté et voilà» , raconte ainsi E., 27 ans.
    L’humour est souvent la méthode utilisée pour dédramatiser et «désérotiser» la situation, sans la nier. Les auteurs de l’étude estiment, malheureusement, que «si les infirmières se retrouvent impliquées personnellement dans des situations d’érotisation et de sexualitation qu’elles ne maîtrisent pas toujours, elles ne peuvent se reporter à des recommandations professionnelles qui leur permettraient de mieux les intégrer à leur pratique». Un paradoxe alors que, pour la psychologue Pascale Molinier, «cette habileté à donner de soi pour pacifier un vieillard est l’expression même du professionnalisme et de la bientraitance au sens concret et non idéologique du terme»
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    Référence:
    Giami, A., et al., La place de la sexualité dans le travail infirmier:l’érotisation de la relation de soins. Sociol. trav. (Paris) (2013), http://dx.doi.org/10.1016/j.soctra.2012.12.001



    b16

    Faire l’amour permet de bruler 21 calories.

    Faire l’amour est inefficace pour maigrir. Cela ne permet en effet de ne brûler que 21 calories. C’est ce que révèlent les résultats d’une étude visant à lutter contre les mythes liés à l’obésité et publiée dans le New England Journal of Medicine.
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    Un mythe s’effondre… Faire l’amour est inefficace pour perdre du poids. David Allison, un biostatisticien à l’Université d’Alabama, estime que l’énergie dépensée lors des relations sexuelles équivaut à une promenade, soit 21 calories tout au plus.

    Le chercheur a en effet voulu tordre le coup à certaines fausses croyances liées à l’obésité. Il estime ainsi que les bébés nourris au sein ne seraient pas moins susceptibles de devenir obèses.

    Source: egora.fr


    b15

    Impossible de draguer pour les hommes sans odorat.

    Le numéro de février de la revue Biological Psychology comporte une étude allemande se demandant si la perte de l’odorat, dite "anosmie", a ou non des conséquences sur la vie sexuelle de ceux qui en sont atteints..
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    Les auteurs de cette étude ont recruté 32 personnes souffrant d'anosmie congénitale totale, ainsi qu'un groupe témoin. Ces sujets ont répondu à un questionnaire sur les événements du quotidien liés à l'olfaction : repas, accidents domestiques, hygiène personnelle, histoire sexuelle. Un second questionnaire tâchait de débusquer les signes de dépression. De manière surprenante, il est apparu que les hommes anosmiques totalisaient cinq fois moins d'aventures que les hommes en pleine possession de leurs moyens olfactifs.

    Les chercheurs ont constaté que, en société, les anosmiques sont peu à l'aise à cause de leur handicap : ils s'inquiètent de leur odeur corporelle, évitent de manger avec les autres, et estiment avoir du mal à évaluer leurs congénères avec un sens en moins. Tous ces facteurs font que les hommes anosmiques, moins sociables, ont "un comportement sexuel moins tourné vers l'exploration", pour reprendre la formulation de l'étude. Sans accès aux odeurs, l'homme fait un piètre dragueur, non pas parce que les effluves l'aideraient, mais parce que ne pas les sentir le complexe.

    Rien de tel chez les femmes. Leur nombre de conquêtes ne varie pas même si elles ne peuvent pas sentir les hommes. On sait pourtant que l'odeur corporelle des mâles est un facteur important dans leur choix du partenaire, sans doute parce qu'elles y détectent des indices sur sa santé. Les femmes anosmiques ne sont néanmoins pas indemnes : l'étude montre que, lorsqu'elles vivent en couple, leur partenaire leur inspire un sentiment de sécurité nettement moins fort que celui constaté chez les femmes renifleuses.

    Or, d'un point de vue évolutif, c'est précisément cette sécurité que la femelle cherche chez le mâle. Sans odorat, elle n'est pas sûre d'avoir choisi le bon, celui qui l'aidera à rentabiliser l'investissement que la maternité et l'éducation des enfants impliquent, en énergie et en temps (neuf mois d'abord, vingt-cinq ans ensuite). Et elle ne sait pas non plus quand il empeste l'alcool ou le parfum d'une autre.

    Source:egora.fr


    b14

    Le préservatif ne diminue pas le plaisir sexuel.

    Si le préservatif s'est imposé comme le moyen de contraception le plus répandu pour barrer la route aux maladies sexuellement transmissibles, il n'en demeure pas moins une contrainte pour la plupart des hommes.
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    L'appréhension au moment de l'enfiler et les sensations neutralisées par le port du préservatif peuvent finir par remettre en cause son usage systématique. Publiée le 23 janvier dans le Journal of Sexual Medicine, les résultats d’étude effectuée auprès de 6 000 Américains hétérosexuels et homosexuels âgés de 18 à 59 ans, ont cependant montré que le taux de plaisir ressenti ne variait pas de façon significative suivant l'utilisation d'un préservatif ou non.

    Il est ainsi ressorti des réponses à un questionnaire sur les habitudes sexuelles que leur échantillon avait jugé le sexe avec préservatif comme une expérience "extrêmement excitante et agréable" dans les mêmes proportions que les rapports sexuels non protégés.

    L'étude a également démontré que les hommes n'avaient noté aucune différence significative dans le maintien de l'érection avec ou sans préservatif et que les femmes étaient incapable d'affirmer si le préservatif était lubrifié ou non.

    Pour Debby Herbenick, à l'origine de l'étude, ces résultats révèlent une trop grande méconnaissance des préservatifs chez les femmes. Il incite donc les femmes à se familiariser avec la contraception masculine pour qu'elle ne reste pas que l'affaire des hommes. "Nous devons comprendre de quelle façon les couples choisissent les produits contraceptifs qu'ils vont utiliser et comment ceux-ci peuvent contribuer au plaisir des rapports sexuels sans perdre sa fonction sécuritaire", a-t-il affirmé.

    Source: egora.fr.fr


    b13

    Selon une étude, les difficultés sexuelles masculines doivent être considérées comme un premier signe de pathologie cardio-vasculaire.

    Une grande étude, publiée cette semaine dans la revue PLOS Medicine, confirme que les patients souffrant de dysfonctions érectiles ont un risque accru d'être hospitalisés pour atteinte cardiaque, même s'ils n'ont jamais eu de troubles cardiaques annonciateurs.
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    Il faut considérer les difficultés sexuelles masculines comme un premier signe de pathologie cardio-vasculaire à prendre en compte pour mener un bilan cardiaque approfondi, la cause du trouble de l'érection pouvant être une pathologie vasculaire sous-jacente , avance l’étude.“Plutôt que d'être une cause des maladies cardiaques, la dysfonction érectile est en réalité un symptôme ou un signal d'une atteinte vasculaire silencieuse et devrait être considérée désormais comme un marqueur utile au médecin pour prédire le risque de problème cardio-vasculaire”, affirme le Pr Emily Bank (Sax Institute, université nationale d'Australie). Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs de l'Institut Sax ont examiné les dossiers de plus de 95.000 hommes âgés de 45 ans et plus qui, au départ, avaient accepté de répondre à un questionnaire très détaillé sur leur mode de vie. Dans cette étude, les chercheurs se sont notamment intéressés à 7 855 admissions pour infarctus et 2 304 décès cardiaques. Comparés à des témoins de même âge n'ayant pas souffert de pathologie cardiaque, les hommes hospitalisés pour infarctus souffraient antérieurement, de manière bien plus fréquente, de troubles de l'érection.

    Source: egora.fr


    Janvier 2013

    b124

    Un hôpital psychiatrique condamné pour avoir interdit des rapports sexuels.

    La cour administrative d'appel de Bordeaux a condamné l’hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde pour avoir interdit les relations sexuelles entre patients à tous les malades d'une unité, jugeant qu'il leur imposait une "sujétion excessive", trop "générale et absolue".
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    La cour administrative d'appel de Bordeaux a condamné l’hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde pour avoir interdit les relations sexuelles entre patients à tous les malades d'une unité, jugeant qu'il leur imposait une "sujétion excessive", trop Débouté en première instance le 11 mai 2011 par le tribunal administratif de Bordeaux, le plaignant, un homme placé sous curatelle et qui ne souffre"d'aucune pathologie de nature sexuelle", contestait le règlement intérieur de l'unité dans laquelle il avait été hospitalisé d'office.

    L'arrêt, rendu public le 6 novembre invoque des articles de la Convention européenne des droits de l'homme, du code de la santé publique et du code civil pour rappeler que l'exercice du droit au respect de la vie privée "d'une personne atteinte de troubles mentaux hospitalisée sans son consentement" constitue une "liberté individuelle[...]dont le respect de la vie sexuelle est une composante". L'ingérence dans l'exercice de ce droit"par une autorité publique" ne peut être légale "que si elle répond à des finalités légitimes et qu'elle est adéquate et proportionnée", souligne la cour.

    "C'est une décision qui complique la tâche des médecins mais elle va dans le sens du respect des droits fondamentaux", a commenté Maître Burucoa, l’avocat du plaignant, pour qui "il faut arriver à discerner au cas par cas". générale et absolue


    Source: egora.fr


    b123

    CIALIS 5 mg comprimé pelliculé, nouvelle indication dans l'hypertrophie bénigne de la prostate.

    CIALIS 5 mg comprimé pelliculé dispose d'une nouvelle indication, dans le traitement des signes et des symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) chez l'homme adulte.
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    En pratique :

    Dans le traitement de l'HBP, la dose recommandée de tadalafil est de 5 mg par jour (1 comprimé de CIALIS 5 mg), à prendre approximativement au même moment de la journée, avec ou sans nourriture. Chez les hommes adultes traités à la fois pour une HBP et une dysfonction érectile, la dose recommandée est également de 5 mg par jour. Pour les patients qui ne tolèrent pas 5 mg de tadalafil pour traiter une HBP, un autre traitement doit être envisagé. En effet, l'efficacité de 2,5 mg de tadalafil dans l'HBP n'a pas été démontrée.

    Pour mémoire :

    CIALIS 5 mg comprimé pelliculé est également indiqué dans le traitement de la dysfonction érectile chez l'homme adulte. Une stimulation sexuelle est requise pour que le tadalafil soit efficace dans cette indication. CIALIS n'est pas indiqué chez la femme. CIALIS n'est pris en charge par l'Assurance maladie dans aucune de ses indications.

    Source: 04/01/2013 - L'OFFICIEL DU MÉDICAMENT / Modification du libellé d'AMM


    b122

    Blague ou Provoc: Georges Clooney adepte du lifting ....

    Si la cinquantaine va si bien à George Clooney, avec ses plis aux coins des yeux et ses tempes grisonnantes, il est une partie plus intime que l’acteur semble ne pas vouloir laisser flétrir.
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    Il aurait en effet révélé dans une interview à l’édition italienne du magazine Max qu’il avait eu recours au lifting des testicules.

    "Je n'ai jamais retouché mon regard. En revanche, j'ai dépensé énormément d'argent pour tendre la peau de mes testicules. Je n'aime pas les rides. C'est une nouvelle technique, beaucoup de personnes à Hollywood l'ont déjà fait. En réalité ça s'appelle un lifting du scrotum et c'est une chose réelle", a t-il confié dans les colonnes de Max.

    Mais, déjà, certains voient là une blague de l’acteur et avancent la théorie du comique de répétition. En 2008, il avait déjà fait cette déclaration sur une chaîne de télévision : "Il y a une nouvelle mode à Hollywood : le soin testiculaire. Je l'ai fait sur les miennes, elles sont beaucoup moins ridées aujourd'hui".

    Quoi qu’il en soit, cette opération existe vraiment, même si elle est moins connue en France qu’aux Etats-Unis."Cette intervention s’adresse aux hommes désireux d'avoir des testicules moins pendants. Ils y ont recours pour des raisons purement esthétiques ou pour des raisons fonctionnelles liées à l'échauffement de la peau scrotale distendue", indique Thierry Ktorza, chirurgien en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.


    Source: egora.fr


    b121

    Public Health Messages Encourage Fathers to Speak With Their Children About Sex, Study Finds.

    American Journal of Health Promotion, examined changes in parent-child communication habits following exposure to public health messages over 18 months.
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    During the study period, more than 1,200 parents of adolescent or pre-adolescent children were exposed to video, print and audio public service announcements (PSAs) that promoted the benefits of speaking to their children about delaying initiation of sexual activity. The PSAs were a part of Parents Speak Up National Campaign, a multimedia social marketing campaign aimed at promoting parent-child communication about sex. A control group of almost 700 parents were not exposed to the messages.

    The researchers found that fathers exposed to campaign messages demonstrated a consistent and increasing pattern of father-child communication over the 18-month period compared to fathers who were not exposed to the PSAs.

    However, among mothers, the PSAs had little lasting impact. Although there was some evidence of impact following initial exposure, the frequency of mother-child communication across the 18-month period did not differ between mothers exposed to the campaign messages and those not exposed.

    "With this study, we wanted to extend our understanding of the impact of health-related PSA campaigns on parent-child communication patterns and explore these communication patterns as a developmental process over an extended period of time," said Jonathan L. Blitstein, Ph.D., a research psychologist at RTI and lead author of the study. "We found that mothers and fathers respond differently to these messages and that may be due to the fact that mothers in general are more likely to talk to their children about sensitive topics, such as sexual behavior. We also saw the importance of repeat exposure, which offers multiple opportunities for leaning and persuasion."

    At the conclusion of the study period, fathers exposed to the PSAs communicated with their children about sex at levels that were similar to the baseline level of mothers. These results, researchers said, underscore the potential of fathers to become more involved in talking with their children about potentially sensitive and important topics.

    "Given generally low rates at which fathers tend to engage their children in conversations about sex, even modest increases can produce meaningful gains," Blitstein said.



    Référence:
    Jonathan L. Blitstein, W. Douglas Evans, Kevin C. Davis, Kian Kamyab. Repeated Exposure to Media Messages Encouraging Parent-Child Communication About Sex: Differential Trajectories for Mothers and Fathers. American Journal of Health Promotion, 2012; 27 (1): 43
    Source: sciencedaily.com


    b120

    Haro sur les pilules : les gynécologues s'inquiètent des conséquences.

    Après le dépôt d'une première plainte au pénal, suite à un accident vasculaire cérébral (AVC) attribué à une pilule de troisième génération, 30 nouvelles plaintes concernant des pilules contraceptives de 3ème et 4ème génération vont être déposées au tribunal de Bobigny.
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    Quinze de ces femmes auraient été victimes d'AVC, 3 d'embolies pulmonaires et les autres de thromboses veineuses et de phlébites attribués à la prise de pilules contraceptives de troisième et quatrième génération.

    Ces plaintes sont probablement les premières d'une longue série car, en France, « les prescriptions de contraceptifs oraux de 3ème génération et de contraceptifs oraux contenant de la drospirénone (4ème génération) sont en augmentation régulière. En 2010, ces pilules représentaient environ 50 % des ventes de contraceptifs oraux en France » estimait l'ANSM dans un récent communiqué [1].

    Ces plaintes françaises arrivent quelque mois après la publication de deux études danoises sur plus d'un million de femmes utilisatrices de contraception hormonale [2,3] et celle d'une méta-analyse de l'Agence Européenne du Médicament [4] qui semblent confirmer un risque plus élevé de thromboses veineuses avec les pilules les plus récentes.

    Ces résultats ont d'abord conduit à la décision de dérembourser les pilules de 3eme génération à compter du 30 septembre 2013 pour cause de service médical rendu (SMR) insuffisant après examen par la commission de transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) [5]. Mais, devant l'ampleur de la crise, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a avancé le déremboursement au 31 mars 2013.

    L'ANSM recommande depuis 2007 de ne prescrire les contraceptifs oraux de troisième génération qu'en deuxième intention si les contraceptifs oraux de deuxième génération sont mal supportés [6]. Elle a diffusé plusieurs communiqués et une lettre aux professionnels de santé en ce sens en 2012 [1,7].

    Certains craignent une diabolisation de la pilule.

    Le planning familial comme le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF ) et bien d'autres gynécologues craignent que cette crise engendre une « diabolisation » de la pilule. Or, pour les gynécologues, le risque de grossesses non-désirées, conséquences des arrêts de pilules, exposerait les femmes à un risque d'événement thromboembolique bien supérieur.

    D'après l'ANSM, les accidents thromboemboliques veineux sans contraception hormonale sont de 5 à 10 cas par an pour 100 000 femmes. Ils sont de 20 cas par an pour 100 000 avec les pilules de 2ème génération et de 40 cas par an pour 100 000 femmes chez les utilisatrices de contraceptifs oraux à base de désogestrel ou de gestodène (3ème génération) ou de drospirénone (4ème génération). Enfin, l'incidence d'un accident thromboembolique veineux est d'environ 60 cas pour 100 000 femmes au cours de la grossesse.

    Si le CNGOF reconnaît que « suite aux études, encore récentes, faisant état d'un sur-risque de thrombose veineuse avec les pilules de 3e génération comparées à celles de 2e génération, la recommandation de prescription d'une pilule 2G en première intention est justifiée », le Pr Bernard Hédon (Président du CNGOF, Montpellier) s'inquiète « d'une réminiscence du « pill scare » (panique à la pilule) de 1995 et de la vague d'IVG qui s'en est suivie » et craint « que l'histoire ne se répète. » Il souligne que « le risque de thrombose lors d'une grossesse est deux fois supérieur à celui des oestro-progestatifs contraceptifs, quels que soient la génération ou le mode d'administration de la contraception choisie (oral, vaginal, percutané) ».

    Interrogé par Medscape France, le Dr Christian Jamin (gynécologue, Paris) partage ce point de vue. « Le pire est de ne pas prendre de contraception. Pour éviter les grossesses non désirées et les risques associés, il faut que la femme puisse choisir la contraception avec laquelle elle se sent le mieux. Il faut donc éventuellement donner les pilules de 2ème génération en première intention mais si elles ne les tolèrent pas, il ne faut pas hésiter à passer à d'autres contraceptions car le pire serait qu'elle abandonne la contraception. ».

    Lors d'un entretien avec Medscape France, le Pr Israël Nisand (gynécologue obstétricien au CHU de Strasbourg) a reconnu qu'il existait une très grande controverse entre les experts sur ce sujet. Mais, pour sa part, il juge que « pour les femmes qui ne supportent pas les pilules de deuxième génération mais qui supportent les pilules de troisième génération, le service médical rendu est important » et que cette option ne devrait pas être déremboursée.

    Que dit la littérature ? L'analyse du Dr Jamin.

    En 1995, 4 études ont été publiées dans le Lancet et ont montré un risque supérieur de thromboses veineuses sous pilules de troisième génération comparées au 2ème génération (RR=1,7).

    « Le problème est que nous n'avons à faire qu'à des études épidémiologiques dans lesquelles il manque la majorité des facteurs de risque qui permettent d'ajuster les comparaisons. Depuis 1995, nous avions enterré la hache de guerre en disant que ce risque relatif de 1,7 ne pouvait pas être interpréter compte tenu de l'absence de données sur les antécédents familiaux, le poids et surtout le ratio de nouvelles utilisatrices (les plus à risque) versus anciennes utilisatrices, » explique Christian Jamin.

    Mais en 2011, une étude réalisée à partir d'un vaste registre danois de plus d'un million de femmes [ 2] a relancé la polémique. Elle a montré que comparées aux femmes qui n'utilisaient pas de contraception hormonale, les utilisatrices de comprimés de 30-40 µg d'éthinylestradiol lévonorgestrel (2ème génération) présentaient un risque de thrombose veineuse confirmée trois fois supérieur. En parallèle, les contraceptions orales de 3ème et 4ème génération doublaient le risque de thromboses veineuses comparées aux contraceptifs de 2ème génération.

    « L'étude publiée par Lidegaard est impressionnante en termes de chiffres mais tout aussi contestable en termes de qualité. Il n'y a toujours pas de données sur le poids, ni de données sur les nouvelles utilisatrices. Si vous avez 5% de femmes qui débutent leur contraception dans un groupe par rapport à un autre, le risque relatif de thrombose veineuse augmente. Cela biaise les résultats », commente le gynécologue.

    « Globalement, aujourd'hui, il est difficile de faire la part des choses mais il y a un faisceau de données pour penser que les pilules de 3ème et de 4ème générations donnent un peu plus de phlébites que les deuxièmes générations, » estime-t-il.

    Y a-t-il d'autres moyens contraceptifs plus surs ?

    Les seules contraceptions hormonales totalement dénuées de risque artério-veineux sont les contraceptions progestatives (implant et cérazette®) mais « elles peuvent donner des troubles de règles, des prises de poids et de l'acné et le taux d'abandon est certainement supérieur aux oestro-progestatifs », note le Dr Jamin.

    Concernant le stérilet, il ne peut pas être donné à tout le monde, et en particulier, aux femmes qui ont une vie affective instable. En outre, il n'est pas non plus exempt de risque. « Le risque est estimé à 2 phlébites pour 10 000 utilisatrices de la pilule. Mais, sur 10 000 stérilets posés, le risque d'incident (perforation de l'utérus, infections) est au moins équivalent », explique Christian Jamin.

    A l'avenir, l'espoir pourrait venir des pilules à l'estradiol qui auront probablement un risque plus faible car l'estradiol est moins hépato stimulant que l'éthinylestradiol.

    En conclusion, le Dr Jamin souligne que : « La pilule n'est pas dangereuse mais qu'elle n'est pas exempte de risque. Il faut tenir compte des facteurs de risque et avoir un ordre de prescription qui est raisonnable. La pilule est la plus grande invention du vingtième siècle. Elle a bouleversé la société ! ».

    Le Dr Jamin est consultant pour tous les laboratoires qui fabriquent les pilules. Le Pr Israël Nisand a des liens d'intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques en tant qu'organisateur de FMC.

    Références:

    1. ANSM. Contraceptifs oraux combinés et risque de thrombose veineuse : prescription des pilules de 2e génération contenant du lévonorgestrel en première intention - Point d'information. 01/10/2012.
    2. Lidegaard O, Nielsen LH et coll. Risk of venous thromboembolism from use of oral contraceptives containing different progestogens and oestrogen doses: Danish cohort study, 2001-9. BMJ. Published online October 25, 2011.
    3. Lidegaard O, Nielsen LH et coll. Venous thrombosis in users of non-oral hormonal contraception: follow-up study, Denmark 2001-10. BMJ. 2012 May 10;344:e2990.
    4. EMA. Ethinylestradiol + drospirenone-containing oral contraceptives. Risk of venous thromboembolism. Summary Assessment Report of the PhVWP May 2011.
    5. Ministère de la santé. Fin du remboursement des pilules de 3e génération à compter du 30 septembre 2013. Communiqué du 20 septembre 2012 .
    6. HAS. Commission de transparence. Avis du 10 octobre 2007. Réévaluation des contraceptifs oraux de 3ème génération.
    7. ANSM. Contraceptifs oraux combinés (COC) et risque de thrombose veineuse : Préférer les pilules de deuxième génération contenant du lévonorgestrel - Lettre aux professionnels de santé. 21 décembre 2012.


    Source: medscape.fr


    b119

    Jeux érotiques: les françaises de plus en plus tentées.

    "Le jeu a véritablement investi la sexualité des femmes", explique Sabrina Nadjar, rédactrice en chef adjointe de Femme actuelle qui vient de publier les résultats d’un sondage Ifop sur les pratiques sexuelles des Françaises.
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    Une Française sur quatre a par exemple déjà reçu une fessée érotique, soit trois fois plus qu'en 1985. La pratique est encore plus répandue chez les jeunes générations, puisqu'avant l'âge de 35 ans près de la moitié a déjà essayé, et 8% aimeraient essayer.

    Certaines Françaises sont aussi attirées par les pratiques de restriction sensorielle. Ainsi, 16% des femmes ont déjà fait l'amour les yeux bandés et 24% aimeraient bien essayer. Si l'on y ajoute les 25% qui seraient prêtes à essayer si leur partenaire le leur demandait, cela signifie que deux femmes sur trois sont ouvertes à l'expérience.

    Les jeux très pimentés séduisent aussi, puisque deux tiers des femmes de moins de 35 ans et un tiers des plus âgées ont déjà fait l'amour ou seraient d'accord pour le faire en étant ligotée ou menottée.

    "Les femmes sont plus ouvertes aux jeux érotiques, beaucoup plus décomplexées dans leur sexualité et par rapport à ce qui pouvait apparaître de l'ordre de la volonté de l'homme", ajoute Sabrina Nadjar.

    Le stéréotype de l’homme dominant semble lui aussi évoluer. Ainsi, la moitié des femmes de moins de 35 ans et un quart des plus âgées n'ont pas hésité à "inverser les rôles traditionnels" et ont aussi déjà fait l'amour en dominant leur partenaire. Concernant les pratiques de ligotage, là aussi réciprocité est parfaite puisque les femmes qui ont déjà fait l’amour en étant attachées sont autant que celles qui indiquent qu’elles ont déjà attaché leur partenaire.

    Voilà qui peut donner quelques clefs de compréhension au succès foudroyant de Cinquante nuances de grey, le roman "porno soft- sado érotique” de E. L. James, écrit par une femme mure et destiné à ce public, qui s’est déjà écoulé à plus d’un million d’exemplaires de par le monde.

    Source:egora.fr


    b118

    Déviances sexuelles : l’apport des neurosciences pour une meilleure compréhension.

    De nombreuses approches neuroscientifiques tentent d’améliorer la compréhension des personnes présentant des déviances sexuelles ou des comportements antisociaux. Le but de ces recherches est de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques et d’améliorer la prise en charge de ces patients.
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    Une session du congrès français de psychiatrie a donc été consacré à ce thème. « Une meilleure compréhension des liens existant entre neurobiologie du comportement sexuel, circuits cérébraux impliqués dans la sexualité (déviante ou non déviante), facteurs psychologiques (traits de personnalité…) et déviance sexuelle permettrait de mieux adapter les traitements dans un contexte de grande hétérogénéité des comportements sexuels déviants » explique le Pr Florence Thibault (Rouen).

    De nombreuses avancés ont été réalisées dans le domaine de la neuroradiologie. On savait déjà que certaines zones cérébrales étaient impliquées dans l’excitation sexuelle. Plusieurs zones corticales ainsi que l’amygdale sont activées tant chez les hommes que les femmes dans cette situation. D’autres localisations, au contraire, montreraient une inhibition. C’est le cas des régions temporales supérieures et moyennes surtout droite (relation avec le jugement moral), du gyrus rectus du lobe frontal (activé dans l’agressivité) et du cortex orbito-frontal. « La littérature suggère la possibilité d’une neurobiologie de l’hypersexualité et des paraphilies » ajoute le Dr Mohammed Taleb (Vernon, 27). Ainsi, plusieurs observations ont mis en évidence des comportements d’hypersexualité ou de déviance sexuelles secondaires à des lésions cérébrales et notamment du lobe temporal. Des lésions temporo-limbiques peuvent aussi s’accompagner de troubles de l’appétit sexuel voir, de changement d’orientation des pulsions sexuelles ; tandis que la région amygdalo-hippocampique serait liée à l’hypersexualité, le travestisme et le fétichisme. En outre, « des lésions stéréotaxiques ont été pratiquées au niveau hypothalamique ventro-médian chez des patients avec une activité pédophilique ou un exhibitionnisme. Leur activité sexuelle a été diminuée, voire abolie » précise le Dr Taleb.

    Par ailleurs, des études génétiques ont montré l’implication de certains gènes dans les voies hormonales ou neurobiochimiques des déviances sexuelles et comportements antisociaux. « Il a été montré, par exemple, un polymorphisme fonctionnel du gène du récepteur aux androgènes qui exercerait une influence, à travers des effets physiologiques de la testostérone, sur les traits de personnalité antisociale, le comportement sexuel et certains passages à l’acte » explique le Dr Aicha Dahdouh-Guermouche (Oran, Algérie).La transmission par les neurotransmetteurs, notamment monoaminergiques, est aussi impliquée. Cet effet a été mis en évidence grâceà l’observation des effets secondaires des traitements inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (Irss) et antipsychotiques sur la fonction sexuelle, et à la réduction des taux plasmatiques de testostérone, de LH, de FSH et l’augmentation des taux de prolactine chez les patients déprimés sous Irss.

    Enfin, des études récentes sur les interactions gènes-environnement ont mis en évidence que les individus victimes de maltraitance physique ou sexuelle dans l’enfance et porteurs d’un polymorphisme fonctionnel du gène de la monoamine oxydase A (MAO A) présentent un risque élevé de développer des comportements antisociaux à l’âge adulte.

    Source:egora.fr


    b117

    Le point G localisé à 16,5 mm du méat urétral.

    On ne pourra plus remettre en cause son existence : le point G a été précisément localisé sur la paroi antérieure du vagin, à exactement 16,5 mm de la partie supérieure du méat urétral.
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    Le point G, identifié en 1950 et ainsi dénommé en référence à son « découvreur », Ernest Gräfenberg, a longtemps suscité de nombreux débats et controverses. Depuis quelques années, les données s’accumulaient ne laissant plus de doutes sur son existence jusqu’à ce qu’un anatomiste de l’institut de gynécologie de Saint-Pétersbourg, G. Adam Ostrzenski, annonce en avril dernier l’avoir disséqué sur le cadavre frais d’une femme de 83 ans décédée la veille d’un traumatisme crânien. La dissection stratum par stratum de la paroi antérieure du vagin a permis de découvrir « une structure bien délimitée, située sur la membrane périnéale, à 16,5 mm de la partie supérieure du méat urétral, faisant un angle de 35° avec le bord latéral de l’urètre ». L’étude anatomique indique la présence de glandes de Skene péri-urétrales et de conduits de Skene para-urétraux, situés entre la partie inférieure de l’urètre et la partie supérieure du vagin, formant ce qui a été désigné sous le terme de point G. Pour l’anatomiste : « il parait raisonnable d’accepter la notion que les femmes sont équipées anatomiquement d’un point G, situé sur la paroi antérieure du vagin et qui est sensibles à la stimulation ».

    Référence:
    Journal of Sexual Medicine, 25 avril 2012; doi 10.1111/j.1743-6109.2012.02668.x.


    Source:lequotidiendumedecin.fr


    b116

    Traitements du cancer de la prostate : des conséquences sexuelles variables.

    Tous les traitements contre le cancer de la prostate peuvent être à l'origine de dysfonctions sexuelles, mais l'incidence de cette complication varie selon les traitements utilisés.
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    C'est ce qu'ont expliqué les Prs Christophe Hennequin (Paris) et Daniel Chevallier (Nice) à l'occasion d'une table ronde sur les conséquences sexuelles de l'irradiation et des traitements physiques de la prostate organisée dans le cadre du 106e congrès Français d'Urologie (AFU 2012) [1,2]. Aujourd'hui, l'incidence des cancers de la prostate s'accroit, les patients sont plus jeunes, leur espérance de vie est plus grande. Parce que la sexualité est dotée d'un fort impact sur la qualité de vie, aborder cette question fait partie du devoir d'information des urologues.

    Si l'on s'en réfère à l'avis des épouses, 44 % des hommes traités par prostatectomie souffrent de difficultés sexuelles moyennes ou sévères, alors que ce chiffre n'est que de 22 % après radiothérapie et 13 % en cas de curiethérapie. Mais il faut bien reconnaître que souvent le statut érectile préopératoire n'est pas renseigné dans les dossiers de patients.

    Prendre en charge un cancer de la prostate impose donc d'annoncer le deuil de la sexualité habituelle mais permet d'évoquer une sexualité différente qui s'adaptera aux conditions et au contexte thérapeutique. Dans tous les cas, cette sexualité différente devra d'abord passer par une récupération de la fonction érectile.

    Prostatectomie chirurgicale : la plus morbide.

    La prostatectomie est particulièrement dommageable pour la fonction sexuelle. Il s'agit même de la technique de prise en charge du cancer de la prostate dont les conséquences sont les plus marquées pour l'avenir de cette fonction (taux de dysfonction sexuelle post-opératoire compris entre 14 et 96 % selon les études).

    Outre l'étude sur l'avis des épouses, des chiffres plus spécifiques sont disponibles.

    Selon le STIC français, il existerait une dysfonction érectile chez 83,3 % des hommes traités par prostatectomie, contre 45,8 % en cas de curiethérapie. Mais cette dysfonction était parfois présente avant l'intervention puisque seuls 44 % des hommes se plaignaient de l'apparition de ce symptôme dans les suites de l'intervention (contre 21 % de ceux traités par curiethérapie).

    Par ailleurs, la mise en place d'un traitement adjuvant par hormonothérapie influe de façon très importante sur la fonction sexuelle, tout comme l'âge du patient au moment de l'intervention.

    Radiothérapie externe.

    « En moyenne, près de la moitié des patients souffre de dysfonction érectile dans les suites proches d'un traitement d'un cancer de la prostate par radiothérapie externe. Néanmoins, ce chiffre peut varier en fonction de l'âge, du volume prostatique, de l'existence éventuelle d'une dysfonction érectile initiale ou d'un diabète », analyse le Dr Christophe Hennequin (Paris).

    Mais à ces facteurs de variation, il faut aussi rajouter le taux de PSA puisque la récupération sexuelle est meilleure lorsqu'il est inférieur à 4 ng/mL.

    La prescription d'un traitement néo-adjuvant - en raison de son effet sur les hormones sexuelles - influe elle aussi sur l'érection. Le chiffre qui est retenu à distance du geste est compris entre 25 et 35 % de troubles sexuels.

    Même si ce taux est important et que le patient doit évidemment en être informé, il est aussi essentiel de lui préciser que les traitements par inhibiteurs de la PDE-5 sont assez efficaces dans ce cas : 57 à 77 % pour le sildénafil et 55 % pour le tadalafil à la fois pour l'amélioration de l'érection et, à un moindre degré, pour la satisfaction lors d'un rapport sexuel. « Il est aussi possible de proposer à ces patients des injections intra-caverneuses ou un implant pénien, qui bien que rarement mis en place dans cette indication reste très efficace », précise le Dr Hennequin.

    « Grâce aux progrès de la radiothérapie avec les nouvelles techniques RT-3D, collimateurs multi-lames, IGRT ou IMRT il est possible de cibler plus précisément la lésion prostatique à atteindre et d'ainsi diminuer le risque d'effets indésirables sexuels (présentation de 74 % en moyenne pour les premières études) ».

    Curiethérapie.

    « L'un des avantages reconnus du traitement par curiethérapie reste la préservation de la fonction sexuelle à long terme. Des études à large échelle montrent en effet que cette fonction est conservée pour 55 à 73 % des patients jusqu'à 7 ans après le geste thérapeutique. Mais 79 % des patients se plaignent d'une baisse de l'intensité de leurs érections, qui sont néanmoins conservées », explique le Dr Hennequin.

    Là encore un traitement est possible et le sildénafil se révèle efficace pour 74 à 85 % des hommes traités.

    Ultrasons focalisés haute intensité (Ablatherm®).

    Selon les recommandations de l'AFU, l'Ablatherm® est utilisé chez les patients T1/T2, qui ne sont pas candidats pour la chirurgie radicale, dont le PSA est inférieur à 15 et le score de Gleason à 7.

    L'analyse de la littérature montre que le taux de dysfonction sexuelle après utilisation d'ultrasons focalisés de haute intensité (high intensity focused ultrasound.ou HIFU) est compris entre 30 et 75 %. L'incidence retenue dans les études récentes se situe plutôt entre 10 et 30 %. Mais aucun essai prospectif n'a été mis en place dans le seul but d'évaluer la fonction érectile et, dans la plupart des études, il est difficile de savoir si les érections sont obtenues spontanément ou de façon aidée. En outre, le statut érectile préopératoire n'est renseigné que pour la moitié des patients.

    Certains facteurs prédictifs semblent influencer le résultat en termes de fonction érectile : les modalités de traitement (HIFU de première ou de deuxième intention), l'âge du patient, le stade du cancer, le statut sexuel avant traitement et les comorbidités.

    Avec les modalités d'utilisations de l'HIFU les plus récentes (HIFU nerve sparing, hémiablation HIFU, HIFU focale), il est même possible que les patients ne ressentent pas de dégradation de la fonction érectile (assistée ou non assistée) lorsque le traitement est effectué en première intention et avec des modalités de conservation des fonctions nerveuses. Enfin, les études rapportent encore insuffisamment de données sur l'influence de l'HIFU sur la fonction érectile, la libido, l'éventuelle rétraction du pénis et la fertilité.

    Références:

    • Hennequin C. Agents physiques et cancer de la prostate. AFU 2012.
    • Chevalier D. Traitement du cancer de prostate par HIFU Table ronde : Conséquences sexuelles de l'irradiation et des traitements physiques de la prostate. AFU 2012.


    Source: medscape.fr


    b115

    Baisse de la qualité du sperme: la faute à l'environnement ?

    Les résultats de l'étude menée par l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) sur les tendances temporelles de la qualité du sperme en France à partir des données de la base Fivnat et portant sur 26 000 hommes en âge de se reproduire viennent de paraitre dans la revue Human Reproduction.
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    « Probablement l'un des plus importants échantillons pour ce type d'études au niveau mondial », soulignent les auteurs.

    Les résultats montrent une diminution significative de la concentration spermatique au cours de la période étudiée (1989-2005) puisque la concentration moyenne est ainsi passée de 73 à 50 millions de spermatozoïdes/ml sur cette période pour un homme de 35 ans (âge moyen au sein de l'échantillon).

    La mise en cause des perturbateurs endocriniens est invoquée par les auteurs de l'étude qui tirent le signal d'alarme en soulignant que cette baisse de qualité du sperme constitue à leurs yeux un problème de santé publique qui pourrait s'accentuer pour les générations à venir.

    Moins 1,4 million de spermatozoïdes par millilitre et par an.

    La question de la qualité du sperme et de son évolution au cours du temps revient régulièrement sur le devant de la scène depuis une vingtaine d'années, les perturbateurs endocriniens étant suspectés d'être impliqués dans des altérations des fonctions reproductives. Néanmoins, le déclin de la qualité spermatique reste l'objet de débats en raison des nombreux biais et critiques méthodologiques des études.

    Pour avoir une vision claire de la situation, une équipe de chercheurs de l'InVS a conduit une étude sur 26 000 hommes en âge de se reproduire (18-69 ans, 35 ans en moyenne) issus de la base Fivnat dans laquelle sont enregistrées les tentatives d'aide médicale à la procréation (PMA) en France. Les échantillons de sperme provenaient donc de partenaires de femmes totalement stériles (obstruction ou absence des trompes de Fallope), des hommes, de fait, non sélectionnés en fonction de leur niveau de fertilité et se rapprochant de la population générale.

    Les trois principaux indicateurs de la qualité du sperme - concentration, mobilité totale et qualité morphologique - ont été analysés en prenant en compte l'effet de l'âge et de la saison.

    Les résultats montrent une diminution significative de 32,2% [26,3-36,3] de la concentration spermatique sur la période de 17 ans étudiée. Pour un homme de 35 ans (âge moyen au sein de l'échantillon), la concentration moyenne est ainsi passée de 73 à 50 millions de spermatozoïdes /ml sur la période. Soit une baisse de 1,4 million /ml par an. Une diminution significative de la qualité morphologique des spermatozoïdes (nombre de formes typiques) est également observée, mais n'est pas quantifiable. Enfin, concernant la mobilité totale, on ne note pas de tendance globale sur la période, même si une légère augmentation entre 1994 et 1998 est observée.

    Un échantillon d'hommes proche de la population générale.

    Bien que portant sur une vaste population, l'étude affiche néanmoins quelques biais. Les auteurs notent que les hommes impliqués dans des tentatives d'aide à la procréation peuvent être moins fertiles, plus vieux en moyenne que la population générale et qu'ils ont un niveau d'éducation plus élevé. Les résultats ont cependant été ajustés sur l'âge -les hommes de plus de 50 ans ne représentant que 0,1% de la population de l'étude -, et les tendances sont restées identiques.

    Par ailleurs, les chercheurs notent que deux facteurs susceptibles d'altérer la qualité du sperme - à savoir, l'obésité et le tabac - étaient plutôt moindres sur la période étudiée, laissant présager une sous-estimation des résultats.

    Enfin, la prévalence de l'azoospermie étant très faible, environ 0,4%, l'exclusion des hommes concernés n'a, selon les auteurs, probablement pas influencé les résultats. Enfin, l'analyse statistique a tenu compte des variations saisonnières de production de sperme même si elle n'a pas ajusté les résultats sur l'abstinence. Toutefois tous les hommes s'étaient vus donner les mêmes instructions (abstinence de 3 à 5 jours) avant la tentative de PMA.

    Au final, les auteurs concluent à la forte proximité entre la population de leur échantillon et celle de la population générale et soulignent la taille de l'échantillon, de loin le plus grand de toutes les études françaises sur la question.

    La faute aux perturbateurs endocriniens ?

    Bien que les perturbateurs endocriniens connus pour leurs effets délétères sur les fonctions reproductives soient une des causes possibles à cette baisse de la production spermatique, les auteurs évoquent aussi d'autres facteurs comme l'indice de masse corporelle (IMC), le stress, la nutrition ou encore les infections. Ou bien encore l'expression finale d'un long processus de déclin, plus difficile à définir. Enfin, en plus des effets directs des perturbateurs endocriniens, les chercheurs évoquent des effets épigénétiques transgénérationnels générés par de plus faibles doses au niveau du développement gonadique in utero, ainsi que cela a été montré sur des modèles animaux

    Référence:

    • Rolland M, Le Moal J, Wagner V. Decline in semen concentration and morphology in a sample of 26 609 men close to general population between 1989 and 2005 in France. First published online: December 4, 2012, doi: 10.1093/humrep/des415 Hum Reprod December 4, 2012
    Source:medscape.fr


    b114

    La pornographie ne doit plus être un mode d’éducation à la sexualité.

    "La pornographie est devenue aujourd’hui le moyen principal d’éducation des adolescents à la sexualité." Partant de ce constat, le Pr Israël Nisand plaide pour que la loi de juillet 2001 qui prévoit une information et une éducation à la sexualité dès l’âge de 4 ans ne reste pas lettre morte.
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    L’offre est pléthorique : 7 millions de sites pornographiques sur le web. Parmi les consommateurs, 30 % sont des adolescents. Ils vont sur ces sites « pour savoir ce que les meufs aiment », répondent ceux qu’interroge le Pr Israël Nisand lors de ses interventions en milieu scolaire.

    Les jeunes sont en contact avec ces images de plus en plus tôt, avant l’âge de 14 ans pour les trois quarts d’entre eux et, ne se rendent pas compte que la pornographie caricature, impose une norme, valide la performance et au total désinforme. Fait nouveau, les filles en sont également consommatrices. Ubiquitaire, la pornographie est aujourd’hui devenue le moyen principal d’éducation à la sexualité, estime Israël Nisand, une sexualité qui se trouve réduite là à une technique. « La pornographie est un traité sur la virilité qui consacre la suprématie du vrai homme, fait l’apologie de l’érection, de la pénétration », souligne le Pr Nisand qui voit une connexion entre pornographie et violence. Elle a« par ailleurs un caractère prescriptif qui est aussi source d’anxiété pour les jeunes », poursuit-il. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à s’interroger sur la conformité de leur sexe aux canons en vigueur et, chez les jeunes filles, les demandes de nymphoplastie progressent.

    Pas de sentiments.

    Réduite à une technique, la sexualité ne s’embarrasse pas de sentiments : 93 % des garçons et 84 % des filles estiment que l’on peut avoir des rapports sexuels sans être amoureux. « Cela aura inévitablement des conséquences sur leur capacité plus tard à nouer une relation amoureuse stable », souligne le gynécologue-obstétricien. Difficile pour ce spécialiste de ne pas relier cette place croissante prise par la pornographie à l’augmentation des viols de mineurs commis par des mineurs : 983 enfants condamnées pour agression sexuelle en 2002, 1 392 en 2006, 3 169 en 2011, des chiffres très certainement sous estimés.

    Parmi les effets négatifs de l’hypersexualisation, relevés par le Pr Nisand : une plus grande précocité des rapports sexuels - aujourd’hui 25 % des garçons et 15 % des filles ont un premier rapport avant l’âge de 15 ans -, une augmentation du nombre de partenaires et de la fréquence des relations avec des partenaires plus âgés. Pour Israël Nisand, « la sexualité précoce des jeunes n’est pas une liberté mais une geôle où les femmes sont subordonnées au désir masculin. »

    Face à cette situation, le Pr Nisand fait plusieurs propositions. Tout d’abord, une prévention à l’école avec une information et une éducation à la sexualité, débutée dès l’âge de 4 ans avec des programmes spécifiques à chaque âge, comme le prévoit la loi de 2001 qui est malheureusement peu appliquée. Les parents également doivent être informés et sensibilisés sur les dangers de la pornographie : « Il faut leur expliquer, plaide le Pr Nisand, qu’elle fait du mal à leurs enfants. » Sur un plan pratique enfin, l’accès aux images pornographiques sur Internet ne doit être, selon lui, possible qu’après avoir donné un numéro de carte bancaire. Il préconise également la mise en place d’une « Nétiquette » sur les réseaux sociaux.

    Source: lequotidiendumedecin.fr


    b113

    Quelles conséquences pour la sexualité féminine d'un traitement réussi de l'incontinence urinaire d'effort ?

    Plus du quart des femmes présentant des troubles de la statique pelvienne (TSP) accusent des troubles sexuels ; ceux-ci semblent directement corrélés à ceux-là, et sont constitués aussi bien par une moindre possibilité d'orgasme que par une dyspareunie.
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    Si l'on admet cette corrélation, alors la correction des TSP devrait amener celle des troubles sexuels. L'objectif de ce travail a été d'examiner l'effet des traitements non chirurgicaux des TSP, à savoir pessaires (P), rééducation périnéale (RP), et combinaison des deux (RPP) sur la fonction sexuelle.

    Trois groupes de traitement ont donc été distingués, P, RP et RPP, parmi des femmes adultes atteintes de TSP avec incontinence urinaire (IU) et ne souhaitant pas être opérées. Les patientes porteuses de prolapsus de grade III (dépassant l'hymen) ou présentant des troubles neurologiques ont été exclues. On a tenu compte de la fréquence des épisodes d'IU et de leur caractère lié à l'effort ou mixte. La RP s'est étendue sur 8 semaines et à domicile.

    Avant traitement, les femmes ont rempli un semainier précisant leurs épisodes de fuites urinaires et les circonstances déclenchantes, puis de nouveau 3 mois après traitement en y ajoutant leur impression globale de satisfaction (IGS). De la même façon, elles ont rempli 2 questionnaires explorant la fonction sexuelle, avec des scores quantifiant la libido, l'orgasme et la dyspareunie, mais aussi la présence ou la crainte d'une fuite pendant l'acte sexuel.

    L'étude a porté sur 445 femmes (âge moyen 50 ans) randomisées en 149 P, 145 RP et 151 RPP, mais seules 281 d'entre elles avaient une vie sexuelle active.

    Les scores concernant la fonction sexuelle étaient initialement plus mauvais en cas d'IU mixte que d'IU d'effort, avec plus d'épisodes de fuites au cours du coït, et plus de dyspareunies.

    Sur les 445 femmes, 335 ont rempli leurs questionnaires à 3 mois, et les résultats, montraient une amélioration de l'IGS chez 203 d'entre elles (60 %) pour la continence. Le succès du traitement de l'incontinence était associé avec une amélioration du score de fonction sexuelle avec une meilleure continence lors de l'acte sexuel et moins d'appréhension des fuites mais il y avait peu de modification en ce qui concerne l'orgasme, la libido ou la dyspareunie. La diminution des fuites pendant les rapports a été plus faible dans le groupe P que dans les 2 autres.

    Les patientes dont la continence est améliorée par le traitement conservateur de leur prolapsus ont cependant aussi une amélioration de leur fonction sexuelle, et davantage par la rééducation périnéale que par le pessaire.

    Handa VL et coll. : Sexual function before and after non-surgical treatment for stress urinary incontinence. Female Pelvic Med.Reconstr.Surg. 2011; 17: 30-35.

    Source: univadis.fr



     

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